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bibliographie littéraire de la Nouvelle-France
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  Histoire littéraire de la Nouvelle-France  
 
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Bibliographie littéraire de la Nouvelle-France

Guy Laflèche

Bibliographie littéraire de la Nouvelle-France,
Laval, Singulier (coll. « Les cahiers universitaires du Singulier », no 2), 2000.

Complementum, auteurs (1)

Abbeville, Claude de (5.2.0)

1995, OBERMEIER, Franz, Französische Brasilienreiseberichte im 17. jahrhundert [récits de voyage français au Brésil au XVIIe siècle] : Claude d'Abbeville, « Histoire de la mission »; Yves d'Evreux, « Suitte de l'histoire », Bonn (Regensburg, Dissertation, 1994), 452 p. Cf. no 1418. [1623

1998, DAHER, Andrea, « les Singularités de la France équinoxiale : histoire de la mission des pères capucins au Brésil (1612-1615) », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 289-313. [1624

2002, DAHER, Andrea, les Singularités de la France équinoxiale : histoire de la mission des pères capucins au Brésil (1612-1615), Paris, Champion (coll. « Les Géographies du monde »), 346 p. [1625

2007, OBERMEIER, Franz, « la Colonie française au Maranhão (1612-1615), l'importance d'un épisode colonial oublié », les Aventures des Bretons au Brésil à l'époque coloniale, édition de Jean-Yves Mérian, actes du colloque de Rennes en 2005, Rennes, Les portes du large (coll. « Bretons à travers le monde »), p. 127-149. [1626

      Présentation des ouvrages de Claude d'Abbeville et d'Yves d'Évreux.

2008, MELZER, Sara, « Une "seconde France" ? repenser le paradigme "classique" à partir de l'histoire oubliée de la colonisation française », la Littérature, le XVIIe siècle et nous : dialogue transatlantique, édition d'Hélène Merlin-Kajman, Paris, Sorbonne Nouvelle, 356 p., p. 75-84. [1627

      L'article s'ouvre sur l'épisode des baptêmes, puis de mariages de Françaises avec des Toupinambous du Brésil accueillis à la cour, ce qui révélerait une Église et une France ouvertes sur l'étranger. Voir le no 1978.

Aumasson de Courville De France, Louis-Léonard (5.2.1 bis)

1940, FAUTEUX, AEgidius, « le S... de C... enfin démasqué », les Cahiers des dix, vol. 5, p. 231-292. [1628

      Attribution des deux manuscrits du « S... de C... » au sieur de Courville; étude de leurs versions, dont la version de l'Histoire plagiée sans vergogne par William Smith dans son History of Canada, imprimée en 1815, mais publiée en 1826 — plagiats qui expliquent la prétendue « disparition » de sa version manuscrite de l'Histoire qu'on retrouvera heureusement au Musée McCord où les descendants de Smith l'auront léguée; et présentation critique de leurs éditions.

      Comme cela se produit assez souvent, mais ici de manière remarquable, l'étude d'attribution d'une oeuvre, la recherche faite et l'auteur trouvé, l'article ou le livre qui en rend compte est un véritable roman d'enquête (policière). L'auteur du forfait découvert n'est pas un criminel, mais ce n'est pas non plus un tout simple dénigreur de François Bigot; c'est plutôt un mesquin qui frappe à peu près sur tous ceux qui se trouvent sur son passage. Et un joyeux anticlérical. AE. Fauteux signe une grande oeuvre, savante, belle et légère, marquée de nombreux traits d'humour et de beaucoup d'esprit critique.

Bacqueville de la Potherie,
Claude Charles Le Roy, sieur de (5.2.2)

2003, CARTMILL, Constance, « the "Epistolary method" and the rhetoric of assimilation in Bacqueville de la Potherie's Histoire de l'Amérique septentrionale », Canadian Literature / Littérature canadienne (University of British Columbia, Vancouver), no 178 (automne), p. 31-47. [1629

Barbier, Marie (5.2.2 bis)

2011, GRAY, Colleen, « "As a bird flies" : the writings of Marie Barbier, seventeenth and eithteenth-century Montréal women, religious and mystic », Canadian Catholic Historical Studies, vol. 77, p. 59-70. [1630

      C. Gray présente son projet d'édition des manuscrits de Marie Barbier (1663-1733), soeur séculière de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal. Il s'agit du recueil ms 198 des Archives du Séminaire de Québec. Colleen Gray a publié the Congrégation de Notre-Dame, superiors and the paradox of power (1693-1796), Montréal et Toronto, McGill et Queen's University Press, 2007.

Bégon, Élisabeth (5.2.3)

2000, FERLAND, Rachel, « les Lettres au cher fils d'Élisabeth Bégon : à la limite du genre épistolaire », Dires (revue des cycles supérieurs de l'Université de Montréal), vol. 10, no 1 (automne), p. 14-15. [1631

2000, ROBITAILLE, Martin, « Du rapport à l'image dans les lettres d'Élisabeth Bégon », Studies on Voltaire and the eighteenth-century, no 4, p. 41-57 et p. 249-250. [1632

2002, CÔTÉ, Anne-Marie, Étude comparative de la langue française au Québec au XVIIe et au XVIIIe siècles à partir de la « Correspondance » de Marie de l'Incarnation et des « Lettres au cher fils » d'Élisabeth Bégon, mémoire de maîtrise de Paris-IV/ Sorbonne, 104 p. [1633

2002, FERLAND, Rachel, « Du nouveau monde à l'ancien : l'inscription d'un choc identitaire dans les Lettres au cher fils d'Élisabeth Bégon », Des identités en mutation : de l'ancien au nouveau monde, édition de Danielle Forget et France Martineau, Ottawa, David (coll. « Voix savantes »), 191 p., p. 141-169. [1634

*2006, BURLA, Véronique, Élisabeth Bégon : un exemple de préceptorat féminin en Nouvelle-France, mémoire de maîtrise, Université du Québec à Trois-Rivières, 314 p. [1635

2010, ÉMONT, Bernard, « Entre lettres d'amour, journal et lettres-gazette : la correspondance d'Élisabeth Bégon (1748-1753) », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 111-136. [1636

      La première note de l'article désigne Nicole Deschamps sous le prénom d'« Isabelle » et interprète à contresens sa présentation des grandes dames de la colonie. Nicole Deschamps donne l'exemple du couple François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil (1703-1779), respectivement dame et gouverneur de Trois-Rivières, à la suite du couple Bégon, à partir de 1749 : Nicole Deschamps (bg. 21, p. 18) cite le mémoire de Louis Franquet (bg. 177, éd. Élysée, p. 15), qui identifie nommément M. et Mme Rigaud de Vaudreuil à la page suivante (p. 16). Alors que N. Deschamps fait une comparaison, B. Émont croit à une confusion et propose une inutile correction. Cela dit, la lecture de Bernard Émont reprend et prolonge de manière pertinente celle de N. Deschamps, comme on le voit à son titre. Pour ma part, je ne vois là nulle correspondance amoureuse, mais le tout simple « rapprochement d'un proche », d'un proche éloigné par la correspondance même. — En bibliographie (p. 136), Martin Robitaille se voit prénommer « Alain ».

Biard, Pierre (5.2.4)

1990, O'MEARA, Maureen F., « Converting the otherness of Membertou : the patriarchal discourse of Champlain, Lescarbot and Biard », l'Esprit créateur (Louisiana State University), vol. 30, no 3 (automne), p. 51-58. Cf. bg. 509 [4] ou 1113. [1637

Bigot, François, et l'Affaire du Canada (5.2.5 bis)

1948, FRÉGAULT, Guy, François Bigot, administrateur français, Montréal, Institut d'histoire de l'Amérique française, 2 vol., 443 et 417 p., réimp., Montréal, Guérin, 1994. [1638

      L'historien ne pouvait négliger de tenir compte de l'art oratoire à l'oeuvre dans les nombreuses plaidoiries qui constituent une part essentielle de sa documentation; mais il rend compte également des traits de culture littéraire, parfois ostentatoires, qu'on y trouve.

Bonin, Joseph-Charles, dit Jolicoeur (5.2.5 bis)

      C'est son nom de guerre « Jolicoeur », qui permet d'identifier J.C.B. comme Joseph-Charles Bonin de la Compagnie des canonniers-bombardiers du Canada. L'identification est de René Chartrand.

1993, CHARTRAND, René, le Patrimoine militaire canadien, d'hier à aujourd'hui, 3 vol, vol. 1, Montréal, Art Global, 1993. [1639

      L'auteur du Voyage au Canada dans le nord de l'Amérique septentrionale l'an 1751 à 1761 (bg. 22-23) signe J.C.B. Henry-Raymond Casgrain l'avait identifié à M. de Bonnefons, officier au Royal-Artillerie. René Chartrand corrige cette attribution : d'abord, de Bonnefons « ne vint au Canada qu'en 1757 », tandis qu'« une liste nominative reproduite dans les Papiers Contrecoeur (Québec, Université Laval, 1952) mentionne le canonnier Charles Bonin, dit Jolicoeur, à ce fort. Il est le seul à posséder ces initiales combinés à ce nom de guerre. Le J est pour Joseph comme tous les catholiques de sexe masculin » (p. 207, n. 81).

Bonnefons, J.-C. de

      Voir Joseph-Charles Bonin, ci-dessus.

Boucher, Pierre (5.2.6)

2001, MOUSSETTE, Marcel, « Pierre Boucher et la classification populaire des plantes et des animaux dans la Nouvelle-France du XVIIe siècle », Entre Beauce et Acadie : facettes d'un parcours ethnologique, études offertes au professeur Jean-Claude Dupont, édition de Jean-Pierre Pichette, Ste-Foye, Presses de l'Université Laval, p. 191-204. [1640

2007, PILLEUL, Gilbert, « les Écrits de Pierre Boucher en Nouvelle-France : imaginaire et utopie », Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 153-160. [1641

Bougainville, Louis-Antoine de (5.2.7)

*1997, BOUCHARD, Emmanuel, et Réal Ouellet, « Sauvages du Canada et du Pacifique chez Bougainville », Revista española de estudios canadienses, vol. 3, no 2, p. 9-??. [1642

2010, FRAYSSE, Paul, « Louis Antoine de Bougainville (1729-1811) : lettres d'un Iroquois à sa chère mère », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 147-158. [1643

2010, RICHARD, Jean-Olivier, « Bougainville à la lumière de ses lectures : les références classiques dans les Écrits sur le Canada », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 64, no 2, p. 5-31. [1644

      En réalité, le sujet de l'article est beaucoup plus ambitieux que ne le laisse croire son titre : il ne s'agit pas seulement d'une étude de sources (cf. la statistique du dépouillement des citations et références p. 13, n. 34), mais d'une analyse de l'impact de la culture classique du jeune Bougainville sur la formation de ses idées et la rédaction de ses écrits canadiens. — Pour une bibliographie des études historiques sur Bougainville et sur son séjour au Canada, voir les n. 1 et 2.

Bourgeoys, Marguerite (5.2.8)

1715, GLANDELET, Charles de, la Vie de soeur Marguerite Bourgeoys, édition de H. Tremblay, Montréal, Congrégation de Notre-Dame, 1993. [1645

1997, SIMPSON, Patricia, Marguerite Bourgeoys and Montreal, 1640-1665, Montréal, McGill-Queen's University Press, 247 p. [1646

      Biographie construite sur les documents rassemblés pour la béatification et la canonisation.

2009, CAZA, Lorraine, « Marie de l'Incarnation à Québec, Marguerite Bourgeoys à Montréal, une même passion pour Dieu et pour l'éducation, dans des cadres différents », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 181-213. [1647

Bourlamaque, François-Charles de (5.2.8 bis)

2010, BORDAZ, Odile, « François-Charles de Bourlamaque (1722-1764), témoin et acteur de l'histoire de la Nouvelle-France », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 159-180. [1648

Brébeuf, Jean de (5.2.9)

2001, REICHLER, Claude, « Un texte est un migrant : l'exemple d'une relation jésuite écrite en 1636 » — la Relation huronne de 1636 —, Études de lettres (Lausanne), no 2, p. 97-119. [1649

2002, REICHLER, Claude, « Littérature et anthropologie : de la représentation à l'interaction dans une relation de la Nouvelle-France au XVIIe siècle », L'Homme (revue française d'anthropologie), no 164 (octobre-décembre), p. 37-56. [1650

      Étude littéraire de la Relation de 1636 de Jean de Brébeuf, souvent à la lumière de l'« anthropologie » de Lafitau.

2003, PERRON, Paul, « Settlement and conversion : Jean de Brébeuf's Jesuit Relations of 1635 and 1636 », Narratology and text : subjectivity and identity in New France and québécois literature, University of Toronto Press, 338 p., p. 57-76. [1651

      D'après l'auteur (p. xvi), ce chapitre 4 serait la version révisée, mais également allégée de l'article de Semiotica en 1989 (cf. no 1952). En fait, cet article de 1989 correspond au chapitre 5 du recueil. Le présent chapitre reprend plutôt l'article de Fabula en 1985 (bg. 673).

      Maintenant rassemblées, on voit que les études de Paul Perron sur les écrits de Nouvelle-France (voyages de Cartier par Poullet, relations de Jean de Brébeuf et autobiographie (sic) de Jogues par Buteux et Lallemant), comme aussi ses travaux sur la littérature québécoise, sont des études littéraires au sens classique, c'est-à-dire des essais (orientation sémiotique greimassienne) qui font abstraction de la nature même des documents (historiques ou littéraires), comme on se le propose en pédagogie pour développer le goût de la lecture des textes. D'où l'intérêt du recueil pour faire connaître quelques textes choisis par le professeur.

2007, TRUE, Micah, « Retelling Genesis : the Jesuit Relations and the wendat creation myth », Papers on french seventeenth century literature (Tübingen), vol. 34, no 67, p. 465-484. [1652

      L'avènement d'Aataentsic, raconté dans la Relation de 1636 de Brébeuf, est l'exemple privilégié pour illustrer un phénomène beaucoup plus général, celui de la transmission des récits amérindiens par les missionnaires et, plus généralement encore, par les Européens.

2009, DORAIS, Louis-Jacques, « Du salut des âmes au sauvetage identitaire : Jean de Brébeuf et ses émules au service de la spiritualité huronne préchrétienne », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 349-354. [1653

2009, RACINE, Jacques, « Comment concilier la reconnaissance de l'autre et l'appel à la conversion ? », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 297-307. [1654

2011, LE BRAS, Yvon, « les Relations du père Jean de Brébeuf en Huronie : écriture missionnaire et ethnographie », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 139-148. [1655

2012, BERTHIAUME, Pierre, « l'Impossible Altérité », Arborescences (Toronto), vol. 1, no 2, « la Littérature de voyage », édition de G. Holtz et V. Masse, publication électronique sur Érudit < erudit.org >, 18 p. [1656

      Cf. no 2335.

2012, REICHLER, Claude, « Une ethnographie baroque ? », Représentation, métissage et pouvoir : la dynamique coloniale des échanges entre Autochtones, Européens et Canadiens (XVIe-XXe siècles), édition d'Alain Beaulieu et Stéphanie Chaffray, Québec, Presses de l'Université Laval, xxii-488 p., p. 319-333. [1657

      Tente de retrouver les caractéristiques de l'esthétique baroque dans l'« ethnologie » telle qu'elle se dégagerait de la Relation de 1636 de Jean de Brébeuf.

Bressani, Giuseppe (5.2.10)

2007, PIERNO, Franco, « Autour des remarques linguistiques exposées dans la Breve Relatione nella Nuova Francia (1653) de Francesco Giuseppe Bressani, s.j. », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p., p. 107-116. [1658

Buade, Louis de, comte de Palluau et de Frontenac (5.2.10 bis)

1956, FRÉGAULT, Lilianne et Guy, Frontenac, Montréal, Fides (coll. « Classiques canadiens », no 2), 95 p. [1659

2010, PRÉVOST, Nicolas, « Louis de Buade, comte de Frontenac, et sa correspondance en Nouvelle-France », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 41-52. [1660

Cartier, Jacques, voyages de Cartier par Jehan Poullet (5.2.11)

1975, BERTHIAUME, André, « la Fortune d'un couple mythique : Jacques Cartier et l'Amérindien », Études littéraires, vol. 8, no 1, p. 81-102. L'article a été repris dans la Découverte ambiguë en 1976 (chapitre 11, « Lecture d'une lecture », p. 161-185 : voir la note liminaire). [1661

*1977, ROMER, James W., Rabelais and the New World : a study of geography and navigation in Rabelais' romances, thèse de doctorat, Chapel Hill, University of North Carolina. [1662

1987, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « la Figure de l'interprète dans quelques récits de voyage français à la Renaissance », Voyager à la Renaissance, actes du colloque de Tours, 30 juin au 13 juillet 1983, édition de Jean Céard et de Jean-Claude Margolin, Paris, Maisonneuve et Larose, 677 p., p. 319-335. [1663

1993, OUELLET, Réal, « Premières Images du sauvage dans les écrits de Cartier, Champlain et Lejeune », l'«Indien», instance narrative, édition d'A. Gómez-Moriana et D. Trotier, Candiac (Québec), Éditions Balzac (coll. « L'univers des discours »), p. 53-79. Cf. bg. 513 [1] ou 744. [1663a

1999, PERRON, Paul, « Terra incognita : altro e alterità nei Voyages verso la Nuova Francia di Jacques Cartier », Eloquio del senso, dialoghi semiotici per Paolo Fabbri, édition de Pierluigi Basso et Lucia Corrain, Ancon et Milan, Costa and Nolan, p. 337-351. [1664

      Voir plus bas le recueil de 2003 qui donne en anglais un développement de cette version italienne.

1999, VAUCHER, Anne de, « la Mémoire de la découverte : Jacques Cartier et Pierre Perrault (1534-1984) », Giovanni Caboto e le vie dell'Atlantico settentrionale, atti del Convegno internazionale di studi storici-geografici della Terza Università di Roma, 29 settembre - 1 ottobre 1997, édition de Marcella Arca Petrucci et Simonetta Conti, Genova, Brigati, ix-579 p., p. 155-167. [1665

2000, DALLAIRE, Robert, les Fondements de la géographie de Jacques Cartier : l'expérience maritime, les connaissances cosmographiques et les influences amérindiennes, mémoire de maîtrise en histoire, Université de Montréal, 125-xxx p. [1666

      Le point sur la cartographie dans ces relations et relance de l'analyse sur un double front, d'abord en situant cette cartographie dans la cosmographie de l'époque, ensuite en évaluant l'apport amérindien (d'où l'« insularité » du territoire compris entre le Saguenay et l'Outaouais, le Saint-Laurent et les portages du nord).

2003, PERRON, Paul, « First Encounters and myth making : Jacques Cartier's Voyages to New France », Narratology and text : subjectivity and identity in New France and québécois literature, University of Toronto Press, 338 p., p.41-56. [1667

      Traduction et développement de l'article de 1999.

2006, HUCHON, Mireille, le Français au temps de Jacques Cartier, présentation de Claude La Charité, Rimouski, Tangence (coll. « Confluences »), 93 p. [1668

      Le titre est trompeur, car la linguiste fait l'inverse : elle ne situe pas le français au temps de Cartier, mais bien Cartier dans son environnement linguistique. Il s'agit d'une étude portant essentiellement sur le Bref Récit et ses implications linguistiques, depuis sa situation dans le français et ses dialectes en France jusqu'aux implications de son lexique ou glossaire « iroquois ». — Elle conclut d'ailleurs que ce glossaire est une affabulation pure et simple.

2006, MORALE, Francesca, « Specificità e pragmatismo nei Voyages de découverte au Canada entre les années 1534 et 1542 di Jacques Cartier », Medioevo romanzo e orientali : il viaggio nelle litterature romanze e orientali, actes du Ve colloque et du VIIe congrès de la Soc. it. di Filologia Romanza, Catania-Ragusa, 24-27 sept. 2003, édition de Giovanna Carbonaro, Mirella Cassarino, Eliana Creazzo et Gaetano Lalomia, Soveria Mannelli, Rubbettino, 772 p., p. 539-552. [1669

      Intéressante et stimulante présentation des relations des voyages de Cartier, mais sur la base de l'édition de Québec en 1843 (bg. 37), avec la lecture de H. P. Biggard en 1924 (bg. 39). Ni les travaux de Marcel Trudel (bg. 268), ni l'édition critique de Michel Bideaux (bg. 43) ne sont utilisés.

2006, UBAC, Claire, Jacques Cartier, Paris, L'École des loisirs, 135 p. [1670

      Un guide pédagogique présente l'ouvrage aux professeurs : Claude Gapaillard et Patricia Fize, « Voyages de découverte : Jacques Cartier », Paris, L'École des Lettres des collèges, no 5, 2007-2008, 88 p., p. 3-30. De même l'ouvrage complémentaire sur Champlain [Samuel de champlain, Voyages, Paris, « Classiques abrégés » de l'École des Loisirs, 88 p.] est-il présenté par Céline Pelissier et Bertrand Monier-Vinard : « Samuel de Champlain », p. 31-84. Il est intéressant de voir entrer ces textes dans les classes de 5e en France.

2008, RAMEY, Lynn, « Monstrous Alterity in early modern travel accounts : lessons from the ambiguous medieval discourse on humanness », l'Esprit créateur (Baton rouge, Los Angeles), vol. 48, no 1, « Encounters with alterity in early modern french travel literature », p. 81-95. [1671

      Notamment dans le Bref Récit, sa cartographie par Pierre Desceliers, le plan d'Hochelaga et les textes des commissions de Cartier et de Roberval en 1641.

2011, BIDEAUX, Michel, « les Récits de Cartier : une réception entravée », OEuvres et critiques (Tübingen), vol. 36, no 1, p. 77-89. [1672

      Histoire de la rédaction des manuscrits et de leurs publications. Étude de leur réception.

2011, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « Annoter les Relations de Jacques Cartier : voyage au pays des marges », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 131-149. [1673

      L'importance et la nature de l'annotation dans l'édition de Québec (1843), puis celles de Biggar (1924), de Julien (1946) et de Bideaux (1986).

