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Édition critique interactive
des Chants de Maldoror du comte de Lautréamont par Isidore Ducasse

sous la direction de Guy Laflèche, Université de Montréal
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Édition

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Chant 3, strophe 5






Chant 4, strophe 6

Deux entrées pour les lecteurs pressés

Maldoror
Lautréamont


Éditorial


« L'étude des hispanismes. — Il [Guy Laflèche] a été l'un des premiers à en souligner l'importance dans le texte de Lautréamont. L'accord s'est fait aujourd'hui pour reconnaître leur présence. Est-elle aussi constante que le dit M. Laflèche ? Les Chants de Maldoror sont-ils un « texte entièrement pensé en espagnol AVANT d'avoir été ensuite rédigé en français » comme il l'écrit ? Seul son travail achevé permettra de répondre à ces questions. Il nous demande d'accepter l'idée que nous n'avons à peu près rien compris au texte jusqu'à présent, ce qui naturellement est difficile à concevoir a priori. L'enjeu est donc de taille, et radical, puisque c'est plus d'un siècle de recherche critique qui se verrait anéanti, si M. Laflèche a raison ! Je ne saisis pas s'il mesure exactement la violence de sa proposition ».

—— Ducassologue anonyme, automne 2003.

Le présent site est toujours répertorié de manière amusante sur le magazine Maldoror.org.

Chant 2, strophe 10

L'éloge des mathématiques
ou le Discours de la méthode
— la
méthode Maldoror

      Maldoror, en effet, ne cite pas Descartes en vain. Chacun sa méthode ? Non, justement. La méthode de Maldoror, c'est celle de Descartes, avec le même point de départ, l'étude et l'application systématique des mathématiques. Mais pas de cogitations sur l'âme ou la conscience et encore moins sur l'existence du Créateur, dont la preuve n'est plus à faire. La méthode Maldoror s'applique plutôt à la découverte du mal, la preuve de la méchanceté de l'homme et de la grande injustice du Grand-Tout.

      Tout cela est dans le texte et l'analyse de la genèse met au jour un aspect important de la méthode Ducasse. C'est la rédaction improvisée sur un thème donné. Ici, le thème est l'éloge des mathématiques développé sur la base du Discours de la méthode, mais sans relire Descartes. À la fin seulement, Isidore Ducasse revient au texte, non pour revoir le sien qu'il ne retouche pas, mais pour en citer le passage central (sur les mathématiques, bien entendu, puisque c'est son sujet) et en produire la conclusion.

      Bref, voici la méthode de rédaction de Ducasse appliquée au Discours de la méthode de Maldoror.

   Guy Laflèche,
   23 octobre 2008.

Les éditoriaux en archives : 15 janvier 2001, 28 janvier 2001, 14 février 2001, 27 février 2001, 8-13 mars 2001, 9 mai 2001, 2002, 2003, 28 juin et 15 juillet 2006, 27 septembre 2006, 23 novembre 2007, 17 janvier, 28 février 2008, 17 mars 2008, 10 juillet et 10 août 2008.

       
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