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bibliographie littéraire de la Nouvelle-France
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  Histoire littéraire de la Nouvelle-France  
 
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Bibliographie littéraire de la Nouvelle-France

Guy Laflèche

Bibliographie littéraire de la Nouvelle-France,
Laval, Singulier (coll. « Les cahiers universitaires du Singulier », no 2), 2000.

Complementum, auteurs (2)

Lafitau, Joseph-François (5.2.27)

1972, LANDUCCI, Sergio, i Filosofi e i selvaggi (1580-1780), Bari, Laterza, 504 p. [2016

      Voir plus haut, no  1415. Il s'agit d'un ouvrage qui implique de nombreux auteurs sur la Nouvelle-France et qui n'est pas rappelé à leurs noms, bien entendu, comme tous les ouvrages généraux. Je crois qu'il faut faire une exception pour Lafitau. En effet, notre bon père est à la fois un auteur de la Nouvelle-France et un théoricien sur ces écrits (ce serait aussi le cas de Cornelius de Paw, s'il occupait une place aussi importante dans l'ouvrage). Il suit que la situation de sa « thèse » sur les Moeurs des sauvages amériquains comparées aux moeurs des premiers temps trouve une petite place essentielle (p. 247-254) au centre du chapitre 3 sur « la Disputa sull'ateismo » (p. 185-272), entre l'hypothèse de Pierre Bayle et la synthèse de Charles de Brosses. — À remarquer que, curieusement, l'ouvrage de Giuseppe Cocchiara n'est utilisé nulle part (bg. 465). En revanche, on verra ici, ce dont on pouvait se douter : l'idée d'une révélation originelle du catholicisme à la source de la pensée religieuse des Amérindiens avait déjà été formellement formulée, dès 1679, par Pierre-Daniel Huet (sa Demonstratio evangelica est citée ici p. 196). Il faut dire qu'en dix lignes, Huet ne pouvait déployer la naïveté de notre bon père qui s'étale sur deux volumes in-4o.

1981, DETIENNE, Marcel, l'Invention de la mythologie, Paris, Gallimard, 253 p. [2017

      L'auteur ouvre son histoire critique de la mythologie, la « science des mythes », avec une comparaison et une opposition du traité de Lafitau et de l'essai de Fontenelle (p. 19-25), qui se rapprochent curieusement dans leur critique des « fables ». Mais tandis que le premier a été lu à contresens depuis cinquante ans, le second est l'occasion d'une révision critique de notre conception des mythes et même des mythologies (les corps de mythes) qui nous vient du XIXe siècle.

1991, NORTHEAST, Catherine, « Pagan sources and christian apologetics », the Parisian Jesuits and the Enlightenment (1700-1762), Oxford, The Voltaire Foundation (coll. « Studies on Voltaire and Eighteenth Century », no 288), 1991, 261 p., p. 134-142. [2018

      Ces quelques pages sont propres, je crois, à faire mentir le proverbe qui veut qu'on ne prête qu'aux riches, tant le pauvre Lafitau se trouve ici placé dans une large configuration intellectuelle sur la foi de généralités sorties de son gros pensum, comme si l'on pouvait y voir un système de pensées le moindrement rigoureux.

1991, TRUDEL, Michelle, Édition critique du chapitre « Des mariages et de l'éducation » dans « Moeurs des sauvages américains comparés aux moeurs des premiers temps », mémoire de maîtrise (études françaises), Université de Montréal, 169 p. [2019

1992, VINTI, Claudio, « Tra poligenismo e monogenismo : la polemica Voltaire-Lafitau », la Scoperta dell'America e le lettere francesi e dei paesi francofoni, édition d'Enea Balmas, Università di Milano (coll. « Quaderni di acme », no 16), Cisalpino - Istituto editoriale universitario, 293 p., p. 267-279. [2020

      Il n'y a jamais eu de polémique entre Voltaire et Lafitau. Si Voltaire peut être ouvert à l'idée du poligénisme, il n'est pas trop surprenant que pour Lafitau les hommes sont tous issus d'Adam et Ève, voire du seul Adam (monogénisme radical). L'auteur invente donc une problématique pour conclure ce qu'il pose implicitement comme préalable à son analyse (dès la n. 9, p. 270) : « Lafitau può dunque essere considerato il padre della moderna etnologia » (p. 278). Selon C. Vinti, Voltaire n'a tout simplement pas compris les aspects vraiment novateurs de l'oeuvre du bon père, notamment son admiration pour les Amérindiens et leur médecine.

1998, MOTSCH, Andreas, « Espace de l'ethnographie et altérité », Texte (Toronto), nos 23-24, p. 35-62. [2021

1999, RACAULT, Jean-Michel, « Homère aux Amériques : le modèle homérique dans les Moeurs des sauvages américains comparées aux moeurs des premiers temps du P. Lafitau (1724) », Homère en France après la Querelle (1715-1900), actes du colloque de Grenoble (23-25 octobre 1995), édition de Françoise Létoublon et de Catherine Volpilhac-Auger, Paris, Champion (coll. « Varia », no 32), p. 149-159. [2022

      Voir en 2003.

2001, MOTSCH, Andreas, Lafitau et l'émergence du discours ethnographique, Sillery et Paris, Septentrion et Presses de l'Université de Paris-Sorbonne (coll. « Imago mundi », no 2), 300 p. [2023

      Publication de la thèse de doctorat de 1995, bg. 947. Maintenant que le travail scolaire est plus que du domaine public, on peut le caractériser : c'est le tour de force de réaliser un « devoir de doctorat », d'abord en prenant l'ouvrage de littérature populaire de Lafitau au sens d'un essai scientifique, ensuite — mais c'en est la cause première — en ignorant les sources de Lafitau, soit les RJNF, comme si toutes les idées du bon père sur les Amérindiens ne sortaient pas de là. Confronté à ses sources, on voit vite qu'il ne sait pas lire. Comme « discours ethnographique », on aura vu plus probant, surtout s'il s'agissait d'en trouver l'émergence ! Cela dit, ce ne sera pas la dernière mise en situation anachronique du pensum populaire du bon père, le délire de Lafitau produisant naturellement du « Lafitau ».

2002, STARKLOFF, Carl F., Communon testimony : ethnology and theology in the « Costoms » of Joseph Lafitau, Saint-Louis, The Institute of jesuit sources (coll. « Studies in jesuit topics », no 24, 4e série), xii-218 p. [2024

      Le théologien jésuite prend pour acquis, comme c'est malheureusement de règle, que Lafitau aura été un grand anthropologue, après un séjour d'apprentissage avorté dans la réserve iroquoise du Sault-Saint-Louis, ses sources étant essentiellement livresques (les RJNF). Et voilà le théologien à étudier, à partir de l'analyse critique d'Anthony Pagden (bg. 938), en regard des positions du concile de Vatican II, s'il est toujours raisonnable de penser que la révélation divine à Adam et Ève aurait dégénéré après la Chute et le Déluge, notamment chez les Amérindiens, comme le supposait Lafitau, ou si, plutôt, le diable ne s'en serait pas mêlé. Le tout évalué à la lumière de la pensée des théologiens d'aujourd'hui à ce sujet : Bernard Lonergan et Karl Rahner.

2003, BOCH, Julie, « l'Occident au miroir des sauvages : figures du païen chez Fontenelle et Lafitau », Tangence (Rimouski), no 72, p. 75-91. [2025

      Rapproche la méthode comparative qui serait à l'oeuvre dans les Moeurs des sauvages américains (deux épais volumes d'un ouvrage populaire) et dans De l'origine des fables (à peine dix pages d'une remarquable concision), qui paraissent tous deux en 1724. Julie Boch reprend donc le bref exposé de Marcel Detienne (1981), mais dans une perspective bien différente. Car, du point de vue méthodologique, précisément, les deux textes ne sont pas comparables. De l'origine des fables conduit à Sur l'histoire (développement qui restera inédit), le tout venant de la réécriture pamphlétaire de l'Histoire des oracles (1686). La pensée anthropologique de Fontenelle n'a bien évidemment aucune prétention ethnologique. Cela dit, il est intéressant d'opposer Lafitau à Fontenelle précisément pour illustrer très simplement le singulier anachronisme du premier.

      Sur ce dernier point, Julie Boch, à la suite de J.-M. Racault, a fort bien rassemblé les exposés théoriques à prendre en considération pour dater la « méthode » de Lafitau (p. 78-79, n. 6) : ceux de Michèle Duchet (1976, bg. 929), d'Edna Lemay (1976, bg. 930), de Roger Mercier (1980, bg. 934) et de J.-M. Racault (1999, no 2022, ci-dessous).

*2003, IACONO, Alfonso M., « l'Universalisme moderne et la question de l'autre : à partir de la méthode comparative au XVIIIe siècle — Lafitau et Fontenelle », Aufklärung und aufklärungskritik in Frankreich, selbsdeutungen des 18 jahrhunderts im spiegel der zeitgenossen, édition de Sonja Asal et Johannes Rohbeck, Berliner Nissenschaftsverlag (coll. « Schriftenreihe des Frankreich-Zentrums der technischen univ. Berlin », no 10), 233 p., p. 167-183. [2026

2003, RACAULT, Jean-Michel, « Homère aux Amérique : le père Lafitau ou l'antiquité ensauvagée », Nulle part et ses environs : voyage aux confins de l'utopie littéraire classique (1657-1802), Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne (coll. « Imago mundi », no 7), 473 p., p. 259-273. [2027

      Seconde version de l'article de 1999.

      Le moins que l'on puisse dire est que Jean-Michel Racault fait preuve de culture et de bon sens dans son évaluation critique des Grecs de Lafitau. Malheureusement, sur la foi de la tradition (et faute d'une analyse des sources livresques découpées par le jésuite dans les RJNF), il prête au mauvais élève du vieux Julien Garnier une connaissance de l'iroquois, des Iroquois et des Amérindiens qu'il n'a pas, Lafitau n'ayant connu aucune expérience missionnaire. Il suit, on n'y échappe pas encore, que l'auteur est tout de même heureux de voir les Grecs présentés sous les traits des Iroquois et inversement, alors qu'il s'agit manifestement d'un doublé du plus pur anachronisme conjugant naïveté et ignorance. Il resterait donc au critique à se rendre à ses propres arguments.

2005, MOTSH, Andreas, « De l'aperçu au système : Lafitau et l'anthropologie de la contre-réforme », Transhumances divines : récit de voyage et religion, édition de Sophie Linon-Chipon et Jean-François Guennoc, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne (coll. « Imago mundi », no 9), p. 123-143. [2028

      Poursuit sa réflexion de « littérature comparée » (celle de sa thèse de 1995 publiée en 2001).

2005, RACAULT, Jean-Michel, « la Preuve par l'autre, ou le bon usage du paganisme : théologie de la révélation primitive et comparatisme religieux chez Lafitau », Transhumances divines : récit de voyage et religion, édition de Sophie Linon-Chipon et Jean-François Guennoc, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne (coll. « Imago mundi », no 9), p. 145-165. [2029

      « Lafitau a partagé la vie des tribus indiennes, surtout iroquoise, s'est imprégné de leur système linguistique, apprenant le huron, l'algonquin et les cinq dialectes iroquois » (p. 149). — Manifestement, l'auteur confond l'écolier et son professeur, Julien Garnier. Par ailleurs, il ne cite aucun ouvrage contemporain exposant et développant, comme Lafitau, les « révélations primitives » (pour Adam, Noé et Moïse).

2008, DENBY, David, « Religion and ethnography in the early enlightenment : the native American in Lahontan and Lafitau », Reverberations : staging relations in french since 1500, a festschrift in honour of C. E. J. Caldicott, édition de Phyllis Gaffney, Michael Brophy et Mary Gallagher, University College Dublin Press, 416 p., p. 327-337. [2030

      « Lafitau's text represents a very big step in the direction of a modern ethnographic sensibility » (p. 335).