2011, LA CHARITÉ, Claude, « les Questions laissées en suspens dans le Brief Récit (1545) de Jacques Cartier et les réponses de la nouvelle 67 de l'Heptameron (1559) de Marguerite de Navarre », OEuvres et critiques (Tübingen), vol. 36, no 1, p. 91-109. [1674

      La rédaction du deuxième voyage de Cartier avait certainement pour objectif de justifier et de poursuivre l'exploration du Saint-Laurent, mais certainement pas sa publication en 1645, comme le croit l'auteur. Après sa présentation de ce Bref Récit, il s'attache ensuite à la fameuse nouvelle de l'Heptameron, pour en venir... au récit du voyage de Roberval, au sujet des châtiments et abandons de malfaiteurs. Ne reste que la comparaison descriptive consignée par Jean Poullet, la « terre de Caïn » (la haute Côte-nord, Cap White), lors du premier voyage de Cartier et non dans le Bref Récit.

2011, MEZZETTI, Monia, « le Prime Relationi di viaggio sul Canada nell'opera di Ramusio (Giovanni da Verrazzuno, Pierre Crignon, Jacques Cartier », Rime : Rivista di letterature moderne et comparate (Pise), vol. 44, no 3, p. 262-272. [1675

2011, PIOFFET, Marie-Christine, « la Nouvelle-France dans les écrits de Cartier et de Champlain : de la dénégation au "descouvrement" », Travaux de littérature (Paris), vol. 24, p. 25-38. [1676

      Jacques Cartier est déçu et voudrait traverser le Canada pour se rendre en Chine; Champlain, lui, explore le pays et veut en faire une nouvelle France. Ces généralités et banalités s'écrivent sous prétexte d'études littéraires.

Cavelier de la Salle, Robert, et l'exploration du Mississippi (5.2.12)

2007, TREMBLAY, Mylène, « les Récits de voyage autour de La Salle : mémoire trouée, trafiquée, dévoilée », Mémoire, récit, histoire dans l'Europe des XVIe et XVIIe siècles, tomes 1 et 2 des actes du colloque de Nancy, 24-26 novembre 2005, édition de Marie-Sol Ortolá et Marie Roig Miranda, Université de Nancy, 326 et 227 p., tome 1, p. 273-288. [1677

      Analyse les récits de l'assassinat de Robert Cavelier de La Salle par Anastase Douay édité par Valentin Leroux dans son Premier Établissement de la foi en 1691, sa réécriture par Louis Hennepin en 1698, et les versions d'Henri de Tonti (1693) et d'Henri Joutel (1713). Il est toutefois surprenant de voir que l'analyse littéraire fait l'impasse sur les innombrables études historiques et biographiques qui, justement, ont utilisé ces sources pour rendre compte de l'événement.

2009, BROUÉ, Catherine, « l'Appropriation rhétorique de la figure de l'Amérindien dans la correspondance de Cavelier de La Salle », « Ils l'appelaient Nouvelle-France... » : mythes et rêves fondateurs de l'Amérique française, introduction à la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 21-24 mai 2008, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), p. 207-219. [1678

2010, BROUÉ, Catherine, « Secrets et rumeurs : quelques lettres de Cavelier de La Salle à ses associés », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 69-88. [1679

2011, BROUÉ, Catherine, et Mylène Tremblay, « la Mer Vermeille », Dictionnaire analytique des toponymes imaginaires dans la littérature narrative française (1605-1711), Québec, Presses de l'Université Laval, 626 p., p. 490-493. [1680

Challe, Robert (5.2.12 bis)

      On aura remarqué que Robert Challe ne figurait pas jusqu'ici dans la liste des auteurs à l'étude. La cause en est que nous n'avons de lui que quatre lettres de Québec et moins d'une dizaine de rapports ou de fragments de rapports à Seignelay sur l'Acadie à compter dans ses « écrits canadiens », tandis que ses « écrits sur la Nouvelle-France » tiennent à quelques pages polémiques de ses Mémoires inédits et dont l'essentiel était resté « inédit » dans la première édition d'A. Augustin-Thierry (Paris, Plon, 1931) ! En fait, le texte intégral de ces pages inspirées de Lahontan a été présenté pour la première fois par Frédéric Deloffre en 1986, puis édité par ses soins en 1996.

Robert Challes, Mémoires, correspondance complète, rapports sur l'Acadie et autres pièces, édition de Frédéric Deloffre, avec la collaboration de Jacques Popin, Paris, Droz (coll. « Textes littéraires français », no 466), 1996, 766 p. [1681

      L'entrée « Nouvelle-France » de l'index conduit directement aux pages dont la colonie est le prétexte dans le cadre de ces Mémoires. Et la verve de Challe à ce sujet, comme dans tous ces mémoire, justifiait le patient travail de mise en perspective historique du commentateur.

1979, DELOFFRE, Frédéric, « Robert Challe, père du déisme français », Revue d'histoire littéraire de la France, vol. 79, no 6 (novembre-décembre 1979) consacré à Robert Challe, p. 941-980. [1682

1979, RUNTE, Roseann, « Robert Challe, an early visitor to Acadia and Quebec », the Nova Scotia Historical Quarterly, no 3, p. 201-224. [1683

1982, BERTHIAUME, Pierre, « Charlevoix et Challe : regards sur les Anglais ou l'histoire au service d'idéologies antagonistes », Voix et images, vol. 8, no 1 (automne), p. 83-96. Cf. bg. 798. [1684

1986, DELOFFRE, Frédéric, « Du vrai au bon sauvage : La Hontan, Robert Challe et la Grand Gueule », Revue de l'Université d'Ottawa, vol. 56, no 1, p. 67-79. Cf. bg. 504 [2] ou 984. [1685

1990, MESNARD, Jean, « Entre mémoire et fiction : le thème acadien chez Robert Challes », Travaux de littérature (Les Belles Lettres), vol. 3, p. 297-323. [1686

1993, DAIGLE, Jean, « Un pays qui n'est pas fait : l'Acadie et Robert Challe », Autour de Robert Challe, actes du colloque de Chartres, 20-22 juin 1991, p. 63-82. [1687

1993, SANFAÇON, André, « Robert Challe et la Nouvelle-France : un témoignage historique », Autour de Robert Challe, actes du colloque de Chartres, 20-22 juin 1991, p. 83-92. [1688

1994, DELOFFRE, Frédéric, « Adieu à l'Acadie : le dernier voyage de Challe en Nouvelle-France », Travaux de littérature (Les Belles Lettres), vol. 7, p. 185-200. [1689

1996, DELOFFRE, Frédéric, « Études sur Robert Challe » dans la bibliographie de son édition de Robert Challe, Mémoires, correspondance complète, rapports sur l'Acadie et autres pièces, Paris, Droz (coll. « Textes littéraires français », no 466), 766 p., p. 697-701. [1690

2002, BAKER, Susan Read, « Misfits, savages, and outcasts in Robert Challe's Mémoires », Classical Unities : place, time, action, actes du 32e congrès annuel de la North American Society for seventeenth-century french literature, Tulane University, 13-15 avril 2000, édition d'Erec R. Koch, Tübingen, Narr (coll. « Biblio 17 »), 456 p., p. 276-284. [1691

Champlain, Samuel de (5.2.13)

1983, GAGNON, François-Marc, « le Bref Discours est-il de Champlain ? », Cahiers d'histoire (Université de Montréal), vol. 4, no 1, p. 60-80. [1692

      Première version du chapitre correspondant de l'ouvrage de R. Litalien et D. Vaugeois (no 1701). Sauf son introduction, qui s'interoge sur la réception « nationaliste » des auteurs de la Nouvelle-France, qu'on voit comme des auteurs « canadiens » mais bien mal comme auteurs brésiliens ou mexicains ! Sauf aussi la première partie de l'article (p. 62-65) qui présente les trois versions manuscrites du Bref Discours et leur filiation.

1990, O'MEARA, Maureen F., « Converting the otherness of Membertou : the patriarchal discourse of Champlain, Lescarbot and Biard », l'Esprit créateur (Louisiana State University), vol. 30, no 3 (automne), p. 51-58. Cf. bg. 509 [4] ou 1113. [1693

1993, OUELLET, Réal, « Premières Images du sauvage dans les écrits de Cartier, Champlain et Lejeune », l'«Indien», instance narrative, édition d'A. Gómez-Moriana et D. Trotier, Candiac (Québec), Éditions Balzac (coll. « L'univers des discours »), p. 53-79. Cf. bg. 513 [1] ou 744. [1694

1997, SAYRE, Gordon Mitchell, « les Sauvages américains » : representations of the Native Americans in french and english colonial literature, Chapel Hill, University of North Carolina. Cf. bg. 782. [1695

1998, PETERS, Jeffrey N., « the Cartographic eye, I, Champlain and the uses of early modern geographic discourse », Genre, no 30 (1997-1998), p. 79-103. [1696

1999, CODIGNOLA, Luca, « le Prétendu Voyage de Samuel de Champlain aux Indes occidentales, 1599-1601 », la Relation de voyage, actes du séminaire de Bruxelles, édition de Madeleine Frédéric et de Serge Jaumain, Université libre de Bruxelles (Centre d'études canadiennes), p. 61-80. [1697

      Le titre de l'article est fautif, car la question ne porte pas sur le voyage de Champlain aux Indes Occidentales, qui ne fait aucun doute, mais sur l'attribution du Brief Discours des choses plus remarquables que Sammuel Champlain De Brouage a reconnues aux Indes Occidentales, manuscrit attribué à Champlain, dont il existe trois versions (à la John Carter Brown Library de Providence, aux États-Unis, puis à l'Université de Bologne et aux Archives d'État de Turin, en Italie). L. Codignola reprend et appuie la thèse de Jean Bruchésie en 1950 (bg. 755). F.-M. Gagnon fera l'analyse critique de leurs arguments en 2004 (cf. no 1701).

1999, HART, Jonathan, « the Black Legend : english and french representations of spanish cruelty in the New World », la Littérature comparée à l'heure actuelle, théories et réalisations / Comparative literature now, theories and practices, choix de contributions au Congrès de l'Association internationale de littérature comparée, Université d'Alberta, 1994, édition de Tötösy de Zepetnek et Milan V. Dimic, Paris, Champion, 930 p., p. 375-387. [1698

      Examine brièvement, p. 384-385, comment sont présentées les entreprises espagnoles dans le Voyage aux Indes occidentales (sans s'interroger sur l'attribution ou l'authenticité de l'ouvrage).

2000, MOUSSETTE, Marcel, « Un héros sans visage : Champlain et l'archéologie », les Cahiers des dix, no 54, p. 13-44. [1699

2004, DESLANDRES, Dominique, « Samuel de Champlain et la religion », Champlain : la naissance de l'Amérique française, édition de Raymonde Litalien et Denis Vaugeois, Sillery, Septentrion, et Paris, Nouveau monde, 400 p., p. 191-204. [1700

2004, GAGNON, François-Marc, « le Brief Discours est-il de Champlain ? », Champlain : la naissance de l'Amérique française, édition de Raymonde Litalien et Denis Vaugeois, Sillery, Septentrion, et Paris, Nouveau monde, 400 p., p. 83-92. [1701

2004, GAGNON, François-Marc, « Champlain, peintre ? », Champlain : la naissance de l'Amérique française, édition de Raymonde Litalien et Denis Vaugeois, Sillery, Septentrion, et Paris, Nouveau monde, 400 p., p. 302-311. [1702

2004, GIRAUDO, Laura, « les Manuscrits du Brief Discours », Champlain : la naissance de l'Amérique française, édition de Raymonde Litalien et Denis Vaugeois, Sillery, Septentrion, et Paris, Nouveau monde, 400 p., p. 63-82 [1703

2004, GLÉNISSON, Jean, « les Récits de voyages de Champlain », entrevue avec Jean Glénisson par Raymonde Litalien, Champlain : la naissance de l'Amérique française, édition de Raymonde Litalien et Denis Vaugeois, Sillery, Septentrion, et Paris, Nouveau monde, 400 p., p. 279-283 [1704

2004, LITALIEN, Raymonde, et Denis Vaugeois, Champlain : la naissance de l'Amérique française, Sillery, Septentrion, et Paris, Nouveau monde, 400 p., notamment les chapitres de Laura Giraudo, François-Marc Gagnon, Jean Glénisson et Dominique Deslandres qu'on trouve répertoriés ci-contre. [1705

2004, PETERS, Jeffrey N., « From space to place : Champlain in Québec, Mapping discord : allegorical cartography in early modern french writing, Newark, University of Delaware Press, 286 p., p. 55-67, section du chapitre 1, « From cosmography to cartography : power and representation in early modern french maps », p. 45-82. [1706

2005, ÉMONT, Bernard, « Champlain, Lescarbot : projets d'Amérique au début du XVIIe siècle », Francophonie en Amérique : quatre siècles d'échanges Europe-Afrique-Amérique, actes du colloque de Québec, 26-29 mai 2003, édition de Justin K. Bisanswa et Michel Tétu, Québec, CIDEF-AFI (Centre international de documentation et d'échanges de la Francophonie et Agora francophone internationale), Faculté des Lettres de l'Université Laval (coll. « Voix de la francophonie »), p. 48-60. [1707

2005, BOUCHER, Sandrine, « Entre richesses et monstruosité : les premières représentations de la côte atlantique nord », Des cultures en contact : visions de l'Amérique du Nord francophone, édition de Jean Morency, Hélène Destrempes, Denise Merkle et Martin Pâquet, Montréal, Nota Bene, 554 p., p. 69-91. [1708

      L'analyse porte principalement sur les textes, croquis et cartes de Champlain et de Lescarbot.

2005, BOUCHER, Sandrine, « le Port-Royal de l'Acadie dans la carte et le récit de voyage : de Lescarbot et Champlain à Diéreville », De la Seine au Saint-Laurent avec Champlain, actes d'un colloque du Laboratoire du Groupe de recherche identités et cultures, sous l'égide de l'Ambassade du Canada et de l'Université du Havre, en avril 2004, édition d'Annie Blondel-Loisel et de Raymonde Litalien, Paris, L'Harmattan, 238 p., p. 137-157. [1709

      La gravure de Port-Royal dessinée par Champlain et le site décrit par Pierre Duga De Mont, Champlain, Lescarbot et Diéreville.

2005, GALLAND, Caroline, « l'Administration du spirituel par l'établissement des missions : Champlain, les récollets et la Nouvelle-France (1613-1615) », De la Seine au Saint-Laurent avec Champlain, actes d'un colloque du Laboratoire du Groupe de recherche identités et cultures, sous l'égide de l'Ambassade du Canada et de l'Université du Havre, en avril 2004, édition d'Annie Blondel-Loisel et de Raymonde Litalien, Paris, L'Harmattan, 238 p., p. 159-180. [1710

      S'interroge sur le choix des récollets par Champlain comme missionnaires à Québec, où ils arrivent en 1615, alors que les jésuites avaient déjà l'expérience de l'Acadie (1611-1613), tandis qu'ils débarqueront en force à Québec dix ans plus tard, en 1625. Le mémoire de Fannie Dionne (no 1324) devrait contribuer à montrer que les jésuites préparaient déjà leur retour dans la colonie à ce moment. On peut donc supposer qu'ils organisaient déjà aussi ce qui allait se produire, soit leur monopole à partir de 1632.

2005, THIERRY, Éric, « l'Établissement de l'île de Sainte-Croix », De la Seine au Saint-Laurent avec Champlain, actes d'un colloque du Laboratoire du Groupe de recherche identités et cultures, sous l'égide de l'Ambassade du Canada et de l'Université du Havre, en avril 2004, édition d'Annie Blondel-Loisel et de Raymonde Litalien, Paris, L'Harmattan, 238 p., p. 119-135. [1711

      L'étude historique d'un mauvais choix.

2005, WARWICK, Jack, « Champlain à travers ses écrits », De la Seine au Saint-Laurent avec Champlain, actes d'un colloque du Laboratoire du Groupe de recherche identités et cultures, sous l'égide de l'Ambassade du Canada et de l'Université du Havre, en avril 2004, édition d'Annie Blondel-Loisel et de Raymonde Litalien, Paris, L'Harmattan, 238 p., p. 207-219. [1712

2006, voir plus haut l'entrée no 1670.

2007, THIERRY, Éric, « Témoignages spontanés ou instruments promotionnels ? les récits des pionniers Champlain et Lescarbot », Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 27-41. [1713

2008, AVIGNON, Mathieu de, Champlain et les fondateurs oubliés [François Gravé du Pont, Pierre Dugas et Anadabijou, pour représenter les Innus, les Montagnais] : les figures du père et le mythe de la fondation, Québec, Presses de l'Université Laval, xvi-542 p. [1714

      Analyse la suite des relations et la réécriture de 1632, puis la fortune de l'oeuvre et surtout de son héros, l'auteur, d'abord en Nouvelle-France, puis dans l'historiographie du Canada français, jusqu'aux révisions critiques de L.-P. Desrosiers, Marcel Trudel et Victor Tremblay. Considère que l'Alliance franco-Montagnaise de 1603 aura été ostracisée.

2008, FISCHER, David Hackett, Champlain's Dream, New York, Simon and Schuster Paperbacks, 834 p., le Rêve de Champlain, trad. de Daniel Poliquin, Montréal, Boréal, 2011, 1000 p. [1715

      Biographie qu'on pourrait facilement classer avec les travaux d'histoire de la Nouvelle-France (au chapitre précédent, section « biographies »), dans la perspective des grands travaux de Parkman, Biggar, Eccles et Trudel. L'oeuvre de l'historien, tout savant qu'il soit (« Appendices », p. 673-755, puis notes, bibliographie et index, p. 765-995), n'en est pas moins rédigé dans le style des romans de reportage historique, dont la tradition remonte au moins à Zola. Sauf qu'ici ce n'est pas un romancier, mais un historien et un biographe qui assume la narration. Plusieurs exposés relèvent directement des études littéraires, à commencer par l'attribution du Brief Discours (appendice C, p. 694-702). Pour les études de lettres, où l'ouvrage devient maintenant la référence sur Champlain, on pourrait en commencer la lecture par l'exposé historiographique qui le ferme, « la Mémoire de Champlain : images et interprétations, 1608-2008 » (p. 615-671).

2009, ÉMONT, Bernard, « Une citée idéale pour la Nouvelle-France : la Ludovica de Champlain », « Ils l'appelaient Nouvelle-France... » : mythes et rêves fondateurs de l'Amérique française, introduction à la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 21-24 mai 2008, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), p. 101-112. [1716

2011, PIOFFET, Marie-Christine, « la Nouvelle-France dans les écrits de Cartier et de Champlain : de la dénégation au "descouvrement" », Travaux de littérature (Paris), vol. 24, p. 25-38. [1717

      Jacques Cartier est déçu et voudrait traverser le Canada pour se rendre en Chine; Champlain, lui, explore le pays et veut en faire une nouvelle France.

2012, GONTHIER, Ursula Haskins, « Postcolonial Perspectives on early modern Canada : Champlain's Voyages de la Nouvelle-France (1632) », French Studies, vol. 66, no 2, p. 145-162. [1718

*2015, MARRACHE-GOURAUX, Myriam, « Poétiques de la trace chez Champlain », colloque Scénographies du voyage en Nouvelle-France et en Europe, Cercle interuniversitaire d'étude sur la république des lettres, édition de Thierry Belleguic et Isabelle Bour, Québec, Université Laval, 20-21 septembre 2012, actes à paraître : Paris, Herman (coll. « La république des lettres »). [1719

Biographie romancée

Francine Légaré, Samuel de Champlain, père de la Nouvelle-France, Montréal, XYZ (coll. « Les grandes figures », no 36), 2003, 172 p. [1720

Charlevoix, Pierre-François-Xavier (5.2.14)

*1957, POULIOT, Léon, « François-Xavier de Charlevoix, s.j. », Documents historiques [de la] Société historique du Nouvel-Ontario, vol. 33, p. 5-29. [1721

1973, PAILLÉ, Michel, Formation géo-économique de la Nouvelle-France selon l'historien Charlevoix, étude critique, mémoire de maîtrise en histoire, Université de Montréal, x-238 p. [1722

      Étude historiographique de la géographie économique qui se dégage de l'Histoire, soit le « mercantilisme libéral » que Charlevoix partage alors avec ses contemporains. L'appendice reconstruit la table des matières qui manque à l'ouvrage : « Plan thématique de l'Histoire et description générale de la Nouvelle France » (p. 212-223).

1988, BOUDREAU, Alban, le « Projet d'un Corps d'Histoire du nouveau Monde de P.-F.-X de Charlevoix » : une étude historiographique, mémoire de maîtrise en histoire, Université de Montréal, 1988. [1723

      La philosophie du « Projet », que l'historien a fait paraître en 1735 dans les Mémoires de Trévoux, et la manière dont elle prend forme dans ses grandes fresques historiques. Ce « Projet d'un corps d'histoire du nouveau monde » est un texte de quatre pages qu'on retrouve notamment en appendice de l'édition de l'HNF (vol. 3 de l'édition en trois volumes, après le texte de l'ouvrage, comme premier appendice).

*1997, GAGNON, Anne, Charlevoix, un jésuite en quête de vérité : étude historiographique d'« Histoire et description générale de la Nouvelle-France », mémoire de maîtrise en histoire, Montréal, Université McGill. [1724

*2000, BAURÉ, Nicolas, Visions du Canada et des Canadiens au siècle des lumières (autour de La Hontan, Charlevoix et Raynal), mémoire de maîtrise de l'Université Marc Bloch, Strasbourg. [1725

2000, BRODEUR-GIRARD, Sébastien, Conception du monde et vision des Amérindiens chez P.-F.-X. de Charlevoix, mémoire de maîtrise en histoire, Université de Montréal, viii-132 p. [1726

      Analyse de la pensée ou des orientations religieuse, politique et « philosophique » (« émergence de considérations ethnologiques ») en regard de l'altérité amérindienne. Le mémoire comprend un état des études sur Charlevoix et fait également le point sur ses sources et son influence.

