El bozo

Bibliographie
Liste des sigles et des abréviations


  1. Éditions originales
  2. Rééditions et réimpressions utilisées
  3. Traductions en espagnol
  4. Traductions en catalan
  5. Autres traductions utilisées
  6. Dictionnaires de la langue espagnole
  7. Dictionnaires de la langue française
  8. Liste alphabétique des abréviations
  9. Études utilisées et citées
  10. Liste des sources textuelles avérées

1. Éditions originales

P 1868 (Paris, 1868) : première édition du Chant I. — ***, les Chants de Maldoror — Chant premier, Paris, Balitout, Questroy et Cie, 1868, 31 p.

B 1869 (Bordeaux, 1869) : deuxième édition du Chant I. — ***, « Les chants de Maldoror — Chant premier », dans Parfums de l'âme, poésies, collection « Littérature contemporaine (deuxième série) », recueil publié par Évariste Carrance, Bordeaux, A.-R. Chaynes, 1869, p. 30-65.

P 1869 (Paris, 1869) : troisième édition du Chant I et première édition des cinq autres chants — le comte de Lautréamont, les Chants de Maldoror », chants I à VI, Paris, s.é. (imprimerie A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie à Bruxelles), 1869, 332 p.

P 1870 I (Paris, 1870, vol. I) : premier fascicule des Poésies — Isidore Ducasse, Poésies, I, Paris, Journaux politiques et littéraires, Librairie Gabrie, 1870, 16 p.

P 1870 II (Paris, 1870, vol. II) : second fascicule des Poésies. — Poésies, II, Paris, Journaux politiques et littéraires, Librairie Gabrie, 1870, 16 p.

2. Rééditions et réimpressions utilisées

Besnier : Patrick Besnier éditeur, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, les Chants de Maldoror, Poésies et Lettres, Paris, Librairie générale française (coll. « Le Livre de poche classique », 1992.

Goldenstein : Jean-Pierre Goldenstein éditeur, Lautréamont, les Chants de Maldoror et Isidore Ducasse, Poésies, Paris, Presses Pocket (coll. « Lire et voir les classiques »), 1992.

José Corti : Comte de Lautréamont / Isidore Ducasse, OEuvres complètes, avec les préfaces de L. Genonceaux, R. de Gourmont, Ed. Jaloux, A. Breton, Ph. Soupault, J. Gracq, R. Callois et M. Blanchot, Paris, José Corti, 1953, réimp. 1991.

Juin : Hubert Juin éditeur, Isidore Ducasse comte de Lautréamont, OEuvres complètes, Paris, Gallimard (coll. « Poésies »), 1973.

Sellier : Philippe Sellier éditeur, Lautréamont, les Chants de Maldoror, Poésies, Lettres (oeuvres complètes), Paris, Bordas, 1970, 256 p.

Steinmetz (GF) : Jean-Luc Steinmetz éditeur, Isidore Ducasse, le comte de Lautréamont, les Chants de Maldoror, Poésies I et II, Correspondance, Paris, Flammarion (coll. « GF-Flammarion »), 1990.

Steinmetz (LdP) : ——, Lautréamont, les Chants de Maldoror, suivis de Poésies I et II, Lettres, Paris, Le livre de poche classique, 2001.

Steinmetz (Pléiade II) : ——, Lautréamont, OEuvres complètes, Paris, Gallimard (coll. « Bibliothèque de la pléiade »), 2009, lii-795 p.

Table Ronde : Isidore Ducasse comte de Lautréamont, OEuvres complètes, fac-similés des éditions originales, introduction par Hubert Juin, Paris, La Table Ronde, 1970.

Walzer (je précise parfois : Pléiade, qu'il ne faut pas confondre avec Pléiade II, soit l'édition de J.-L. Steinmetz en 2009) : Pierre-Olivier Walzer éditeur, Lautréamont et Germain Nouveau, OEuvres complètes, Paris, Gallimard (coll. « Bibliothèque de la Pléiade »), 1970, rééd. 1988.

3. Traductions en espagnol

Aguirre : Isidore Ducasse, conde de Lautréamont, « Primer canto : [IX] », Raúl Gustavo Aguirre, prologue, traductions et notes, Poetas franceses contemporaneos (de Baudelaire a nuestros días), Buenos Aires, Ediciones Librerías Fausto, 1974, 399 pág., pág. 87-98, édition bilingue de la strophe 1.9, traduction originale.

Alonso : Ana Alonso, prologue et traduction, los Cantos de Maldoror, conde de Lautréamont (Isidore Ducasse), Madrid, Visos, 1997, 260 pág.

Álverez : Manuel Álvarez Ortega, traduction de l'oeuvre complète : Lautréamont, Obra completa, edición bilingüe, prólogo Maurice Saillet, Madrid, Ediciones Akal (colección « Akal bolsillo », no 129), 1988, 654 pág.

Arenas : Braulio Arenas, traducteur, Poesias, Prefacio a un libro futuro, conde de Lautréamont (Isidore Ducasse), Buenos Aires, Editorial Poseidón, colección « Perseo », 1945 [cf. Pariente-C, pág. 280].

Baeza : Ricardo Baeza, traduction du Chant I (vraisemblablement des strophes 4 à 14) : « Los Cantos de Maldoror », por el conde de Lautréamont, Prometeo (Madrid), vol. 2, no 9, juillet 1909, pág. 68-78 [cf. Pariente-C, pág. 280].

