El bozo
TdM Règles d'établissement Strophe 3.5 Glossaires Index TGdM
Édition critique interactive
des Chants de Maldoror du comte de Lautréamont par Isidore Ducasse

sous la direction de Guy Laflèche, Université de Montréal
L'édition interactive >>
       

Édition

Strophes actuellement éditées :

Chant 1, strophe 1
Chant 1, strophe 2
Chant 1, strophe 3
Chant 1, strophe 4
Chant 1, strophe 5
Chant 1, strophe 6
Chant 1, strophe 7
Chant 1, strophe 8

Chant 3, strophe 5

Chant 4, strophe 6

Deux entrées pour les lecteurs pressés:

Maldoror
Lautréamont

Éditorial

Lord Byron, bienvenue !

Après Dante, puis Milton, voici presque un contemporain. George Gordon Byron, l'auteur de Manfred fait véritablement son entrée dans les Chants de Maldoror avec la strophe 1.8, mise en orbite aujourd'hui.

En vérité, comme on va le voir, il est déjà une source importante d'Isidore Ducasse, qui a dû le lire (ou le relire) entre la rédaction de la quatrième et la sixième strophes; mais avec la présente strophe, cela devient explicite, de l'ordre de la citation.

En fait, lord Byron est bien loin d'être un contemporain de Ducasse, bien entendu, sauf qu'il a été et reste encore le modèle de bien des poètes contemporains. Et celui-ci ne se doute probablement pas que celui-là rêvait d'écrire ses Chants de Maldoror. Remarquez qu'avec Don Juan, il n'a pas fait si mal...

Cela dit, on le retrouvera tout de suite à la strophe suivante.

Je m'y mets à l'instant. Certes, depuis deux mois, j'ai été distrait par d'autres travaux (sur la Nouvelle-France), mais il n'empêche que les strophes s'allongent. Oh ! je ne m'en plains pas du tout, qu'est-ce que vous croyez ! Alors ne vous en plaignez pas non plus. Et relisez mon post-scriptum...

Guy Laflèche,
9 mai 2001

Addition

D'accord, d'accord, je suis le dernier de ceux qui ne sont pas les premiers. Au printemps 2001, j'ai accumulé jour après jour un retard dont j'étais fort content, car il tenait tout simplement à ma lecture de l'oeuvre complète de lord Byron, traduction Benjamin Laroche (quatre volumes que j'ai confrontés à la Wordsworth Poetry Lib.).

Ensuite, j'ai dû interrompre ce plaisir, comme convenu, pour me remettre à ma recherche sur le jansénisme d'un supérieur des récollets de Nouvelle-France, Valentin Leroux. Il m'a fallu l'été 2001 pour la rédiger sous la forme d'une édition critique, puis l'été 2002 pour corriger ce livre et le mettre au net, ce qui n'est pas encore tout à fait fini. C'est un livre très important pour mon travail sur la Nouvelle-France, car il propose quelques découvertes vraiment passionnantes.

Entre-temps, mon travail sur notre Isidore Ducasse a bifurqué pour un temps. J'ai déjà expliqué que j'avais pu formuler la structure narrative du récit de rêve en relisant les Chants de Maldoror, juste avant d'y découvrir l'hispanisme. J'en ai même fait un chapitre de ma grammaire narrative en cours d'élaboration (« Le rêve », Matériaux pour une grammaire narrative, Laval, Singulier, 1999, p. 119-124). Là-dessus, j'ai proposé à quelques collègues de lancer un projet de recherche sur l'étude du récit de rêve. Une bonne idée a parfois des suites positives et c'est ainsi que nous avons obtenu une subvention qui nous permet de mettre en place ce qui deviendra une vaste banque de récits de rêve. On peut en consulter une première mise en forme à l'adresse suivante :

< http://www.mapageweb.umontreal.ca/lafleche/rrr >

Mais n'ayez crainte : l'étude des hispanismes dans l'oeuvre de notre Montévidéen sera poursuivie dès que possible et l'édition interactive continuée avec vos interventions.

D'ailleurs ce n'est pas une mauvaise chose que de faire durer le plaisir. Lorsqu'on s'y remettra tous, on aura probablement pris un salutaire recul qui nous permettra d'être encore plus efficaces. D'ici là, j'apprécie votre patience -- et même votre impatience !

7 octobre 2002
23 juillet 2003

Post-scriptum

[Même post-scriptum qu'à l'éditorial du 27 février 2001].

       
Tables du début de la présent fichier