2010, BARITAUD, Bernard, « Journal d'un voyage fait par ordre du roi, de François-Xavier Charlevoix : description par lettres de la Louisiane », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 103-109. [1727

2009, BERTHIAUME, Pierre, « Une "Hierusalem benite de Dieu" [Paul Lejeune, Relation de 1635, JR, 7: 272] », Apprendre à porter sa vue au loin (« Hommage à Michèle Duchet »), édition de Sylviane Albertan-Coppola, Lyon, ENS édition, 364 p., p. 57-67. [1728

      Les « martyres » prédestinés de quelques Amérindiennes, dont Catherine Tekahkouitha. Création mythique d'une Église amérindienne dans l'HNF de Charlevoix, sur le modèle réalisé de la Cité de Dieu d'Augustin.

Chauchetière, Claude (5.2.14 bis)

      Les biographies édifiantes de Claude Chauchetière et de Pierre Cholenec sur Catherine Tekakouitha sont inséparables. Tekakouitha est décédée le 17 avril 1680 à Kahnawake (anc. Caughnawaga), la mission du Sault-Saint-Louis près de Montréal, à l'âge de 24 ans. Elle a été béatifiée le 22 juin 1980. Ces deux Vitae de Chauchetière et de Cholenec constituent la source et le modèle des innombrables biographies et autres écrits d'édification sur la bienheureuse Iroquoise (écrits qui sont apparus dès la Nouvelle-France, avec Saint-Vallier et Charlevoix, bg. 15 et 171, par exemple). L'article de K. I. Koppedrayer (1993) analyse la constitution du mythe. On en poursuivrait l'histoire psycho-sociologique, entreprise par Allan Greer, en établissant la chrono-bibliographie des écrits sur la « sainte Vierge » iroquoise (voir la liste des treize biographies retenues par Koppedrayer, 1993, p. 304), à commencer par celles de Walworth et de Burtin répertoriées ci-dessous. Pour commencer ce travail bibliographique, on devrait consulter son dossier de béatification.

Beatificationis et canonizationis servae Dei Catharinae Tekawitha virginis indianae positio super virtutibus, Rome, 1940. [1729

The Position of the Historical Section of the Sacred Congregation of rites on the introduction of the cause for beatification and canonization and on the virtues of the servant of God, Katharine Tekakwitha, the lily of the Mohawks. Being the original documents first published at the Vatican Polyglot Press now done into english and presented for the edification of the faithful, New York, Fordham University Press, 1940.

1891, WALWORTH, Ellen Hardin, the Life and times of Kateri Tekakwitha, the life of the Mohawks, 1656-1680, Buffalo, Peter Paul, 314 p., rééd. Albany, 1926 [1730

1894, BURTIN, Nicolas Victor, Vie de Catherine Tekakwita, vierge iroquoise décédée en ordeur de sainteté à l'ancien village du Sault St-Louis, le 17 avril 1680, Québec, Brousseau, 93 p. [1731

1940, EVANS, Edward-Xavier, « the Literature relative to Kateri Tekakwita, the lily of the Mohawks », Bulletin des recherches historiques, no 46, p. 193-209 et 241-255. [1732

1993, KOPPEDRAYER, K. I., « the Making of the first iroquois virgin : early jesuit biographies of the blessed Kateri Tekakwitha », Ethnohistory, no 40, p. 277-306. [1733

      Étude du mythe : la création de Catherine Tekakwitha par les jésuites.

1995, SHOEMAKER, Nancy, « Kateri Tekakwitha's tortuous path to sainthood », Negotiators of change : historical perspectives on native american women, édition de Nancy Shoemaker, New York, Touthledge, 236 p., p. 49-71. [1734

      Éblouissante lecture moderne — et par conséquent féministe — d'un épisode sorti de son contexte historique et ethnologique.

1998, GREER, Allan, « Savage/Saint : the lives of Kateri Tekakwitha », « Habitants et marchands », vingt ans après : lectures de l'histoire des XVIIe et XVIIIe siècles canadiens, actes du colloque en hommage à Louise Dechêne, 13-14 mai 2004, édition de Sylvie Dépatie, Catherine Desbarats, Danielle Gauvreau, Mario Lalancette et Thomas Wien, Montréal et Kingston, McGill et Queen's University Press, 310 p., p. 138-159. [1735

2003, GREER, Allan, « Iroquois Virgin : the story of Catherine Tekakwitha in New France and New Spain », Colonial saints : discovering the holy in the Americas (1500-1800), édition d'Allan Greer et Jodi Bilinkoff, New York et Londres, Routledge, 317 p., p. 235-250. [1736

      Traduction française de l'article en 2009.

2004, GREER, Allan, Mohawk Saint : Catherine Tekakwitha and the jesuits, New York, Oxford University Press, 250 p., rééd. en format de poche en 2006. [1737

——, Catherine Tekakwitha et les jésuites : la rencontre de deux mondes, trad. d'Hélène Paré, Montréal, Boréal, 2007, 364 p.

      On fera bien, je pense, de se méfier d'un historien très bien informé qui se présente comme l'alternative entre les jésuites du XVIIe siècle et leurs critiques modernes (Trigger et Delâge, Anderson et Blackburn) en délaissant leurs conclusions, comme s'il suffisait de découvrir (sic) l'hagiographie, comme genre littéraire, pour comprendre enfin ce que ces spécialistes n'auraient pas compris. Il faut dire qu'Allan Greer se représente l'hagiographe comme un auteur tout à fait conscient de la nature de son oeuvre, qui exercerait une fonction sacrée, sur le modèle mythique des écrivains bibliques inspirés par le Saint Esprit. Il y a là un parti pris d'autant plus légitime qu'il est explicitement déclaré. Cela dit, je crois qu'Allan Greer fait dans le romanesque, car la pensée du XVIIe siècle était déjà la nôtre et l'est toujours; Chauchetière et Cholenec n'étaient pas des Sumériens, des Hébreux, ni des Grecs, ni non plus des Iroquois. Ils n'étaient ni plus ni moins que des Allan Greer (excellent exemple en l'occurrence), comme nous tous. Mais l'historien sait d'avance que son « sujet » est controversé et met beaucoup d'énergie à peser le pour et le contre, avant d'opter pour le pour.

2009, GREER, Allan, « De Kahnawake à Mexico, en passant par Paris : la circulation hagiographique dans l'Atlantique catholique », chapitre 6 de son essai, la Nouvelle-France et le monde, trad. d'Hélène Paré de l'article de 2003, Montréal, Boréal, 312 p., p. 131-148. [1738

Chaumenot, Joseph-Marie (5.2.14 tertio)

2011, KÉLEZ, Karin, « Les voyages outre-mer d'un nom : de Loreto en Italie à la Jeune-Lorette au Canada », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 64, nos 3-4, p. 119-144. [1739

      L'article n'a rien d'une étude littéraire, mais il intéresse directement la biograhie et donc l'autobiographie de Chomonot, avec sa dévotion à Notre-Dame de Lorette, transmise aux Hurons de Québec, comme on le voit aux villages de Lorette, puis de Nouvelle-Lorette.

Cholenec, Pierre (5.2.14 quarto)

      Voir ci-dessus à Claude Chauchetière

Crespel, Emmanuel (5.2.14 quintum)

2007, ÉMONT, Bernard, « la Fiction en Nouvelle-France : du récit dramatisé à la fiction romanesque » (sur la relation d'Emmanuel Crespel et les romans de Claude Lebeau et d'Alain-René Lesage, les Aventures de Beauchêne), Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 97-112. [1740

2009, ROUXEL, Pierre, « Récit d'un naufrage à Anticosti », introduction à son édition des Lettres du père Crespel..., p. 8-74. Cf. no 1342. [1741

      Généralement, je ne reporte pas au nom des auteurs les introductions ou autres documents qui accompagnent les éditions critiques. Si je le fais par exception, c'est parce que le récit (épouvantable) d'Emmanuel Crespel est trop peu connu en regard des nombreux problèmes qu'il soulève, à commencer par le rôle que se donne son narrateur pour expliquer (et justifier) qu'il fasse partie des cinq ou six survivants d'une cinquantaine de passagers du navire La Renommée échoué sur l'île d'Anticosti, où ils se voient mourir petit à petit tout au long de l'hiver 1636-1637.

2010, TROIT, Anne-Sophie, « le Récit par lettres, ou l'art de raconter un drame dans l'oeuvre du père Crespel », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 89-102. [1742

Descombes [ou de Combes] (5.2.16 bis)

M. de Combes, Coppie d'une lettre envoyée de la Nouvelle-France ou Canada, Lyon, Léon Savine, 1609, 16 p. [1743

——, édition diplomatique par Samuel Edward Dawson, avec photographie de la page de titre et de la dernière page de texte (p. 15), suivie de sa traduction anglaise, « Brest on the Quebec Labrador », Mémoires et comptes rendus / Transactions of the Royal Society of Canada, 2d sery (1905-1906), vol. 9, pagination autonome : 28 p., p. 4-11, trad., p. 11-18. [1744

—, réédition du texte en français moderne et annotation par Isabelle Lachance, en annexe au recueil de Marie-Christine Pioffet, Tangence, no 90, « Nouvelle-France : fictions et rêves compensateurs », 163 p., p. 147-156.

—— Édition de W. S. Wallace, « Historical Introduction », Labrador : the country and the people, par Wilfred Thomason Grenfell et collaborateurs, New York, Macmillan, 1910, 497 p., p. 1-36, p. 14-16. [1745

      Les historiens Dawson et Wallace ne retrouvent rien des données de leurs manuels d'histoire (ou des archives !) dans la Lettre circulaire de Descombes qu'ils éditent, de sorte qu'ils concluent à un collage de fragments de cartes et de relations de voyages. L'analyse textuelle et littéraire du document épistolaire ne saurait en venir à cette conclusion sans avoir d'abord retracé les fragments supposés (c'est l'étude des sources).

      Les fascicules ne sont pas répertoriés au chapitre 2 de la présente bibliographie, mais on voit que celui-ci se situerait après Des sauvages de Champlain (1604) et au même moment que la publication de l'Histoire de Lescarbot (1609), c'est-à-dire à une époque où l'exploration du haut Labrador par Cartier, c'est son premier voyage, a paru en français depuis moins de dix ans (1598). Or, Cartier n'avait pas pour mission de décrire ce qui était alors connu, soit les ports de pêches (saisonniers, temporaires et instables), depuis le détroit de Belle-Isle jusqu'à Blanc Sablon et au havre de Brest, de sorte que ce qui était alors connu s'est perdu. D'où l'intérêt du fascicule en question, qui a longtemps passé pour une pure fantaisie, on vient de le voir, et qui est encore pour Isabelle Lachance un « exercice scolaire », une fiction au service des missions jésuites.

      Il s'agit plutôt d'un écrit maladroit, mal écrit, mal rédigé et mal imprimé, d'un voyageur naïf, mal informé, n'ayant rien ni d'un explorateur ou d'un géographe et encore moins d'un missionnaire. On peut déduire pour l'instant des recherches d'Isabelle Lachance que l'auteur est un parent du jeune novice jésuite Georges Descombes et que la lettre circulaire (la « coppie ») est imprimée par les soins de la Compagnie de Jésus de Lyon. La publication fait la preuve qu'au tournant des années 1610, comme encore aujourd'hui, on ignore tout de la géographie et de l'économie des activités de pêche à l'extrême nord-est de l'Amérique. Voir la planche 22 de l'Atlas historique du Canada, « les Pêches du XVIe siècle », par John J. Mannion et Selma Barkham, et la bibliographie correspondante, p. 184 (bg. 259).

2009, LACHANCE, Isabelle, « la Coppie d'une lettre envoyée de la Nouvelle France, ou Canada (1609) : la fiction épistolaire au service de la politique missionnaire jésuite ? », Tangence, no 90, « Nouvelle-France : fictions et rêves compensateurs », édition de Marie-Christine Pioffet, 163 p., p. 25-35. [1746

      La communication d'Isabelle Lachance avait été présentée au colloque de Sainte-Marie-des-Hurons, les 27-28 septembre 2007; les actes du colloque publieront plutôt sa communication à l'ACFAS sur les « morts précieuses » (voir le no 1564 [3]). Son analyse paraît dans ce recueil de M.-C. Pioffet, avec l'édition du texte de Descombes en annexe.

Dières de Diéreville de Pont-l'Évêque, Marin (5.2.17)

2001, LAFLÈCHE, Guy, « les Micmacs/micmacs de la "Bibliothèque du nouveau monde" », chronique « la Nouvelle-France des études littéraires », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 31, no 1 (avril), p. 96-101. [1747

2011, DOIRON, Normand, « le Cabinet de M. Bégon : l'édition critique et les limites de l'interprétation », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 19-31. [1748

      L'auteur propose un exposé qu'il présente à ses étudiants. Il s'agit d'une explication de texte académique de trois fragments sur deux sujets pris de la dédicace de Marin Dière, fragments découpés arbitrairement et mis bout à bout. Le genre mêlé prose/poésie et... le thème de la bibliothèque de Michel Bégon !

Dollier de Casson, François (5.2.18)

1992, MICHAUD, Ginette, « De la primitive ville à la place Ville-Marie : lectures de quelques récits de fondation de Montréal », Montréal imaginaire : ville et littérature, édition de Gilles Marcotte et Pierre Nepveu, Montréal, Fides, p. 13-95. [1749

Ducreux, François (5.2.18 bis)

2010, HAMEL, Amélie, « les Historiae Canadensis (1664) du père François Du Creux: enjeux et problèmes littéraires », Tangence, no 92, « À la recherche d'un signe oublié : le patrimoine latin du Québec et sa culture classique », édition de Jean-François Cottier, 117 p., p. 67-82. [1750

      Enjeux et problèmes : sources et genèse, palimpsestes ou réécritures, genres littéraires, réception. Le sujet est développé dans l'article suivant (2012), qui met l'accent sur les sources, la réécriture des RJNF, au service d'une genre historique lui-même au service de l'apologétique.

2013, HAMEL, Amélie, « François Du Creux, historien et apologiste », Revue de [la] Bibliothèque et [des] Archives nationales du Québec, no 5, 22 p. [1751

      Publiés maintenant uniquement en format html, les articles de la revue ne sont plus paginés.

Évreux, Yves de (5.2.18 tertio)

1995, OBERMEIER, Franz, Französische Brasilienreiseberichte im 17. jahrhundert [récits de voyage français au Brésil au XVIIe siècle] : Claude d'Abbeville, « Histoire de la mission »; Yves d'Evreux, « Suitte de l'histoire », Bonn (Regensburg, Dissertation, 1994), 452 p. Cf. no 1418. [1752

      On trouvera un bon aperçu de la thèse en français dans l'article de 2007.

1998, DAHER, Andrea, « les Singularités de la France équinoxiale : histoire de la mission des pères capucins au Brésil (1612-1615) », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 289-313. [1753

1998, OBERMEIER, Franz, « Katechismen in der "língua geral" der Brasilianischen Tupiindianer und ihre überlieferung in zeitgenössischen französischen und portugiesischen dokumenten des 16. und 17. jahrhunderts » [Catéchismes dans la « língua geral » des Indiens tupi et leur transcription dans les documents français et portugais contemporains du XVIe et XVIIe siècles], Bibliotheksforum Bayern, p. 48-69. [1754

      L'analyse porte sur des prières et des parties d'un catéchisme rudimentaire dans les livres de Thevet (Cosmographie, 1575) et d'Yves d'Évreux (Suitte, 1615), comparées avec les documents portugais (Anchieta). Les transcriptions françaises de ces documents proviennent d'ailleurs toutes de sources orales portugaises (note de l'auteur, janvier 2003).

2002, OBERMEIER, Franz, « Documentos linguísticos na obra de Yves d'Evreux na colonia francesa do Maranhão, 1615; Yves d'Evreux e a linguística brasileira no início do século XVII », Beitrag III Colóquio sobre Línguas Gerais, a trilogia gramática-catecismo-dicionário, communication au congrès de l'Anpoll (Associação Nacional de Pós-Graduação e Pesquisa em Letras e Linguística), grupo de trabalho « historiografia da linguística brasileira », 19 a 23 de agosto de 2002, Rio de Janeiro, UFRJ, Faculdade de Letras. [1755

      La conférence inédite, qui avait été éditée sur l'internet le 5 novembre 2002, ne s'y trouve plus, mais devrait être bientôt accessible à une nouvelle adresse.

2007, OBERMEIER, Franz, « la Colonie française au Maranhão (1612-1615) : l'importance d'un épisode colonial oublié », les Aventures des Bretons au Brésil à l'époque coloniale, édition de Jean-Yves Mérian, actes du colloque de Rennes en 2005, Rennes, Les portes du large (coll. « Bretons à travers le monde »), p. 127-149. [1756

      Présentation des ouvrages d'Yves d'Évreux et de Claude d'Abbeville : la colonie française de 1612, méthode d'apostolat, portrait des Amérindiens par les deux capucins et sources d'inspiration chez Thevet et Léry. L'étude s'ouvre sur une analyse bibliographique des deux exemplaires censurés de la Suitte de l'Histoire qui nous sont restés (Paris et New York) : Franz Obermeier montre qu'Yves d'Évreux a été doublement censuré, puisque son éditeur, François de Rasilly, qui récupère les placards de son livre (resté à l'imprimerie, jamais paru), pour en offrir un exemplaire à la cour (c'est l'exemplaire de la BNF), le censure à son tour, comme on le voit à l'exemplaire plus complet (mais déjà censuré) aujourd'hui à New York.

2008, JOURDE, Michel, « Yves d'Évreux et les oiseaux de Giropary [oiseaux du diable] : le voyage, la description, la nomenclature », Voyager avec le diable : voyages réels, voyages imaginaires et discours démonologiques (XVe-XVIIe siècles), édition de Grégoire Holtz et Thibaut Maus de Rolley, Presses de l'Université de Paris IV-Sorbonne (coll. « Imago Mundi », no 14), 321 p., p. 253-269. [1757

Gaultier de Varennes et de la Vérendrye, Pierre (5.2.19 bis)

      Les ouvrages de deux biographes situant La Vérendrye (et ses fils) dans l'histoire des explorations de l'ouest canadien restent encore aujourd'hui la meilleure introduction aux documents épars dont on n'a aucune oeuvre narrative d'ensemble. Ils sont de N. M. Crouse et d'A. Champagne.

1956, CROUSE, Nellis Maynard, La Verendrye, fur trader and explorer, New York et Toronto, Ithaca et Cornell University Press/ Ryerson, ix-247 p. [1758

1968, CHAMPAGNE, Antoine, les La Vérendrye et le poste de l'ouest, Québec, Presses de l'Université Laval (coll. « Les cahiers de l'Institut d'histoire », no 12), x-589 p. [1759

1971, CHAMPAGNE, Antoine, Nouvelles Études sur les La Vérendrye et le poste de l'ouest, Québec, Presses de l'Université Laval (coll. « Les cahiers de l'Institut d'histoire », no 7), 260 p. [1760

2007, KINGE, Alexandra, et Alan MacDonell, « la Voix de l'autre dans certains récits de voyages de l'ouest canadien au temps de la Nouvelle-France », Canadian Cultural Exchange, translation, and transculturation / Échanges culturels au Canada : traduction et transculturation, édition de Norman Chaedle et Lucien Pelletier, Waterloo, University Wilfrid Laurier (coll. « Cultural studies series »), xxv-401 p., p. 3-14. [1761

2007, LITALIEN, Raymonde, « Voyager au Canada par terre et par eau au XVIIIe siècle : la logistique de l'exploration des La Vérendrye à la recherche de la mer de l'ouest », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p. p. 261-276. [1762

Gendron, François (5.2.19 tertio)

2002, VALLÉE, Andréanne, François Gendron et Christophe Regnault : deux voix données en Nouvelle-France, mémoire de maîtrise en Lettres, Université d'Ottawa, 254 p. [1763

2002, VALLÉE, Andréanne, « les Récits de voyage de François Gendron : un regard laïc sur la mission jésuite en Huronie », Des identités en mutation : de l'ancien au nouveau monde, édition de Danielle Forget et France Martineau, Ottawa, David (coll. « Voix savantes »), 191 p., p. 65-108. [1764

2005, VALLÉE, Andréanne, « l'Émergence de deux voix laïques à Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons », Migrances, diasporas et transculturalités : littératures et cultures d'Afrique, des Caraïbes, d'Europe et du Québec (coll. « Études transnationales, francophones et comparées / Transnational, Francophones and Comparative Studies »), édition d'Hafid Gafaïti, Patricia M. E. Lorcin et David G. Troyansky, Paris, L'Harmattan, 306 p., p. 135-149. [1765

Gourgues, anonyme, Reprise de la Floride (bg. 60) par le capitaine Dominique de Gourgues (5.2.19 quarto)

1992, GALLINA, Bernard, « la Reprise de la Floride par le cappitaine Gourgue : un mémorial », la Scoperta dell'America e le lettere francesi e dei paesi francofoni, édition d'Enea Balmas, Università di Milano (coll. « Quaderni di acme », no 16), Cisalpino - Istituto editoriale universitario, 293 p., p. 109-119. [1766

Guyart, Marie Martin, Marie de l'Incarnation (5.2.20)

      Non sans hésitations, j'ai choisi de répertorier ici toutes les communications des colloques sur Marie Guyart depuis 2000 (sauf pour quelques articles du recueil de 2009), car il y avait trop d'arbitraire à départager les études littéraires des autres, toutes y participant de quelque manière, tandis qu'à l'inverse les études littéraires n'échappent pas souvent à la catéchèse. En conséquence, j'y ajoute non seulement les principales biographies récentes, mais également quelques travaux d'histoire (Dominique Deslandres), de sociologie (Françoise Deroy) et d'étude religieuse. La vérité est que la plupart de ces travaux sont des « lectures » de l'oeuvre de Marie Guyart Martin, sa correspondance et ses relations spirituelles, c'est-à-dire des dissertations littéraires, avec un peu d'histoire et de philosophie, comme on les fait faire au collège, en bonne pédagogie, pour développer la compréhension des textes et l'appréciation des oeuvres. Non seulement ce n'est pas interdit, mais cela se fait très souvent dans le domaine des lettres sous prétexte d'« études littéraires ». Il est toutefois significatif que la proportion en soit si élevée sur l'oeuvre de Marie Guyart dont les études scientifiques pourraient pourtant s'appuyer sur les travaux d'édition d'une rigueur toute bénédictine, ceux d'Albert Jamet et de Guy-Marie Oury (bg. 76-78).