Brasileo : Brasileo Acuña, José, traduction du Chant premier des Chants de Maldoror dans Tres simbolistas franceses y ossian, San Rosé (Publicaciones de la Universidad de Costa Rica, serie « Literatura y arte », no 15), 1974, 129 pág., pág. 63-87.

Comet : César A. Comet, traduction de « Poésies I » sous le titre « Contra el arte malsano », por Isidoro Ducasse, Cervantes (Madrid), juin 1919, p. 105-123.

Ferrel : José Ferrel, traduction des « Poésies » : « Poesias », El Hijo prodigo (Méjico), vol. 1, no 6, septembre 1943; réédition récente au « Breve Fondo Editorial » (Mexico), 1999 [communication d'Ángel Pariente].

Gómez : los Cantos de Maldoror por el conde de Lautréamont, traducción de Julio Gómez de la Serna, prólogo de Ramón Gómez de la Serna, Madrid, Biblioteca Nueva (colección « Extranjera »), s.d. [1920], 256 pág.

Justo : Lautréamont, Poesías y cartas, traducción, prólogo y notas de Luis Justo, Buenos Aires, Marymar Ediciones, 1977 [communication d'Ágel Pariente].

Méndez : los Cantos de Maldoror, Poesías, introducción de Luis A. de Villena, traducción de Carlos R. Méndez, Madrid, Editorial Gredos (coll. « Biblioteca universal Gredos »), 2004, 343 pág.

MSC : Manuel Serrat Crespo, los Cantos de Maldoror, prólogo de Ruy Câmara, Barcelona, La otra orilla (Grupo Editorial Norma), 2007, 253 pág.

Pariente-P : Poesías, traduction, prologue et notes d'Ágel Pariente, édition bilingue des poésies, Sevilla, Renacimiento, 1998, 115 pág.

Pariente-C : los Cantos de Maldoror, traducción, proólogo y notas de Ágel Pariente, Valencia, Editorial Pre-Textos (colección « La cruz del sur »), 2000, 289 pág.

Pellegrini : Conde de Lautréamont (Isidore Ducasse), Obras completas : los Cantos de Maldoror, Poesías, cartas, introducción, traducción y notas de Aldo Pellegrini, Buenos Aires, Ediciones « BOA », 1964, 308 p. (l'introduction est datée du 30 mars 1964). Réédition : los Cantos de Maldoror y otros textos [l'oeuvre complète], Barcelone, Barral, 1970, 311 p. Réédition partielle : los Cantos de Maldoror, Mexico, Premia Editora (coll. « La nave de los locos »), 1978, 1978 (sic), 1979, 212 p. J'ai longtemps utilisé la réédition partielle suivante : Conde de Lautréamont, Cantos de Maldoror, México, Ediciones Coyoacán (colección « Reino imaginario », no 30), 1994, 202 pág. Nous avons maintenant la nouvelle édition argentine : Conde de Lautréamont (Isidore Ducasse), Obras completas : los Cantos de Maldoror, poesías, cartas, traduccón y prólogo de Aldo Pellegrini, Buenos Aires, Argonauta, 2007, 315 p. (le copyright indique que l'Editorial Argonauta a édité l'ouvrage à Barcelone en 1978, 1979 et 1986; l'achevé d'imprimé se lit ainsi : « Esta nueva edición de las Obras completas del Conde de Lautréamont, el montevideano, se terminó de imprimir en Buenos Aires "la reina del sur" en el mes de marzo 2007, en Gráfica MPS, Santiago del Estero 338 - Gerli »).

Saad : Lautréamont, los Cantos de Maldoror, selección y traducción de Gabriel Saad, Montevideo y Buenos Aires, Centro editor de America latina (colección « Biblioteca uruguaya fundamental »), 1969 (impreso en la Argentina : achevé d'imprimer du 27 février), 93 pág.

Serrat : Lautréamont, los Cantos de Maldoror, introduction, traduction et notes de Manuel Serrat Crespo, 1988, segunda edición, Madrid, Cátedra (coll. « Letras universales », no 89), 1995. Réimpression photogtaphique, México, Red Editorial Iberoamericana, 1991, 327 pág. — Serrat, ed. Norma : Los Cantos de Maldoror, prólogo de Ruy Câmara, Barcelone, Norma (coll. « La otra orilla »), 2007, 253 p. (oeuvre de création, la traduction de Manuel Serrat Crespo rend par des idiotismes et gallicismes les hispanismes de l'oeuvre française).

Viguié : Isidore Ducasse, conde de Lautréamont, los Cantos de Maldoror, prólogo de Ramón Gómez de la Serna, traducción de Julio Gómez de la Serna, completada por Manuel Serrat [Crespo] y Henriette Viguié, Barcelona, Mateu, 1970, 2a edición, Barcelona, Editorial Labor : Las Ediciones Liberales (colección « Maldoror », no 1), 1974, 277 pág. — C'est l'édition utilisée dans le présent travail. — Réédition, Madrid, Guadarrama (colección « Punto Omega », sección « Narrativa », no 264), 1982, 275 pág. [Il s'agit de la réédition de la traduction des frères Gómez répertoriée plus haut (cf. Gómez), complétée par les traductions de Manuel Serrat Crespo et d'Henriette Viguié pour les quatorze strophes soustraites dans la traduction de 1920).

Venturini : Aurora Venturini, Cantos de Maldoror (Satánica Trinidad), [Madrid ?], Quinqué Ediciones, 2007 [Communication d'Ana Alonso : je ne connais pas encore cette traduction].

