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Édition critique interactive
des Chants de Maldoror du comte de Lautréamont par Isidore Ducasse

sous la direction de Guy Laflèche, Université de Montréal
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Édition

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Chant 1, strophe 1
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Chant 1, strophe 3
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Chant 4, strophe 6

Deux entrées pour les lecteurs pressés

Maldoror
Lautréamont


Éditorial


« L'étude des hispanismes. — Il [Guy Laflèche] a été l'un des premiers à en souligner l'importance dans le texte de Lautréamont. L'accord s'est fait aujourd'hui pour reconnaître leur présence. Est-elle aussi constante que le dit M. Laflèche ? Les Chants de Maldoror sont-ils un « texte entièrement pensé en espagnol AVANT d'avoir été ensuite rédigé en français » comme il l'écrit ? Seul son travail achevé permettra de répondre à ces questions. Il nous demande d'accepter l'idée que nous n'avons à peu près rien compris au texte jusqu'à présent, ce qui naturellement est difficile à concevoir a priori. L'enjeu est donc de taille, et radical, puisque c'est plus d'un siècle de recherche critique qui se verrait anéanti, si M. Laflèche a raison ! Je ne saisis pas s'il mesure exactement la violence de sa proposition ».

—— Ducassologue anonyme, automne 2003.

Le présent site est toujours répertorié de manière amusante sur le magazine Maldoror.org.

Chant 2, strophe 12

Chant 1, strophe 15, texte original
Chant 2, strophe 12, le texte remanié, avec ses additions
Chant 2, strophe 12, texte définitif

Encore un épisode du feuilleton universitaire

Une strophe inédite (censurée ou autocensurée)
du Chant premier

      Oui, je le sais, ce n'est pas croyable. Mais il est quelquefois logique de s'en reporter à l'apparence des phénomènes, notamment quand Georges Dazet, comme l'acarus sarcopte qui produit la gale, est impliqué dans l'affaire. On n'y peut rien. L'édition critique et l'établissement textuel ne sont pas des exercices scolaires, mais des sciences, des instruments de découverte. Et, une fois de temps en temps, paf ! c'est la découverte.

      L'affaire, en effet, est fort simple. La strophe 2.12 est incroyable. Il est tout simplement impossible qu'elle ait jamais été rédigée à sa place. Et c'est bien la première fois que cela se produit dans les Chants. D'autant plus qu'elle se construit sur la strophe 5.3, alors que l'inverse est impossible. Encore du Georges Dazet, évidemment.

      On comprend vite que la strophe avait été rédigée et probablement plusieurs fois corrigée pour le Chant premier. Censure ou autocensure. — Ce qui nous en apprend un peu, n'est-ce pas ?, sur la rédaction, l'édition et la publication du Chant premier en question. Lisez-là, cette strophe inédite, et vous verrez bien que le premier forfait d'Isidore Ducasse n'était pas si anodin qu'on pouvait le penser.

      Or, voilà que la douzième strophe du Chant 2 est d'une rédaction ultérieure. Après le Chant 5, problablement après la rédaction de toute l'oeuvre, voici notre fameux auteur à mettre au point, sur un « brouillon » retiré du Chant premier, une nouvelle strophe du Chant 2. Un choc ! pour le lecteur à ce moment, qui n'attendait évidemment pas une phrase de dix-huit lignes, les broussailles du néant, la mousse du temps, le scalpel de la conscience, et encore moins ces invectives bien senties à l'endroit du Créateur, ce dangereux Tout-Puissant, aussi inconstant qu'immoral, aux prises avec sa conscience, en plus, en plus (bis) de s'en prendre à celle des autres. Tout un choc.

      En revanche, lire aujourd'hui la strophe censurée, inédite, voilà qui risque d'être un choc bien plus violent. S'il essayait sa lyre, le poète que verrait la fin du XIXe siècle avait pour le moins l'audace des notes discordantes. La strophe originale, d'une violence peu commune, dans sa toute simplicité, ne peut réapparaître qu'aujourd'hui, en palimpseste, retrouvée en filigrane de la strophe 2.12, où elle avait trouvé après coup, longtemps après (après la rédaction du Chant 5 en tout cas), une expression tout à fait acceptable, avec le coup de pouce de quelques outrances.

      Allez, ¡ hombres !, relisez, votre à peine réveillé, à la verge rouge.

   Guy Laflèche,
   29 juillet 2009.

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