      Manifestement sur le point de se renouveler, il faut le répéter (bg. p. 149, par. 5.2.20), les études littéraires de l'oeuvre de Marie Guyart profiteraient d'une bibliographie descriptive, systématique et critique. Le point de départ en sera certainement l'analyse du domaine principal auquel échappent miraculeusement trop de travaux sur son oeuvre, l'histoire de sa spiritualité. Celle-ci passe pourtant d'une pensée dévote orientée vers le mysticisme (d'où son entrée chez les Ursulines, sa vocation pour le Canada et l'abandon de son fils) à une pensée ascétique de plus en plus orientée vers l'action dévote (sous la direction des jésuites de Nouvelle-France et l'influence de la « Spiritualité de la Croix » des missionnaires de la Huronie). En tout cas, il était grand temps de reprendre et de poursuivre sérieusement le travail d'Henri Bremond (bg. 826) — ce qui est heureusement le cas avec les articles de Jean Comby (2000, 2010) et surtout l'ouvrage de Laura Verciani (2003).

1972, OURY, Guy-Marie, Ce que croyait Marie de l'Incarnation, Tours, Mame, 197 p. [1767

    Prêches et prières inspirées des textes de Marie Guyart

1976, BOUCHER, Ghislaine, Du centre à la croix : Marie de l'Incarnation (1599-1672), symbolique spirituelle, Sillery, Les religieuses de Jésus-Marie. [1768

1985, GRÉGOIRE, Vincent, Spiritualité et vocation missionnaire, mission et acculturation au travers d'une étude détaillée de l'Église naissante canadienne, dans le cadre de l'oeuvre de Marie de l'Incarnation (1635-1672), mémoire de maîtrise, Université de Tours, 120 p. [1769

1989, ADRIAZOLA, María-Paul del Rosario, la Connaissance spirituelle chez Marie de l'Incarnation : la « Thérèse de France et du Nouveau Monde », Paris, Cerf, et Québec, Anne Sigier, 403 p. [1770

      Il s'agit à l'origine d'une thèse de doctorat en théologie. Biographie spirituelle bien informée.

1989, DEROY-PINEAU, Françoise, Marie de l'Incarnation : Marie Guyart, femme d'affaire, mystique, mère de la Nouvelle-France (1599-1672), Paris, Laffont, 310 p., rééd. Montréal, Fides (« Bellarmin »), 300 p. [1771

—— Voir la réimpression en livre de poche en 2008.

      Il ne fait pas de doute qu'il s'agisse d'une biographie populaire, dans le style des grandes biographies romancées (proche du reportage, Françoise Deroy étant journaliste de métier). Mais c'est également un travail fort bien informé et dont les sources bibliographiques sont précisément déclarées.

1992, DESLANDRES, Dominique, « Femmes missionnaires en Nouvelle-France : les débuts des ursulines et des hospitalières de Québec », la Religion de ma mère : les femmes et la transmission de la foi, édition de Jean Delumeau, Paris, Cerf (coll. « Histoire »), 400 p., p. 209-224. [1772

      Bref sommaire historique destiné à un public étranger.

1993, DUFOURCQ, Élisabeth, les Aventurières de Dieu : trois siècles d'histoire missionnaire française, Paris (?), Jean-Claude Lottès, 259 p. [1773

      Les trois premiers chapitres (notamment p. 7-61) mettent en perspective historique les missions de Nouvelle-France du point de vue des ursulines et des hospitalières.

1993, LANDY-HOUILLON, Isabelle, « les Lettres de Marie de l'Incarnation : exils et jouissances », Expérience limite de l'épistolaire : lettres d'exil, d'enfermement, de folie, actes du colloque de Caen, 16-18 juin 1991, édition d'André Magnan, Paris, Champion (coll. « Bibliothèque de littérature moderne », no 17), 462 p., p. 145-153. [1774

1994, DESLANDRES, Dominique, « le Rayonnement des ursulines en Nouvelle-France », les Religieuses dans le cloître et dans le monde, actes du 2e colloque international du Centre européen de recherches sur les congrégations et ordres religieux, Publications de l'Université de Saint-Étienne, p. 885-899. [1775

      Présentation sommaire des ursulines de Québec à partir des écrits de Marie Guyart, destinée à un public étranger.

1994, OURY, Guy-Marie, Marie Guyart en son pays, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 82 p. [1776

      Dernière pierre aux nombreux travaux biographiques du dernier éditeur de l'ursuline, Guy-Marie Oury (1929-2000). Ces travaux historiques ont commencé avec la monumentale biographie de 1972 (bg. 869).

*1995, MENGOLI, Michela, Marie de l'Incarnation e la « Relation » del 1654 : la scrittura tra biografia e estasi, thèse de doctorat en littérature, Université de Bologne, dont le chapitre « la Transcrizione della Relation all'interno della Vie » (p. 141-156) — référence de Laura Verciani en 2004, no 1884, p. 12, n. 14, et d'Alessandra Ferraro, article de 2008, no 1899, n. 12. [1777

1995, ZEMON DAVIS, Natalie Ann, Women on the margins : three seventeenth-century lives, Combridge, Harvard University Press. Cf. la traduction de 1997, no 1784 ci-dessous. [1778

1996, DEROY, Françoise-Renée, Réseaux sociaux et mobilisation de ressources : analyse sociologique du dessein de Marie de l'Incarnation, thèse de doctorat en sociologie, Université de Montréal, 282 p. [1779

      On trouvera non seulement un sommaire, mais une généralisation de la thèse de Françoise Deroy-Pineau dans ses deux articles de 2001, nos 1851-1852.

1996, GERVAIS, Pierre, Marie de l'Incarnation, études de théologie spirituelle, Namur et Québec, Études de théologie (coll. « Vie consacrée ») et Anne Sigier, 211 p. [1780

      Systématisation théologique de la pensée « mystique » de Marie Guyart. Six des huit chapitres sont des articles remaniées de Vie consacrée, Axes, Nouvelle Revue théologique et Christus. L'ensemble provient de réflexions issues de retraites. Le tout est évidemment de l'ordre du livre de prières.

*1996, MALI, Anya, Mystic in the new world : Marie de l'Incarnation (1599-1672), thèse de doctorat, La Haye et New York, Leiden et E. J. Brill, 189 p. [1781

1996. THÉRY, Chantal, « l'Amazone céleste, héroïne de la Nouvelle-France », les Cahiers du Grif (« Âmes fortes, esprits libres »), édition de Françoise Collin, Paris, Descartes & Cie, p. 77-90. — Rééd. dans le recueil de 2006, no 1892. [1782

1997, BRUNEAU, Marie-Florentine, Western mysticism on the wave : female mystical tradition and the modern world, thèse de doctorat, Albany, State University of New York. [1783

1997, ZEMON DAVIS, Natalie Ann, « Marie de l'Incarnation : nouveaux mondes », Juive, catholique, protestante : trois femmes en marge au XVIIe siècle, traduction de l'ouvrage de 1995 par Angélique Levi, Paris, Seuil (coll. « La librairie du XXe siècle »), 389 p., p. 81-165, notes, p. 297-327. [1784

      Essai biographique et historique, réalisé sur une documentation de première main.

1997, DESLANDRES, Dominique, « "Le Diable a beau faire..." : Marie de l'Incarnation, satan et l'autre », Théologiques, vol. 5, no 1, p. 23-41. [1785

1997, SALLENAVE, Danielle, l'Amazone du Grand Dieu, Paris, Bayard (coll. « Rencontre »), 161 p. [1786

      À la frontière de l'essai et de la biographie spirituelle, l'ouvrage de forme romanesque, construit sur une bibliographie sommaire, se présente sans notes de références aucune. C'est donc un essai biographique très libre.

1998, BRUNEAU, Marie-Florentine, Women mystics confront the modern world : Marie de l'Incarnation (1599-1672) and madame Guyon (1648-1717), Albany, State University of New York Press, 1998, x-279 p. [1787

1998, COLOMBEL, Bernadette, « Marie de l'Incarnation ou une éthique du désir », Réseaux (Revue interdisciplinaire de philosophie, morale et politique), nos 64-66, p. 35-45. [1788

      Analyse d'inspiration lacanienne, découlant d'une thèse de doctorat en psychologie de l'Université de Paris VII.

1998, GOURDEAU, Claire, « Marie de l'Incarnation et ses pensionnaires amérindiennes : stratégies d'acculturation », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 355-367. [1789

1999, FORTIN, Anne, « les Conditions de la rencontre entre herméneutique et sémiotique : à propos des structures de l'énonciation dans une lettre de Marie de l'Incarnation », les Lettres dans la Bible et dans la littérature, actes du colloque de Lyon, 3-5 juillet 1996, édition de Louis Panier, Paris, Cerf (coll. « Lectio divina », no 181), 337 p., p. 79-102. [1790

1999, WILKIN, Rebecca M., « l'Algonquin par abjection : une mystique aborde le nouveau monde », l'Autre au XVIIe siècle, édition de Ralph Heyndels et Barbara Woshinsky, actes du 4e colloque du Centre international de rencontres sur le XVIIe siècle, Université de Miami, 23 au 25 avril 1998, Tübingen, Gunter Narr Verlag Tübingen (coll « Biblio 17 », suppléments aux Papers on french seventeenth century literature), 451 p., p. 31-46. [1791

1999, ZECHER, Carla, « Life on the french-canadian hyphen : nation and narration in the correspondence of Marie de l'Incarnation », Quebec Studies, no 26 (automne-hiver, 1998-1999), p. 38-51. [1792

2000, ANNAERT, Philippe, « Entre tradition et innovation : l'éducation des ursulines en France au temps de Marie de l'Incarnation », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 147-156. [1793

2000, ARDOUIN-WEISS, Idelette, « le Milieu familial de Marie Guyard », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 90-96. [1794

2000, AUGEREAU, Laurence, « la Situation religieuse à Tours à la naissance de Marie Guyart (1599) », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 97-109. [1795

2000, BEAUDE, Joseph, « Parole de mère, discours du fils », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 211-216. [1796

2000, BERNARD, Charles-André, « la Compénétration des types mystiques : Marie de l'Incarnation, ursuline », le Dieu des mystiques, Paris, Cerf (coll. « Théologies », 3 vol., vol. 3, 468 p., « Conclusion générale », p. 403-455. [1797

      Illustre en conclusion que le classement de ses mystiques est forcément articiel et en donne l'exemple de Marie Guyart qui est d'abord une sainte Thérèse d'Avila, participant de la spiritualité des noces mystiques, pour développer ensuite, à partir de 1634, et surtout 1639, une spiritualité « apostolique ».

2000, BERTHIAUME, Pierre, « Marie de l'Incarnation ou le théâtre mystique », Croire à l'écriture, études québécoises en hommage à Jean-Louis Major, édition d'Yvan Lepage et de Robert Major, Orléans (Ontario), David, 431 p., p. 37-51. [1798

      Dans la Relation de 1654, rêves, visions et ravissements correspondent à un « théâtre » issu de la littérature religieuse, des Psaumes notamment, sur le mode d'une esthétique baroque (telle que caractérisée par Jean Rousset).

2000, BRODEUR, Raymond, « Au terme d'un colloque », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 405-412. [1799

2000, BRODEUR, Raymond, introduction (p. 9-12) et conclusion, « Marie de l'Incarnation : la délicatesse d'un accompagnement spirituel » (p. 153-159), au recueil Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, Québec, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et sociétés »), 159 p. [1800

2000, COMBY, Jean, « Marie de l'Incarnation, ursuline (1599-1672) et Jeanne Chézard de Matel (1596-1670) : esquisse de comparaison », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 249-261. [1801

      Voir l'article de 2010, no 1917.

2000, CÔTÉ, Yvette, « l'Accompagnement d'une mère », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 143-152. [1802

2000, COURVILLE, Louise, « les Chants sacrés des ursulines de Québec à l'époque de Marie Guyart », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 397-400. [1803

2000, COUTURE, Paul-Eugène, « l'Oxymore dans la lettre LXVIII de Marie de l'Incarnation à son fils Claude Martin », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 93-97. [1804

2000, D'ARGENSON, Pierre-Armand, « Marie de l'Incarnation : héritière spirituelle de saint Martin ? », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 121-129. [1805

2000, DEROY-PINEAU, Françoise, « Survol des oeuvres contemporaines sur Marie Guyart », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 47-53. [1806

2000, DESLANDRES, Dominique, « Augustinisme, jansénisme, quiétisme ou air du temps ? éléments d'une méthode historique pour aborder un texte religieux », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 29-41. [1807

      La « méthode historique » en question est celle, anachronique, de l'histoire événementielle traditionnelle qui agglutine quelques faits autour d'idées empruntées à des manuels d'introduction. Non seulement toute la pensée jésuite (orientation « optimisme dévot ») de Marie Guyart Martin est-elle racicalement étrangère au jansénisme, mais la lettre à l'étude l'illustre admirablement, aussi bien sur la grâce et la prédestination que sur la question toute simple de la... communion ! Sans compter la prédication bigote et dévote de l'ursuline, très proche d'un François de Sale. On ne saurait voir là le moindre augustinisme, jansénisme ou quiétisme, évidemment.

2000, DUMAIS, Monique, « À partir d'une éthique de relation », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 123-128. [1808

2000, DUMAIS, Monique, « Forces relationnelles chez Marie Guyart de l'Incarnation », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 305-312. [1809

2000, FORTIN, Anne, « les Conditions de la rencontre entre herméneutique et sémiotique : à propos des structures de l'énonciation dans une lettre de Marie de l'Incarnation », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 71-92. [1810

2000, FOUQUERAY, Marie-Dominique, « Un nouveau regard sur la relation mère-fils chez Marie Guyart », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 179-193. [1811

2000, GALLAT-MORIN, Élisabeth, « la Musique dans les églises de la Nouvelle-France », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 389-395. [1812

2000, GALVANI, Pascal, « Apprendre enfin des Indiens : une ouverture sur l'expérience transculturelle », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 375-386. [1813

      L'analyse de Palcal Galvani repose entièrement sur la reconstruction française actuelle de la pensée (religieuse) des « Indiens » des États-Unis et du Canada (dont les sources sont récentes et anglo-saxonnes), anachronisme d'autant plus évident que les sources, de Nouvelle-France, complètement ignorées, sont... françaises.

2000, GERVAIS, Pierre, « Marie de l'Incarnation et l'école française de la spiritualité », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 217-223. [1814

2000, GESTIN, Marie-Louise, « le Style de Marie de l'Incarnation dans la Relation de 1654 », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 279-294. [1815

2000, GIGUÈRE, Hermann, « les Facettes du désir dans la lettre LXVIII », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 111-122. [1816

2000, HAMELINE, Jean-Yves, « le Chant et la musique dans les maisons religieuses de femmes à l'époque de Marie Guyart », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 401. [1817

2000, HENNEAU, Marie-Élisabeth, « Expériences spirituelles d'une bernardine contemporaine de Marie Guyart [Louise de Ballon, 1591-1668] : se trouver simplement en la présence de Dieu », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 225-234. [1818

2000, HENNEBERT, Jérôme, « le Sublime dans le discours autobiographique de Marie de l'Incarnation », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 295-304. [1819

2000, LE BOUEDEC, Guy, « Dom Raymond, directeur spirituel de Marie de l'Incarnation : entre rigueur extrême et intelligence spirituelle rare », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 263-276. [1820

2000, LEBRUN, François, « la Femme dans la société française du XVIIe siècle », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 72-88. [1821

2000, LECOMPTE, Pierre, « Notes sur la chapelle Saint-Michel, le couvent des ursulines de Tours et l'ermitage Saint-Joseph », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 130-132. [1822

2000, LEMIEUX, Raymond, « Dire l'indicible : les stratégies de langage chez Marie de l'Incarnation », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 99-107. [1823

2000, LEVEEL, Pierre, « Saint-Pierre-des-corps », un quartier de Tours du temps de Marie Guyart, Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 133-134. [1824

2000, MAÎTRE, Jacques, « Marie de l'Incarnation et l'anorexie mystique », Anorexies religieuses, anorexies mentales : essai de psychanalyse sociohistorique, de Marie de l'Incarnation à Simone Weil, Paris, Cerf (coll. « Sciences humaines et religions »), 197 p., p. 112-142. [1825

      Application au cas de Marie Guyart de la thèse magistrale de Rudolph M. Bell, Holy Anorexia, University of Chicago Press, 1985, xii-248 p., malencontreusement traduite par Caroline Ragon-Ganovelli sous le titre l'Anorexie sainte (au lieu de la traduction littérale, la Sainte Anorexie, soit l'anorexie des saintes et non une forme particulière d'anorexie), l'Anorexie sainte : jeûne et mysticisme du Moyen Âge à nos jours, Paris, PUF, 1994, xi-307 p. [1826

Note critique

      Le corpus de R. M. Bell était constitué de toutes les saintes italiennes des Acta sanctorum, du XIIIe siècle à la période moderne, dont il était possible de documenter assez bien la biographie pour y pratiquer une étude psychanalytique. Elles ont toutes été anorexiques, au sens strict du terme, même si en médecine on précise qu'il s'agit de l'anorexie hystérique ou de l'anorexie mentale, l'anorexie ayant à l'origine un sens plus large qu'on restreint aujourd'hui à la pathologie. Les saintes sont alors classées en trois grandes catégories de suicidaires, selon qu'elles en meurent (le cas fabuleux de Catherine de Sienne) ou qu'elles en survivent, soit en surmontant la maladie, soit en la sublimant sous des formes plus complexes. L'intérêt de l'étude médico-psycho-sociologique est de montrer que l'anorexie, généralement féminine, obéit incontestablement à un idéal culturel, celui évidemment de la « sainteté » médiévale, dans le cas du catholicisme, qui n'est en rien différent du culte de la minceur des modèles et des vedettes, celui de la légèreté chez les danseuses ou celui de la performance chez les sportives. Dans tous les cas, chez les saintes, du Moyen Âge au XVIIe siècle, comme chez les gymnastes de la période moderne, le comportement morbide est l'expression d'une exceptionnelle force de caractère où l'« héroïne » commence nécessairement par défier l'autorité parentale, avant d'affronter (et toujours respectueusement) toutes les autorités qui s'opposeront à son comportement — refus systématique de la nourriture, de la sexualité et de la maternité, outrance des sévices ou de l'entraînement, etc. Et celles qui réussissent sont reconnues pour être ce qu'elles se sont et ont imposé d'être, des saintes, des vedettes, des modèles ou des championnes, qui incarnent en même temps des valeurs de leur société. Voilà du moins les conclusions qui découlent de l'analyse de Rudolph M. Bell, alors même qu'il s'en tient, lui, à l'anorexie des saintes italiennes, laissant la pathologie des autres à l'évaluation des seuls médecins.

      Jacques Maître, lui, ne tire pas du tout ces conclusions de l'ouvrage de R. M. Bell qu'il a commencé à réviser dans son ouvrage Mystique et féminité : essai de psychanalyse sociohistorique (Paris, Cerf, coll. « Sciences humaines et religions », 1997, 485 p.). Pour lui, l'anorexie des saintes étudiée par l'historien devient l'« anorexie canonisée » (sic, p. 235 — Marie Guyart est passée dans cette catégorie le 15 mai 2014 !), tandis qu'il nous propose, dans le cadre d'une histoire des mystiques féminines, le « cas » de l'« anorexie mystique », variante de la « mystique affective féminine ». Or, le traitement de ce sujet se fait avec une science de son invention, la psychanalyse sociohistorique, appliquée à un problème d'abord médical qu'il s'agit de... démédicaliser (p. 255). Bref, il s'agit de refaire l'analyse de R. M. Bell pour rétablir correctement la frontière entre la pathologie d'une maladie et l'« action de la grâce divine » (p. 113). Voilà pourquoi il lui fallait réécrire en entier le chapitre de Bell sur Catherine de Sienne (chap. 2 de Bell, p. 31-77 de la trad.; chap. 6 de Maître, « Sainte Catherine, patronne des anorexiques ? », p. 257-284).

      Il sera passionnant de refaire maintenant l'opération en sens inverse, c'est-à-dire de réécrire dans la perspective rigoureuse de Rudolph M. Bell le chapitre passionnant que Jacques Maître consacre à l'« anorexie extrême » de Marie Guyart et aux comportements de son fils, Claude Martin. La perspective en question est d'abord médicale et ensuite psychosociologique, en posant que si les grâces viennent incontestablement du Ciel, tel ne peut être le cas des comportements pathologiques.

2000, MAÎTRE, Jacques, « Marie Guyart, essai de psychanalyse sociohistorique », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 195-208. [1827

2000, MAILLARD, Brigitte, « Tours au temps de Marie Guyard », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 54-68. [1828

2000, MIMANT-RIPPE, Francine, « Marie Guyart, Marie de l'Incarnation, éducatrice chrétienne et pédagogue », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 157-164. [1829

2000, MONTIGAUD, Jean-Jacques, « la "Stratégie" du régiment de Carignan-Salières contre les Iroquois d'après la correspondance de soeur Marie de l'Incarnation », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 -Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 349-361. [1830

      Article qui doit être rapproché de celui de Robert Sauzet en 2001, « Mission et croisade », no 1871.

