El bozo
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Édition critique interactive
des Chants de Maldoror du comte de Lautréamont par Isidore Ducasse

sous la direction de Guy Laflèche, Université de Montréal
L'édition interactive >>
       

Édition

Strophes actuellement éditées :

Chant 1, strophe 1
Chant 1, strophe 2
Chant 1, strophe 3

Chant 3, strophe 5

Deux entrées pour les lecteurs pressés:

Maldoror
Lautréamont

Éditorial

C'est parti.

Plusieurs collaborateurs dans de nombreux aspects de ce travail, un grand nombre de passionnés avec lesquels j'ai l'occasion de discuter depuis quelques années tel ou tel aspect des Chants de Maldoror, et sûrement une foule de lecteurs anonymes, maldororiens de l'ombre (nous le sommes tous ? ah bon), vous attendiez tous depuis quelques mois déjà que je lance enfin la mise en orbite régulière des tranches de l'édition critique interactive.

La plupart d'entre vous savez déjà que j'étais occupé depuis le début de mon congé sabbatique par l'édition critique d'une lettre du missionnaire récollet Valentin Leroux à Chrestien Leclercq (1673) sur la grâce efficace et triomphante. Un très pieux sujet et le parfait antidote aux Chants de Maldoror. Mais ce travail est maintenant terminé et je peux le laisser de côté jusqu'au moment de le mettre au net, l'été prochain. D'ici là, je suis tout aux oeuvres d'Isidore Ducasse.

Je comptais réaliser l'édition critique d'une strophe des Chants de Maldoror par semaine. Comme j'avais déjà étudiée les trois premières, je comptais bien aller trois fois plus vite. Mais il m'aura fallu presqu'un mois pour le faire. Il est vrai que je devais mettre en place l'encadrement du travail d'édition, sur le modèle de la strophe 3.5, et traiter des faits et phénomènes qui apparaissent avec l'ouverture des Chants de Maldoror : le premier hispanisme lexical, les premiers hispanismes morphologique et syntaxique, les noms de Maldoror et de Lautréamont, la citation littérale de Dante, l'utilisation de la Zoologie de Pouchet, etc. Est-ce que chaque strophe n'apportera pas son lot de nouvelles questions ?

Au cours de cette édition des trois premières strophes, j'ai décidé de lancer les « faurissonneries ». J'étais très heureux jusqu'à maintenant, depuis près de cinq ans, d'avoir enfin un travail de recherche complètement exempt de toute polémique. Je n'ai jamais eu ni n'ai l'intention, ce qui serait très injuste, d'utiliser les résultats de ce travail sur les « hispanismes » pour les retourner contre les spécialistes des Chants de Maldoror qui, ignorant tout de ce phénomène, ont forcément été conduits parfois à des interprétations incongrues. Je pense au contraire que l'oeuvre d'Isidore Ducasse s'est attiré les lecteurs et les études critiques dignes d'elle (et aussi ding-dong, sachant s'amuser), c'est-à-dire des biographes, des chercheurs, des professeurs et des fanatiques que peu d'oeuvres littéraires françaises se sont mérités depuis un siècle, à commencer par l'Association des amis passés, présents et futurs d'Isidore Ducasse. Or dans ce paysage, Robert Faurisson et sa pensée jurent scandaleusement. J'ai pensé, polémiste de métier, qu'il fallait bien qu'il y en ait au moins un qui n'ignorât pas son pavée honteux de moralisme à rebours et qui même s'en amusât et que ç'aura été moi. D'autant plus que cela ne gaspille pas de papier, ne coûte encore rien du tout et que je verrai à vos réactions et avis quel sort réserver à ces facéties dans l'avenir de ce travail : j'attends donc vos opinions à ce sujet.

Je voudrais saluer tous ceux qui continuent de fréquenter ces fichiers télématiques avec des navigateurs aussi simples que LYNX. J'ai en effet encore refait mes fichiers, pour qu'on puisse s'y déplacer facilement. J'ai donc ajouté des tableaux de couleurs en tête de fichier pour faciliter la tâche à ceux qui se branchent ici avec NetScape ou Explorer, d'autant que cela ne change rien pour ceux qui utilisent des navigateurs graphiques. En revanche, c'est la mort dans l'âme que j'ai dû me résoudre à utiliser des tableaux en colonnes pour pouvoir numéroter les textes édités dans la marge de gauche : il était beaucoup trop aléatoire d'utiliser des espaces et des tabulateurs pour aménager la numérotation. Cela dit, je fais confiance à ceux qui continuent d'utiliser les navigateurs graphiques : ils auront assez d'ingéniosité pour consulter, utiliser ou lire EL BOZO dans ces conditions.

Je vous remercie d'avance de vos interventions sur ces trois premières strophes et ne manquerai pas de tenir compte de vos critiques, remarques et suggestions.

Et, bien entendu, vous vous en doutez; car, s'il est, quelquefois, logique, de s'en rapporter à l'apparence des phénomènes, ce premier éditorial finit ici; et, par ce souhait : me remettant au travail, je compte faire paraître l'édition critique d'autres strophes, dans un laps de temps, qui ne soit pas trop retardé.

Guy Lafèche,
15 janvier 2001

       
Tables du début de la présente strophe