2008, DECROIX, Arnaud, « la Référence à l'Antiquité dans la description des peuples autochtones du Canada au XVIIIe siècle », Personne et « res publica », édition de Jacques Bonineau, Paris, L'Harmattan, 2 vol., 299 et 229 p., vol. 2, p. 69-83. [2031

      Le juriste construit une ingénieuse hypothèse pour tenter de situer la pensée de Lafitau dans une tendance qu'on aurait au XVIIIe siècle à rapprocher le droit des Amérindiens des lois non écrites des ancêtres des Grecs et, donc, des Européens. Malheureusement, son analyse s'appuie sur les Scythes de Marie-Christine Pioffet (no 1588), pure invention dont il n'a jamais été question dans les écrits de la Nouvelle-France, et sur la comparaison inadéquate de Julie Boch (no 2025) entre Lafitau et Fontenelle. L'avocat devrait donc refaire sa plaidoirie.

2008, PASCHOUD, Adrien, « De la représentation de l'origine à la défense de la foi : l'usage des gravures dans les Moeurs des Sauvages amériquains... (1724) de Lafitau », la Chair et le verbe : les jésuites de France au XVIIIe siècle et l'image, édition d'Édith Flamarion, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 216 p., p. 75-89. [2032

      Présente le système de Lafitau pour y situer l'usage de l'iconographie qui distribue les planches en deux groupes selon qu'elles sont descriptives ou narratives.

2009, LUPO, Angela, « Joseph-François Lafitau : un précurseur passé sous silence », Missionnaires et Nouvelle-France : l'oubli anthropologique, mémoire de maîtrise, Université d'Udine (Langues et littératures étrangères), 168 p., p. 130-132. [2033

      Voir l'entrée 1987.

2009, THÉRIEN, Gilles, « les Amériquains de Joseph-François Lafitau », Apprendre à porter sa vue au loin (« Hommage à Michèle Duchet »), édition de Sylviane Albertan-Coppola, Lyon, ENS édition, 364 p., p. 193-202. [2034

Note critique

      Gilles Thérien tente de situer correctement Lafitau de trois points de vue, biographique, historique et intellectuel. Sur ce dernier point, ce sont les travaux d'Athanase Kircher qui sont évoqués (évoqués, justement, car manifestement Lafitau a pris les ouvrages de l'orientaliste sur les rayons de la bibliothèque jésuite en cours de rédaction de son Mémoire sur le ginseng, voire de ses Moeurs : il ne s'agit nullement d'une source d'inspiration). Du point de vue historique, c'est dans la mission jésuite qu'il faut situer Lafitau et non dans l'histoire de la colonie, où ses biographes ne peuvent trouver que des prétextes de le renvoyer honorablement en France. Reste l'analyse biographique et l'apport de Gilles Thérien met en place les conditions préalables à l'étude du « cas » Lafitau qu'on nous présente comme le fondateur de l'anthropologie et de l'ethnologie comparée ! — Ce qui est à mourir de rire, pour ceux qui l'ont lu.

      En effet, un très simple exposé biographique suffit à montrer que Lafitau ne saurait être l'auteur d'une oeuvre anthropologique, puisqu'il n'a jamais été en situation de contact ethnologique avec quelque peuple amérindien que ce soit. En fait, il ne s'agit nullement d'un missionnaire de Nouvelle-France, ni même d'un ecclésiastique (comme le furent les récollets après leur retour en 1670). C'était simplement un novice à l'étude de l'iroquois dans une réserve près de Montréal : « La première conclusion à tirer de ces données est que, contrairement à l'opinion reçue, Lafitau n'a jamais vécu dans un territoire iroquois authentique mais plutôt dans une "réduction" française qui n'admettait que des Iroquois inférieurs [des Agniers, en anglais Mohawks] convertis au catholicisme et dont le mode de vie suivait les préceptes enseignés par les jésuites » (p. 197). — Gilles Thérien aurait fait un pas de plus s'il s'était intéressé à l'apprentissage de l'iroquois par le novice auprès de son professeur, Julien Garnier, à la mission du Sault-Saint-Louis. Il suffit de mettre en corrélation l'école de langue des jésuites de Nouvelle-France, d'un côté, et l'utilisation exclusivement lexicale de l'iroquois dans les Moeurs (très sommaire, d'ailleurs), de l'autre, pour comprendre que Lafitau n'a pas réussi à apprendre l'iroquois après cinq ans d'étude et que c'est pour cette raison qu'il est renvoyé en France. Il faut normalement deux ou trois ans d'apprentissage scolaire d'une langue amérindienne à un missionnaire jésuite novice qui arrive en Nouvelle-France avant de passer ensuite deux ou trois ans en immersion pour maîtriser assez bien une langue amérindienne pour être utile à l'apostolat missionnaire. Il suffit de considérer la maîtrise du montagnais (l'innu) de Paul Lejeune dans sa Relation de 1634 (après deux ans d'apprentissage et une école de langue encore embryonnaire) pour voir qu'on ne trouve dans les Moeurs de Lafitau qu'un insignifiant bricolage lexical portant sur des réalités matérielles et intellectuelles dont l'auteur ne connaît rien. Autrement, bien entendu, on ne se passerait jamais d'un « missionnaire » que la Compagnie de Jésus aurait dédié à l'apprentissage de l'iroquois durant pas moins de cinq ans... Il suit que Lafitau ne parle pas iroquois, qu'il ne possède le langage d'aucun groupe d'Amérindiens, qu'il connaît encore moins la sémiologie et la culture des Amérindiens de Nouvelle-France.

2011, MOTSCH, Andreas, « la Chine et la Nouvelle-France comme laboratoire du savoir : l'impasse du figurisme et la stratégie missionnaire jésuite », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 215-227. [2035

2011, MELANÇON, Robert, « La Nouvelle-France et la littérature », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 33-46. [2036

      Robert Melançon se dandine autour de quelques études intitulées « Qu'est-ce que la littérature ? », comme s'il risquait d'y trouver la définition que seules les sciences des études littéraires peuvent apporter. Il n'y voit donc que « discours vaseux » (l'exposé philosophique de Sartre compris), ce qui ne l'empêche pas de produire sa définition personnelle, et, comme au collège, en quatre points. Et de se demander le plus sérieusement du monde si sa définition ne s'appliquerait pas aux Moeurs des sauvages amériquains de Lafitau, comme si l'on avait jamais pu imaginer pareille sottise. Il n'en conclut pas moins négativement. Ouf !

      Cf. no 2102.

2011, TISSOT, Georges, « Une histoire théologique des religions : Jean-François Lafitau », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 47-63. [2037

      « L'esprit de système domine dans les Moeurs. Le Père Castel l'a bien mis en évidence. Une histoire des religions, disons une science des religions... » (p. 57), etc. « L'histoire des religions de Lafitau est donc théologique » (p. 58). — Il est pourtant évident qu'on ne trouve aucun savant exposé théologique dans les Moeurs. Plus que cela, on n'y voit même pas l'ombre de ce que G. Tissot y cherche, lui, soit un simple panorama des études contemporaines sur les « fables » (ce qui va mener la réflexion de Fontenelle à Condorcet). Rien de cela n'a passé par la tête du frère de l'évêque Pierre-François Lafitau. Il serait temps, en effet, qu'on s'interroge sur la publication d'un aussi insipide pensum par la Compagnie de Jésus.

2012, MOTSCH, Andreas, « la Réception des Moeurs de Joseph-François Lafitau en France et en Allemagne au XVIIIe siècle ou Comment faire de Lafitau un éclaireur allemand », Représentation, métissage et pouvoir : la dynamique coloniale des échanges entre Autochtones, Européens et Canadiens (XVIe-XXe siècles), édition d'Alain Beaulieu et Stéphanie Chaffray, Québec, Presses de l'Université Laval, 212, xxii-488 p., p. 175-202 [2038

Lahontan, Louis Armand de Lom d'Arce, baron de (5.2.28)

1977, HUNTING, Claudine, « Paradoxe sur les "Américains" dans l'Encyclopédie », l'Amérique des Lumières, colloque du bicentenaire de l'indépendance américaine (partie littéraire du colloque, l'autre étant historique), Genève, Droz, 206 p., p. 91-101. [2039

      Étudie les quatre articles de l'Encyclopédie sur la Nouvelle-France, largement influencés par Lahontan : Philosophie des Canadiens (2 : 581, 1751), Sauvages (14 : 729, 1765), Amérique (18, supplément I : 343, 1776) et Canada (19, supp. II : 163, 1776).

*1996, MONARD, Anne-Sophie, Panthéon amérindien et panthéon chrétien dans la littérature sur le Canada au début du XVIIIe siècle, mémoire de maîtrise de lettres modernes, Université de Paris IV / Sorbonne. [2040

*1998, BERTHIAUME, Pierre, en collaboration avec Danielle Forget, « Entre la polémique et le littéraire : le baron de Lahontan », Rhetor : Canadian Journal of rhetorical studies / la Revue canadienne d'études rhétoriques, no 9, septembre, p. 73-96. [2041

1998, RACAULT, Jean-Michel, « Paroles sauvages : problèmes du dialogue et représentation de l'altérité américaine chez La Hontan », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 433-448. [2042

2000, BAURÉ, Nicolas, Visions du Canada et des Canadiens au siècle des lumières (autour de La Hontan, Charlevoix et Raynal), mémoire de maîtrise de l'Université Marc Bloch, Strasbourg. [2043

2001, BOISVERT, France, le Développement des genres littéraires dans l'oeuvre de Lahontan, thèse de doctorat en études françaises, Université de Montréal, x-477 p. en 2 vol. [2044

      La thèse propose de montrer, dans les trois genres littéraires que pratique Lahontan (dans son oeuvre caractérisée par la « controverse »), l'expression d'une pensée protestante, telle qu'elle s'exprimerait en Hollande où il s'est réfugié — et notamment dans l'oeuvre de Pierre Bayle (comme protestant, on aura vu meilleur représentant, car Bayle n'est évidemment pas un auteur calviniste). L'analyse ne peut toutefois faire état d'aucune source, ni d'aucun fait textuel (désignations, références ou citations), mais simplement de rapprochements ou de rencontres d'idées, surtout dans les Dialogues où Hobbes est mis à contribution par rapprochement de troisième main (Bierling interrogeant Leibniz sur Lahontan qu'il compte confronter au philosophe sur les traces de Bayle !). La thèse est d'autant plus surprenante qu'on ne trouve pas chez Lahontan la moindre trace de spiritualité et le moins que l'on puisse dire est que son comique burlesque (souvent grivois) et son humour sarcastique (volontiers anticlérical et plus fondamentalement irréligieux) sont tout simplement contradictoires avec la Réforme.

2002, BADET, Valérie, la Lettre de voyage au XVIIe siècle : éléments de poétique, mémoire de maîtrise en études françaises, Université de Montréal, 153 p. [2045

      Les Nouveaux Voyages de Lahontan comptent pour l'une des six oeuvres du corpus à l'étude.

2002, OUELLET, Réal, « la Contestation religieuse dans les voyages de Challe et de Lahontan », Challe et/en son temps, actes du colloque de l'Université d'Ottawa, 24-26 septembre 1999, édition Marie-Laure Girou Swiderski, avec la collaboration de Pierre Berthiaume, Paris, Champion (coll. « Colloques, congrès et conférence sur le dix-huitième siècle », no 5), 520 p., p. 473-489. [2046

      Oppose le déisme et l'anticléricalisme de Lahontan à la critique (interne ou « constructive ») de l'institution catholique par Challe. Si les deux auteurs, par exemple, sont de virulents opposants aux jésuites, l'orientation de leur critique est inverse.