2000, OURY, Guy-Marie, « la Mystique nuptiale chez Marie de l'Incarnation », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 235-247. [1831

2000, OURY, Guy-Marie, « le Contexte de la lettre LXVIII » et « Quelques sources scripturaires de la lettre LXVIII », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 25-27 et 45-51. [1832

2000, OURY, Guy-Marie, « Sources et réédition des oeuvres de Marie de l'Incarnation », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 37-46. [1833

2000, OURY, Guy-Marie, « Un ami inconnu de Marie de l'Incarnation : Dominique Sain », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 135-144. [1834

2000, PEELMAN, Achiel, « Marie Guyart de l'Incarnation et la spiritualité amérindienne : présentation et analyse contextuelle — à l'occasion du quatrième centenaire de la naissance de Marie Guyart », Theoforum (Ottawa), no 31, p. 41-62. [1835

      Il s'agit du texte intégral dont on trouve un abrégé substantiel à l'entrée suivante.

2000, PEELMAN, Achiel, « Marie Guyart de l'Incarnation et la spiritualité amérindienne : un dialogue impossible ? », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 365-374. [1836

2000, PELCHAT, Marc, « le Secret de la vocation : une lecture de la lettre LXVIII de Marie de l'Incarnation à son fils », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 129-142. [1837

2000, PINCHARD, Bruno, « Traversées océanographiques : océan physique et océan intérieur chez Marie de l'Incarnation », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 323-338. [1838

2000, ROBIN, Jean-Yves, « les Biographies de Marie de l'Incarnation et leurs différents visages », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 313-320. [1839

2000, ROULEAU, Robert, « Traverser l'Atlantique au XVIIe siècle », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 339-347. [1840

2000, SEYNAEVE, Marie, « Mystique et broderie dans la vie de Marie de l'Incarnation », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599 - Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 111-119. [1841

2000, TURGEON, Christine, « De Tours à Québec : Marie de l'Incarnatin et l'art de l'aiguille », Marie Guyard de l'Incarnation : un destin transocéanique (Tours, 1599  — Québec, 1672), actes du colloque du GUIART à Tours, le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours sur Marie Guyart, 14-15 mai 1999, édition de Françoise Deroy-Pineau, Paris, L'Harmattan, 416 p., p. 164-176. [1842

2000, VALERO PEÑA, Ana Isabel, « Amerindios y Franceses en Nouvelle-France bajo la mirada de Marie de l'Incarnation, ursulina del siglo XVII », Reescrituras de la masculinidad, édition d'Angels Carabi et Marta Segarra, Universitat de Barcelona (coll. « Dones i Cultures »), p. 29-36. [1843

2000, VIAU, Marcel, « Reconstruction rhétorique d'une lettre de Marie de l'Incarnation », Marie de l'Incarnation : entre mère et fils, dialogue des vocations, édition de Raymond Brodeur, Québec, Presses de l'Université Laval, 159 p., p. 53-70. [1844

2001, ALLENDE SALAZAR, Mercedes, « Passivité et activité de l'âme dans le récit autobiographique de 1654 », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 199-210. [1845

2001, BOUCHER, Ghislaine, « À la rencontre d'une théologienne d'"expériences" », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 119-125. [1846

2001, BRODEUR, Raymond, « le Catéchisme de Marie de l'Incarnation : la parole qui fait écho », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 353-366. [1847

2001, CAULIER, Brigitte, « Entrer dans la modernité et en sortir : dialogue de femmes », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 381-387. [1848

2001, CHAMPAGNE, René, « Une accompagnatrice des voies spirituelles », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 309-318. [1849

2001, COLOMBEL, Bernadette, « l'Écriture mystique : enjeu de la subjectivité », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 223-235. [1850

2001, DEROY-PINEAU, Françoise, « Marie Guyard ou l'Incarnation de la mystique dans la société par les réseaux sociaux », Liberté, vol. 43, no 2 (no 252), p. 27-39. [1851

2001, DEROY-PINEAU, Françoise, et Paul Bernard, « Projet mystique, réseaux sociaux et mobilisation des ressources : le passage en Nouvelle-France de Marie de l'Incarnation en 1639 », Archives de sciences sociales des religions, vol. 46, no 113, p. 61-91. [1852

2001, DEROY-PINEAU, Françoise, « Réseaux sociaux et évolution de la vie de Marie Guyart », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 101-114. [1853

2001, DESLANDRES, Dominique, « Altérité, identité et rédemption », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 55-68. [1854

2001, DUMAIS, Monique, « Relation au corps », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 301-306. [1855

2001, FORTIN, Anne, « l'Expérience croyante de Marie de l'Incarnation : structuration spatiale », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 331-341. [1856

2001, GOURDEAU, Claire, « le Rôle social du pensionnat des ursulines de Québec au temps de Marie de l'Incarnation », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 145-154. [1857

2001, GRÉGOIRE, Vincent, « le Passage de l'Atlantique : une traversée pleine de "traverses" », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 7-24. [1858

      Sur la traversée de l'Atlantique, mais également sur le style parfois baroque des descriptions de Marie Guyart Martin, d'un baroque racinien.

2001, HENNEAU, Marie-Élisabeth, « Missionnaires aux frontières du protestantisme », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 37-53. [1859

2001, HILLENAARD, Henk, « la Relation de 1654 : anthropologie mystique et anthropologique freudienne », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 237-251. [1860

2001, JAMES, Genevière, « Sur la voie de la mystique : Marie de l'Incarnation (1599-1672) et Alexandra David-Néel (1868-1969) », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 179-188. [1861

2001, JEFFREY, Lucie, « Être soi », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 277-283. [1862

2001, LANDY-HOUILLON, Isabelle, « Marie de l'Incarnation et les jésuites : une exception culturelle ? », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 69-97. [1863

2001, LEMIEUX, Raymond, « la Fable du corps dans l'Entretien spirituel sur l'Épouse des Cantiques », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 285-299. [1864

2001, MAÎTRE, Jacques, « Essai de psychanalyse sociohistorique », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 265-275. [1865

2001, MALI, Anya, « l'État de victime et le « petit » discours mystique », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 211-220. [1866

2001, NADEAU-LACOUR, Thérèse, « l'Expérience croyante de Marie de l'Incarnation : structuration temporelle », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 343-352. [1867

2001, NOËL, Gabrielle, « Vivre dans la maison de Marie de l'Incarnation », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 115-118. [1868

2001, OURY, Guy-Marie, « Mystique de l'immanence et mystique nuptiale », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 157-167. [1869

2001, PINCHARD, Bruno, « Marie ou l'impossible terre », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 369-380. [1870

2001, SAUZET, Robert, « Mission et croisade : la rencontre des Iroquois », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 25-35. [1871

      Article à rapprocher de celui de Jean-Jacques Montigaud paru en 2000, comme s'il en était la clé et le développement. En effet, l'idée de « croisade » ou de « guerre sainte » est la transcription spirituelle évidente d'une stratégie politique et militaire, celle mise en place par les jésuites autour de 1660. Sur un cas particulièrement évident, c'est l'occasion d'évaluer la pensée originale de Marie Guyart Martin en regard de ses sources d'inspiration jésuites, les textes de Jérôme Lalemant, en particulier.

2001, SCOTT, Karen, « le Langage mystique de Marie de l'Incarnation », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 169-177. [1872

2001, THÉRY, Chantal, « l'Écho est le fils de la voix : les rapports mère-fils », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 253-263. [1873

2001, THIBAULT, Danielle, « Une incursion sémiotique dans l'intimité du mariage mystique », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 319-330. [1874

2001, TRÉPANIER, Hélène, « Être rien », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 189-198. [1875

2001, TURGEON, Christine, « Une artiste de la Nouvelle-France », Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation (Tours, 1599 — Québec, 1672), édition de Raymond Brodeur, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval (coll. « Religions, cultures et société »), 387 p., p. 127-144. [1876

2002, CÔTÉ, Anne-Marie, Étude comparative de la langue française au Québec au XVIIe et au XVIIIe siècles à partir de la « Correspondance » de Marie de l'Incarnation et des « Lettres au cher fils » d'Élisabeth Bégon, mémoire de maîtrise de Paris-IV/ Sorbonne, 104 p. [1877

2002, MORVILLO, Liberata, « Pour une étude de Marie de l'Incarnation, "le grand homme" de la Nouvelle-France », il Canada del nuovo secolo : gli archivi della memoria, atti del convegno internazionale, Monopoli, 30 mai - 3 juin 2001, édition de Giovanni Dotoli, Fasano, Schena (coll. « Biblioteca della ricerca : cultura straniera », no 114), 906 p., p. 433-439. [1878

      Texte de vulgarisation édifiante lui-même produit de textes de vulgarisation anonymes et non identifiés pris ici et là sur l'internet.

2002, ZITO, Marina, « Comment une ursuline portait un premier regard sur les jeunes filles amérindiennes : le témoignage de Marie de l'Incarnation », il Canada del nuovo secolo : gli archivi della memoria, atti del convegno internazionale, Monopoli, 30 mai - 3 juin 2001, édition de Giovanni Dotoli, Fasano, Schena (coll. « Biblioteca della ricerca : cultura straniera », no 114), 906 p., p. 293-304. [1879

2003, VERCIANI, Laura, « Una mistica nelle Nouvelle-France : il confronto col "Sauvage" negli scritti di Marie de l'Incarnation », l'Altra riva / la otra orilla, édition de Maria Grazia Profeti, Florence, Alinea, 2003, 247 p., p. 53-67. [1880

Note critique

      L'étude littéraire compare les écrits de Marie Guyart aux RJNF. Laura Verciani, toutefois, ne prend pas en considération qu'une bonne partie de la correspondance de l'ursuline est une réécriture des relations des jésuites, car là n'est pas son propos. Elle étudie plutôt le fait de laisser ou non la parole aux Amérindiens, ce que ne font pas les missionnaires dans les RJNF, au contraire de la religieuse pourtant cloîtrée. Cela dit, lorsqu'on écrit à la supérieure des ursulines de Tours, il n'est peut-être pas nécessaire de commenter le discours accusateur d'une ancienne dans un grand conseil de Huronie pour demander la mise à mort des missionnaires, d'autant qu'il est dit que ces calomnies sont inspirées du démon et que cela n'est pas pour effrayer les missionnaires jésuites (Correspondance, bg. 77, p. 117).

      S'interrogeant sur les rapports à l'altérité des missionnaires et de la religieuse, L. Verciani montre sans peine le caractère optimiste et, finalement, réaliste du coup d'oeil de la vieille ursuline qui finit par reconnaître que ses Sauvagesses préfèrent leur famille et la vie en plein air à son couvent (p. 41). Elles peuvent donc rester sauvagesses et n'en être pas moins chrétiennes. À ce moment, Marie Guyart a un bon siècle d'avance sur les missionnaires, qui en viendront forcément à cette inéluctable conclusion.

2004, BRODEUR, Raymond et Rachel Sauvé, « Chasteté et célibat », Canadian Literature (Vancouver), no 181, p. 85-94. [1881

2004, LANDY-HOUILLON, Isabelle, « Marie Guyart de l'Incarnation, l'amie de Madeleine de la Peltrie », Madeleine de la Peltrie et les pionnières de la Nouvelle-France, actes du colloque d'Alençon (avril-mai 2003), édition de Jean-Marie Constant, Centre de recherche d'histoire quantitative, Université de Caen, p. 55-69. [1882

*2004, LANDY-HOUILLON, Isabelle, « la Réinvention du texte de mère Marie de l'Incarnation par son fils Claude Martin », actes du séminaire « Genèse et génétique de la création littéraire (XVIIe siècle) », édition de Patrick Dandré. [1883

      Les actes devaient paraître à l'Université de Paris IV-Sorbonne en 2004, mais je n'en trouve trace nulle part en 2014 et je n'ai pu rejoindre I. Landy-Houillon à ce sujet.

2004, VERCIANI, Laura, Marie de l'Incarnation : esperienza mistica e scrittura di sé, Firenze, Alinea (coll. « Carrefours : testi e ricerca / textes et recherches », no 6), 223 p. [1884

      Première étude résolument littéraire du discours mystique de l'ursuline.

Compte rendu critique

      Remarquable étude littéraire qu'on devrait lire, si c'était possible, de la fin au début. Ce qu'on fera du moins en commençant par son appendice « Claude Martin, editore della Relation de 1654 » : l'étude de la réécriture de C. Martin est d'elle-même une étude de la relation. Et le style et la spiritualité de la mère et de son fils sont opposés. Il est donc attendu que le théologien efface souvent l'expression populaire et spontanée d'une expérience spirituelle qui le déstabilise (dans mon compte rendu, je me permets comme ici de transcrire presque littéralement le texte original sans guillemets : la carica destabilizzante della parola di Marie, p. 198).

      La quatrième et dernière partie de l'ouvrage est la plus attendue, puisqu'elle porte sur le discours mystique de l'ursuline, mais son originalité est de ne pas s'intéresser à proprement parler à la mystique (au deux sens du mot, avec les questions théologiques qu'on a l'habitude de présenter), mais bien sur le discours en question. Et, s'agissant d'un discours mystique, ce sera padoxalement un discours de l'indicible. La mystique s'évertue donc à expliquer qu'elle ne saurait expliquer ses rapports extatiques à son Seigneur. Laura Verciani présente en conséquence les trois moyens qu'utilise Marie Guyart pour dire l'indicible, les citations bibliques qui laissent la parole à Dieu, le langage métaphorique ou, tout bonnement, le style ! Ce seront les métaphores amoureuses de l'âme, épouse de l'époux, les métaphores spatiales de la demeure, soit la demeure de l'âme en Dieu ou celle de Dieu en elle, soit alors l'abîme, comme aussi le labyrinthe de l'inconscient. Et la preuve qu'on est ici enfin dans une véritable étude littéraire est tout bonnement la démonstration que le style de l'exposé mystique ne se fait jamais si bien qu'avec un vocabulaire souvent inadéquat, obscur, voire franchement incorrect, tandis que la syntaxe réussit à produire de belles longues phrases aussi complexes qu'illisibles. On est loin ici de la beauté, de la simplicité et de la pureté de la langue de l'écrivaine qui nous est présentée par les histoire littéraires du Québec... Cela dit, c'est tout de même dans ce dernier chapitre qu'on trouve la section la plus faible de l'ouvrage, celle sur les citations. Non seulement Marie Guyart n'a aucune culture dénotant une fréquentation des textes bibliques ou, plus largement, spirituels, mais ses lectures sont très circonscrites, les textes qu'elle peut citer lui venant timidement de la pastorale, notamment de la pastorale jésuite en Nouvelle-France. Qu'elle en tire la parole divine, on veut bien, mais cela ne concorde pas avec la section qui lui présuppose une culture qu'elle n'a pas (p. 151-158).

      Du point de vue de l'expérience humaine, la troisième partie devrait être le sommet de l'ouvrage. Ce sont les « masques » (au sens de « figurations ») que Marie Guyart donne d'elle dans sa correspondance, soit pour convaincre son ancien directeur de travailler à sa mission pour venir en Nouvelle-France, soit ensuite pour convaincre (bis) ses correspondants de l'importance de cette mission des ursulines dans la colonie. Suit une analyse du thème du « martyre » refusé (car la religieuse est cloîtrée et n'a aucune chance d'être « martyrisée » par les Iroquois), thème que Laura Verciani n'analyse pas à sa juste valeur fantasmagorique dans ces récits hallucinants des « martyres » des jésuites qui deviendront les « saint Martyrs canadiens », grâce, notamment, à ses écrits à ce sujet. L. Verciani expose ensuite une supposée glorification par substitution de « la » femme amérindienne; cette projection est en réalité hypothétique, car L. Verciani choisit quelques exemples de récits de captives amérindiennes chrétiennes qui échappent aux Iroquois pour en faire, elle (Laura Verciani), des alter ego de Marie de l'Incarnation. Ce n'est pas impossible, mais je pense plutôt que l'épistolière dévote veut simplement intéresser et édifier ses lecteurs. Je me permets de corriger une faute de lecture courante à laquelle L. Verciani n'échappe pas, alors que cela lui pose, objectivement, un problème qui prouve sans conteste la vigueur et la rigueur de son esprit critique. Elle ne peut croire (p. 113-114, rappelé p. 165, tout en bas de la page), avec raison, que Marie Guyart se vante abruptement d'être une formidable rédactrice de dictionnaires et de livres de piété en langues amérindiennes (à remarquer le pluriel !), elle pourtant si humble et toujours portée à l'humiliation : «  Depuis le commencement du Carême dernier jusqu'à l'Ascension [1668], j'ay écrit un gros livre Algonquin de l'histoire sacré et de choses saintes, avec un Dictionnaire et un Catéchisme Hiroquois, qui est un trésor. L'année dernière j'écrivis un gros Dictionnaire Algonquin à l'alphabet François; j'en ai un autre à l'alphabet Sauvage » (édition Guy-Marie Oury, bg. 77, p. 801). À la courte honte des biographes et hagiographes, il faut tout de même leur dire une bonne fois pour toutes que Marie Guyart ne parle (et n'écrit !) aucune langue amérindienne (notre analyste littéraire suppose ses écrits perdus, p. 17 et 23). L'enseignante connaît les rudiements de plusieurs langues qui lui permettent de communiquer très sommairement avec les petites écolières montagnaises, algonquines, huronnes et iroquoises de son couvent, rudiements qu'elle n'arrive que très difficilement à transmettre à de très rares conseurs. Ce qu'elle dit, dans l'extrait qui vient d'être cité, et qu'on lit plusieurs fois dans sa correspondance, c'est qu'elle a transcrit, pour le bénéfice de sa communauté, de fameux, de fabuleux et de très importants ouvrages des jésuites sur et dans les langues amérindiennes. Ses connaissances rudimentaires, mais non moins précieuses, de ces langues lui ont déjà souvent permis de faire pour les missionnaires ce travail de secrétaire; elle le fait, en 1668, une dernière fois, pour sa communauté. Marie Guyart Morin de l'Incarnation n'a jamais écrit quoi que ce soit dans aucune langue amérindienne.

      Cela dit, ce n'est pas la répétition innocente d'une petite faute de lecture qui peut invalider une remarquable étude littéraire. La seconde partie du livre aura été pour moi le plus beau moment de ma lecture, alors même qu'elle porte sur un contenu auquel je suis réfractaire, comme beaucoup de lecteurs aujourd'hui, je suppose, de textes religieux foncièrement masochistes. Il est difficile d'expliquer comment Laura Verciani parvient à nous exposer objectivement, avec une parfaite sérénité, l'horreur de la jouissance sexuelle (à supposer que ce soit celle du devoir conjugal imposé et détesté, ce qui est évidemment loin d'être démontré), la jouissance des sévices corporels et toutes les formes de refus de la maternité et, par conséquent, de la féminité, dans le contexte où l'homosexualité est elle aussi culpabilisante. L'analyse montre de manière convaincante que, pour Marie Guyart, le rejet de son fils concorde parfaitement avec le fait d'être la « mère » de petites Amérindiennes qui ont rejeté ou on été rejetées par leur mère biologique, exactement comme elle a rejeté symboliquement sa mère pour la remplacer par Marie, elle-même, la mère de Jésus. Oui, la rhétorique symbolique est finalement assez tordue, mais toute cette partie, intitulée « Il corpo narrato » (p. 69-98), est une lecture raisonnable de ce qui, autrement, n'a aucun bon sens.

      Voici maintenant ma traduction de l'ouverture de l'ouvrage qui présente le sujet, la thèse et l'armature de la première et de la plus importante partie : « L'événement crucial dans la vie de Marie de l'Incarnation, c'est le problème de l'abandon du fils qui se trouve traité dans un ensemble complexe de textes, soit deux relations spirituelles, de nombreuses lettres et des "additions" rédigées à la fin de chaque chapitre de sa Vie, où Claude Martin commente longuement l'autobiographie de sa mère. Fascinant dialogue de deux voix, ce corpus est le témoignage d'un drame familial vécu dans la souffrance (un sofferto dramma familiare), dans lequel incompréhensions et rancoeurs ne sont jamais tout à fait effacées » (p. 27). Comme on le voit, Laura Verciani aborde de front le coeur de l'oeuvre de Marie Guyart, que trop souvent on réussit à escamoter, de sorte qu'elle s'est donné les moyens d'étudier sans complaisance ni dénigrement les sens profonds, véritables, nombreux et complexes, d'une oeuvre en effet dramatique. Cette première partie s'intitule « Dal rifiuto della maternità all'autobiografia » (p. 27-68), « Du refus de la maternité à l'autobiographie ».

      Or, la préface de l'ouvrage (p. 7-14) en pose et l'objet et la méthode d'analyse. Pour la méthode, c'est l'étude littéraire, on le sait. Mais pour l'objet, l'oeuvre de Marie Guyart est présentée et sera étudiée comme une oeuvre autobiographique, une autobiographie spirituelle. C'est, comme le dit le titre (il fallait bien en venir pour finir à la page de titre), l'écriture de soi, et plus précisément encore, l'écriture de soi dans l'expérience mystique. Malheureusement, car je voudrais terminer mon compte rendu de cet ouvrage remarquable par une note critique, voire négative (il n'y a pas de « critique positive », on doit toujours le répéter), l'analyse de Laura Verciani nous présente, par son objectif même, une image déformée de Marie Guyart Morin mère de l'Incarnation, celle d'une « mystique » que le livre désigne sous le nom de « soi » (elle, donc), assez souvent le « sujet ». Si l'on s'amuse à remplacer le pronom par le nom de la religieuse, on voit vite apparaître une rhétorique de l'effacement de la personne et sa re-création. Ce n'est plus de Marie Guyart qu'il s'agit.

      Qui pourra croire à la lecture de cette analyse littéraire vraiment impressionnante, convoquant avec une remarquable compétence de très nombreux travaux qui ont marqué la recherche depuis plusieurs décennies, qu'on ne nous présente ici qu'une partie, une petite partie, une partie bien secondaire des écrits de la religieuse ? Marie Guyart, qui a bandonné son fils pour jouir de la sainte paix religieuse et qui s'est faite en plus sainte, sainte missionnaire (!) de la Nouvelle-France (c'est-à-dire, pour l'essentiel, enseignante des jeunes filles françaises de la colonie), est l'auteure de deux autobiographies spirituelles où la part « mystique » répond à une commande des destinataires, tandis que sa correspondance est tout bonnement dévote. Le plus grand reproche que l'on puisse faire à Laura Verciani est d'avoir découpé dans l'oeuvre de l'ursuline tout ce qu'il lui fallait pour en faire une mystique, alors que l'essentiel aura disparu, Marie Guyart telle qu'elle est hors de ce « soi » mystique artificiel.

