El bozo
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Édition critique interactive
des Chants de Maldoror du comte de Lautréamont par Isidore Ducasse

sous la direction de Guy Laflèche, Université de Montréal
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Édition

Strophes actuellement éditées 

Chant 1, strophe 1
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Chant 4, strophe 6

Deux entrées pour les lecteurs pressés

  Maldoror
  Lautréamont

Les plus grandes découvertes du Bozo

  L'hispanisme lexical, grammatical, syntaxique et culturel de l'oeuvre d'Isidoro Ducasse
  Citation littérale de Dante à l'incipit des Chants (traduction de Jacques-André Mesnard)
  Citation littérale de Milton au Chant 6, troisième strophe (traduction de Chateaubriand)
  El Matadero d'Esteban Echevarría, source de l'épisode des bouchers, strophe 6.9
  Une strophe inédite du Chant premier, réécrite au Chant 2
  L'état original du « 2e Chant », soit le fascicule II des Chants de Maldoror en 1868
  — Et par conséquent la « recomposition » du Chant 2.


Éditorial


« L'étude des hispanismes. — Il [Guy Laflèche] a été l'un des premiers à en souligner l'importance dans le texte de Lautréamont. L'accord s'est fait aujourd'hui pour reconnaître leur présence. Est-elle aussi constante que le dit M. Laflèche ? Les Chants de Maldoror sont-ils un « texte entièrement pensé en espagnol AVANT d'avoir été ensuite rédigé en français » comme il l'écrit ? Seul son travail achevé permettra de répondre à ces questions. Il nous demande d'accepter l'idée que nous n'avons à peu près rien compris au texte jusqu'à présent, ce qui naturellement est difficile à concevoir a priori. L'enjeu est donc de taille, et radical, puisque c'est plus d'un siècle de recherche critique qui se verrait anéanti, si M. Laflèche a raison ! Je ne saisis pas s'il mesure exactement la violence de sa proposition ».

—— Ducassologue anonyme, automne 2003.

Le présent site est toujours répertorié de manière amusante sur le magazine Maldoror.org.

L'exploitation des éditions commentées des Chants de Maldoror
par l'édition interactive en cours

Hommage aux six éditeurs
et commentateurs des Chants

      J'ai présenté déjà les dix étapes de l'établissement critique de chacune des strophes des Chants. Cela n'a pas beaucoup changé depuis dix ans. La dernière opération est l'une des plus agréables : c'est la lecture des annotations des éditions commentées (même si je vois au tout début quelles sources de la strophe ils identifient, ce qui est vite fait). C'est chaque fois l'occasion de quelques surprises sur certains points des quelques pages que je viens d'étudier durant plusieurs semaines et sur lesquelles je me doutais bien ne pas tout savoir !

      Je rappele que je ne reprends pas les informations encyclopédiques, historiques ou biographiques que j'y trouve — tandis que j'ajoute les nouvelles informations qui éclairent immédiatement le texte. Il suit que j'étudie tous les commentaires qui impliquent la compréhension littérale de l'expression linguistique, de même que les informations sur les sources, la rédaction et la genèse du texte.

      Lorsque je dois la moindre découverte à l'un de ces éditeurs je l'écris explicitement, même dans les cas où je la corrige ou la développe, car sans lui la correction ou le développement n'existerait pas. Après les traductions des Chants en espagnol, avec lesquelles je commence l'analyse de chaque strophe, ce sont donc les éditions commentées qui deviennent à la toute fin mes instruments de travail. Et comme dans le cas des traducteurs, ces éditeurs sont devenus avec le temps des collaborateurs involontaires que j'exploite sans vergogne. Et je les connais bien, comme des amis, que je lis toujours dans le bon ordre. Pierre-Olivier Walzer (1970, 1988) pour qui j'ai une grande admiration et qui est mon modèle dans ce travail (et à travers lui le trop modeste Pierre Capretz (1950) dont Walzer a tenu le plus grand compte); Hubert Juin (1973) qui s'en tient généralement à une synthèse des conclusions de Walzer; Philippe Sellier (1970), qui m'est utile jusque dans les exercices scolaires qu'il propose; Patrick Besnier (1992), dont j'enrage joyeusement à localiser ses quelques appels de notes bien cachés dans le texte; Jean-Luc Steinmetz (1990, 2001 et 2009), dont j'ouvre successivement les trois éditions commentées pour suivre avec plaisir les variantes souvent surprenantes de même commentaires, avec d'autres qui sont parfois soustraits ou ajoutés; et finalement Jean-Pierre Goldenstein (1992, rééd. 1999), l'original, qui n'annote pas Ducasse au fil du texte, mais dans une série de dossiers où je revois par fragments la strophe que j'achève ainsi d'étudier.