*2003, FUNKE, Hans-Günter, « Das interkulturelle streitgespräch zwischen europäer und "Wildem" als medium aufklärerischer zivilisationskritik, Lahontan's Dialogues curieux entre l'auteur et un sauvage (1703) », Dialog and dialogizität im seichen der Aufkärung Gabrielle Vickermann-Ribémont, Dietmar Rieger (Hrsg.), Tübingen, Narr, 281 p., p. 69-94. [2047

*2003, LüSEBRINK, Hens-Jurgen, « Interkulturelle dialogizität : europaïsch-außereuropäische dialogue bei Lahontan und Clavijiro », Dialog and dialogizität im seichen der Aufkärung Gabrielle Vickermann-Ribémont, Dietmar Rieger (Hrsg.), Tübingen, Narr, 281 p., p. 49-67. [2048

2003, RACAULT, Jean-Michel, « Paroles sauvages : problèmes du dialogue et représentation de l'altérité américaine chez Lahontan », Nulle part et ses environs : voyage aux confins de l'utopie littéraire classique (1657-1802), Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne (coll. « Imago mundi », no 7), 473 p., p. 243-257. [2049

*2004, OUELLET, Réal, « les Dialogues de Lahontan (1703-1705) : de l'affirmation libertaire à l'appel révolutionnaire », Dialogue et controverse, actes du colloque du département de français, Université du Caire, p. 91-102. [2050

2004, OUELLET, Réal, « Lahontan et Exquemelin : deux exemples de dérive textuelle (XVIIe-XVIIIe siècles) », Tangence (Rimouski), no 74, p. 45-57. [2051

      Présente, sans rien en tirer, la filiation des éditions des oeuvres de Lahontan et de la réédition de Gueudeville (p. 46-51), telle qu'établie pour l'édition des PUM en 1990.

2004, BOISVERT, France, « l'Influence protestante chez Lahontan », Revue d'histoire et de philosophie religieuse (Strasbourg), vol. 84, no 1, p. 31-51. [2052

      Sommaire du chapitre 4 de la thèse de 2001, p. 341-424.

2006, DESPLAT, Christian, « le baron de Lahontan : de la guerre comme introduction à une anthropologie indienne de la Nouvelle-France », Revue de Pau et du Béarn (bulletin de la Société des sciences, lettres et arts), no 38, 527 p., p. 129-162. [2053

      L'étude reste pertinente pour apprécier la carrière de Lahontan, notamment sur la technique de la petite guerre en Europe, dans les Pyrénée en particulier, en regard de ses pratiques de chasseur en solitaire avec les Amérindiens.

2006, OUELLET, Réal, « Adario : le sauvage philosophe de Lahontan », Québec français, no 142, p. 57-60. [2054

*2006, PINETTE, Susan, « Des dialogues curieux : knowledge production in the works of Lahontan », CLIO : a journal of literature, history, and the philosophy of history, vol. 36, no 1 (automne), p. 23-40. [2055

*2006, PINETTE, Susan, « the Importance of the literary : Lahontan's dialogues and primitivist thought », Prose Studies : history, theory, criticism, vol. 28, no 1 (printemps), p. 41-53. [2056

2007, DESPLAT, Christian, « Lahontan, philosophe utopiste, précurseur des « Lumières » ou colonisateur éclairé ? », extraits de son article de 2006, par Bernard Baritaud, Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 135-151. [2057

2007, WOOD, Peter H., « the Mysterious 1688 journey of M. Lahontan », communication inédite au congrès annuel de l'Omohundro Institute of early american history and culture (OIEAHC), 11 juin 2006, sous la direction d'Allan Greer et Laurier Turgeon, Université Laval (Québec). [2058

      On en trouve le « discussion paper » sur l'internet, the Georgia Workshop in early american history and culture, University of Georgia, section « Past Events », 13 avril 2007.

uga.edu/colonialseminar/

2008, DENBY, David, « Religion and ethnography in the early enlightenment : the native American in Lahontan and Lafitau », Reverberations : staging relations in french since 1500, a festschrift in honour of C. E. J. Caldicott, édition de Phyllis Gaffney, Michael Brophy et Mary Gallagher, University College Dublin Press, 416 p., p. 327-337. [2059

2008, LAFLÈCHE, Guy, l'Invention de la rivière Longue par le baron Lom d'Arce de Lahontan (1702), édition critique en cours de la Lettre XVI des Nouveaux Voyages de Lahontan. [2060

      Ce travail de recherche a été entrepris par l'auteur dans le cadre de son cours sur la Nouvelle-France. Outre l'édition diplomatique du texte en cours de correction, et sans compter les matériaux rassemblés ou produits pour la réalisation de l'édition (notamment les dépouillements bibliographiques), l'ouvrage comprend actuellement trois chapitres inédits : la transcription diplomatique de la Carte du Mississippi (1699) de Lahontan, une brève notice sur la rivière Longue exposant les enjeux de ses analyses, des origines à nos jours (c'est l'état de la question), et une synthèse des conclusions préliminaires du travail en cours : « la Rivière Longue de Lahontan : la fabuleuse invention de l'ordinaire réalité ». On trouve ce répertoire à l'adresse suivante :

< http://Singulier.info/rl/ >.

2008, RIOUX, Jean-Philippe, l'Affabulation de la rivière Longue par Lahontan : les procédés littéraires d'un faussaire, mémoire de maîtrise, département des littératures de langue française, Université de Montréal, 140 p. [2061

      Le premier chapitre reprend sommairement les conclusions de mon enseignement sur l'invention de la rivière Longue depuis plusieurs années à l'Université de Montréal, sauf la dernière section que j'ai dirigée, soit la « Comparaison avec la dernière exploration de La Salle (1684-1687) ». Suivent trois dissertations sur les caractères « littéraires » du chapitre XVI des Nouveaux Voyages : rien n'empêche qu'un mémoire de maîtrise soit un tout simple exercice scolaire.

2009, BERTHIAUME, Pierre, « Anamorphose du Bon Sauvage, ou Jean Chrysostome, Adario, Zakara et Igli », Écrire des récits de voyage (XVe-XVIIIe siècles) : esquisse d'une poétique en gestation, actes du colloque de York University (Toronto) organisé par M.-C. Pioffet et Catherine Broué, édition de Marie-Christine Pioffet, avec la collaboration d'Andreas Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 638 p., p. 347-357. [2062

2009, GONTHIER, Ursula, « Une colonisation linguistique ? les Mémoires de l'Amérique septentrionale de Lahontan », Études françaises, vol. 45, no 2, p. 115-129. [2063

      À partir du Petit Dictionnaire de la langue des sauvages, évaluation du traitement des langues amérindiennes dans l'oeuvre de Lahontan.

2010, BRIÈRE, Éloïse A., « Ventriloquizing the native : whose voice is it ? », the French Review (Urbana-Champaign), vol. 84, no 6, 2010-2011, p. 1200-1212. [2064

      En ce qui concerne la Nouvelle-France, l'article commence avec une brève note sur Lahontan.

2010, FRANÇOIS, Cyrille, « les Nouveaux Voyages du baron de Lahontan, ou les lettres d'un gentilhomme aventurier », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 53-68. [2065

2012, GLOAG, Oliver, « Lahontan et ses Dialogues : un cosmopolite plus radical que ses successeurs » (ses successeurs étant, dans le corpus de la thèse, Flaubert, Maupassant et Camus), Représentations coloniales de Lahontan à Camus, thèse de doctorat, Duke University, department of romance studies, p. 11-55 (la section 1.8, p. 43-55, porte sur Diderot). [2066

Lalemant, Jérôme (5.2.29)

Voir aussi l'entrée Isaac Jogues.

1999, PERRON, Paul, « Creating memory : the martyrdom of Isaac Jogues in the Jesuit Relations of 1642-47 », Texte (University of Toronto), nos 25-26, p. 211-242. [2067

      Article refait dans le chapitre correspondant du recueil suivant.

2003, PERRON, Paul, « Narrating and reading the body : the martyrdom of Isaac Jogues », Narratology and text : subjectivity and identity in New France and québécois literature, University of Toronto Press, 338 p., p. 103-127. [2068

      S'il suit la chaîne des RJNF de 1642 à 1647 pour présenter l'histoire événementielle de la capture d'Isaac Jogues et sa réception journalistique, c'est bien à partir du récit (auto)biographique de la Relation de 1647 de Jérôme Lalemant que Paul Perron glose et commente le « martyre » du missionnaire, ce qu'il résume d'un autre point de vue dans le recueil suivant.

2003, PERRON, Paul, « Isaac Jogues : from martyrdom to sainthood », Colonial saints : discovering the holy in the Americas (1500-1800), édition d'Allan Greer et de Jodi Bilinkoff, New York et Londres, Routledge, 317 p., p. 153-168. [2069

2012, FREITAG, Florian, « Weltgeschichte as Heilsgeschichte : typology in Mary Rowlandson's and Jérome Lalemant's captivity narratives », Canadian Literature, no 213 (summer), p. 100-115. [2070

      Étude comparative des citations, allusions et résonnances (« echoes ») bibliques dans les oeuvres de la puritaine et du catholique. Il ne fait pas de doute que les Évangiles, la figure du Christ et la Passion caractérisent ce dernier.

Note critique

      Si Mary Rowlandson cite directement la Bible, et en anglais, il est probable que les citations latines de Jérôme Lalemant, prises des textes de Jogues et de Buteux, soient essentiellement de seconde main (du missel, du bréviaire et du Livre d'heures, et des ouvrages de dévotion : l'auteur n'étudie pas cette question). Cela dit, la méthodologie de l'article est remarquable et prometteuse, notamment ses dépouillements statistiques et ses caractérisations globales. On peut espérer qu'elle soit appliquée à l'ensemble des RJNF, notamment pour en caractériser les spiritualités de leurs auteurs. En revanche, je pense que la thèse de l'article et sa conclusion sont trop restrictives : le thème du martyre, même s'il est fréquent dans les RJNF comme figure de rhétorique, ne fait pas partie de la spiritualité jésuite (cf. bg. 900). D'un côté il est mis en scène par Jérôme Lalemant pour cacher le sacrifice inutile de Jogues aux intérêts économiques et politiques des jésuites et de la colonie, tandis que, d'un autre côté, il participe tout bonnement de la littérature hagiographique, celle de la Légende dorée. — Toutefois, il n'en va pas de même des textes de Jogues, à l'origine de la rédaction de Lalemant, car ils participent, eux, de la très exceptionnelle Spiritualité de la Croix qui s'est développée en Huronie où il était missionnaire, spiritualité que partage Marie Guyart-Martin de l'Incarnation, pourtant cloîtrée à Québec. Bref, il n'existe pas telle chose qu'une « global community of Catholics around the [jesuit] figure of the martyr » (p. 112) « around the world » (p. 102).

Laudonnière, René de (5.2.29 bis)

*2005, MAHLKE, Kirsten, Offenbarung im western : frühe berichte aus der neuen walt, Ffm, Fischer-Tachenbuch-Verl, 347 p. (sur la Floride de R. Laudonnière, p. 87-138). [2071

2008, LACHANCE, Isabelle, « "De la bouche d'un capitaine de marine" au compas d'un "gentil-homme françois mathematicien" : les récits de Laudonnière et l'Histoire notable de Martin Basanier », Écrire des récits de voyage (XVe-XVIIIe siècles) : esquisse d'une poétique en gestation, actes du colloque de York University (Toronto) organisé par M.-C. Pioffet et Catherine Broué, édition de Marie-Christine Pioffet, avec la collaboration d'Andreas Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 638 p., p. 177-187. [2072

2008, JUAL, Scott D., « (Re)writing self and other in early modern french travel literature », présentation du numéro de l'Esprit créateur (Baton rouge, Los Angeles), vol. 48, no 1, « Encounters with alterity in early modern french travel literature », p. 1-4 : la présentation est illustrée par l'étude d'une gravure de Jacques Le Moyne de Morgues accompagnant la relation de René Goulaine de Laudonière en Floride, 1564, éditée par theodore de Bry en 1591. [2073

La Salle, Robert Cavelier de

      Voir à Cavelier de La Salle.

Lebeau, Claude (5.2.30)

*1999, BERG, Britta, « "Vor dieses mahl noch..." : Claude le Beau und di Gazette de Brunswic (1753-1773) », Leipziger Jahrbuch zur Buchgeschichte, no 9, p. 77-96. [2074

2006, VALLÉE, Andréanne, « Exhumer les Avantures de Claude Le Beau en Amérique : la réhabilitation d'une relation discréditée par l'historiographie traditionnelle », Americas' World, and the World's Americas / les Mondes des Amériques et les Amériques du monde, édition d'A. Chanady, G. Handley et Patrick Imbert, Ottawa, Legas, p. 573-582. [2075

2007, ÉMONT, Bernard, « la Fiction en Nouvelle-France : du récit dramatisé à la fiction romanesque » (sur la relation d'Emmanuel Crespel et les romans de Claude Lebeau et d'Alain-René Lesage, les Aventures de Beauchêne), Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 97-112. [2076

2007, VALLÉE, Andréanne, « Claude Le Beau parmi les Sauvages de l'Amérique septentrionale : la relation autobiographique au service du divertissement », Écriture de soi, actes du colloque du Centre de recherches sur l'analyse du discours : « constructions et réalités », Université de Bretagne-Sud Lorient, 24-26 novembre 2004, édition de Norbert Col, Paris, L'Harmattan (coll. « Espaces littéraires »), p. 337-345. [2077

2008, VALLÉE, Andréanne, Édition critique des « Aventures du sieur Claude Le Beau ou Voyage curieux et nouveau parmi les sauvages de l'Amérique septentrionale », thèse de doctorat en Lettres, Université d'Ottawa, xiv-572 p. [2078

      L'édition critique sera publiée aux PUL en 2011, cf. no 1340.