*2005, FERRARO, Alessandra, « le Corps de l'autre : Marie de l'Incarnation et les sauvages », Alterità e insularità : relazioni incrociate nelle culture francofone, actes du séminaire d'Udine, 16 mai 2002, Udine, Forum, p. 43-55. [1885

2005, ROMPRÉ, Hélène, Deux religieuses se prononcent sur l'éducation des femmes en contexte colonial catholique, Marie de l'Incarnation et sor Inés de la Cruz, mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, xi-168 p. [1886

2006, GRÉGOIRE, Vincent, « Du bon usage de l'autre dans la relation mère-fils : Marie Guyart dite de l'Incarnation - Claude Morin », Relations and relationships in seventeenth-century french literature, actes du 36e congrès annuel de la North American Society for seventeenth-century french literature, Portland State University, 6-8 mai 2004, édition de Jennifer R. Perlmutter, Tübingen, Gunter Narr Verlag (coll. « Biblio 17 », no 166), 456 p., p. 289-302. [1887

2006, LESNE-JAFFRO, Emmanuèle, « "Priez pour la conversion des Hiroquois" : les conversions du nouveau monde à travers la correspondance de Marie de l'Incarnation », Pascal : auteur spirituel, édition de Dominique Descotes, Paris, Champion, 537 p., p. 469-489. [1888

      Agréable distraction dans un ouvrage par ailleurs fort savant : réactions de lecture spontanées de la correspondance, dans l'édition de G.-M. Oury.

2006, RAPLEY, Elisabeth, « la Contribution des religieuses de la Nouvelle-France au concept de l'héroïsme au féminin, XVIIe siècle », Saintes ou sorcières ? l'héroïsme chrétien au féminin, édition de Véronique Alemuny, Monique et Bernard Cottret, Éditions de Paris, 269 p., p. 217-230. [1889

      Participe au « concept » l'ensemble des religieuses de la Nouvelle-France, auxquelles il fallait beaucoup de courage pour traverser l'Atlantique, mais en particulier Marie Morin (née dans la colonie) et Marie Guyart.

2006, RINGUET, Chantal, « la Relation de 1654 de Marie de l'Incarnation : une expérience humaine défiant les limites de la spatialité », Territoires féminins, édition de Sylvie Mongeon, Université du Québec à Montréal (coll. « Cahiers du CELAT - UQAM »), 242 p., p. 45-67. [1890

2006, ROMPRÉ, Hélène, « Sainteté et dissension : deux voix féminines au XVIIe siècle, Marie de l'Incarnation et sor Juana Inés de la Cruz [en Nouvelle-Espagne, au Mexique, 1651-1695] », Cahiers d'histoire (Université de Montréal), vol. 25, no 2, p. 137-157. [1891

2006, THÉRY, Chantal, « l'Amazone céleste », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p. 169-178. — Rééd. de l'article de 1996, no 1782. [1892

2006, THÉRY, Chantal, « Des vocations d'enseignantes et d'exégètes », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p. 179-196. — Il s'agit apparemment d'un des trois chapitres inédits de l'essai, voir le no 1556. [1893

2006, THÉRY, Chantal, « Marie de l'Incarnation, intime et intimée », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p. 153-168. — Rééd. de l'article de 1993, bg. 851. [1894

2006, THÉRY, Chantal, « les Rapports mère-fils : Marie Guyart de l'Incarnation et dom Claude Martin », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p. 197-212. — Rééd. de l'article de 2001, no 1873. [1895

2006, THÉRY, Chantal, « la "Vie de rêve" de Marie de l'Incarnation, pleine d'audace », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p. 95-108. — Il s'agit apparemment de l'un des trois chapitres inédits du recueil (voir le no 1556). [1896

2007, ZITO, Marina, « À propos de la correspondance de Marie de l'Incarnation », Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 43-49. [1897

2008, DEROY-PINEAU, Françoise, Marie de l'Incarnation : Marie Guyart, femme d'affaire, mystique, mère de la Nouvelle-France (1599-1672), Paris, Laffont, 1989, 310 p., rééd. Montréal, Fides (« Bellarmin »), 1989, 300 p., réimp. en format de poche dans la coll. « Bibliothèque québécoise », Montréal, 336 p. [1898

2008, FERRARO, Alessandra, « Autobiographie, biographie, hagiographie : la construction du mythe de Marie de l'Incarnation », Inventing Canada / Inventer le Canada, édition de Klaus-Dieter Ertler et Martin Löschnigg, Berlin, Peter Lang (coll. « Canadiana : littératures/cultures »), 308 p., p. 199-209. [1899

2008, LAFOND, Jean-Daniel, réalisateur, image de Michel La Veaux, « Folle de Dieu », documentaire sur Marie de l'Incarnation, Office national du film du Canada, 35 mn, 76 min. Interprète : Marie Tifo. Entrevues d'Aline Apostolska, écrivaine; Marguerite Chénard, ursuline; Marie Chouinard, chorégraphe; Louise Courville, musicologue; Dominique Deslandres, historienne; Noëlle Gabriel, ursuline; Bernard Keating, éthicien; Jacques Lacoursière, historien; Lorraine Pintal, metteure en scène; François Vincent, anthropologue. [1900

      Vues multiples et croisées sur Marie Guyart et ses écrits. Tout ce qui précède sa « vocation » pour la mission du Canada est parfaitement bien exposé, notamment l'abandon de son fils. Mais même sa spiritualité est mal évaluée. Car, malheureusement, les jésuites sont complètement absents de ce portrait, ce qui le fausse irrémédiablement. Ce sont eux, en effet, qui ont inventé sa vocation pour le Canada, qui réaliseront son installation à Québec et qui vont, dès lors, la diriger (direction spirituelle de Jérôme Lalemant, notamment). Le documentaire lui prête, par exemple, rien de moins que la composition de dictionnaires amérindiens : en réalité, elle recopie simplement les ouvrages des jésuites, pour lesquels elle agit comme secrétaire, de sorte que, par ricochet, ce sont eux qui écrivent une bonne partie de sa correspondance, puisqu'elle y résume leurs relations annuelles. Enfin, à lire ces lettres circulaires, on voit vite que les jésuites contrôlent aussi sa spiritualité, notamment en encadrant son « mysticisme », celui qu'elle avait développé avec son premier directeur spirituel et qui l'avait conduite chez les ursulines, à Tours. Elle partagera vite la « spiritualité de la croix » de nombreux jésuites de la Nouvelle-France en Huronie, alors qu'elle est cloîtrée à Québec.

—— Jean-Daniel Lafond, en collaboration avec Marie Tifo, a également tiré des écrits de Marie Guyart la pièce la Déraison d'amour. Mise en scène de Lorraine Pintal, avec Marie Tifo dans le rôle du seul personnage en scène, co-production du théâtre du Trident et du Théâtre du Nouveau Monde, création du 2-13 juin 2009. On en trouvera la description et l'analyse critique de Lucie Renaud, « En pièces détachées », Jeu, no 133, no 4 (2009), p. 19-20. [1901

2008, WOIDAT, Caroline M., « Captivity, freedom, and the new world convent : autobiography of Marie de l'Incarnation Guyart », Legacy (Society of american women writers, University of Nebraska Press), vol. 25, no 1, p. 1-22. [1902

      C. M. Woidat veut montrer que l'oeuvre de l'ursuline n'a pas reçu l'attention qu'elle méritait de la part des historiens des États-Unis, à cause de leurs préjugés, étant généralement de tradition protestante.

2009, BARBEAU, Thierry, « l'Expérience mystique, sommet de l'émergence du sujet chez Marie de l'Incarnation, ou la dynamique du mariage spirituel », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 423-446. [1903

2009, BRODEUR, Raymond, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, éditeurs, Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p. [1904

      Voir plus haut le no  1560. Comme dans la plupart des recueils sur Marie Guyart Martin, plusieurs des articles relèvent plus ou moins de la catéchèse, mais dans cinq cas il s'agit soit d'un exposé philosophique, [17], soit de si évidentes prédications — [25], [26], [28] et [29] —, que j'ai choisi de ne pas les répertorier dans la présente section. Sur cette lancée, j'ai fait de même pour les chapitre [13] à [16], mais pour la raison inverse : l'éducation et la santé, les sujets traités dans ces articles utilisent les écrits de Marie Guyart à titre strictement documentaire. Dans les deux cas, ces textes ne concernent plus les études littéraires et n'y participent pas.

2009, CAZA, Lorraine, « Marie de l'Incarnation à Québec, Marguerite Bourgeoys à Montréal, une même passion pour Dieu et pour l'éducation, dans des cadres différents », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 181-213. [1905

2009, DEROY-PINEAU, Françoise, « Réseaux sociaux et construction de ponts transocéaniques par Marie Guyard de l'Incarnation », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 131-142. [1906

2009, DUMAIS, Monique, « Émergence d'affirmation identitaire chez des femmes mystiques », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 85-93. [1907

*2009, FERRARO, Alessandra, « Attività missionaria e mediazione interculturale nella Nouvelle-France : Marie de l'Incernation (1599-1672) », le Culture dei missionari, actes du colloque d'Udine, 24-26 janvier 2006, édition de Nicola Gasbarro, Rome, Bulzoni, 375 p. [1908

2009, FERRARO, Alessandra, « Une voix qui perce le voile : émergence de l'écriture autobiographique dans la Relation de 1654 de Marie de l'Incarnation », Ponts (Ponti : langues, littératures, civilisations des pays francophones, Milan, Cisalpino istittuto editoriale universitario), vol. 9, p. 57-69 [1909

2009, HOUDARD, Sophie, « le Cri public du fils abandonné ou l'inexprimable secret de la cruauté d'une mère », Littératures classiques (Paris), no 68, p. 273-284. [1910

2009, LANDY-HOUILLON, Isabelle, « l'Émergence du "je" dans les écritures croisées de Marie de l'Incarnation et de Claude Martin, son fils », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 61-73. [1911

2009, NADEAU-LACOUR, Thérèse, « Marie Guyart, une femme dans tous ses états », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 25-60. [1912

2009, PARK, Pamela, « Marie de l'Incarnation, porteuse de la culture de son temps », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 75-83. [1913

2009, PEYROUS, Bernard, « Vocation et mission chez Marie de l'Incarnation », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 379-401. [1914

2009, THÉRY, Chantal, « les Audaces "laïque" et "féminine", "moderne" et "postmoderne" », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 95-109. [1915

2009, ZITO, Marina, « Songes et ravissements de Marie de l'Incarnation », « Ils l'appelaient Nouvelle-France... » : mythes et rêves fondateurs de l'Amérique française, introduction à la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 21-24 mai 2008, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), p. 131-140. [1916

2010, COMBY, Jean, « Femmes mystiques et écrivains au XVIIe siècle : Marie de l'Incarnation, ursuline, et Jeanne Chézard de Matel », l'Esprit des lettres, mélanges offerts à Jean-Pierre Landry, édition d'Olivier Leplatre, Genève, Droz (publication du Centre d'études des dynamiques et des frontières littéraires de l'Université Jean-Moulin, Lyon, coll. « Cahiers du GADGES », no 6), 431 p., p. 161-175. [1917

Note critique

      Développement de l'article de 2000 (cf. no 1801). Les ressemblances et les différences entre les deux religieuses sont extrêmement éclairantes sur leur spiritualité commune (celle du mouvement de l'École française) et ses modes d'expression. J. Comby commence par évaluer objectivement la situation de ces femmes qui écrivent pour des hommes qui, eux, maîtrisent le latin, ont une connaissance de première main des textes bibliques et, surtout, connaissent les concepts fondamentaux de la théologie. Si ces moyens leur font défaut, elles n'en tentent pas moins de se les approprier (notamment à travers la direction spirituelle de leurs confesseurs jésuites), souvent de manière inadéquate et toujours approximative, pour exprimer une expérience mystique qui relève contradictoirement du « domaine de la poésie » (p. 173). On le voit à leur langage corporel, dans les visions de Jeanne Chézard et les songes de Marie Guyart, à leurs extases découlant de la mystique nuptiale et à leurs images communes du sang et au thème de l'incarnation du Verbe, inspiré du Cantique des Cantiques. Sur ce dernier point, Jean Comby ne manque pas de rappeler que Marie Guyart Morin a été épouse et mère (même s'il faut ajouter, jeune veuve, et donc femme puissante au XVIIe siècle, mais refusant la maternité).

*2010, GRÉGOIRE, Vincent, « Devoir d'obéissance, obligation de résistance : lorsqu'une ursuline s'oppose à l'autorité masculine au six-septième siècle », Seventeenth-Century French Studies, vol. 32, p. 102-117. [1918

2010, LANDY-HOUILLON, Isabelle, « "Au bruit de tous les infinis" : la correspondance de Marie Guyart de l'Incarnation et de son fils Claude Martin », Littérature classique (Paris, Champion), no 71 (printemps), « L'épistolaire au XVIIe siècle », édition Gérard Ferreyrole, p. 303-325. [1919

      Avec beaucoup d'intelligence critique, comme dans tous ses articles, I. Landy-Houillon serre de très près le caractère dramatique de la correspondance mère-fils et réussit à faire entendre Claude Martin (dont les lettres ne nous sont pas parvenues). La biographie de sa mère comme autobiographie : c'est la protestation du fils qui se présente comme un Isaac qui a refusé de se laisser lier.

2010, ZITO, Marina, « Pour une histoire des premières nations : les Iroquois dans la correspondance de Marie de l'Incarnation », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 33-40. [1920

2011, FREIDEL, Nathalie, « Écriture de mission, mission de l'écriture : la correspondance de Marie de l'Incarnation », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 185-198. [1921

      Le titre ne dit pas clairement que l'article porte sur le genre et les formes de la correspondance.

2012, CHAMPAGNE, René, Marie de l'Incarnation ou le chant du coeur, Montréal, Médiapaul, 165 p. [1922

2012, DUNN, Mary, « When "wolves become lambs" : hybridity and the "Savage" in the letters of Marie de l'Incarnation », the Seventeenth Century, vol. 37, no 1, p. 104-120. [1923

*2015, BONESSO, Amandine, « Du fond de l'âme au bout du monde : les expériences extrêmes du voyage chez Marie de l'Incarnation », colloque Scénographies du voyage en Nouvelle-France et en Europe, Cercle interuniversitaire d'étude sur la république des lettres, édition de Thierry Belleguic et Isabelle Bour, Québec, Université Laval, 20-21 septembre 2012, actes à paraître : Paris, Herman (coll. « La république des lettres »). [1924

Hachard, Marie-Madeleine (5.2.20 bis.)

2000, THÉRY, Chantal, « 1727-1728, de Rouen à la Nouvelle-Orléans : correspondance et journal de bord de Marie-Madeleine Hachard de Saint-Stanislas », Studies on Voltaire and the eighteenth-century, no 4, p. 109-117 et 258-259. [1925

2002, FORGET, Danielle, et France Martineau, « la Parole identitaire dans la correspondance de voyage de Marie-Madeleine Hachard (1627-1728) », Des identités en mutation : de l'ancien au nouveau monde, édition de Danielle Forget et France Martineau, Ottawa, David (coll. « Voix savantes »), 191 p., p. 37-64. [1926

2006, GALLAND, Caroline, « Une ursuline chez les sauvages : la fabrication d'une héroïne chrétienne dans la correspondance de Marie-Madeleine Hachard (1728) », Saintes ou sorcières ? l'héroïsme chrétien au féminin, édition de Véronique Alemuny, Monique et Bernard Cottret, Éditions de Paris, 269 p., p. 217-230. [1927

      Belle occasion de présenter cette correspondance de Louisiane. Peu importe si C. Galland a peine, évidemment, à trouver des traits d'héroïsme chez la jeune et joyeuse religieuse.

2006, THÉRY, Chantal, « De Rouen à la Nouvelle-Orléans : la relation de Marie-Madeleine Hachard », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p. 213-232. — Rééd. de l'article de 2000, no 1925. [1928

Hennepin, Louis (5.2.21)

1929, DE VILLIERS, Marc, la Louisiane : histoire de son nom et de ses frontières successives (1681-1819), Paris, Maisonneuve, 74 p. [1929

      Première étude de genèse sur la Relation officielle de Bernou-La Salle et sa réécriture en première partie de la Description de la Louisiane.

1966, CARPENTER, John R., Histoire de la littérature française sur la Louisiane de 1673 jusqu'à 1766, Paris, Nizet, 353 p. [1930

      Comme les études littéraires sur Hennepin commencent à peine, je pense qu'il importe de rappeler cet ouvrage d'ensemble où Hennepin occupe évidemment une place centrale (cf. no 1413). Cela dit, il n'est pas vrai que l'étude littéraire de Hennepin ne soit pas encore commencée : la première étude, exceptionnelle et remarquable, aura été celle de Louise Dechêne dans le DOLQ (bg. 486), 1: 174-177.

1997, BROUÉ, Catherine, « Modalités et fonctions de la parole amérindienne dans la Nouvelle Découverte de Louis Hennepin, Revista Espanola de Estudios Canadienses, vol. 3, no 2 (novembre), p. 25-39. [1931

1999, BROUÉ, Catherine, « Nouvelle Découverte du père Louis Hennepin : plaidoyer pour un auteur », la Relation de voyage, actes du séminaire de Bruxelles, édition de Madeleine Frédéric et Serge Jaumain, Université libre de Bruxelles, Centre d'Études Canadiennes, p. 37-59. [1932

2000, BROUÉ, Catherine, « En filigrane des récits du père Louis Hennepin : "trous noirs" de l'exploration louisianaise, 1679-1681 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 53, no 3 (hiver), p. 339-366. [1933

2001, PROÏA, François, « la Mystification de Louis Hennepin : l'annonce d'une découverte jamais advenue », Bérénice, Rivista di studi comparati e ricerce sulle avanguardie (Rome), vol. 9, no 25 (mars), p. 143-146. [1934

      Dans ce court article présentant l'imposture d'Hennepin et la surprise de Bernou, j'ai l'impression que l'auteur confond la « Relation officielle » et la Description de la Louisiane.

2007, BROUÉ, Catherine, « Seine, Saint-Laurent, Mississippi : Hennepin, Bernou, La Salle, ou les alluvions de l'écriture », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p., p. 139-171. [1935

2008, BROUÉ, Catherine, « l'Iconographie de l'exploration louisianaise : concordance [sic : singulier] et discordances narratives chez Louis Hennepin », Écrire des récits de voyage (XVe-XVIIIe siècles) : esquisse d'une poétique en gestation, actes du colloque de York University (Toronto) organisé par M.-C. Pioffet et Catherine Broué, édition de Marie-Christine Pioffet, avec la collaboration d'Andreas Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 638 p., p. 279-297. [1936

2008, TREMBLAY, Mylène, « l'OEuvre de Dieu, la part de la diégèse : description et fonction de la figure de Dieu dans les Nouveaux Voyages (1698) de Louis Hennepin », Écrire des récits de voyage (XVe-XVIIIe siècles) : esquisse d'une poétique en gestation, actes du colloque de York University (Toronto) organisé par M.-C. Pioffet et Catherine Broué, édition de Marie-Christine Pioffet, avec la collaboration d'Andreas Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 638 p., p. 189-199. [1937

2009, BROUÉ, Catherine, et Mylène Tremblay, « Du fleuve Saint-Laurent vers la Chine au XVIIe siècle : quand l'imaginaire se fraye un passage », Tangence, no 90, « Nouvelle-France : fictions et rêves compensateurs », édition de Marie-Christine Pioffet, 163 p., p. 57-69. [1938

2011, TREMBLAY, Mylène, « le Missionnaire Louis Hennepin : faire flèche de toute croix », Littérature de contestation : pamphlets et polémiques du règne de Louis XIV aux Lumières, édition de Pierre Bonnet, Paris, Le Manuscrit, 426 p., p. 211-228. [1939

      L'article n'utilise pas le mémoire de Marc Rochette (bg. 879), qui aurait été utile pour apprécier la supposée « polémique » contre les Amérindiens (p. 225-226). M. Tremblay ne sait pas encore que le Premier Établissement est de Valentin Leroux (bg. 133).

2012, TREMBLAY, Mylène, « la "Publication de l'Évangile" : analyse de la figure de l'auteur dans quelques récits franciscains du XVIIe siècle en Nouvelle-France », Représentation, métissage et pouvoir : la dynamique coloniale des échanges entre Autochtones, Européens et Canadiens (XVIe-XXe siècles), édition d'Alain Beaulieu et Stéphanie Chaffray, Québec, Presses de l'Université Laval, xxii-488 p., p. 301-318. [1940

      Mylène Tremblay voudrait opposer les objectifs d'apostolat et d'édification aux autres fonctions « viatiques » propres à l'écriture ou au plaisir d'écrire dans les oeuvres des récollets. Elle étudie (globalement) les occurrences des vocables « auteur » et « lecteur » dans les ouvrages de Louis Hennepin en comparaison avec les oeuvres des autres récollets (Sagard, Leclercq et Leroux). En bonne statistique lexicale, on ne saurait confronter des vocables isolés de très basses fréquences : c'est inutile, cela n'a aucun sens. La preuve en est que les contextes des deux vocables ne sont même pas discriminés correctement : si, dans le cas des dix occurrences de PEF, par exemple, le vocable auteur ne désigne jamais Valentin Leroux, ni aucun des auteurs des documents qu'il publie (il s'agit de certains « auteurs » qu'on lit, de l'auteur du monde, la nature qui est l'auteur de telle chose, l'auteur d'un crime, l'auteur d'une maladie, etc.), comme l'a vu M. Tremblay (p. 315), il en est de même, mais à l'inverse, ce qu'elle n'a pas vu, dans le dernier ouvrage, en deux volumes, d'Hennepin (ND et NV), où le mot se trouve systématiquement dans les titres des chapitres et vaut donc pour le pronom « il » et non « je », c'est-à-dire que le mot désigne le personnage et non le narrateur et encore moins l'« auteur », à une exception près (« l'autheur de cette Découverte », ND, 450 : 17).