Étude des traductions en espagnol

Ana Alonso, Ágel Pariente, Gabriel Saad et Manuel Serrat Crespo, avec Norberto Gimelfarb, « Traduire Lautréamont » (table ronde), Lautréamont : l'autre de la littérature, Paris, Cahiers Lautréamont, vol. 77-80, et Du Lérot, 2007, p. 235-247.

Guy Laflèche, « los Cantos de Maldoror de Julio et Ramón Gómez de la Serna : la réception critique des traductions en espagnol », les Lecteurs de Lautréamont, Paris, Cahiers Lautréamont, nos 47-48, et Du Lérot, 1998, p. 307-327. Voir la bibliographie systématique des traductions en espagnol (à compléter par le dépouillement ci-dessus), p. 325-327.

Marta Giné Janer, « Les traductions des Chants de Maldoror dans le monde hispanique », Lautréamont : l'autre de la littérature, Paris, Cahiers Lautréamont, vol. 77-80, et Du Lérot, 2007, p. 155-163.

Ricard Ripoll, « L'univers de Lautréamont dans la culture espagnole et catalane », la littérature Maldoror, Paris, Cahiers Lautréamont, vol. 71-72, et Du Lérot, 2005, p. 169-182.

4. Traductions en catalan

Marí : Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, Els cants de maldoror, Cant primer, traducció de Isidor Marí, dibuix de la portada de Joan Palou, Mallorca, LLibres turmeda (ed. J. Mascaró Pasarius) : Domini Fosc (coll. « Quadern de poesia »), 1974. Cahier polycopié, 34 pág.

Pedrolo : Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, Els Cants de maldoror, traducción de Manuel de Pedrolo, Mataró (Maresme), Edicions Robrenyo (coll. « Sèrie nova de narrativa », no 4), 1978, 2 vol., 119+93 pág.

Ripoll : Isidore Ducasse / Comte de Lautréamont, Els Cants de Maldoror segiot de Poesies I i II, trad de Ricard Ripoll, Barcelona, March Editor (coll. « Palimpsest »), 2005, 310 pág.

5. Autres traductions utilisées

Knight : Paul Knight, traduction anglaise des Chants et des Poésies : Comte de Lautréamont : Maldoror and poems, London, Penguin books (coll. « Classics »), 1978.

Lykiard : Alexis Lykiard, traduction anglaise de l'oeuvre complète : Maldoror and the complete works of the Comte de Lautréamont, Cambridge, Exact Change, 1970, 1994, édition révisée de 1998.

Margoni : Ivos Margoni, traduction italienne de l'oeuvre complète, en édition bilingue : Isidore Ducasse conte di Lautréamont, I canti di Maldoror, Poesie, Lettere, a cura di Ivos Margoni, Turin, Einaudi, 1967

Werham : Guy Werham, traduction anglaise des Chants : comte de Lautréamont, les Chants de Maldoror, together with a translation of Lautréamont's Poesies, 1943, réimp. 1965, New York, New Directions (coll. « New Directions Paperbook » no 207), 1966. [Si cette traduction anglaise est généralement approximative et souvent fautive, avec son découpage des strophes en alinéas, elle n'en est pas moins utile pour les réactions de lecture qu'elle enregistre].

6. Dictionnaires de la langue espagnole

      Si vous lisez le français sans connaître l'espagnol, un dictionnaire bilingue sera suffisant pour participer à ce travail ou l'utiliser. Saturne est tout à fait approprié, avec ses exemples et ses nombreuses observations comparatives sur les deux langues.

      Academia et Durvan répertorient les sens des mots, ce qui nous est peu utile. Corominas est un dictionnaire étymologique (il est souvent essentiel de remonter au latin pour trouver les « mots correspondants » dans les deux langues). Planeta et Clave donnent de nombreux exemples des divers sens des mots en espagnol moderne. Le dictionnaire le plus important pour nous est celui de Garnier qui est contemporain (1895) de l'oeuvre d'Isidore Ducasse. Il s'agit d'un dictionnaire monumental, d'un dictionnaire encyclopédique comme le dit le titre. Son autorité ne fait aucun doute, étant donné la liste de ses sources (dictionnaires et grammaires d'Espagne et d'Amérique) et des auteurs cités (en tête du tome 1).

Academia : Real Academia Española, Diccionario de la lengua española, Madrid, 1984, 2 vol.

Clave : Maldonado González et Humberto Hernández Hernández, avec une équipe de rédaction, Clave, Diccionario de uso del español actual, Madrid, SM, s.d.

Corominas : Joan Corominas, Breve Diccionario etimológico de la lengua castellana, Madrid, Gredos, 1961, 1996.

Durvan : Luis Rodrigo, director, prólogo por Antonio Tovar LLorente, Diccionario Durvan de la lengua española, Bilbao, Durvan, s.d.

Garnier : Elías Zerolo, Miguel de Toro y Gómez et Emiliano Isaza, Diccionario enciclopédico de la lengua castellana [...] de uso corriente en España y America., Paris, Garnier, 1895, 2 tomes, petits in-folio de 1182 et 1082 (+ 120) p.

Planeta : F. Marsá, dir., Diccionario Planeta de la lengua española usual, Barcelona, Planeta, cuarta edición, 1987.

Précis : J. Bouzet et M. Lacoste, Précis de grammaire espagnole, Paris, Librairie classique Eugène Belin, 1968, 244 p.

Saturne : Ramón García-Pelayo y Gross et Jean Testas, Dictionnaire moderne français-espagnol et espagnol-français, Paris, Larousse (coll. « Saturne »), 1967.