      On trouvera en bibliographie l'ensemble des études et documents relatifs au naufrage de l'Éléphant, le 31 août 1729 : un document anonyme et ceux de Louis-Philippe de Rigaud et de Pierre-Thomas Ruffin de La Marandière; les études de N.-E. Dionne et de J.-E. Roy. L'ouvrage complète le dépouillement des sources réalisé par Serge Trudel (bg. 1009).

      La thèse profite également de l'apport de Britta Berg dans son article de 1999 (no 2074) : il s'agit de son dépouillement des archives de Braunschweig en Allemagne, où Lebeau publiait difficilement une gazette en français (qui fut d'abord la Gazette d'Erfort en 1652, et qui devient la Gazette de Brunswic, jusqu'en 1672), d'où la production des lettres autographes de Lebeau (1756-1758) en annexe 3 (p. 504-510). Rien de cela ne sert toutefois à éclairer son roman. En revanche, on doit maintenant à Andréanne Vallée la découverte de neuf « placets » (dossiers médicaux et juridiques) concernant la déportation d'autant de détenus parmi les 17 délinquants que Claude Lebeau « accompagne » sur l'Éléphant : dépouillement des archives de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (Bicêtre) et celles de la Bastille (Arsenal); voir l'anexe 1.

      L'introduction et les notes infrapaginales encadrent une reproduction systématique du texte original de 1738, avec une très légère modernisation de la graphie et la correction de quelques coquilles. Cela donne une édition encyclopédique dont on peut déplorer l'inutile lourdeur : alors que Lebeau nous proposait une encyclopédie du Canada dans l'ordre narratif de ses aventures, on retrouve ici le caractère proprement monstrueux de son oeuvre au second degré. Cela dit, voilà rassemblées les données permettant de relancer l'étude de nombreux aspects du texte.

2011, VALLÉE, Andréanne, « Éditer les Avantures de Claude Lebeau en Nouvelle-France », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 199-215. [2079

Le Challeux, Nicolas (5.2.30 bis)

1992, MAURI, Daniela, « il Discours de l'Histoire de la Floride di Nicolas Le Challeux, ovvero Crudeltà, paura e salvezza tra vecchio e nuovo mondo », la Scoperta dell'America e le lettere francesi e dei paesi francofoni, édition d'Enea Balmas, Università di Milano (coll. « Quaderni di acme », no 16), Cisalpino - Istituto editoriale universitario, 293 p., p. 69-86. [2080

      Sous les apparences d'un texte factuel, spontané et sans prétention, on trouve en réalité une virulente, passionnée et passionnante prise de position contre le vieux continent catholique, cruel et inhumain.

Leclercq, Chrestien (5.2.31)

1999, PIOFFET, Marie-Christine, « Entre nature et culture : les ambiguïtés du discours utopique », Études francophones, vol. 14, no 2 (automne), p. 83-98. [2081

2001, LAFLÈCHE, Guy, « les Micmacs/micmacs de la "Bibliothèque du nouveau monde" », chronique « la Nouvelle-France des études littéraires », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 31, no 1 (avril), p. 96-101. [2082

2002, VIRY, Laurence, Sources et genèse de la « Relation de la Gaspésie » (1691) de Chrestien Leclercq, mémoire de maîtrise, Université de Montréal, 181 p. [2083

2003, LAFLÈCHE, Guy, et Serge Trudel, Un janséniste en Nouvelle-France, Laval, Singulier, 320 p. [2084

      Édition critique de la fin du chapitre 11 de la Relation de la Gaspésie de 1691 (p. 275-307), comprenant la Lettre de Valentin Leroux de 1679. L'ouvrage tire profit du mémoire de Laurence Viry (2002).

2009, DÉLÉAGE, Pierre, « l'Invention de la croix micmac », la Croix et les hiéroglyphes : écritures et objets rituels chez les Amérindiens de Nouvelle-France (XVIIe-XVIIIe siècles), Paris, rue d'Ulm (Publications de l'École normale supérieure, coll. « AEsthetica », et Musée du Quai Branly), 154 p., chap. 1, p. 13-41. [2085

Note critique

      L'ouvrage prend comme point de départ la Relation de la Gaspésie de Chrestien Leclercq, pour se développer en regard de trois formes d'écriture en Amérique du nord-est : l'écriture alphabétique des missionnaires, les hiéroglyphes amérindiens et la logographie micmaque inventée par les missionnaires pour les Amérindiens. L'analyse, très intéressante, repose toutefois sur un court-circuit : pour Pierre Déléage, les « croix » de Miramichi sont bel et bien des Croix, comme l'avait présupposé le naïf missionnaire (dont l'exposé est fort confus). Car de deux choses l'une. Ou bien (et c'est le plus probable), la croix en question est un totem mimac qui a cette forme (comme on en trouvera de très nombreux en Colombie britanique) et, dans ce cas, la « logique de la substitution » n'est évidemment pas micmaque, mais bien chrétienne (ou plus précisément de Chrestien Leclercq et probablement, à l'origine, de Richard Denys de Fronsac). Ou bien encore (et c'était l'hypothèse de Lafitau) son origine, perdue à Miramichi depuis longtemps vers 1675, est européenne, chrétienne, de sorte que ce serait l'inverse d'une substitution — l'appropriation d'un symbole sans sa symbolique, mais doublé d'une origine mythique amérindienne (la « Croix » reçue en rêve).

      La question est passionnante, parce qu'elle illustre combien la Relation de la Gaspésie n'est pas un document d'interprétation facile en dépit de sa simplicité. « En 1677, la première année de sa mission chez les Micmacs, Chrestien Leclercq inventa une écriture logographique » (p. 45). Il faut cinq ans à un jésuite pour apprendre les rudiments d'une langue amérindienne en passant par l'école d'apprentissage obligée dès son arrivée dans la colonie (trois ans d'étude scolaire et deux ans d'immersion); dix ans pour s'exprimer correctement. Chrestien Leclercq, qui n'est pas un missionnaire, mais un aumonier des seigneurs d'Acadie, ne se trouvant accueilli dans aucune école, ne pouvait rien comprendre au micmac en 1677, deux ans après son arrivée en Nouvelle-France, d'autant qu'il a passé son premier hiver à apprendre, par erreur, l'algonquin ! De fil en aiguille, c'est le mot-à-mot de sa relation qui doit être interrogé, avant qu'on dispose d'une édition critique du texte digne de ce nom.

      Cela dit, si c'est le point de départ de l'ouvrage qui nous intéresse ici, la Relation de Leclercq, son sujet est tout autre, puisqu'il s'agit d'évaluer les systèmes d'écriture en Nouvelle-France et, plus généralement encore, l'interaction des sémiologies en présence. C'est le second chapitre de l'ouvrage : « Pictographie, écriture et logographie chez les Amérindiens de la Nouvelle-France (XVIIe-XVIIIe siècles) » (p. 43-102, conclusion et annexes).

Lejeune, Paul (5.2.32)

1993, OUELLET, Réal, « Premières Images du sauvage dans les écrits de Cartier, Champlain et Lejeune », l'«Indien», instance narrative, édition d'A. Gómez-Moriana et D. Trotier, Candiac (Québec), Éditions Balzac (coll. « L'univers des discours »), p. 53-79. Cf. bg. 513 [1] ou 744. [2086

1997, BOUCHARD, Emmanuel, et Réal Ouellet, « Nègres, Caraïbes et Sauvages du Canada dans les relations de voyage du XVIIe siècle », Littérature et dialogue interculturel, édition de Françoise Tétu de Labsade, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, xvi-247 p., p. 211-231. [2087

      Enfilade de longues citations commentées destinée à comparer l'ethnologie et les objectifs de conversions des jésuites en Nouvelle-France et dans les Antilles. Paul Lejeune est l'auteur privilégié pour représenter l'apostolat en Nouvelle-France.

1998, BERTHIAUME, Pierre, « Babel, l'Amérique et les jésuites », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 341-354. [2088

2000, PESCINA, Luigi, Tra missione e scrittura, aspetti antropologici e letterari in Paul Lejeune : una lettura delle citazioni bibliche delle « Relations » del 1632 e del 1633, thèse de doctorat, Université de Bologne, 322 p. [2089

2000, TOUSIGNANT, Éric, Exotisme et identité : pratiques alimentaires dans les premières relations de Paul Lejeune, mémoire de maîtrise (études françaises), Université de Montréal, 121 p. [2090

      Il s'agit d'un étrange décalque du sujet du mémoire et de l'article de Louise Côté sur l'alimentation des Hurons d'après Sagard (bg. 1176 et 1182), surtout de l'article qui n'est pas cité ni ne se trouve en bibliographie (alors qu'il a manifestement servi à formuler le projet). Mais à la différence de Louise Côté, ce travail ignore les études ethnologiques (sur les chasseurs-cueilleurs montagnais, en l'occurrence, notamment les travaux d'Eleanor Leacock, bg. 1022). On ne trouve là qu'une invraisemblable enfilade de perles.

*2004, ASCHBACHER, Kathrin, Berichte der Nouvelle-France : Gabriel Sagard und Paul Lejeune (1632-1634), thèse de doctorat, Université de Vienne. [2091

2004, BÉDARD, Nadyne, la Langue et la parole amérindienne dans les relations missionnaires de Paul Lejeune (1632-1636), mémoire de maîtrise (études françaises), Université de Montréal. [2092

      Le projet d'une étude littéraire de la « mise en scène » de la parole amérindienne dans les relations de Paul Lejeune vient à son heure et se trouve fort bien encadré du point de vue anthropologique. Il faudrait maintenant entreprendre l'étude littéraire proprement dite du matériel, car l'analyse est ici trop scolaire, sommaire et lacunaire pour conduire à aucunes conclusions, conclusions qui se laissent pourtant facilement deviner pour qui connaît les RJNF, soit en particulier le cas typique où Paul Lejeune utilise ses personnages amérindiens pour s'adresser, lui, à ses lecteurs. Mais heureusement, on le sait bien, les Amérindiens réussissent tout de même à s'exprimer, non pas en dépit de la dramatisation, mais dans le dépit du narrateur. Le mémoire propose donc une étude littéraire à réaliser.

2005, ANDERSON, Emma, Fatal Ambivalence : the conversion and « apostasy » of Pierre-Anthoine Pastedechouan, seventeenth-century native american, thèse de doctorat, viii-316 p., paru sous le titre the Betrayal of faith : the tragic journey of a colonial native convert, Cambridge, Harvard University Press, 2007; traduction : la Trahison de la foi : le parcours tragique d'un converti autochtone à l'époque coloniale, trad. de Michel Buttiens, Québec, Presses de l'Université Laval, 2009, 355 p.. [2093

      L'ouvrage a été annoncé et préparé par au moins cinq articles d'Emma Anderson sur la destinée de Pastedechouan depuis 2004. Si les articles ne sont pas répertoriés ici, c'est qu'ils ne relèvent que de loin des études littéraires, tout comme cette synthèse d'ailleurs. En revanche, l'étude de la Relation de 1634 (où Pastedechouan joue le rôle essentiel de l'« Apostat ») ne manquera pas de profiter de ces travaux d'histoire (religieuse).