      Je dois leur rendre hommage à tous, notamment sur un point particulier. En effet, lorsque je leur dois une information ou une idée nouvelle, je viens de le dire, je leur en donne toujours le crédit. Mais vous pensez bien que je me garde de dire que, sur tel ou tel point, j'ai dû me corriger ou même, pire, effacer un commentaire ou une note, me rendant compte, en les lisant, que mon analyse était incorrecte, fausse, impertinente, inutile. Grâce à eux, je fais un peu moins de fautes d'analyse et j'ai même la chance de me sauver de bien des critiques qu'autrement je mériterais.

      Et ce n'est pas tout, car je mettrai encore plusieurs années à terminer ce travail et, durant tout ce temps, mes lecteurs savent bien qu'ils ont sous les yeux, strophe après strophe, un brouillon souvent corrigé par la suite, tandis que chacun des glossaires continue sans cesse de se développer. Or, c'est aussi un grand avantage de l'auteur que le pouvoir d'intervention de ses lecteurs ! Voici, par exemple, quelques lignes de la préface de Jean-Luc Steinmetz qui ouvre sa troisième et dernière édition : « Le milieu bilingue dans lequel il vécut explique à coup sûr sa connaissance de l'espagnol et du français. Quelques commentateurs ont exagéré l'importance du premier [l'auteur cite en note la traduction de l'ouvrage de Leyla Perrone-Moisés et d'Emir Rodriguez-Monagal, Lautréamont, l'identité culturelle : double culture et bilinguisme chez Isidore Ducasse, L'Harmattan, 2002. L'auteur poursuit :] C'est oublier les études ultérieures qu'il fit et qui le rendirent familier du latin, du grec et de la langue la plus châtiée de nos écrivains classiques » (Pléiade II, p. xii-xiii). Maintenant que ces lignes sont imprimées, aucun lecteur ne peut rien y changer. Mais tel n'est pas mon cas : n'importe quel de mes lecteurs qui serait d'accord avec une telle affirmation peut facilement intervenir pour essayer de me montrer que j'exagère considérablement (puisqu'il s'agirait d'exagérations sans commune mesure avec celle supposée de Leyla Perrone-Moisés et d'Emir Rodriguez-Monagal) le double impact du bilinguisme d'Isidore Ducasse sur les Chants de Maldoror, ses innombrables hispanismes d'un côté et ses incalculables approximations et fautes de français de l'autre. Je ne veux nullement dénigrer le travail de J.-L. Steinmetz qui m'est très utile. Je veux plutôt illustrer, puisqu'il doit m'arriver à moi aussi de faire des fautes d'analyse ou d'appréciation, que j'ai sur lui le grand avantage que mes lecteurs ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes des fautes qu'ils ne m'auront pas signalées. Et si l'édition des Chants de Maldoror leur tient à coeur, ils peuvent même y participer, s'agissant d'une édition interactive.

Guy Laflèche
14 juin 2013 — Mise en orbite de la strophe 3.1

Les éditoriaux en archives : 15 janvier 2001, 28 janvier 2001, 14 février 2001, 27 février 2001, 8-13 mars 2001, 9 mai 2001, 2002, 2003, 28 juin et 15 juillet 2006, 27 septembre 2006, 23 novembre 2007, 17 janvier, 28 février 2008, 17 mars 2008, 10 juillet et 10 août 2008, 23 octobre 2008, 28 juin et 10 juillet 2009, 29 juillet 2009, 17 septembre 2009, 9 mars 2013.

       
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