— Dictionnaires et études des faux amis

      Ces études et dictionnaires sont proches parents du travail mené ici sur les hispanismes dans l'oeuvre d'Isidore Ducasse. On y trouvera diverses définitions et divers classements des faux amis, dont les deux notions fondamentales sont la ressemblance de la forme de deux mots de langues différentes, pour nous l'espagnol et le français, similarité d'orthographe et/ou de prononciation, en regard de la différence de sens des deux vocables, différence totale ou partielle. Mais à la vérité, les faux amis de ces dictionnaires sont assez éloignés des hispanismes qu'on trouve dans l'oeuvre d'Isidore Ducasse, pour la bonne et simple raison que celui-ci en est à un niveau de bilinguisme où il a depuis longtemps dépassé les confusions scolaires de l'ordre de véritables jeux de mots. Il ne peut pas confondre les mots « principe », « sobre » ou « sol » dans les deux langues, ou des syntagmes comme le substantif pluriel « matelas » et la proposition « mátelas » ! (= « tuez-les », le pronom désignant des êtres vivants féminins), pas plus que les ressemblances comiques comme infirmité/enfermedad, pansement/pensamiento ou, pour nous amuser comme les auteurs de ces dictionnaires, pisar et pisser.

      En revanche, la confrontation de ces dictionnaires avec le gossaire en cours des hispanismes dans les Chants de maldoror aura été extrêmement profitable. Non pas pour l'apport de nouveaux hispanismes (moins d'une dizaine), mais pour qualifier la nature des hispanismes dans l'oeuvre d'Isidore Ducasse. Il s'agit très rarement de « faux amis » du genre de ceux que je viens d'énumérer. Ce sont plutôt des vocables qui ont deux caractéristiques opposées : d'une part, ce sont de mots qui ont presque toujours la même origine étymologique — il s'agit donc en fait du même mot dans les deux langues du point de vue de leur origine latine, avec une évolution phonétique différente — et, d'autre part, de mots qui ont des significations rapprochées (et ces acceptions équivalentes sont généralement nombreuses), mais avec une ou un petit nombre de significations qui ne concordent pas d'une langue à l'autre. Ce sont en quelque sorte de « vrais amis » qui, comme tous les amis, ne sont pas d'accord sur quelques points. Les hispanismes de Ducasse, ce sont donc ces vrais amis qui, au moment où s'y attend le moins, se montrent en désaccord avec nous. La croix et la bannière des parfaits bilingues.

      Bref, Ducasse maîtrise trop bien sa « langue seconde », le français, pour que les dictionnaires de faux amis soient efficaces dans la recherche de ses hispanismes. Ce n'est pas pour rien qu'ils ont échappé durant un siècle à la critique littéraire francophone.

Cantera : Jesús Cantera Ortiz de Ubina, Francisco Ramón Trives et Florentino Heras Díez, Diccionario francés-español de falsos amigos, Universidad de Alicante (coll. « Monografías »), 1998, 2005, 257 p.

Espasa : Marie Christine Merceur et Marie Fortes, édition de Margarita Ostojska Asensio, coordination d'Alegria Gallardo et direction de Marisol Palés, Diccionario Espasa : dudas y falsos amigos (español > francés), Madrid, Espasa, 2004, xi-334 p.

Jorge Chaparro : Mari Carmen Jorge Chaparro, « Pour une typologie des faux-amis en français et en espagnol », Cédille : Revista de estudios franceses, no 8, avril 2012, p. 174-185. Sur cedille-webs-ull.es.

Masson de Gay : Suzanne Masson de Gay, Unos falsos amigos : algunas interferencias de lengua francés-español, Caracas, Universidad central de Venezuela, 1969, 312 p.

7. Dictionnaires de la langue française

Bénac : Henri Bénac, Dictionnaire des synonymes, Paris, Hachette, 1956.

DELF : Oscar Bloch et Walther von Wartburg, Dictionnaire étymologique de la langue française, Paris, P.U.F., 1932, 1968 [abrégé du Französisches Etymologisches Wörtebuch, dir. W. von Wartburg].

DGLF : Adolphe Hatzfeld et Arsène Darmesteter, Dictionnaire général de la langue française, Paris, Delagrave, 1964, 2 vol.

DHLF : Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d'Alain Rey, Paris, Le Robert, 1992, 2 vol.

Furetière : Antoine Furetière, Dictionnaire universel contenant généralement tous les mots français (1690), réimp. Paris, Le Robert, 1978, 3 vol.

Gradus : Bernard Dupriez, Gradus : Dictionnaire des procédés littéraires, Paris, UGE (coll. « 10/18 »), 1980.

Grevisse : Maurice Grevisse, le Bon Usage » : grammaire française, Gembloux et Paris, Duculot et Hatier, 8e édition revue, 3e tirage, 1964.

Littré : Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 4 vol., 1859-1712, supplément, 1717, Paris, Gallimard et Hachette, 1957-1960, 7 vol.

Petit Littré : Émile Littré, Abrégé du Dictionnaire de la langue française par A. Beaujean, Paris, Gallimard et Hachette, 1959.

Petit Robert : Dictionnaire alphébétique et analogique de la langue française, Paris, 1967.

TLF : Archives du Trésor de la langue française, sous la direction de Paul Imbs, « American and French Research on the Treasury of the French Language », University of Chicago (department of Romance Languages and Literatures), courrier électronique, a/s Mark Olsen : mark@gide.uchicago.edu.