2006, THÉRY, Chantal, « Amazones du grand Dieu en Nouvelle-France : dans la balançoire de la rhétorique jésuite », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p. 19-34. — Rééd. abrégé de bg. 515 [6] ou 1045, et éventuellement de l'article liminaire de 1986, no 1950. [2094

2006, THÉRY, Chantal, « Un jésuite et un récollet parmi les femmes : Paul Le Jeune et Gabriel Sagard chez les Sauvages du Canada », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p.  35-52. — Rééd. développée de l'article de 1987, bg. 506 [4] ou 1029. [2095

2007, ASCHBACHER, Kathrin, « le Grand Voyage du récollet Gabriel Sagard et les Relations de 1632-1634 de Paul Lejeune », Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 51-72. [2096

2008, GARDETTE, Joëlle, les Innus et les Euro-canadiens : dialogue des cultures et rapport à l'autre à travers le temps (XVIIe-XXe siècles), Québec, Presses de l'Université Laval, 2008, xx-354 p. [2097

      Voir le no 1504.

2008, LE BRAS, Yvon, « les Relations de Paul Lejeune : pour une poétique du récit missionnaire en Nouvelle-France », Écrire des récits de voyage (XVe-XVIIIe siècles) : esquisse d'une poétique en gestation, actes du colloque de York University (Toronto) organisé par M.-C. Pioffet et Catherine Broué, édition de Marie-Christine Pioffet, avec la collaboration d'Andreas Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 638 p., p. 177-187. [2098

      Version revue, corrigée et développée d'une partie de l'essai paru en 1994 (bg. 1047).

2008, SAVARD, Rémi, « La réduction de Sillery (1638-1660), maquette de l'idée de "réserves indiennes" », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 38, nos 2-3, p. 127-131. [2099

      Réalisation, échec et destinée de la « fantaisie paraguayenne » de Paul Lejeune.

2009, ASHBACHER, Kathrin, «  Mythologie et pragmatisme dans les écrits de Gabriel Sagard et de Paul Lejeune », « Ils l'appelaient Nouvelle-France... » : mythes et rêves fondateurs de l'Amérique française, introduction à la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 21-24 mai 2008, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), p. 113-129. [2100

2009, PIOFFET, Marie-Christine, « le Rire de Lejeune : du rire jaune à l'humour noir », Nouvelles Études francophones (Lafayette, Los Angeles), vol. 22, no 2 (automne), p. 122-134. [2101

2011, MELANÇON, Robert, « la Nouvelle-France et la littérature », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 33-46. [2102

      La seconde partie de l'article (cf. no 2036) porte sur l'édition de la Relation de 1634 dans la collection « Bibliothèque des lettres québécoises » en 1973. Sans faire aucune distinction entre l'oeuvre littéraire et la valeur littéraire, Robert Melançon s'insurge contre l'idée qu'on puisse trouver au reportage ethnologique de Paul Lejeune dans sa Relation de 1634 une valeur littéraire et artistique qui en justifie d'incessantes relectures. C'est à son avis un « anachronisme » (p. 43) qui « appauvrit ou travestit ces textes » (p. 44) que de les présenter ainsi. Il tient absolument à ramener la Relation de 1634 aux bondieuseries des RJNF, aux autres relations et écrits dévots du même auteur. — Je ne sais pas s'il les a lus, mais moi, oui (bg. 913 et no 1962). Et je ne compte pas les relire, tandis que je ne cesse de reprendre la Relation de 1634.

      Sur l'édition de G. Laflèche, le Missionnaire, l'Apostat, le Sorcier (bg. 201) : « Le remplacement du titre originel, superlativement daté et circonstancié, par un "titre postiche" (p. xli) est certainement une heureuse trouvaille : il signale la véritable portée de ce texte et l'arrache au corpus informe et massif des [RJNF]. [...] Il n'y a pas de texte littéraire ancien » (R. Melançon, 1974, bg. 1019, p. 217-218).

Le Moyne de Morgues, Jacques (5.2.32 bis)

2002, LESTRINGANT, Frank, « l'Éden insulaire de la Floride : Jacques Le Moyne de Morgues », le Livre des îles : atlas et récits insulaires de la Genèse à Jules Verne, Paris, Droz, 431 p., p. 179-218. [2103

Leroux, Valentin (5.2.33)

2003, LAFLÈCHE, Guy, et Serge Trudel, Un janséniste en Nouvelle-France, Laval, Singulier, 320 p., notamment « Regarder avant de lire », étude bibliographique de Premier Établissement de la foi dans la Nouvelle-France, réalisée en collaboration avec Liara-Caroline Brault, p. 221-302; et « le Missionnaire de la grâce efficace en Nouvelle-France », p. 15-97. [2104

Léry, Jean de (5.2.34)

      Ni Lery, ni Bresil ne portent l'accent aigu dans l'ouvrage original de 1578. Il y a donc une coquetterie à présenter aujourd'hui l'Histoire du Bresil de Léry. J'impose donc l'accent aigu au pays dans tous les titres, là où il ne se trouve pas.

1908, VILLEY, Pierre, les Livres d'histoire moderne utilisés par Montaigne : contribution à l'étude des sources de Montaigne, Paris, Hachette, p. 76-77. [2105

      Cf. François Rigolot, no 1545 [6], p. 116, n. 4, qui donne pour acquis que Léry et Thevet sont des sources de l'essai « Des Cannibales ».

1927, CLERC, Charly, « le Voyage de Léry et la découverte du "bon sauvage" », Revue de l'Institut de sociologie, vol. 7, no 2, p. 305-328. [2106

      L'auteur proposait que la relation de Jean de Léry puisse avoir été une source de Montaigne, notamment dans son essai sur « Des Cannibales », mais sans qu'on puisse à son avis en faire la preuve.

1972, LANDUCCI, Sergio, « la Disputa sull'ateismo », chapitre 3 de i Filosofi e i selvaggi, Bari, Laterza, 504 p., p. 185-872. S'intéresse particulièrement à l'article « Jean de Léry » (« Leri ») du dictionnaire de Pierre Bayle. [2107

1975, CERTEAU, Michel de, « Ethno-graphie, l'oralité ou l'espace de l'autre : Léry », l'Écriture de l'histoire, Paris, Gallimard (coll. « Bibliothèque des histoires »), p. 215-248. [2108

1984, WHATLEY, Janet, « Food and the limits of the civility : the testimony of Jean de Léry », Sixteenth-Century Journal, no 15, p. 387-400. [2109

1985, BINZ, Louis, « le Huguenot et les sauvages : Jean de Léry et son Histoire d'un voyage au Brésil (1556-1557) », Annals de la 3era Universitat d'estiu. Andorra 84, Andorre, Conselleria d'Educacio i cultura, p. 47-59. [2110

1986, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « Jean de Léry : des parcours aventureux des manuscrits aux destinées du livre », Littérales, Paris, Université de Paris X (Nanterre), p. 21-35. [2111

      Réédition de l'article dans le recueil D'encre de Brésil en 1999. Cf. no 1548 [3] ou 2147.

1987, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « la Figure de l'interprète dans quelques récits de voyage français à la Renaissance », Voyager à la Renaissance, actes du colloque de Tours, 30 juin au 13 juillet 1983, édition de Jean Céard et de Jean-Claude Margolin, Paris, Maisonneuve et Larose, 677 p., p. 319-335. [2112

1987, LESTRINGANT, Frank, « the Myth of the indian monarchy : an aspect of the controversy between Thevet and Léry (1575-1585) », Indians and Europe : an interdisciplinary collection of essays, édition de Christian F. Feest, Aachen, Edition Herodot/ Rader-Verlag, p. 37-60. [2113

1988, SIMONIN, Michel, « la Version primitive inédite de l'Histoire des délivrances de la ville de Sancerre de Jean de Léry (août 1573) », l'Intelligence du passé : les faits, l'écriture et le sens, mélanges offerts à Jean Lafond par ses amis, Tours, Publications de l'Université François-Rabelais, p. 127-137. [2114

1989, WHATLEY, Janet, « Impression and initiation : Jean de Léry's Brazil voyage », Modern Language studies, vol. 19, no 3 (été), p. 15-25. [2115

1990, CONCONI, Bruna, « Verità storica e strategia poetica : l'uso del tragico nell'Histoire mémorable di Jean de Léry », Studi di letteratura francese, vol. 18, « Tragedia e sentimento del tragico nella litteratura francese del Cinquecento », Florence, Leo S. Olschki, p. 291-316. [2116

1992, CONCONI, Bruna, le Prove del testimone : scrivere di storia, fare letteratura nella seconda metà del ciquecento, l'« Histoire mémorable » di Jean de Léry, thèse de doctorat, Université de Milan. Voir en 1999, no 2142 . [2117

1992, FOLTYS, Christian, « Colloque de l'entrée ou arrivée en la terre du Brésil », Neue Romania, no 13, p. 17-105. [2118

      « Édition critique et commentée du Colloque, pièce rapportée dans l'Histoire, mais d'une réelle valeur ethnolinguistique » (note de F. Lestringant, « Documentation bibliographique », 1999).

1992, ZINGUER, Ilana, « Hebrew and anthropology in Léry's Voyage en terre de Brésil », l'Hébreu au temps de la Renaissance, Leyde, New York et Cologne, Brill, p. 227-244. [2119

1993, POT, Olivier, l'Inquiétante Étrangeté; Montaigne : la pierre, le cannibale, la mélancolie, Paris, Champion. [2120

      « Sur Léry, Montaigne et la Serviture volontaire, p. 114-117; plus généralement sur Léry et Montaigne, p. 105-174 » (note de F. Lestringant, « Documentation bibliographique », 1999).

1996, LAFAILLE, Anne-Catherine, « Une altérité radicale : rencontre avec le cannibale du Nouveau Monde », Folklore canadien, vol. 18, no 2, p. 129-155. [2121

1996, LESTRINGANT, Frank, « le Cannibale et la marmite », Bulletin du bibliophile, année 1996, no 1, p. 82-107. [2122

      Article réédité en 1999 dans le recueil D'encre de Brésil, cf. no 1548 [2] ou 2151.

1996, LESTRINGANT, Frank, Une sainte horreur ou le Voyage en Eucharistie (XVIe-XVIIIe siècle), Paris, Presses universitaires de France, 358 p. [2123

      Cf. no 1419.

      Le premiers tiers de l'ouvrage concerne directement Jean de Léry, particulièrement le chapitre 3 (« Catholiques et cannibales, ou la crise de la transsubstantiation »), le chap. 4 (« la Cène à Guanabara - 1557-1560 ») et le chap. 5 (« la Messe brésilienne - 1560 »), p. 61-146.

*1996, STEINKOHL, Franz, Die gottlosen guten wilden : das bild der sauvages in Jean de Lérys « Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil » (1611), Berlin et Reinfelden, Schäuble. [2124

1997, LESTRINGANT, Frank, « l'Exotisme en France à la Renaissance, de Rabelais à Jean de Léry », résumé de la conférence présentée à l'École de chartes, Littérature et exotisme (XVIe-XVIIIe siècle), édition de Dominique de Courcelles, Paris, École des chartes (coll. « Études et rencontres »), 78 p., p. 5-16. [2125

      Conférence rééditée dans le recueil D'encre de Brésil en 1999. Cf. no 1548 [4] ou 2156.

1997, LESTRINGANT, Frank, « Rabelais, le vin et le voyage, du Quart Livre au Brésil de Thevet et Léry », Rabelais-Dionysos : vin, carnaval, ivresse, édition de Michel Bideaux, actes du colloque de Montpellier, 26-28 mai 1994, Marseille, J. Laffitte, 189 p., p. 51-61 et discussion, p. 166-169. [2126

1998, CONCONI, Bruna, « les Fortunes de la France Antarctique de Villegagnon au temps de la crise de la conscience européenne : les métamorphoses d'une controverse », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 143-166. [2127

1998, DUVIOLS, Jean-Paul, « les "Sauvages brésiliens" dans le miroir européen (XVIe siècle) », Naissance du Brésil moderne (1500-1808), Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, p. 33-36. [2128

1998, LESTRINGANT, Frank, « Calvin et Marot, ou de l'universalité des psaumes », Calvin et ses contemporains, édition d'Olivier Millet, actes du colloque de Paris, 1995, Genève, Droz, p. 247-260. [2129

      « Présence et fonction des psaumes chez Léry, p. 252-260 » (note de F. Lestringant, « Documentation bibliographique », 1999).