*2015, MARCHAND, Marc-André, « la Figure du voyageur dans le Nouveau Voyage (1698) de Louis Hennepin et le Journal historique (1713) de Henri Joutel : l'exemple équivoque de Cavelier de La Salle », colloque Scénographies du voyage en Nouvelle-France et en Europe, Cercle interuniversitaire d'étude sur la république des lettres, édition de Thierry Belleguic et Isabelle Bour, Québec, Université Laval, 20-21 septembre 2012, actes à paraître : Paris, Herman (coll. « La république des lettres »). [1941

Jérémie, Nicolas (5.2.22)

2007, KINGE, Alexandra, et Alan MacDonell, « la Voix de l'autre dans certains récits de voyages de l'ouest canadien au temps de la Nouvelle-France », Canadian cultural exchange, translation, and transculturations / échanges culturels au Canada : traduction et transculturation, édition de Norman Chaedle et Lucien Pelletier, Waterloo, University Wilfrid Laurier (coll. « Cultural studies series »), xxv-401 p., p. 3-14. [1942

Jésuites en Amérique du Sud (5.2.23 bis)

      Voir le guide bibliographique de Marco Antonio Gonçalves Machado, no 1394.

1998, LESTRINGANT, Frank, « l'Effacement du Brésil français : les Lettres jésuites portugaises en France (1570-1590) », Naissance du Brésil (1500-1808), sous la direction de Katia de Queiros Mattoso, Paris, PUPS, Centre d'études sur le Brésil, p. 143-158. [1943

      Article repris dans le recueil D'encre de Brésil en 1999, cf. no 1548 [10].

1998, LABORIE, Jean-Claude, « Introduction », la Mission jésuite du Brésil : lettres et autres documents (1549-1570), Paris, Chandeigne (coll. « Collection Magellane »), 352 p., p. 7-62. [1944

      Remarquable présentation du genre de la relation missionnaire jésuite, les lettres brésiliennes étant encore fort proches de la naissance du formidable système d'information et d'édification auquel participeront plus tard les relations des jésuites de la Nouvelle-France. Le recueil présente 25 lettres traduites et annotées par J.-C. Laborie, notamment à partir des cinq volumes des Monumenta Brasiliae (1957-1968) édités par António Serafim.

1999, CASTELNAU-L'ESTOILE D'ESSENAULT, Charlotte de, les Ouvriers d'une vigne stérile : les jésuites et la conversion des Indiens du Brésil (1580-1620), Paris, thèse de doctorat de l'École des Hautes études en sciences sociales, 1999. Paris, Centre culturel Calouste Gulbenkian, et Lisbonne, Commission nationale pour les commémorations des découvertes portugaises (coll. « Publications du Centre culturel Calouste Gulbenkian »), 2000, 557 p. [1945

1999, LABORIE, Jean-Claude, Une correspondance missionnaire au XVIe siècle, 1549-1568 : écriture et réduction, Université de Lille III (Charles-de-Gaulle), thèse de doctorat, décembre, 444 p. [1946

2003, LABORIE, Jean-Claude, 4000 mangeurs d'homme et mangeurs d'âme : une correspondance missionnaire du XVIe siècle, la lettre jésuite au Brésil, 1549-1568, Paris, Champion (coll. « Les géographies du monde »), 645 p. [1947

      Édition de la thèse de doctorat de 1999. Après le sommaire présenté comme introduction au choix de textes de 1998, on trouve ici l'analyse systématique du genre de la « relation missionnaire » et sa réalisation dans les missions du Brésil, le corpus brésilien étant étudié systématiquement, avec autant d'ouverture ou d'empathie que d'esprit critique. Jean-Claude Laborie poursuit, sur un nouveau front, les recherches de Frank Lestringuant sur la Nouvelle-France du Brésil, avec autant de compétence, de sorte qu'on ne trouve pas, à ce que je sache, un travail équivalent en portugais ou en espagnol sur les missions jésuites en Amérique du Sud.

2008, PASCHOUD, Adrien, le Monde amérindien au miroir des « Lettres édifiantes et curieuses », Oxford, Voltaire Foundation (« Studies on Voltaire and the eighteenth century », vol 2008, no 7), vi-229 p. [1948

      La thèse est de 2003 (cf. no 1967). On trouve en annexe (p. 207-210) la liste des Lettres (édition 1702-1776) portant sur l'Amérique. Mais en fait, la plus grande partie de l'ouvrage repose sur les RJNF.

2011, LABORIE, Jean-Claude, « Du Tupi au Huron : quelques éléments pour une circulation des modèles missiologiques jésuites au nouveau monde », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 65-82. [1949

      Voir plus bas, no 1997.

Jésuites, relations des jésuites de la Nouvelle-France (5.2.24)

*1986, THÉRY, Chantal, « Jésuites et Amazones du Grand Dieu en terre amérindienne », Bulletin du Groupe de recherche « L'Indien imaginaire » (Montréal, Université du Québec à Montréal), no 2, p. 29-37. [1950

1989, DESLANDRES, Dominique, « le Jésuite, l'"intoléré" et le "sauvage" : la fabrication par omission d'un mythe », Primitivisme et mythes des origines dans la France des Lumières (1680-1820), actes du colloque de Sorbonne, 24-25 mai 1988, édition de Chantal Grell et Christian Michel, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 223 p., p. 87-99. [1951

      Enfilade de généralités et avalanche de « références » (dont le mémoire de D. Deslandres « cité » pas moins de douze fois en note) sur la présentation des Amérindiens dans les RJNF. L'historienne commence par prétendre que les jésuites assimileraient les Amérindiens aux pauvres d'Europe, comme aussi aux vagabonds, pillards, etc. (voire aux hérétiques, aux enfants, aux paysans ignorants), figures de l'« intoléré », ce qui est tout à fait faux, les missionnaires connaissant trop bien les Amérindiens pour jamais se livrer à ces jeux de mots et d'images; tandis que le portrait de l'Amérindien chrétien finirait par produire le bon sauvage (le mythe en question dans le titre), tel que l'exploiteront les philosophes, ce qui n'est pas vrai non plus, le « sauvage chrétien » n'ayant rien de ce sauvage-là, puisqu'il s'oppose à lui, au vrai sauvage, c'est-à-dire au barbare ou à l'infidèle, comme le disent page après page les RJNF.

1989, PERRON, Paul, « Toward a semiotics of manipulation : jesuit-huron relations in XVIIth century new france », Semiotica, vol. 76, nos 3-4, p. 147-170. [1952

      Cet article sera allégé et réécrit dans le recueil de 2003.

1992, DESLANDRES, Dominique, « Réforme catholique et altérité : arrière-plan socio-religieux de la fondation de Montréal », les Origines de Montréal, actes du colloque de la Société historique de Montréal, mai 1992, édition de Jean-Rémi Brault, Montréal, Leméac, 280 p., p. 11-37. [1953

      Contrairement à ce que laisse présager son titre, l'article porte essentiellement sur les missions des jésuites. Même remarque que ci-dessous, en 1999.

*1993, DESLANDRES, Dominique, « Mission et altérité : les missionnaires français et la définition de l'"Autre" au XVIIe siècle », French Colonial History Society proceedings, édition de James Pritchard, Cleveland, p. 1-13. [1954

1993, KERSHAW, Kenneth Andrew, « the Jesuit Influence on canadian cartography », Early printed maps of Canada, 4 vol., vol 1, « 1540-1703 », chap. 5, Hamilton (Ontario), Kershaw, p. 125-160. [1955

1998, GODDARD, Peter A., « Augustine and the Amerindian in seventeenth-century New-France », Church History, vol. 67, no 4 (décembre), p. 662-281. [1956

      La pensée augustinienne d'une assez large majorité des jésuites de Nouvelle-France, celle-là même qui sera combattue par les jésuites de Paris chez les jansénistes.

1999, DESLANDRES, Dominique, « Exemplo aeque ut Verbo : the french jesuits' missionary world », the Jesuits : cultures, sciences, and arts (1540-1373), édition de John W. O'Malley, Gauvin Alexander Bailey, Steven J. Harris et T. Frank Kennedy, University of Toronto Press, réimp. 2000, xx-772 p., p. 258-273. [1957

      Dominique Deslandres continue de développer sa thèse de doctorat (1990, bg. 442), comparant les « missions » des provinces françaises avec celles de Nouvelle-France — « programmes de conversion » qui n'ont, à mon avis, aucune commune mesure. Le point de comparaison est ici l'ouvrage d'A. Boschet, le Parfait missionnaire ou la Vie de Julien Maunoir de la Compagnie de Jésus, missionnaire en Bretagne, Paris, Anisson, 1687, rééd., Lyon, 1834.

2000, BLACKBURN, Carole, Harvest of Souls : the jesuit missions and colonialism in North America, 1632-1650, Montréal, Kingston, London et Ithaca, McGill-Queen's University Press (coll. « McGill-Queen's native and northern series », no 22), xvi-173 p. [1958

Compte rendu critique de Guy Laflèche, Recherches amérindiennes au Québec, vol. 31, no 3 (2001), p. 125-128). [1959

2000, ERTLER, Klaus-Dieter, « Jesuitenberichte aus Neu-Frankreich : mythos und wirklichkeitsperzeption in der ersten Hälfte des 17. Jahrhunderts », Nordamerikastudien : historische und literaturwissenschaftliche forschungen aus österreichischen universitäten zu den Vereinigten Staaten und Kanada, édition de Thomas Fröchl, Wien, Verlag für geschichte und politik, p. 61-77. [1960

2000, GREER, Allan, « Colonial saints : gender, race and hagiography in New France », William and Mary Quaterly, 3e sécie, vol. 57 (avril), p. 323-348. [1961

      L'article sera traduit dans son essai de 2009.

2000, LAFLÈCHE, Guy, « l'Analyse littéraire des relations des jésuites (1970-2000) », Recherches amérindiennes au Québec, chronique « la Nouvelle-France des études littéraires », vol. 30, no 1, p. 103-108; no 2, p. 89-92; et no 3, p. 101-106. [1962

      Cette série de trois articles fait l'état présent des études littéraires des RJNF — suite de l'analyse du genre littéraire de ces relations missionnaires (bg. 913), première partie de ce panorama.

*2001, MONTEL-GLÉNISSON, Caroline, le Rapport enseignant-enseigné dans les relations des jésuites de la Nouvelle-France (1632-1672), thèse de doctorat, Paris, Sorbonne. [1963

*2002, DESLANDRES, Dominique, « "Ce n'est pas moi, c'est l'Autre !" altérité, identité et mission d'après les relation des jésuites », Temps, culture et religion, « autour de Jean-Pierre Massaut », édition de C. Havelange, M.-É. Henneau et J.-Y. Ricordeau, Louvain, Bibliothèque de la Revue d'histoire ecclésiastique. [1964

2002, REICHLER, Claude, « Un corpus pré-ethnologique : les relations jésuites de la Nouvelle-France au XVIIe siècle » (résumé de quatre conférences données comme directeur d'études invité), Annuaire de l'École pratique des hautes études (section "Sciences religieuses"), vol. 111 (2002-2003), p. 325-328. [1965

      « Après une introduction historique et théorique, le cours a porté sur quelques aspects caractéristiques du corpus étudié : (1) la représentation de la parole de l'autre; (2) le récit [par François Lemercier] du supplice d'un prisonnier [Saoünadanoncoüa]; (3) la compréhension des relations causales » (p. 326). Le récit de Lemercier se trouve dans la Relation huronne de 1637 (JR, 13: 36-82).

2003, ABÉ, Takao, « What determined the content of Missionary reports ? : the Jesuit Relations [RJNF] compared with the iberian jesuit accounts », French Colonial History, vol. 3, p. 69-83. [1966

      Le titre de l'article est trop général pour qu'on sache de quoi il traite : il compare les écrits des jésuites français de Huronie, avec ceux des jésuites espagnols, italiens et portugais du Japon, confrontant leurs écrits personnels et publics, qui commencent avec... François Xavier ! Il suit que ce n'est pas seulement le titre qui est trop vaste, les deux situations n'ayant aucune commune mesure. Sinon, bien sûr, pour montrer que les jésuites sont et ont toujours été partout des jésuites.

*2003, PASCHOUD, Adrien, Savoir et apologétique dans le discours missionnaire jésuite : le monde amérindien vu à travers les « Lettres édifiantes et curieuses » (1702-1776), thèse de doctorat, Université de Lausanne, 2003-2004. [1967

      L'ouvrage est édité en 2008. Je l'enregistre et dans le corpus des jésuites de l'Amérique du Sud, no 1948, et de ceux de la Nouvelle-France, no 1980.

2003, PERRON, Paul, « Founding Nations : jesuit-huron relations in seventeenth-century », Narratology and text : subjectivity and identity in New France and québécois literature, University of Toronto Press, 338 p., p.77-102. [1968

      Réécriture de l'article de 1989, contrairement à ce qu'on lit p. xvi, où l'auteur présente ce texte comme une version révisée de l'article de Fabula en 1985 (bg. 673).

2003, SMITH, Nicholas N., et Alice Nash, « la Linguistique liturgique du père Aubery : aperçu ethnohistorique », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 33, no 2, p. 7-17. [1969

2003, VAN DAMME, S., « les Martyrs jésuites et la culture imprimée à Lyon au XVIIe siècle », Revue des sciences humaines, no 269, p. 189-2003. [1970

      Je consigne l'article pour préciser qu'il n'y est pas question des martyres des jésuites de la Nouvelle-France. L'auteur met en parallèle les martyrs du Japon et ceux de Lyon, tels que les présentent les ouvrages des bibliothèques de la ville.

2005, GREER, Allan, « the Exchange of medical knowledge between natives and jesuits in New France », el Saber de los jesuitas : historias naturales y el Nuevo Mundo, édition de Luis Millones Figueroa, Madrid et Frankfurt, Iberoamericana et Vervuest (coll. « Textos y estudios coloniales y de la independencia », no 12), 349 p., p. 135-146. [1971

— Cf. la traduction française en 2009.

2005, LAVOIE, Michel, Pour Dieu et l'empire : les jésuites et la diplomatie franco-amérindienne (1650-1701), mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval. [1972

2007, MONTEL-GLÉNISSON, Caroline, « la Notion d'intime dans les relations des jésuites de la Nouvelle-France », Archive épistolaire et histoire, actes du colloque de Cerisy-la-Salle, édition de Lucia Bergamasco et Mireille Bossis, Paris, Connaissances et savoirs, 369 p., p. 100-113. [1973

      Présentation très sommaire des RJNF.

2006, BERRY, Lynn, « "Le ciel et la terre nous ont parlé" : comment les missionnaires du Canada de l'époque coloniale interprétèrent le tremblement de terre de 1663 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 60, nos 1-2, p. 11-36 [1974

      L'auteur présente une analyse du phénomène naturel et une description du phénomène social correspondant à la catastrophe, soit son interprétation essentiellement religieuse. Si les témoignages étudiés sont très nombreux et fort variés, les principales descriptions contemporaines sont de la main de deux jésuites, Jérôme Lalemant (JR, 48: 36-64) et Charles Simon (JR, 48: 182-222), et de leur dirigée, Marie Guyart de l'Incarnation (Oury : 687-704), de sorte que la pensée missionnaire en cause ici est celle des jésuites de Nouvelle-France.

2007, OUELLET, Réal, « les Antilles et le Canada dans la perspective des missionnaires du XVIIe siècle », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p., p. 63-90. [1975

2007, TRUE, Micah, « Retelling Genesis : the Jesuit Relations and the wendat creation myth », Papers on french seventeenth century literature (Tübingen), vol. 34, no 67, p. 465-484. [1976

2008, GRÉGOIRE, Vincent, « l'Interprétation du tremblement de terre de 1663 en Nouvelle-France d'après les écrits des missionnaires  », Seventeenth-Century French Studies (Glasgow), vol. 30, no 1, p. 64-76. [1977

      Jérôme Lalemant et Marie Guyart renvoient aux élucubrations de Catherine de Longpré de Saint-Augustin qui seront publiées par Paul Ragueneau en 1671 (bg. 213). L'article de Michel Bideaux (bg. 892), sur le même sujet, a échappé à la vigilance de l'auteur.

2008, MELZER, Sara, « Une "seconde France" ? repenser le paradigme "classique" à partir de l'histoire oubliée de la colonisation française », la Littérature, le XVIIe siècle et nous : dialogue transatlantique, édition d'Hélène Merlin-Kajman, Paris, Sorbonne Nouvelle, 356 p., p. 75-84. [1978

      Sur des exemples pris principalement des RJNF, l'article voudrait présenter une Nouvelle-France ouverte sur le monde amérindien au point de voir les autorités préconiser les mariages mixtes. En réalité, l'expression « ne faire qu'un seul peuple » utilisée par Champlain (JR, 5: 210), par exemple, est simplement reprise du vocabulaire et des moeurs des Hurons-Iroquois (SMC, 5: 330) qui ne comprendront pas que les Français construisent des villages à l'écart des leurs et où ils ne sont pas intégrés. En revanche, il est tout à fait juste de dire que les Français de Nouvelle-France ne s'isolent pas des Algonquins qui les entourent.

— Voir l'étude historique par Dominique Deslandres de cette question qu'elle présente toutefois comme une « vraie fiction » (seuls les utopiques fondateurs de Ville-Marie ont sérieusement envisagé, en France !, l'idée de vivre en communauté avec les Amérindiens à Montréal), alors que la question qui se pose est simplement celle des divers modes d'intégration des individus des deux communautés : « "... Alors nos garçons se marieront à vos filles, & nous ne ferons qu'un seul peuple" : religion, genre et déploiement de la souveraineté française en Amérique aux XVIe-XVIIIe siècles - une problématique », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 66, no 1 (été 2012), p. 5-35. [1979

2008, PASCHOUD, Adrien, le Monde amérindien au miroir des « Lettres édifiantes et curieuses », Oxford, Voltaire Foundation (« Studies on Voltaire and the eighteenth century », vol 2008, no 7), vi-229 p. [1980

      Si le corpus de base de la thèse de 2003 (répertoriée plus haut à cette date) est bien celui des Lettres édifiantes et curieuses, l'ouvrage porte en fait sur l'ensemble des écrits des jésuites de l'Amérique et plus particulièrement encore sur la Nouvelle-France. En réalité, seuls les chapitres 4 et 6 présentent les missions du Paraguay : tout l'encadrement de cette étude concerne les RJNF. Ce sont les guerres amérindiennes, les croyances des Amérindiens, l'apostolat des missionnaires et le martyre, vu à travers les martyrs jésuites du Canada (respectivement les chapitres 1, 2, 3 et 5 de l'ouvrage de six chapitres). Je suppose que la thèse (que je n'ai pas vue) n'a pas dû être développée, en cinq ans. Au contraire, on trouve ici une analyse qui échappe complètement au mythe des saints Martyrs canadiens (cf. SMC, bg. 254 et 302-305) — ce qui est aussi heureux qu'exceptionnel —, alors même qu'elle ignore que les jésuites préparaient dès 1652 et 1653 (SMC, 1: 93-98) la canonisation de leurs « martyrs », les martyrs jésuites de Nouvelle-France. Comme l'ouvrage est bien informé sur les écrits jésuites en/de l'Amérique des XVIIe-XVIIIe siècles, et que l'auteur ne manque pas d'esprit critique, il est intéressant de voir comment on peut les présenter sans tenir compte de la réalité — la spiritualité ignacienne, à mille lieues du sacrifice; le supplice archaïque amérindien et les diverses formes de tortures occidentales modernes, dont les persécutions romaines sporadiques d'où le martyre chrétien est issu.

*2008, TRUE, Micah, « "Il faut parler pour être entendu" : talking about God in wendat in 17th century New France », Cahiers du dix-septième (University of Georgia), vol. 12, no 1, p. 17-35. [1981

2009, DROLET, Gilles, « le Projet des jésuites en Nouvelle-France », Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque du Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEMI), 29 septembre - 3 octobre 2008, édition de Raymond Brodeur, Dominique Deslandres et Thérèse Nadeau-Lacour, Québec, Presses de l'Université Laval, 478 p., p. 309-331. [1982

      Sympathique exposé de catéchèse sur l'amour réciproque des missionnaires et des Amérindiens.

2009, GREER, Allan, « Colonisation et sainteté : genre, race et hagiographie en Nouvelle-France », chapitre 5 de son essai, la Nouvelle-France et le monde, trad. d'Hélène Paré de l'article de 2000, Montréal, Boréal, 312 p., p. 103-129. [1983

2009, GREER, Allan, « l'Échange de connaissances médicales entre les autochtones et les jésuites en Nouvelle-France », chapitre 11 de son essai, la Nouvelle-France et le monde, trad. d'Hélène Paré de l'article de 2005, Montréal, Boréal, 312 p., p. 245-257. [1984

2009, GREER, Allan, « Pour une étude comparative sur les missions jésuites au Paraguay et en Nouvelle-France », chapitre 8 de son essai, la Nouvelle-France et le monde, trad. d'Hélène Paré, Montréal, Boréal, 312 p., p. 171-185. [1985

2009, GREER, Allan, « Un jésuite errant en Europe et en Amérique : le père Chaumonot », chapitre 7 de son essai, la Nouvelle-France et le monde, trad. d'Hélène Paré, Montréal, Boréal, 312 p., p. 149-170. [1986

2009, LUPO, Angela, Missionnaires et Nouvelle-France : l'oubli anthropologique, mémoire de maîtrise, Université d'Udine (Langues et littératures étrangères), 168 p. [1987

      Sur le peu d'attention accordée par les grands anthropologues français aux Amérindiens de Nouvelle-France et sur les plausibles explications de cette amnésie. Analyse des ouvrages de Lafitau, Morgan, Lévy-Bruhl et Lévi-Strauss.