8. Liste alphabétique des abréviations

Academia, Aguirre, Alonso, Álvarez, Arenas, Baeza, B 1869, Bénac, Besnier, Brasileo, Cantera (Trives et Heras Díez) Clave, Comet, Corominas, DELF, DGLF, DHLF, Ducasse, Durvan, Espasa, Ferrel, Furetière, Garnier, Goldenstein, Gómez, Gradus Grevisse, Jorge Chaparro, José Corti, Juin, Justo, Knight Littré, Lykiard, Margoni, Marí, Masson de Gay, Méndez, MSC, P 1868, P 1869, P 1870 I, P 1870 II, Pariente-C ou Pariente-P (ou simplement Pariente s'il n'y a pas d'ambiguïté), Pedrolo, Pellegrini, Petit Littré, Petit Robert, Planeta, Pléiade (pour Pléiade I), Précis, Ripoll, Saad, Saturne, Sellier, Serrat, Steinmetz (GF), Steinmetz (LdP), Steinmetz (Pléiade II), Table Ronde, TLF, Venturini, Viguié, Visage Walzer, Werham.

Voir aussi la Table des exposants

9. Études utilisées et citées

      On trouvera ci-dessous, au fur et à mesure qu'elles seront utilisées, dans l'ordre alphabétique des auteurs, les oeuvres et les études citées dans ce travail. Les références à ces articles et à ces ouvrages se font simplement par le nom de l'auteur (et la date de publication s'il faut distinguer plusieurs ouvrages d'un même auteur), suivis du numéro de la page, le tout entre parenthèses. Par exemple : (Bonnet, p. 610).

BACHELARD, Gaston, Lautréamont, Paris, José Corti, 1939, nouvelle édition, 1986, 158 p.

BLANCHOT, Maurice, Lautréamont et Sade, Paris, Minuit, 1949, 1963, 188 p.

BONNET, Marguerite, 1964, « Lautréamont et Michelet » Revue d'histoire de la littérature française, vol. 1964, no 4, oct.-déc., p. 605-622.

CAPRETZ, Jean-Pierre, Quelques sources de Lautréamont, thèse de doctorat, Paris, Sorbonne, 1950, 220 p. J'ai pu lire la thèse à Paris, au printemps 2008, et j'ai tout de suite compris qu'il s'agit d'un travail très important pour la présente édition. Il est d'autant plus désespérant que cet ouvrage ne soit pas encore publié qu'on y trouve, à l'occasion d'une étude des sources, une très originale analyse thématique de l'oeuvre. Il ne fait pas de doute, bien entendu, qu'en un demi-siècle on ait trouvé bien d'autres sources, mais celles répertoriées par J.-P. Capretz n'ont pas toutes été retenues par la recherche — comme on le voit strophe 2.8, n. (2) —, tandis qu'elles n'ont pas non plus donné lieu à une analyse critique précise, faute de pouvoir être consultées facilement.

      Je possède, personnellement, une version pdf de la thèse. Et un de mes amis en possède une version word. J'ai pris contact avec monsieur Capretz en 2008, mais il refuse obstinément qu'on réédite sa thèse. Il faut dire qu'il est conforté dans sa décision par des historiens et des biographes qui n'ont aucune idée de l'importance de cette thèse, à sa date comme aujourd'hui encore, dans le domaine des études de sources et qui ne peuvent donc pas comprendre sa place dans le domaine des études littéraires. L'ouvrage de Jean-Pierre Capretz, tout inédit qu'il soit, compte parmi les grandes oeuvres critiques sur Isidore Ducasse.

CARADEC, François, 1975, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, Paris, Gallimard (coll. « Idées »), 283 p.

—— C'est la réédition courante (celle que je cite) du bel ouvrage illustré d'un cahier de six folios paru cinq ans plus tôt à la Table ronde (coll. « Les vies perpendiculaires »), en 1970, 264 p.

CHARLES, Michel, « Éléments d'une rhétorique d'Isidore Ducasse »,la Nouvelle Revue française, no 217, p. 76-87.

—, « La catégorie de l'illisible », Rhétorique de la lecture, Paris, Seuil, 1977, 303 p., p. 13-31.

FAURISSON, Robert, 1971, « Les divertissements d'Isidore », la Nouvelle Revue française, no 217, p. 67-75.

—, 1972, A-t-on lu Lautréamont ?, Paris, Gallimard, 436 p.

GÓMEZ HERMOSILLA, D. Josef, 1826, Arte de hablar en prosa y verso, Madrid, Imprenta Real, 2 vol. Ce manuel national d'Espagne pour les Humanités est un aménagement de la rhétorique classique qu'on traduit d'abord simplement des manuels latins, comme les Elementa artis dicendi seu Institutiones Rhetoricae du jésuite Dominicus de Colonia, par exemple. C'est l'édition originale de 1826 que j'ai consultée. Celle d'Isidore Ducasse devait être celle-ci :

—, Arte de hablar en prosa y verso, nueva edición, aumentada con muchas e importantes notas y observaciones por D. Vicente Salvá, Paris, Livrería de Garbier Hermanos, 2 vol., 1853 et 1856.

GUYARD, Marius-François, « Lautréamont et Lamartine », Travaux de linguistique et de littérature, Strasbourg, Centre de philologie et de littérature romanes, III, 2 (1965), repris dans « Un héritier rebelle de Lamartine : Lautréamont », Actes du congrès des Secondes Journées européennes d'études lamartiniennes, 18-20 septembre 1965, Mâcon, 1966.

JEAN, Marcel, et Arpad Mezei, 1947, « les Chants de Maldoror » : essai sur Lautréamont et son oeuvre, suivi de notes et de pièces justificatives, Paris, Nizet, 224 p.