1998, LESTRINGANT, Frank, « l'Effacement du Brésil français : les Lettres jésuites portugaises en France (1570-1590) », Naissance du Brésil (1500-1808), édition de Katia de Queiros Mattoso, Paris, PUPS (« Centre d'études sur le Brésil »). p. 143-158. [2130

      Article repris dans le recueil D'encre de Brésil en 1999, cf. no 1548 [10] ou 2154.

1998, LESTRINGANT, Frank, « l'Expérience coloniale de la France du XVIe siècle (Brésil et Floride) dans l'Histoire des deux Indes : sources, réécritures, représentations », l'« Histoire des deux Indes » : réécriture et polygraphie, édition de Hans-Jürgen Lüsebrink et Anthony Strugnell, actes du colloque de Passau de juillet 1992, Oxford, Voltaire Foundation (coll. « Studies on Voltaire and the eighteenth-century », no 333), p. 143-158 (ou p. 173-188). [2131

      Article repris dans le recueil D'encre de Brésil en 1999; cf. no 1548 [13] ou 2157.

1998, LESTRINGANT, Frank, « le Huguenot et le sauvage : nouvelles hypothèses, nouveaux documents » la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 131-142. [2132

1998, MAHLKE, Kirsten, Verkehrte Neue Welt :  Aspekte des komischen in Jean de Léry « Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil » [le Monde renversé : aspects du comique dans l'« Histoire d'un voyage »], mémoire de maîtrise de l'Université Johann Wolfgan Goethe (Francfort, Main), 150 p. [2133

1998, TETEL, Marcel, « Figures de la cruauté », Miroirs de textes : récits de voyage et intertextualité, onzième colloque du Centre de recherche sur la littérature des voyages (Sorbonne) tenu à Nice, 5-7 septembre 1997, sous la responsabilité de François Moureau, édition de Sophie Linon-Chipon, Véronique Magri-Mourgues et Sarga Moussa, Nice, Publications de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines, p. 187-200. [2134

1998, WHATLEY, Janet, « "Sea-Changes" : l'Histoire d'un voyage de Jean de Léry et la Tempête de Shakespeare », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 475-489. [2135

      Cf. no 2175.

1998, WEHRHEIM-PEUKER, Monika, Die gescheiterte eroberung : eine diskursanalytische betrachtung früher französischer amerikatexte, Tübingen, Narr (coll. « Frankfurter beiträge zur lateinamerikanistik », no 7), iv-281 p. [2136

1999, ACHARD-BAYLE, Guy, « Dénominations, cohésion et point de vue dans Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil », Phrases : syntaxe, rythme, cohésion du texte, édition de Franck Neveu, Paris, Sedes (coll. « Agrégations de lettres : langue française »), p. 61-77 [2137

1999, ARNAVIELLE, Teddy, « Léry, chapitre XIII, p. 306-325 : la forme en -ant et l'économie du texte », l'Information grammaticale (Paris), no 83 (octobre), p. 35-37. [2138

1999, BIDEAUX, Michel, « "Tous dissemblables des nostres" : la faune brésilienne entre l'étrange et l'hybride », « Op. cit. », no 13 (novembre), Revue de littérature française et comparée (Université de Pau), « Jean de Léry », p. 25-58, p. 25-35. [2139

1999, CARILE, Paolo, « Jean de Léry, les protestants et l'écriture sous l'Ancien Régime », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 31-42. [2140

1999, COMBETTE, Bernard, « les Marqueurs de la topicalisation dans l'Histoire d'un voyage en terre du Brésil », Phrases : syntaxe, rythme, cohésion du texte, édition de Franck Neveu, Paris, Sedes (coll. « Agrégations de lettres : langue française »), p. 25-30. [2141

1999, CONCONI, Bruna, le Prove del testimone : scrivere di storia, fare letteratura nella seconda metà del ciquecento : l'« Histoire mémorable » di Jean de Léry, Bologne, Patròn (Bibl. del dipartimento di lingue e letterature straniere moderne dell'Univ. degli studi di Bologna, no 25), 236 p. [2142

      Édition de la thèse de doctorat de 1992; cf. 2127. « Édition critique de l'Histoire mémorable de la ville de Sancerre et documents annexes » (note de F. Lestringant, « Documentation bibliographique », 1999).

1999, FONTAINE, Marie-Madeleine, « Genevre-Geneve : distorsions dans la relation », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 145-166. [2143

1999, GANNIER, Odile, « Traîtres ou alliés ? le motif de la loyauté dans l'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil de Jean de Léry et des récits de voyages contemporains », l'Information littéraire, vol. 51, no 4 (octobre-décembre), p. 24-38. [2144

1999, GLIOZZI, Giuliano, « les Apôtres du nouveau monde : monothéisme et idolâtrie, entre révélation et fétichisme », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et de Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 209-232. [2145

1999, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « le Détail et le décor : description et illustration du Brésil chez Jean de Léry », « Op. cit. », no 13 (novembre), revue de littérature française et comparée (Université de Pau), « Jean de Léry », p. 25-58,, p. 43-47. [2146

1999, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « Léry, des parcours aventureux des manuscrits aux destinées du livre », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 65-78. [2147

      Réédition de l'article de 1986, no 2111.

1999, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « Un colloque chez les Tououpinambaoults : mise en scène d'une dépossession », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 147-162. [2148

      Version mise à jour de l'article de 1988, bg. 1070.

1999, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « Une bible américaine : la référence scripturaire dans l'Histoire d'un voyage », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 133-144. [2149

1999, JEANNERET, Michel, « Léry et Thevet : comment parler d'un monde nouveau ? », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 109-126. [2150

      Version mise à jour de l'article de 1983, bg. 1199.

1999, LESTRINGANT, Frank, « le Cannibale et la marmite », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 39-63. [2151

      Version remaniée de l'article de 1996, no 2122.

1999, LESTRINGANT, Frank, « la Chorégraphie des Indiens, ou le ravissement de Jean de Léry », « Op. cit. », no 13 (novembre), Revue de littérature française et comparée (Pau), p. 49-58. [2152

1999, LESTRINGANT, Frank, « Documentation bibliographique : Jean de Léry, Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil », l'Information littéraire (Paris), vol. 51, no 3 (juillet-septembre), p. 37-42. [2153

1999, LESTRINGANT, Frank, « l'Effacement du Brésil français : les Lettres jésuites portugaises en France (1570-1590) », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et de Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 181-194. [2154

      Reprise de l'article paru en 1998, no 2130.

1999, LESTRINGANT, Frank, « l'Excursion brésilienne : note sur les trois premières éditions de l'Histoire d'un voyage de Léry (1578-1585) », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 13-38. [2155

      Mise à jour de l'étude de 1984 : cf. bg. 1064.

1999, LESTRINGANT, Frank, « l'Exotisme en France de Rabelais à Jean de Léry : de l'inventaire à l'aventure », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 81-92. [2156

      Reprise de la conférence de 1997; cf. no 2125.

1999, LESTRINGANT, Frank, « l'Expérience coloniale de la France du XVIe siècle (Brésil et Floride) dans l'Histoire des deux Indes : sources, réécritures, représentations », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et de Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 233-250. [2157

      Reprise de l'article de 1998; cf. no 2131.

1999, LESTRINGANT, Frank, « l'Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil ou les Tristes Tropiques de Jean de Léry », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 11-30. [2158

1999, LESTRINGANT, Frank, le Huguenot et le sauvage, Paris, Klincksieck. [2159

      Réédition augmentée de l'ouvrage de 1990 (cf. bg. 1075).

1999, LESTRINGANT, Frank, Jean de Léry ou l'Invention du sauvage, essai sur l'« Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil », Paris, Champion (coll. « Unichamp »), 224 p. [2160

      Réédition en 2005.

1999, LESTRINGANT, Frank, « Machines d'oubli (XVIe-XVIIe siècles) », Revue des sciences humaines (Lille), no 256 (octobre-décembre), p. 11-33. [2161

1999, LESTRINGANT, Frank, « les Représentations confessionnelles du Brésil en France : de la France Antarctique à la Révocation de l'édit de Nantes », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et de Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 195-208. [2162

1999, LIAROUTZOS, Chantal, « "L'autre esseuil du ciel" : description et récit dans l'Histoire d'un voyage », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 65-77. [2163

1999, MATHIEU-CASTELLANI, Gisèle, « Avant-propos », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 7-9. [2164

1999, MATHIEU-CASTELLANI, Gisèle, « Rhétorique et poétique d'un genre didactique », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 99-118. [2165

1999, MILHE POUTINGON, Gérard, « les Parenthèses dans l'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil de Jean de Léry », Phrases : syntaxe, rythme, cohésion du texte, édition de Franck Neveu, Paris, Sedes (coll. « Agrégations de lettres : langue française »), p. 41-60. [2166

1999, NAKAM, Géralde, « Léry, Montaigne, d'Aubigné », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 43-53. [2167

1999, NEVEU, Frank, « les Ouvertures phrastiques et la construction de la référence dans Histoire d'un voyage en terre de Brésil », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 55-64. [2168

1999, ROSENTHAL, Olivia, « l'Ordre des matières dans l'Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage en terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 79-97. [2169

1999, SCANLAN, Thomas, Colonial Writing and the New World (1583-1671) : allegories of desire, Cambridge University Press (U.K.), 242 p. [2170

      L'auteur consacre le second chapitre de sa thèse (« Fear and love : two versions of Protestant ambivalence », p. 38-67) à Jean de Léry et surtout à l'iconographie qu'en publie son éditeur Théorore de Bry (vol. 3 des Grands Voyages, 1592). En réaction contre la perception de la cruelle colonisation espagnole, il apparaît que le texte de Léry et son illustration par de Bry présentent un nouveau projet de colonisation d'inspiration protestante (bien plus qu'une description ethnologique), relevant tout à la fois de la crainte et de l'amour des Amérindiens.

1999, TINGUELY, Frédéric, « l'Épreuve du tillac », Jean de Léry, « Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil », actes de la journée d'étude sur Jean de Léry, 6 novembre 1999, édition de Gisèle Mathieu-Castellani, Université de Paris VIII, U.F.R. Sciences des textes et documents (coll. « Cahiers "Textuel" », no 21), 166 p., p. 119-131. [2171

1999, TINGUELY, Frédéric, « Jean de Léry et les métamorphoses du tapir », Littératures (Toulouse, Presses universitaires du Mirail), no 41 (automne), p. 33-45. [2172

1999, TINGUELY, Frédéric, « Jean de Léry et les vestiges de la pensée analogique », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 127-146. [2173

      Reprise de l'article de 1995, bg. 1081.

1999, WEHRHEIM-PEUKER, Monika, « Der kannibale — die kannibalin : zum zusammenspiel von kolonialem und misogynem diskurs », Geschlechterdifferenzen, beiträge zum 14, Nachwuchskolloquium der romanistik, Greifswald, 4-6 juin 1998, édition de Katharina Hanau, Volker Rivinius, Anja Schliemann et Sylvia Setkorn, Bonn, Romanistischer Verlag (coll « Forum junge romanistik », no 5), 269 p., p. 23-32. [2174

1999, WHATLEY, Janet, « "Sea-Changes" : l'Histoire d'un voyage de Jean de Léry et la Tempête de Shakespeare », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 163-178. [2175

      Reprise de l'article de 1998 : cf. no 2135.

2000, COMBETTE, Bernard, « la Ponctuation et l'énoncé complexe au XVIe siècle (l'usage des deux points chez Jean de Léry », la Licorne (Poitiers), no 52, p. 63-79. [2176

2000, KUSHNER, Eva, « "Subjectivité" et "altérité" chez quelques voyageurs du XVIe siècle », Proceedings of the XVth congress of the International Comparative Literature Association, « Literature as cultural memory », Leiden, 16-22 août 1997, éd. Theo D'haen,, vol. 9, Travel writing and cultural memory / Écriture du voyage et mémoire culturelle, éd. Maria Alziro Seixo, Amsterdam, Rodopi (coll. « Text : Studies in comparative literature, no 33 », no 33), 293 p., p. 281-293. [2177

      Série de très brefs exemples qui tentent de relativiser l'opposition des Français à l'autre lors de la découverte des Amérindiens. Sur Thevet et Léry, p. 287-288.