2009, TRUE, Micah, « "Maistre et escolier" : amerindian languages and seventeenth-century french missionary politics in the jesuit relations from New France », Seventeenth-Century French Studies (Glasgow), vol. 31, no 1, p. 59-70. [1988

      Les maistres et escoliers ès langue sont respectivement les Amérindiens et les jésuites, ceux-ci voulant évidemment passer maîtres, notamment en regard de leurs concurrents éventuels en sol canadien (les récollets, notamment).

2009, WESTRA, Haijo Jan, et Milo Nikolic, avec la collaboration d'Alison Mercer, « the Sources of the earliest latin descriptions of Canada and first nations by jesuits », Fons Luminis (Center for medieval studies, University of Toronto), no 1, p. 61-82. [1989

      Analyse de formulations supposées « classiques » dans la relation latine de 1611 de Pierre Biard et dans le De moribus Canadensium, texte anonyme de 1616 (cf. nos 1320-1324), attribué aux fameux « professeur de rhétorique » Joseph Jouvancy, qui a simplement édité cette traduction latine de l'original français, un siècle plus tard (1710). Il s'agit, en fait, de l'utilisation très ordinaire du latin en France au XVIIe siècle, sans rapport avec la culture latine. L'exemple le plus probant en est l'utilisation du vocable néo-latin infans pour le latin classique puer dans les deux textes à l'étude.

      L'étude du dizain liminaire du Journal des jésuites, en 2010, sera toutefois plus convaincante à cet égard, car l'auteur anonyme y fait preuve d'une véritable sensibilité à l'épopée de Virgile. Mais encore là, il faut ajouter une importante restriction : cet exemple de sensibilité littéraire à la culture latine sous la plume d'un jésuite de Nouvelle-France est exceptionnel, unique.

2010, GRÉGOIRE, Vincent, « l'Anthropophagie amérindienne telle qu'elle est perçue au XVIIe siècle par les jésuites dans leurs relations », Actes du 40e congrès annuel de la North American Society for the seventeenth-century french literature, Tübingen, Narr (coll. « Biblio 17 »), 283 p., p. 79-92. [1990

      Très rapide survol des RJNF sur le sujet (pourtant étudié par les historiens, les ethnologues et les anthropologues depuis plusieurs décennies maintenant).

2010, LESTRINGANT, Frank, « le Martyre, un problème de symétrie : l'exemple des jésuites de Nouvelle-France », Corps sanglants, souffrants et macabres (XVIe-XVIIe siècles), édition de Charlotte Bouteille-Meister et Kjerstin Aukrust, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 381 p., p. 259-269. [1991

      La symétrie en question est celle des victimes et des bourreaux des guerres de religions en Europe, où catholiques et protestants partagent un même univers intellectuel. Là-dessus, F. Lestringant sera tout de suite victime de la rhétorique des supérieurs jésuites présentant à leurs lecteurs dévots les Iroquois comme des « ennemis de la foi » et de Paul Ragueneau en particulier qui a purement et simplement inventé, dans la mise en scène du supplice du seul Jean de Brébeuf, des « Hurons apostats » nourrissant « la haine, une intelligence avec l'ennemi qui informe de ses moindres détails la cruauté du supplice », croit Frank Lestringant (p. 266) — qui n'étudie pas la rhétorique du texte, mais les faits et les événements qui seraient ainsi désignés et qui sont de pures inventions. Par ailleurs, l'auteur prête une spiritualité du martyre aux jésuites de Nouvelle-France sur la base de la spiritualité de la Croix développée en ce sens par le seul Charles Garnier en Huronie, qui communiquera sa pensée à Marie Guyart de l'Incarnation, cloîtrée à Québec ! La première citation de l'article est d'ailleurs très significative, qui confond l'appel/appréhension de la mort (spiritualité de la croix) de Jean de Brébeuf avec un désir du martyre. Nos historiens cléricaux ne faisaient pas mieux au XIXe siècle.

2010, PASCHOUD, Adrien, « les Cosmogonies amérindiennes au miroir du discours missionnaire jésuite : l'exemple des relations jésuites en Nouvelle-France (1632-1672) », Nature et surnaturel : philosophies de la nature et métaphysique aux XVIe-XVIIIe siècles, édition de Vlad Alexandrescu et de Robert Theis, Hildesheim, Georg Olms (coll. « Europaea memoria : Reihe I. Studien », no 79), 199 p., p. 101-112. [1992

      Lecture des RJNF en fonction de la pensée théologique des jésuites, notamment dans le décryptage des « fables » amérindiennes : Dieu caché dans les croyances les plus anciennes et les plus diverses.

2010, ROUXEL, Pierre, « Convertir... au nord ! (Relations des jésuites, 1611-1657) », première partie; seconde partie, 1658-1672, à paraître au numéro suivant, Littoral (Sept-Îles), no 5, p. 96-108. [1993

      La nordicité : la réalité de la Côte-nord et le thème du « nord » dans les RJNF.

2010, WESTRA, Haijo, « Références classiques implicites et explicites dans les écrits des jésuites sur la Nouvelle-France », Tangence, no 92, « À la recherche d'un signe oublié : le patrimoine latin du Québec et sa culture classique », édition de Jean-François Cottier, 117 p., p. 27-37. [1994

      La première moitié de l'article reprend dans ses grandes lignes les conclusions de l'étude de 2009 (ci-dessus), tandis que la seconde partie est consacrée au poème liminaire du Journal des jésuites initié par Jérôme Lalemant en 1645 (JR, 27: 75; trad. anglaise de Donnelly, bg. 186, p. 108; trad. française ici, p. 33-34). Le dizain anonyme, postérieur à 1650, est inspiré de fragments de l'Énéide et porte sur la dévastation de la Huronie et sur la mort des missionnaires lors de cette guerre des Iroquois. On pourrait y voir la sensibilité de Paul Ragueneau qui rédigera le journal, à titre de supérieur, de 1650 à 1653, précisément après avoir dirigé l'exode du petit groupe des Hurons chrétiens à Québec. Haijo Westra n'a pu encore voir le manuscrit pour tenter d'identifier la calligraphie de son auteur.

2011, ABÉ, Takao, the Jesuit Mission to New France : a new interpretation in the light of the earlier jesuit experience in Japan, Leiden, Brill (coll. « Studies in the history of christian traditions »), viii-234 p. [1995

      État présent des travaux sur les jésuites de la Nouvelle-France (p. 31-45). Comparaison, de trois points de vue, des missions jésuites du Japon et de la Nouvelle-France : l'interprétation des cultures indigènes, les stratégies de l'apostolat et la question particulière des « réductions ». Les réceptions japonaise et amérindienne du christianisme. Bibliographie des publications sur les missions jésuites du Japon en français et en italien (p. 223-225).

Note critique

      Il est de bonne stratégie de vouloir renouveler l'étude des missions jésuites de Nouvelle-France à la lumière des expériences orientales, mais il faut savoir poser l'incommensurable, si ce n'est tout simplement l'incomparable, de deux expériences, pour ne pas transformer la comparaison en analogie; ensuite, on ne peut présumer que ce qui vient avant est la cause de ce qui suit : jamais l'expérience ibérique du Japon n'est le moindrement évoquée dans les écrits de la Nouvelle-France, contrairement aux relations des missionnaires espagnols et portugais de l'Amérique du Sud, à commencer par la réduction des Martyrs du Japon au Paraguay (p. 134). — A contrario, voir l'index de Thwaites, bg. 184 : en 73 volumes de documents, on compte deux vagues allusions aux Japonais et six occurrences dans l'expression « le chemin de la Chine et du Japon ».

      Les martyres (jésuites) du Japon ne font pas partie, à ce que je sache, de la réflexion ou de la spiritualité des jésuites français, voire des jésuites tout court. Cela dit, à en juger par les aléas des politiques japonaises, l'hypothèse de martyres au sens canonique du terme paraît tout à fait recevable au Japon, ce qui n'est pas le cas en Nouvelle-France; en revanche, il serait bien surprenant qu'on trouve une « spiritualité » jésuite du martyre, le fanatisme n'étant pas à l'ordre du jour de la Compagnie de Jésus. L'invention du mythe des martyrs jésuites en Huronie de 1637 à 1650, c'est le fait d'Isaac Jogues et de Jérôme Lalemant, inspirés par Lemercier et Garnier (voir l'étude de 1987 sur le sujet, bg. 900), une pure invention d'un petit groupe de missionnaires de la Nouvelle-France, à partir de la spiritualité de la Croix qui s'est développée en Huronie. — Takao Abé ne saurait réécrire l'histoire sous prétexte de « nouvelle interprétation » (p. 44-45).

2011, FRIANT, Emmanuelle, « "Ils aiment bien leur chapelet" : le discours jésuite sur la transmission du religieux aux Hurons par l'objet de piété (1634-1649) », Études d'histoire religieuse, no 77, p. 7-20. [1996

      Du signe du chrétien arboré par les nouveaux convertis hurons, avec l'accord des missionnaires, à la méfiance de ceux-ci pour la dévotion ostentatoire extérieure, sans correspondance spirituelle intérieure.

2011, LABORIE, Jean-Claude, « Du Tupi au Huron : quelques éléments pour une circulation des modèles missiologiques jésuites au nouveau monde », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 65-82. [1997

      Cette comparaison des politiques missionnaires jésuites au Brésil et en Nouvelle-France est de l'ordre de l'analogie. Le plus surprenant, de la part du spécialiste des jésuites de l'Amérique du Sud, est sa connaissance très approximative des jésuites de la Nouvelle-France, passant allègrement de Pierre Biard (Acadie, 1611, chez les nomades micmacs) à la Huronie (1635-1650, chez les sédentaires hurons), via Paul Lejeune (missionnaire des nomades montagnais du Saint-Laurent) qui n'a jamais mis les pieds en Huronie. Nous avons là trois milieux où l'expérience brésilienne n'a eu aucun impact. — Le « Brazil » et les « Amériquains méridionaux » sont évoqués aussi rarement qu'approximativement dans les 73 volumes de documents de Thwaites (cf. JR à l'index, 72: 107).

2011, LA CHARITÉ, Claude, « Rabelais en Huronie : les paroles gelées, dégelées, regelées », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 19-29. [1998

      Analyse/interprétation d'une comparaison retenue par François Lemercier au détour d'une réécriture du mémoire annuel d'un de ses missionnaires dans sa Relation de 1654 : « On dit qu'il y a un païs, ou le froid est si grand, que toutes les paroles s'y gelent, & quand le printemps s'approche, ces paroles venant à se degeler, on entend quasi en vn moment, tout ce qui s'est dit pendant l'hyuer. Quoy qu'il en soit de cette fable... » (JR, 41: 188).

2011, LACHANCE, Isabelle, « les "Morts précieuses" dans les écrits des jésuites de la Nouvelle-France : usages, valeurs et temporalité », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 89-102. [1999

      Communication de l'ACFAS, Trois-Rivières, 9 mai 2007, dans le cadre de la séance « Morts et revenants (XVIe-XVIIIe siècles) : discours, imaginaires et narrations », direction de Lucie Desjardins et Michel Fournier, 8-9 mai.

      La note 4 de l'article est fautive. Le premier volume de la série des SMC s'intitule « Histoire du mythe » et son chapitre liminaire (chap. 2) n'est pas de G. Laflèche, mais bien de François-Marc Gagnon : « l'Iconographie classique des saints Martyrs canadiens », qui porte sur la gravure de Grégoire Huret et ses avatars. L'article d'I. Lachance rassemble quelques occurrences du syntagme « mort précieuse » dans le vaste corpus des écrits de la Nouvelle-France, expression qui désigne, comme on sait, soit la mort du martyre, soit par analogie la mort en odeur de sainteté.

2011, LESTRINGANT, Frank, « le Tropisme du martyre dans les relations jésuites en Nouvelle-France », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 77-88. [2000

      L'analogie des protestants (les pirates huguenots aux Canaries en 1570 et 1571) et des Iroquois ne se trouve évidemment nulle part dans les récits des martyres des jésuites en Nouvelle-France (1647-1650). La série des Saints Martyrs canadiens (bg. 202-205) est citée globalement, avec ses 1 500 pages, mais pas les cinq pages relatives au texte de Ragueneau à l'étude (SMC, 3: 58-65, avec l'annotation correspondante, p. 171-203) : on y verra que le premier récit des martyres de Brébeuf et de Lallemant par Ragueneau ne met en scène aucun apostat huron; que le texte de Regnault en désigne un et un seul dans le cas d'un et d'un seul sévice infligé au seul Brébeuf (le « baptême » d'eau bouillante) et que Ragueneau en affabule ensuite tout un groupe dans sa Relation de 1649, tous les guerriers iroquois devenant par amalgame des « ennemis de la foy » — et les missionnaires, des martyrs romains, dans l'hagiographie du XIXe et du XXe siècles. La comparaison avec les récits de 1570 est certes intéressante, si l'on n'y voit ni analogie, ni source, ni références.

*2011, McSHEA, Bronwen Catherine, Cultivating empire through print : the jesuit strategy for New France and the parisian « Relations » of 1632 to 1673, thèse de doctorat, Yale University, 385 p. [2001

2011, PASCHOUD, Adrien, « Réécritures hagiographiques : Jean-Joseph Surin et Mathias Tanner, lecteurs des relations jésuites de la Nouvelle-France », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 123-135. [2002

      Dans l'abondante (et passionnante) correspondance de J.-J. Surin (bg. 340), on ne trouve pas la moindre référence à la Nouvelle-France; il serait donc surprenant qu'on puisse en interpréter des allusions dans son oeuvre. Dans le cas du recueil de Mathias Tanner (SMC, 1: 170, bg. 360), il faudrait en étudier la source avant toute interprétation : il est certain que Tanner n'a jamais eu accès au mémoire juridique de Christophe Regnault (le ménologe de Tanner est de 1675; la seule et unique copie du mémoire qui nous est parvenue date de 1678), mais la question se pose de savoir où il a puisé les informations de ses notices sur Jogues, Daniel, Brébeuf et Lallemant, Garnier et Chabanel : la Relation de 1649 de Ragueneau, la Relation italienne de 1652 de Bressani, l'histoire apologétique de Ducreux en 1664 ou, tout bonnement, les ménologes d'Alegambe et de Nadasi de 1657 à 1665 ?

2011, PEARSON, Timothy G., « "Nous avons esté fait un spectacle aux yeux du monde" : performance, texte et création des martyrs au Canada (1642-1652) », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 103-122. [2003

      Relecture des récits des martyres jésuites et de l'hagiographie maintenant classique (Bremond, De Certeau, Latourelle) à la lumière des études anglo-saxonnes récentes (à l'exception de la thèse de Roland Viau).

2011, PIOFFET, Marie-Christine, « De l'ancienne à la nouvelle France : le rayonnement de la Gallia christiana dans les relations des jésuites », Littérature classique, no 76, p. 155-166. [2004

      Le thème de la « France » dans les RJNF; références et extraits cités de l'édition de Québec (bg. 184).

2011, PIOFFET, Marie-Christine, « le Discours missionnaire comme scénographie d'un échange imaginaire entre serviteurs du Christ et Indiens d'Amérique », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 149-164. [2005

2012, GRÉGOIRE, Vincent, « "L'Iroquois est un loup pour l'homme", ou la difficulté de "convertir les loups en agneaux" dans les écrits des missionnaires de Nouvelle-France au XVIIe siècle », Quebec studies, no 54, p. 17-30. [2006

      Le thème du « loup » et de l'« agneau » dans les RJNF (et, dans une moindre mesure, dans la correspondance de Marie Guyart).

2012, PALOMINO, Jean-François, « Cartographier la terre des païens : la géographie des missionnaires jésuites en Nouvelle-France au XVIIe siècle », Revue de [la] Bibliothèque et [des] Archives nationales du Québec, no 4, p. 6-19. [2007

2012, PASCHOUD, Adrien, « Aborder les relations jésuites de la Nouvelle-France (1632-1672) : enjeux et perspectives », Arborescences (Toronto), vol. 1, no 2, « la Littérature de voyage », édition de G. Holtz et V. Masse, publication électronique sur Érudit < erudit.org >, 11 p. [2008

      Il ne s'agit pas d'un « état présent » de la recherche (d'un « état des lieux bibliographique »), mais d'un intéressant état des connaissances actuelles de l'auteur sur les RJNF.

2012, TRUE, Micah, « Travel writing ethnography, and the colony-centric voyage of the jesuits relations from New France », American Review of canadian studies, vol. 42, no 1, p. 102-116. [2009

      Les réactions des rédacteurs des RJNF à leurs volumes qu'ils reçoivent imprimés de Paris : coquilles et fautes d'impression, coupures ou censures de leurs manuscrits.

2012, TRUE, Micah, « Une Hiérusalem bénite de Dieu : utopia and travel in the Jesuit Relations from New France », Papers of french seventeenth-century literature, vol. 39, p. 175-189. [2010

      Dialectique du documentaire et de l'utopie (religieuse : un nouveau et meilleur monde) dans les RJNF.

Jogues, Isaac (5.2.24 bis)

      Alexis Lussier (2007, ci-dessous) a raison : les écrits d'Issac Jogues ont encore été très peu explorés par les études littéraires. Du moins si on l'entend au sens strict, car les biographies de Félix Martin en 1873 (bg. 310) et de Francis Talbot en 1935 (bg. 313) sont des analyses importantes, du genre « l'homme et l'oeuvre », qu'on ne devrait pas négliger. L'introduction de François Roustang à son oeuvre complète éditée et traduite en français (pour sa part latine) est également essentielle, avec son commentaire et la recherche des sources bibliques (bg. 198, p. 165-180).

1989, LAFLÈCHE, Guy, le Martyre d'Isaac Jogues par Jérôme Lalemant, vol. 2 de la série les Saints Martyrs canadiens, Laval, Singulier, 332 p. [2011

      Édition critique de la biographie d'Isaac Jogues par Jérôme Lalemant rédigée essentiellement à partir d'une réécriture par Jacques Buteux des textes autobiographiques. L'ouvrage édite par conséquent quelques textes de Jogues lui-même, tandis qu'il étudie tous les autres, les analysant dans le cadre des réécritures successives de Buteux et de Lalemant, notamment ses deux et deux seuls rêves (le Rêve du Palais et les Apparitions de la Croix, pris des Illustrationes), réinterprétés par son biographe piétiste, qui en fait des rêves prophétiques.

2003, LUSSIER, Alexis, Image, figure, théâtre : le corps du martyr et son dispositif imaginaire et symbolique — autour d'un rêve d'Isaac Jogues, mémoire de maîtrise en études littéraires, Université du Québec à Montréal, vi-97 p. [2012

      Propose l'antithèse des analyses de G. Laflèche (bg. 900 et 1004) sur l'exemple du Rêve du Palais. Il existerait bel et bien une « spiritualité jésuite du martyre », Jogues serait un « mystique », tandis que l'adjectif « quiétisme » appliqué à Jérôme Lallemant serait un anachronisme (il faudrait attendre Mme de Guyon pour nommer la pensée de Ragueneau dans sa biographie de Catherine de Longpré, toute inspirée de la spiritualité délirante de notre Jérôme Lalemant — ce sera le « quiétisme », le « providentialisme », en trois mots sa « tendance maladive à l'extraordinaire »). En effet, Alexis Lussier ne s'occupe nullement de la réécriture du rêve de Jogues par Lallemant, comme si cela n'illustrait pas deux spiritualités radicalement différentes. Pour finir, le dernier chapitre du mémoire tourne à la catéchèse.

2007, LUSSIER, Alexis, « Une scène imaginaire en Nouvelle-France : Isaac Jogues et le martyre », Voix et images (Montréal), vol. 32, no 3 (printemps 2007, no 96), p. 91-106. [2013

      Dans la perspective des travaux de Michel de Certeau, voilà un très beau texte où l'auteur produit l'impression de comprendre d'autant mieux la pensée qu'il prête aux textes d'Isaac Jogues ou sur lui qu'il donne dans une rhétorique métaphorique où les faits (et même les faits textuels) sont lus comme des symboles. En ce qui concerne les faits spirituels, les textes de Jogues ne présentent aucune forme de mysticisme, c'est le moins que l'on puisse dire, tandis que son biographe officiel, Jérôme Lalemant, lui invente une spiritualité de l'extraordinaire.

2007, TURGEON, Laurier, « les Relations des jésuites entre hagiographie et ethnographie : traduire les récits de captivité du père Isaac Jogues », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p., p. 91-105. [2014

      C'est par hasard, et au sens métaphorique, que le mot « traduire » se trouve dans le titre de l'article, car l'auteur n'explique nulle part qu'il travaille sur une version de troisième main du texte latin d'Isaac Jogues (1643, version européenne de sa lettre à ses supérieurs), traduite en italien par Giuseppe Bressani (1652), lui-même traduit en français par Félix Martin au siècle dernier (1852). Or, la Lettre au général (traduite, éditée et commentée par François Roustang en 1961, bg. 198) n'est évidemment pas un récit hagiographique, mais un récit autobiographique à portée spirituelle, dont Jérôme Lalemant tirera, après la mort de son auteur, dans sa Relation de 1647, une « legenda » (la Vie d'un saint) d'où découleront ensuite les hagiographies. Enfin, du point de vue méthodologique, l'étude ethnologique d'un récit hagiographique (si tel était le cas) ne saurait lui procurer une « substance » ethnologique ou en faire en tout ou en partie un écrit de cet ordre, alors que l'inverse ne fait pas de doute, à savoir qu'on tire des connaissances ethnologiques de ce genre de document comme de n'importe quel autre.

Joutel, Henri (5.2.25 bis)

*2015, MARCHAND, Marc-André, « la Figure du voyageur dans le Nouveau Voyage (1698) de Louis Hennepin et le Journal historique (1713) de Henri Joutel : l'exemple équivoque de Cavelier de La Salle », colloque Scénographies du voyage en Nouvelle-France et en Europe, Cercle interuniversitaire d'étude sur la république des lettres, édition de Thierry Belleguic et Isabelle Bour, Québec, Université Laval, 20-21 septembre 2012, actes à paraître : Paris, Herman (coll. « La république des lettres »). [2015

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