—, commentaires de l'oeuvre complète dans, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, OEuvres complètes, commentée par Marcel Jean et Arpad Mezei, Paris, Eric Losfeld (coll. « Le terrain vague »), 1971, 416 p. Beau petit livre fort curieux, qui consiste à entremêler l'oeuvre poétique de Ducasse (en noir) et la synthèse des essais mis à jour des deux commentateurs (imprimés en couleur ocre).

LAFLÈCHE, Guy, 1996, « Quelques poils de la moustache de Lautréamont », Cahiers Lautréamont, nos 37-38, et Du Lérot, p. 81-98. Simple présentation du premier état du présent travail.

—, 2005, « L'hispanisme des Chants de Maldoror », la Littérature Maldoror, Paris, Cahiers Lautréamont nos 81-82, p. 65-74. Évaluation des formes de l'hispanisme dans la vie et l'oeuvre de Ducasse, à partir du travail en cours.

LEFRÈRE, Jean-Jacques, 1977, le Visage de Lautréamont, Paris, Horay, 199 p.

, 1998, Isidore Ducasse, auteur des « Chants de Maldoror par le comte de Lautréamont », Paris, Fayard, 687 p.

—, 2008, Lautréamont, Paris, Flammarion, 223 p. 22 × 27 cm. - C'est la biographie d'Isidore Ducasse en images, documents graphiques et photographies.

MONEGAL, Emir Rodríguez, 1986, « Isidoro Ducasse, lector del barroco español », Revista Iberoamericana, Pittsburg, vol. 52, no 135-136, p. 333-360.

MONEGAL, Emir Rodríguez, et Leyla Perrone-Moisés, 1983a, « Lautréamont español », Vuelta, vol. 7, no 79-80, Mexico, juin-juillet, p. 4-14 et 30-33.

—, 1983b, « Isidore Ducasse et la rhétorique espagnole », Poétique, no 55, Paris, septembre, p.351-377.

—, 1995, Lautréamont austral, Montevidéo, Brecha, 128 p.; Lautréamont, l'identité culturelle : double culture et bilinguisme chez Isidore Ducasse, Paris, L'Harmattan, 2002, 106 p. (je ne connais pas le traducteur de l'ouvrage que je n'ai pas vu encore).

SELLIER, Philippe, « Lautréamont et la bible : introduction à une recherche », RHLF, mai-juin 1974, p. 402-418.

      Lorsque l'auteur écrit que « Lautréamont ne se rapporte presque jamais à des versets précis » (p. 403), le premier des deux adverbes que je souligne est de trop. L'article fait de lui-même la démonstration qu'on ne trouve aucun rapprochement textuel entre les Chants et l'ancien ou le nouveau Testament. Cf. strophe 3.5, n. (1) et n. (6).

VIROUX, Maurice, « Lautréamont et le Dr Chenu », Mercure de France, 1er déc. 1952, p. 632-642.

Addenda

      Sur la situation socio-politique au rio de la Plata en 1867 et 1868, voir la bibliographie de la strophe 1.14.

10. Liste des sources textuelles avérées

      L'analyse des sources du Chant 1 montre qu'il y a trois et seulement trois sources littéraires fondatrices des Chants de Maldoror. Il s'agit de l'Enfer de Dante, du Paradis perdu de Milton et des oeuvres de Byron. On trouve la synthèse de ces conclusions dans les Sources d'inspiration des « Chants de Maldoror.

      Alors que l'analyse en est actuellement au Chant 4, il apparaît que les sources ponctuelles dont on peut faire la preuve textuelle sont, somme toute, peu nombreuses. Et c'est tout à fait normal. À peine sorti du collège, apprenti écrivain, Isidore Ducasse n'a évidemment pas une longue et vaste culture littéraire.

      Surtout, une seule et unique jusqu'ici est hispanique. Il s'agit du Matadero d'Esteban Echeverría, source d'ailleurs inconnue des ducassologues jusqu'ici.

      Il faut dire que les chercheurs n'ont toujours pas accès facilement à la thèse de Jean-Pierre Capretz, ouvrage fondateur dans le domaine de la « critique des sources », puisqu'elle n'a jamais été publiée. C'est évidemment un excellent indice du piètre niveau de la recherche scientifique sur l'oeuvre d'Isidore Ducasse dans le domaine des études littéraires. Heureusement que les études historiques et biographiques sur le personnage « Isidore Ducasse » n'en sont plus aux balbutiements. Mais peut-être fallait-il une pause après les travaux de Bachelard et de Blanchot, une pause propre à examiner les documents biographiques, avant de se remettre sérieusement à l'étude littéraire. Cela devrait commencer tout simplement par l'étude des sources.

      On en trouvera un premier inventaire ci-dessous, tandis que l'analyse critique se trouve au fil des notes de l'édition des strophes. Il apparaît pour l'instant, bien que ce ne soit qu'une hypothèse, que les sources littéraires seront de moins en moins nombreuses dans la suite des cinq premiers chants, pour revenir en force au chant 6 (avec le roman populaire français, mais c'est là qu'on trouve l'influence du Matadero). Tandis qu'elles seront omniprésentes dans les Poésies. Bref, les sources littéraires suivraient à peu près la courbe des noms propres.

*** (Anonyme), « Ballade, imité de Mürgrer : Risette », la Jeunesse (Paris), no 3, 1er août 1868. Source unique de la strophe 3.2 (qui ne doit rien à Sade).