2000, LE FLANCHEC, Vân Dung, « Étude de style : Jean de Léry, Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil (chap. 14, « De la guerre, combat, hardiesse et armes des sauvages ») », l'Information grammaticale, no 85 (mars), p. 4-10. [2178

      Sous la forme d'une explication de texte, synthèse d'une analyse stylistique du livre de Léry, les figures de l'éloquence et la rhétorique de la narratio, de la description à la prédication : le narrateur « s'affirme comme historien, [comme] moraliste et comme prédicateur » (p. 10a).

2000, LESTRINGANT, Frank, « le Baptême brésilien de Jean de Léry : étude du chapitre XVIII de l'Histoire d'un voyage en la terre du Brésil (1578) », « Histoire d'un voyage en la terre du Brésil », Jean de Léry : journées d'étude (10 et 11 décembre 1999), Pessac, Université Michel-de-Montaigne, Centre Montaigne, p. 201-220. [2179

2000, OBERMEIER, Franz, Brasilien in illustrationen des 16. jahrhunderts, Frankfurt am Main, Vervuert (coll. « Americana Eystettensia »), 206 p., 44 planches [la réalité brésilienne du XVIe siècle dans les illustrations, en particulier chez Ramusio, Thevet, Léry et De Bry]. [2180

2000, RIEU, Josiane, « le Sujet à la marge : pratique de l'inhumanité chez Jean de Léry », Marginalité et littérature, hommage à Christine Martineau-Génieys, édition de Maurice Accarie, Jean-Guy Gouttebroze et Eliane Kotler, Université de Nice - Sophia Antipolis (Paris, ILF-CNRS), xviii-605 p., p. 311-336. [2181

*2000, STEINKOHL, Franz, Der ethnologue und sein objekt : Jean de Léry's edle Wilde in Brasilien, Rheifelden, Bln, Schäuble (coll. « Völkerkunde », no 2), 95 p. [2182

2001, FANLO, Jean-Raymond, « "Si... vous vous voulez représenter un Sauvage" : l'ekphrasis carnavalesque du pasteur Léry », le Dialogue des arts, vol. 1, Littérature et peinture (du Moyen Âge au XVIIIe siècle), édition de Jean-Pierre Landry et de Pierre Servet, Université de Lyon III, Centre d'étude des interactions culturelles (coll. CEDIC, no 18), 330 p. et 17 planches, p.127-148. [2183

2001, JURT, Joseph, « Premières images françaises du Brésil », As Américas do Sul : o Brasil no contexto latino-americano, édition de Walter Bruno Berg, Tübingen, Niemeyer (coll. « Beihefte zur Iberoromania », no 17), p. 204-215. [2184

2001, LESTRINGANT, Frank, « Léry-Strauss : Jean de Léry's History of a voyage to the land of Brazil and Claude Lévi-Strauss's Tristes tropiques », Viator : Medieval and Renaissance studies (Brepols, University of California), vol. 32, p. 417-430. [2185

2001, MAHLKE, Kirsten, « Jean de Léry, Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil », Hauptwerke der Ethnologie, éd. Christian F. Feest et Karl-Heinz Kohl, Kroener, Stuttgart, p. 233-238. [2186

2001, NOLL, Volker, « Exotismen und xenismen im Französischen am Beispiel Léry (1557-1558) », Mehrsprachigkeit in der Romania : Französisch im kontakt und in der konkurrenz zu anderen sprachen, akten des 2 frankoromanistenkongresses, Dresden, du 25 au 27 septembre 2000, éd. Joachim Born, Wien, Ed. Prasens (coll. « Beihefte zu Quo vadis, romania ? », no 14), p. 208-218. [2187

2001, OBERMEIER, Franz, « Bilder von kannibalen, kannibalismus im bild, Brasilianische Indios in bildern und texten des 16. jahrhunderts » [Images/imaginations de cannibales, le cannibalisme en images/imagination : les Indiens brésiliens dans les illustrations et les textes du XVIe siècle], Jahrbuch für Geschichte Lateinamerikas, no 38, 2001 (paru en 2002), p. 49-72. [2188

      Il s'agit d'une comparaison des documents portugais (Cardim, Magalhães de Gândavo, Soares de Sousa) avec la tradition allemande (Hans Staden) et française (Léry, Thevet).

2002, DAHER, Andrea, « le Voyage de Jean de Léry et la mission de Claude d'Abbeville », les Singularités de la France équinoxiale : histoire de la mission des pères capucins au Brésil (1612-1615), Paris, Champion (coll. « Les Géographies du monde »), 346 p., p. 226-238. [2189

      En fait, c'est tout l'ouvrage qui intéresse la recherche sur la Nouvelle-France du Brésil, depuis l'analyse des écrits d'André Thevet et de Jean de Léry.

2002, FRISCH, Andrea, « In a sacramental mode : Jean de Léry's calvinist ethnography », Representations (University of California, Barkeley), no 77 (hiver), p. 82-106. [2190

      Situation de la pensée religieuse de Jean de Léry, sur les questions théologiques comme ethnologiques, en regard de la théologie exposée par Jean Calvin dans ses écrits.

2002, FUNKE, Hans-Günter, « Spuren eines metadiskurses über die problematik der wahrnehmung und darstellung fremdkultureller wirklichkeit in den Brasilien-Reiseberichten Thevets und Léry's », Romanistische Zeitschrift für Literaturgeschichte (Heidelberg), no 26, p. 395-426. [2191

      Comprend un résumé en français.

2002, GIAVARINI, Laurence, « Écrire l'expérience : le corps en reste de la théologie (Histoire d'un voyage faict en la terre de Brésil, chap. XVI, Jean de Léry) », la Licorne (Poitiers), no 61, p. 51-71. [2192

      Contraste et complémentarité entre la pensée religieuse dans la relation (Jean de Léry est calviniste) et l'exposé théologique formel du chapitre 16 (« Ce qu'on peut appeler religion entre les sauvages ameriquains : des erreurs, où certains abuseurs qu'ils ont entr'eux, nommez « Caraibe » les detiennent; et de la grande ignorance de Dieu où ils sont plongez »).

2002, JURT, Joseph, « Die kannibalen : Erste europäische bilder der Indianer, von Kolumbus bis Montaigne », Der Alteritätsdiskurs des elden wilden, éd. Monika Fludernik, Würzburg, Ergon (coll. « Identitäten und alteritäten », no 10), p. 45-63. [2193

2002, LESTRINGANT, Frank, « l'Oisiveté du sauvage », l'Oisiveté au temps de la Renaissance, actes des colloques de 2000, édition de Marie-Thérèse Jones-Davies, Presses de l'Université Paris-Sorbonne (coll. « Société internationale de recherches interdisciplinaires sur la Renaissance », no 25), 252 p., p. 209-232. [2194

2002, LESTRINGANT, Frank, « Ulysse, l'huître et le sauvage : Giovanni Battista Gelli et Jean de Léry », Rivista di letterature moderne e comparate (Pise), p. 117-128. [2195

2002, LOTY, Laurent, « Anthropologie, religion et politique : images du XVIe siècle au XVIIIe siècle... selon le XXe siècle » [sur Léry, Diderot et... Lestringant], les Représentations du XVIe siècle et de la Renaissance aux XVIIIe et XIXe siècles, actes d'un colloque édités par Didier Masseau et Jean-Jacques Tatin-Gourier, Tours, Université François-Rabelais (coll. « Cahiers d'histoire culturelle », no 11), 259 p., p. 245-259. [2196

2002, MAHLKE, Kirsten, Die Offenbarung im Westen : Schreiben und Lesen hugenottischer Amerikaberichte im 16. jahrhundert [la Révélation dans l'Ouest : récits de voyages hugenots en Amérique au XVIe siècle], thèse de doctorat de l'Université de Frankfurt, Main, 280 p. [2197

2003, LESTRINGANT, Frank, « Pour une ethnologie eucharistique : réflexion sur Jean de Léry », Littérature et ethnologie, édition de Joseph Jurt, actes d'une journée de travail organisée par le Frankreich-Zentrum de l'Université Albert-Ludwig de Fribourg, le 18 juin 1998, Fribourg, Frankreich-Zentrum, 102 p., p. 19-28. [2198

      Sommaire et développement de ses travaux sur la « Sainte Horreur » (1996).

2003, LESTRINGANT, Frank, « Sous la leçon des vents » : le monde d'André Thevet, cosmographe de la Renaissance, Presses de l'Université Paris-Sorbonne (coll. « Imago mundi », no 6), 472 p. [2199

      On trouvera à l'index nominum les nombreux passages de l'ouvrage qui impliquent Jean de Léry. Cf. no 2391.

2003, REESER, Todd W., « Aristotle in the New World : gendered analogy in Renaissance travel narratives », Geo/graphies : mapping the imagination in french and francophone literature and film, édition Freeman G. Henry, Amsterdam et New York, Rodopi (coll. « Fench Literature Series », no 30), xiii-217 p., p. 41-57. [2200

2004, LESTRINGANT, Frank, « l'Hospitalité indienne : aventures et avatars de Jean de Léry chez les Tupinamba du Brésil — le chapitre 18 de l'Histoire d'un voyage », l'Ospitalità e le rappresentazioni dell'altro nell'Europa moderna e contemporanea, édition de Valeria Pompejano, Roma, Artemide (coll. « Proteo », no 23, sez. di studi italo-francesi), 288 p., p. 37-62. [2201

      Au fil de l'analyse, F. Lestringant oppose deux personnes en Léry, un jeune et un assagi, le personnage de 23 ans et le narrateur : « il faut prendre soin [...] de distinguer entre les deux Léry, Léry jeune et Léry aîné. Léry jeune [...] est plus narquois et plus spontané que l'autre [...]. Léry aîné, pasteur muri à travers les épreuves, âme retrempée dans la théologie de Calvin... » p. 59).

2005, JUNOD, Samuel, « l'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil de Jean de Léry : la théologie à l'épreuve du voyage », Francophonie en Amérique : quatre siècles d'échanges Europe-Afrique-Amérique, actes du colloque de Québec, 26-29 mai 2003, édition de Justin K. Bisanswa et Michel Tétu, Québec, CIDEF-AFI (Centre international de documentation et d'échanges de la Francophonie et Agora francophone internationale), Faculté des Lettres de l'Université Laval (coll. « Voix de la francophonie »), p. 29-38. [2202

2005, LESTRINGANT, Frank, « Entre Jonas et Robinson : le voyage contrarié de Léry au Brésil », Études théologiques et religieuses (Montpellier), no 80, p. 385-395. [2203

      L'allégorie de la conversion : le mythe de Jonas dans l'Histoire de Léry et dans Robinson Crusoé de Daniel Defoe.

2005, LESTRINGANT, Frank, Jean de Léry ou l'Invention du sauvage, essai sur l'« Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil », Paris, Champion (coll. « Études et essais sur la Renaissance », no 62), 287 p. [2204

      Seconde édition de l'ouvrage de 1999.

*2005, MAHLKE, Kirsten, Offenbarung im western : frühe berichte aus der neuen walt, Ffm, Fischer-Tachenbuch-Verl, 347 p. (sur le Brésil de Jean de Léry, p. 141-195). [2205

*2006, AREND, Stefanie, « Interkulturelle Begegnungen : Europäer und Kannibalen in der (reire)literatur der Frühen Neuzeit (von Kolumbus bis Wezel) » [sur Léry, Montaigne, Voltaire, etc.], Das Europea der Aufklärung und die außereuropäische koloniale welt, édition de Hans-Jürgen Lüsebrink, Göttingen, Wallotein-Verlag, 408 p., p. 326-352. [2206

2006, LEGROS, Philippe, « l'Utilisation des Psaumes dans l'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil (1578) de Jean de Léry », les Psaumes, de la liturgie à la littérature, édition de Claude Coulot, René Heyer et Jacques Joubert, Presses de l'Université de Strasbourg, 286 p., p. 175-194. [2207

2006, REISS, Timothy, « Topographes et voyageurs : savoir, histoires, violence et altérité, de Léry [et Thevet] à Cyrano », Autour de Cyrano de Bergerac : dissidents, excentriques et marginaux de l'âge classique, offert à Madeleine Alcover, édition de Patricia Hurry, Alain Mothu et Philippe Sellier, Paris, Champion (coll. « Congrès et conférences sur le classicisme », no 10), 624 p., p. 31-55. [2208

2006, BEUCHAT, Robin, « Voyage, récit et connaissance : le cas Léry », Poétique, vol. 37 (no 145, février 2006), p. 43-57. [2209

      Narration et description dans l'Histoire et les Singularitez.

