El bozo
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Édition critique interactive
des Chants de Maldoror du comte de Lautréamont par Isidore Ducasse

sous la direction de Guy Laflèche, Université de Montréal
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Édition

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Chant 1, strophe 1
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Deux entrées pour les lecteurs pressés:

Maldoror
Lautréamont


Éditorial


« L'étude des hispanismes. — Il [Guy Laflèche] a été l'un des premiers à en souligner l'importance dans le texte de Lautréamont. L'accord s'est fait aujourd'hui pour reconnaître leur présence. Est-elle aussi constante que le dit M. Laflèche ? Les Chants de Maldoror sont-ils un « texte entièrement pensé en espagnol AVANT d'avoir été ensuite rédigé en français » comme il l'écrit ? Seul son travail achevé permettra de répondre à ces questions. Il nous demande d'accepter l'idée que nous n'avons à peu près rien compris au texte jusqu'à présent, ce qui naturellement est difficile à concevoir a priori. L'enjeu est donc de taille, et radical, puisque c'est plus d'un siècle de recherche critique qui se verrait anéanti, si M. Laflèche a raison ! Je ne saisis pas s'il mesure exactement la violence de sa proposition ».

—— Ducassologue anonyme, automne 2003.

Le présent site est toujours répertorié de manière amusante sur le magazine Maldoror.org

Bienvenue à deux nouveaux venus

Goethe

    La strophe 1.11 est inspirée du « Roi des aulnes » de Goethe. Bienvenue, Goethe, dans les Chants de Maldoror où vous serez en bonne compagnie : avant vous, c'était Dante, Milton et Byron, après, dès la prochaine strophe, ce sera Shakespeare.

    Cela dit, le Goethe du « Roi des aulnes » ne suffit pas à expliquer l'inspiration dramatique de la strophe : on peut y voir aussi le Méphistophélès de Faust, avec le « Faust » de Gérard de Nerval. J'ouvre donc le « Goethe de Ducasse » à la recherche de la source textuelle précise de notre auteur (jusqu'ici, trois traductions du « Roi des aulnes » ont été confrontées à la strophe de Ducasse, celles de Nerval, de Blaze et de Porchat. Manquent, vraisemblablement, celles de Nodier, de « Panckoucke » et de Wolffer. D'autres aussi, peut-être. Voyez le dossier « Le Goethe de Ducasse » pour contribuer à la recherche, avec Elisabeth Schulze Buzacker qui m'a beaucoup aidé.

Le correcteur de Ducasse

    La strophe 1.11 est peut-être inspirée de Goethe, mais elle a aussi été sévèrement corrigée à la troisième édition. Les variantes n'y sont pas très nombreuses, certes, mais portées à la plume sur un exemplaire de l'édition originale, avec quelques papillons pour les déplacements et les ajouts, comme le montre sans peine la brouillonnologie, elles occupent assez de place pour que Ducasse en fasse revoir le texte par... son correcteur.

    C'est au cours de l'analyse des variantes de la strophe qu'on voit apparaître ce personnage fabuleux, extraordinaire et sympathique, tout académicien des Lettres qu'il puisse nous paraître en regard de l'auteur des Chants. C'est justement parce que ses corrections et suggestions sont passablement académiques et pointilleuses, tout au contraire des transformations et ajouts opérés par l'auteur jusqu'ici dans les dix strophes précédentes, qu'on le découvre et le reconnaît sans l'ombre d'un doute. À feuilleter les variantes, on verra vite notre inconnu à l'oeuvre. Un inconnu, vraiment ?

Dazet, correcteur de Ducasse

    Non, ce ne peut être un inconnu. Ducasse n'aurait jamais engagé aucun correcteur anonyme, ni accepté qu'on retouche ses textes. Lorsque j'ai fait la découverte de ce personnage, le mois dernier, j'ai tout de suite compris qu'il ne pouvait s'agit que de Georges Dazet.

    Bienvenue à Georges Dazet, collaborateur des Chants de Maldoror.


Au plaisir, au revoir

    Au plaisir de lire et de profiter de vos commentaires critiques. En particulier, je corrigerai les fautes que vous me signalerez, je ferai les additions proposées et tiendrai compte de vos suggestions aussitôt.

    Au revoir : je serai de retour dans ces joyeux marécages au cours de l'été prochain, en 2007, pour achever l'édition critique du Chant premier. D'ici là, j'aurai produit une deuxième édition de ma Grammaire narrative et fait de beaux travaux dans mon domaine de recherche principal, la littérature de la Nouvelle-France. Sans compter quelques vacances en brouillonnologie, dans les îles des éclats de rire gelés.

   Guy Laflèche,
   27 septembre 2006.

Les éditoriaux en archives : 15 janvier 2001, 28 janvier 2001, 14 février 2001, 27 février 2001, 8-13 mars 2001, 9 mai 2001, 2002, 2003, 28 juin et 15 juillet 2006.

       
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