BAUDELAIRE, Charles, les Fleurs du mal, 1857, 1861 et 1868, édition d'Antoine Adam, Paris, Garnier, 1961 : « Au lecteur » (1.2; voir aussi 1.9, n. 20), « L'homme et la mer » (1.9) et « Les métamorphoses du vampire » (à l'incipit de 3.5).

——, « Richard Wagner et Tannhäusser à Paris », Paris, Dentu, puis Lévy, 1868. Source de l'évocation de Lohengrin en 2.3.

BIBLE. Vague évocation de l'holocauste (Lévitique ou Nombre, probablement reprise de Chateaubriand) dans une addition de l'édition en volume de la strophe 1.5 (variante 45), voir la n. (1). — Il est significatif que les textes bibliques ne soient jamais évoqués dans les Chants, alors que le « Petit Catéchisme » des niñeras d'Uruguay et de l'enseignement scolaire y soit omniprésent. Voir plus haut, Philippe Sellier.

BLAKE, William, « The garden of love » (« Le jardin d'amour »), Songs of experience, 1794. Songs of innocence and of experience, Oxford University Press, 1977 (planche 44); Poèmes, édition et traduction de M. L. Cazamian, Paris, Aubier-Flammarion, 1968 (p. 148-149). — Cf. 1.12, n. (9). En revanche, Blake n'inspire pas la description du couvent de la strophe 3.5, comme l'a cru P.-O. Walzer : voir la n. (6).

BUFFON, OEuvres complètes, Paris, Furne. — L'ouvrage ne semble pas utilisé de première main. Voir en particulier la strophe 2.9

BYRON, George Gordon, the Works of Lord Byron, Wordsworth Editions (coll. « The Wordsworth Poetry Library »), 1994. Isidore Ducasse pouvait lire l'oeuvre complète de Byron dans quatre traductions fraçaises (cf. la note (4) de la strophe 1.8), dont celles d'Amédée Pichot (continuée par Eusèbe de Salle), de Paulin Paris, de Benjamin Laroche. Sans en avoir la preuve encore, il semble bien que cette dernière soit celle de Ducasse. Voici les oeuvres de Byron cités ou utilisées dans les Chants, au fur et à mesure que les identifie l'édition critique.

——, Manfred (1817), trad. de Benjamin Laroche, Paris, Hachette, vol. 3 (édition consultée : 1875), p. 1-37. — Le vocabulaire de la strophe 1.7 provient du drame de Byron, tandis que son influence sur le portrait de « Maldoror » est nette et constante à partir de la strophe suivante, 1.8. — Le drame poétique sera omniprésent par la suite. La source sera d'abord celle de l'édition portative de Laroche (1.7, 1.8), pour être ensuite celle de Paulin Paris. Voir l'état actuel de la question à la strophe 3.1, inspirée de la toute première scène du drame poétique, n. (5)

——, le Pèlerinage de Childe-Harold livre IV (ce sont les dernières stances du poème qui inspirent l'Ode à l'océan, strophe 1.9), trad. Benjamin Laroche, vol. 1, Paris, Hachette, 1873, notamment p. 440-443. — Inspire textuellement la célèbre strophe de l'océan, 1.9.

——, « Au duc Dorset » (1805), Hours of idleness (Heures de paresse), au début du recueil, trad. B. Laroche, vol. 1, Paris, Hachette, 1873, p. 15. — Ouverture de la srophe de l'Océan, 1.9 : cf. n.  (28).

CHENU, Jean-Charles (1808-1879), Encyclopédie d'histoire naturelle ou Traité complet de cette science d'après les travaux des nauralistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques, Buffon, Daubenton, Lacépède, Cuvier... [et autres] : ouvrage résumant les observations des auteurs anciens et comprenant toutes les découvertes modernes jusqu'à nos jours, Paris, Marescq, 1850-1861, 16 vol. — Source, notamment, de la volée d'étourneaux, 5.1; cf. 1.1

DANTE, Alighieri, la Divina Commedia, éd. Giuseppe Villaroel, Milan, Mondari, 3 vol., 1985. Lorsqu'il s'agit de rendre compte du texte original de Dante, que je cite dans cette édition courante, je donne la traduction versifiée de H. Longnon. Lorsqu'il s'agit de faire état du texte source des Chants de Maldoror, je cite évidemment la traduction de M. Mesnard, celle utilisée par Ducasse et qu'il cite textuellement à l'incipit des Chants. Voir le Dante de Ducasse. Évocation de l'inscription qui surmonte la porte de l'enfer : cf. strophes 3.3, n. (2), et 3.5, n. (6).

—, la Divine Comédie, trad. versifiée d'Henri Longnon, Paris, Garnier, 1966.

—, la Divine Comédie, trad. en prose par Jacques-André Mesnard, Paris, Amyot, 3 vol., 1854-1857.

DAUDET, Alphonse, ouverture de la première des « Lettres de mon moulin », le Figaro, Paris, 16 octobre 1868. — Ducasse démarque un fragment du texte dans la strophe 2.15 des Chants, comme on le verra n. (3)..

DESCARTES, René, « Le discours de la méthode », OEuvres et lettres, Paris, Gallimard (« Bibliothèque de la Pléiade »), 1953. — La strophe 2.10 est d'abord inspirée du souvenir de l'ouverture du discours, tandis que Ducasse retourne au texte dans la finale de la strophe. Strophe 2.10, n. (3).

ECHEVERRÍA, Esteban, el Matadero, ed. de M. E. Alvarez, Buenos Aires, Edico, 1969. — Inspire l'épisode de l'abattoir de la strophe 6.9.

GOETHE, « Le roi des Aulnes », le Faust de Goethe, suivi du second Faust, trad. Gérard de Nerval, Paris, Michel Lévy, 1868, rééd. 1883, troisième édition, p. 316-317. Si ce poème est la source textuelle de la strophe 1.11, c'est le Faust qui l'inspire : voir le Goethe de Ducasse.

HUGO, Victor, « La voix de Guernesey » ou « Mentana », Actes et paroles, 1867, dans l'OEuvre complète sur Gallica de la BNF. Source du pygargue roux en 2.2.

——, Notre-Dame de Paris, 1831, éd. Garnier, 1959. Source de la « fronde humaine » en 2.5 (puis de la dernière strophe des chants 4 et 6). Source de l'expression « l'homme au manteau » à la strophe 2.11 : cf. n. (6).

——, les Travailleurs de la mer, 1866. — Rien ne permet d'affirmer que Ducasse s'inspire de son pulpe dans la strophe de l'Océan, 1.9; cf. n. (6).

LAFONTAINE, Jean de, « Le lion devenu vieux », Fables, livre 3: 14. C'est le souvenir scolaire qui donne à la strophe 3.4 (le Créateur ivre) la forme de la fable. Voir la n. (2).

LAMARTINE, Alphonse de, Méditations poétiques, Nouvelles Méditations poétiques, suivies de Poésies diverses, éd. Marius-François Guyard, Paris, Gallimard (coll. « Poésie »), 1981. — Aucun rapprochement textuel n'aura été établi avant la strophc 2.9, mais il est alors patent, s'agissant d'une citation littérale détournée : voir les notes (3) et (4) de la strophe en question. — Ensuite, la strophe 2.11, voir sa n. (1), s'ouvre sur une parodie de « La lampe du temple ou L'âme présente à Dieu » des Harmonies poétiques et religieuses. On doit encore à J.-L. Steinmetz la source de la réécrture du fragment de l'hirondelle, 3.2; cf. n. (3). Cette réécriture pourrait indiquer que les poèmes de Lamartine sont des souvenirs de Lycée.

LECONTE DE LISLE, Charles Marie, Poèmes antiques, Paris, Dudoux, 1852. — Cf. la strophe 1.5 : il ne s'agit pas d'une source, mais d'un texte significatif de ceux que parodie Ducasse.

MAGARÉ, Francis, « Paris au jour le jour », Paris, le Figaro, no 140, mardi 19 mai 1868, p. 2. Le portrait d'un Alfred de Musset complètement ivre mort inspire la fameuse cuite du Créateur à la strophe 3.4. Cf n. (1).

Le Magasin pittoresque, « La chasse aux oiseaux de mer dans les îles Feroe », vol. 16, janvier 1848, p. 43-46. — La chasse aux oiseaux de mer dans les îles Feroé, strophe 1.12.

MATURIN (MATHURIN), Charles-Robert, Melmoth, l'homme errant, trad. et adaptation de Jean Cohen, Paris, 1821, rééd. au Club français du livre, 1954. Voir Le Maturin de Ducasse : Melmoth et Maldoror.

MILTON, John, Paradise lost (1667), édition d'Alastair Fowler, London et New York, Longman, 1968, 1991, 650 p. — L'oeuvre inspire les Chants dès la deuxième strophe, 1.2 ; elle est citée textuellement en 6.3 dans la traduction de Chataubriand. Voir le Maldoror de Milton. — Le combat de Maldoror et de l'ange-lampe, strophe 2.11, s'inspire du combat des anges, cf. n. (5). La strophe 3.5 est inspirée toute entière du catéchisme du Paradis perdu, tandis que l'entrée en scène de Satan et son « discours » sont repris du Grand Puritain : rarement aura-t-on vu Ducasse s'inspirer d'aussi près du Paradis perdu : cf. n. (1), (6), (13), (14), (16) et (19).

—, le Paradis perdu, traduit et présenté par Chateaubriand (1836), édition de Robert Ellrodt, Paris, Gallimard (coll. « Poésie/Gallimard »), 1995. — C'est la traduction en prose qui est la source textuelle de Ducasse, en prose, tout comme le Dante de Jacques-André Mesnard et les oeuvres de Byron.

MUSSET, Alfred de « La nuit de mai » dans Poésies nouvelles, Poésies complètes, édition de Maurice Allem, Paris, Gallimard (coll. « Bibliothèque de la pléiade »), 1957, p. 308-309. — Le sacrifice du pélican, strophe  1.12.

PONSON DU TERRAIL, Pierre-Alexis, les Exploits de Rocambole, 1859. Source de la « belladone » en 2.1, puis de la « lanterne du chifonnier » en 2.4.

POUCHET, Félix-Archimède (1800-1872), Zoologie classique, 1841. — Source de la volée de grues en 1.1.

ROBINSON, Emma, Whitefriars ou Libertins et conspirateurs, « roman anglais » traduit par Édouard Scheffter, Paris, Hachette, 1858, 527 p., p. 165. — Ducasse démarque inopinément une phrase du roman (prise au milieu du chap. 22, « La maison hantée ») à titre de comparaison au début de la strophe 4.1. On trouve le fragment, n. (1).

SHAKESPEARE, William, la Tragédie de Hamlet, prince du Danemark, édition et traduction de Jules Derocquigny, Paris, Les Belles Lettres (coll. « Shakespeare »), 1936. — Le fossoyeur de la strophe 1.12.


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