2006, CAGLAR, Pascal, « Montaigne et Léry : une relecture du chapitre Des cannibales », l'École des Lettres (second cycle) (Paris), vol. 47, no 11-12, p. 13-19. [2210

      P. Caglar fait l'hypothèse que « cet homme », que nous présente Montaigne, celui, dit-il, « que j'ai eu longtemps avec moi », « qui avait demeuré dix ou douze ans en cet autre monde », compagnon de Villegagnon, est en réalité une habile mise en scène de sa fréquentation de l'Histoire d'un voyage en terre de Brésil. Il suit alors que l'essai « Des cannibales » (1.31) est une lecture, une analyse, voire une réécriture sommaire du livre de Jean de Léry. Dès lors, tout ce que Montaigne laisse de côté (la religion des Tupinamba) ou ce qu'il accentue (les qualités de ces « bons Sauvages ») ou rééquilibre (les moeurs guerrières plutôt que l'anthropophagie) est bien le fruit d'un dialogue avec ce compagnon qu'il a eu plaisir à fréquenter, le livre de Léry. — Comme on le voit, la question se pose depuis longtemps : cf. nos 2105-2106.

2006, JUAL, Scott D., « Of cannibals, credo, and custom : Jean de Léry's calvinist view of civilization in Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil (1578) », Civilisation in french and francophone literature, édition de Buford Norman et James Day, Amsterdam et New York, Rodopi, xiv-219 p., p. 51-68. [2211

2007, GOSSET, Olivier, « la Parole du sauvage dans l'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil de Jean de Léry », Parole de l'autre et genres littéraires, XVIe-XVIIe siècles : illustration, inter-actions, subversion, édition de Pierre Servet et Marie-Hélène Servet-Prat, Genève, Droz (cahiers du GADGES, no 5), 342 p., p. 75-84. [2212

2007, LOTY, Laurent, « les Savoirs et les mots : effets mystificateurs de la dénomination disciplinaire, de la Renaissance au présent de l'historien », le Français préclassique (Paris, Champion), vol. 10, p. 21-35, sur l'Histoire de Jean de Léry, p. 28-30. [2213

      La thèse de l'auteur : on ne saurait dissocier l'autobiographie (la littérature) et l'ethno-anthropologie dans l'oeuvre d'un auteur et d'une époque qui ne faisaient pas cette distinction.

2008, JOURDE, Michel, « Yves d'Évreux et les oiseaux de Giropary [oiseaux du diable] : le voyage, la description, la nomenclature », Voyager avec le diable : voyages réels, voyages imaginaires et discours démonologiques (XVe-XVIIe siècles), édition de Grégoire Holtz et Thibaut Maus de Rolley, Presses de l'Université de Paris IV-Sorbonne (coll. « Imago Mundi », no 14), 321 p., p. 253-269. [2214

2008, JUAL, Scott D., « "Beaucoup plus barbares que les sauvages mesme" : cannibalism, savagery, and religious alterity in Jean de Léry'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil (1599-1600) », l'Esprit créateur (Baton rouge, Los Angeles), vol. 48, no 1, « Encounters with alterity in early modern french travel literature », p. 58-71. [2215

*2008, KENNY, Neil, « la Part du dire dans le contredire, l'inconstance des paroles humaines », Seizième siècle, vol. 4, p. 255-287. [2216

2008, USHER, Phillip John, « Oicoe-gatou : l'altérité linguistique chez [Bernhard von] Breydenbach et [Jean de] Léry », l'Esprit créateur (Baton rouge, Los Angeles), vol. 48, no 1, « Encounters with alterity in early modern french travel literature », p. 5-17. [2217

2010, ACHARD-BAYLE, Guy, « l'Inscription des autres au rang de "nations" : l'exemple des "sauvages habitans en l'Amérique" », Identité et altérité : la norme en question ?, hommage à Pierre-Marie Beaude, éd. Jacques Fantino, Paris et Metz, Éditions du Cerf et Université Paul-Verlaine, 327 p., p. 13-31, [2218

      Le corpus à l'étude pour les (autres) désignations du Sauvage (l'Autre) est constitué des textes de Léry, Montaigne, Thevet et Vespucci; mais en fait, le Voyage du Brésil y occupe la plus large part.

2010, LESTRINGANT, Frank, « Rire en Sardaigne et ailleurs : le rire du voyageur à la Renaissance », Rire à la Renaissance, colloque de Lille, Université Charles-de-Gaulle / Lille III, 6-8 novembre 2003, édition de Marie-Madeleine Fontaine, Genève, Droz (coll. « Travaux d'Humanisme et Renaissance », no 469), 542 p., p. 195-217, sur Jean de Léry, p. 208-217. [2219

2011, PASCHOUD, Adrien, « les Sacralités amérindiennes au prisme de l'écriture pré-ethnologique : l'exemple de Jean de Léry », Travaux de littérature (Paris), no 24, p. 13-24 [2220

2012, CÔTÉ, Sébastien, « Leiris, Léry et Sagard : la mémoire coloniale survit-elle au voyage ? », Arborescences (Toronto), vol. 1, no 2, « la Littérature de voyage », édition de G. Holtz et V. Masse, publication électronique sur Érudit < erudit.org >, 21 p. [2221

      Quelques réflexions sur la réception de l'Histoire d'un voyage en terre de Brésil (1578, bg. 52) et du Voyage du pays des Hurons (1632, bg. 67) — de même que l'Afrique fantôme (1931-1933) de Michel Leiris ! — par les littéraires et les manuels d'histoire.

*2015, MARCONDES, Danilo, « André Thevet et Jean de Léry : une diaphonie sur le nouveau monde », actes du colloque Découverte de l'autre, redécouverte de soi : l'impact de la Nouvelle-France et de la France antarctique sur la pensée française de Montaigne à Diderot, édition de Thierry Belleguic, Sébastien Charles et D. Marcondes (Université Laval, Cercle interuniversitaire d'étude sur la république des lettres, 11-12 octobre 2012), à paraître : Paris, Herman (coll. « La république des lettres »). [2222

Lescarbot, Marc (5.2.36)

1753, GOUJET, Claude-Pierre, Bibliothèque françoise ou Histoire de la littérature françoise, Paris, Guérin et Mercier, 1741-1756, 18 vol., le vol. 15 consacre une section à Marc Lescarbot, p. 335-341. [2223

1868, DEMARSY, Arthur, Note sur Marc Lescarbot, avocat vervinois, Vervins, imprimerie A. Flem, ii-8 p. — Tiré-à-part d'un extrait du Journal de Vervins, 5 juillet 1868. [2224

      Notice bio-bibliographique à la suite de la parution de l'édition Tross (bg. 61a - Rééd. Edwin Tross, Paris, 1866, 4 vol.). A. Demarsy propose notamment une revue critique des notices biographiques publiées jusqu'alors sur Lescarbot.

*1878, LECOQ, Georges, « Notes bibliographiques sur un ouvrage inconnu, par Marc Lescarbot », la Thiérache (bulletin de la Société archéologique de Vervins), p. 26-33. [2225

1885, MARCEL, Gabriel, « Une lettre inédite de Lescarbot, publiée avec une notice biographique sur l'auteur », extrait de la Revue de géographie, Institut géographique de Paris, vol. 45, p. 65-69, Delagrave (coll. « Documents pour l'histoire des colonies françaises », no 1), 7 p. [2226

      Édition de la copie d'une lettre anonyme et sans désignation du destinataire que le bibliothécaire n'a aucune peine à attribuer à Lescarbot. Lettre du Port Royal de l'Equille en la nouvelle France, aujourd'hui Annapolis, du 22 août 1606 (p. 5-7).

*1930, LEDRUS, Ernest, « l'Hérodote de la Nouvelle-France : Marc Lescarbot », Xaveriana (Louvain), octobre, p. 1-30. [2227

*1933, CREVAUX, Eugène, « Marc Lescarbot, premier historien du Canada », le Démocrate de l'Aisne, 6 déc. [2228

1937, LEDRUS, Ernest, « Un illustre Vervinois : Marc Lescarbot », la Thiérache, bulletin de la Société archéologique de Vervins, nouvelle série, vol. 1, p. 127-147, dont une bibliographie commentée qui fait l'essentiel de l'article, p. 133-142. [2229

1938, BEUZART, Paul, « la Religion de Marc Lescarbot de Vervins, explorateur du Canada », Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. 87 (no de juillet-septembre), p. 237-260. [2230

*1949, CREVAUX, Eugème, « Un autographe de Marc Lescarbot », la Thiérache (bulletin de ls Société archéologique de Vervins), p. 25-26. [2231

1957, WILKINS, Ernest H., « the Earliest Extant Poems written in America north of Mexico », Harvard Library Bulletin, vol. 11, no 1 (novembre), p. 21-39. [2232

      Présentation, description bibliographique et édition critique du recueil de Lescarbot comprenant l'« Adieu aux François retournant de la Nouvelle-France en la France gauloise » et les trois sonnets, « À la France », « À Demont » et « À Poutrincourt ». Il s'agit de la première partie du Biencourt-Harvard Pamphlet, où le petit recueil de Lescarbot est relié avec le « Factum » de Poutrincourt contre les jésuites.

1970, BEAUDRY, René, Marc Lescarbot, Montréal, Fides (coll. « Classiques canadiens »). [2233

*1975, MORRISON, Alvin H., et Thomas H. Goetz, « Membertou's raid on the chouacoet "Almouchiquois" : the micmac sack of Saco in 1607 », Papers of the sixth algonquian conference, 1974, Ottawa, National Museum of man, p. 141-179. — Référence d'Éric Thierry, 2001, bibliographie, p. 399. [2234

*1976, MELANSON, Brian, Édition critique des chapitres XV à XVIII du livre IV de l'« Histoire de la Nouvelle-France » de Marc Lescarbot, mémoire de maîtrise, université de Moncton, 144 p. [2235

1981, FOURNIER, Hannah, « Lescarbot's Théâtre de Neptune : new world pageant, old world polemic », Canadian Drama / l'Art dramatique canadien, vol. 7, no 1 (printemps), p. 3-11. [2236

1982, BENSON, Eugene, « Marc Lescarbot and the Theatre of Neptune », Canadian Drama / l'Art dramatique canadien, vol. 8, no 1 (printemps), p. 84-85. [2237

1992, CYR, Paul Albert, « Marc Lescarbot : North America's first playwright, 1606 », le Réveil acadien, vol. 8, no 3 (août), p. 62-65. [2238

*1996, ALLAIN, Mathé, « Marc Lescarbot et les Indiens de la Nouvelle-France », Mélanges Marguerite Maillet, édition de Raoul Boudreau, Moncton, Éditions d'Acadie (coll. « Mouvange », no 4), 580 p., p. 453-459. [2239

*1996, PFEIFFER,Thomas, la Colonisation et le "Sauvage", mémoire de master, Université de Strasbourg. [2240

1997, CARILE, Paolo, « Fra litteratura e politica : il genere epidittico nell'Harrangue de Lescarbot per la pace di Vervins », Quaderni del seicento francese, no 12, « Politique et littérature en France aux XVIe et XVIIe siècles », édition de Giovanni Dotoli, actes du colloque de Monopoli, 28 sept.-1er oct. 1995, Università di Bari et Nizet, Paris, p. 117-134. [2241

*1997, PFEIFFER, Thomas, « Marc Lescarbot, premier humaniste de l'Acadie », Amitiés acadiennes, no 79, p. 17-19. [2242

1997, THIERRY, Éric, Un pionnier de la Nouvelle-France : Marc Lescarbot (vers 1570-1641), « homme d'étude » de la première moitié du XVIIe siècle, thèse de doctorat en histoire, Université de Paris IV-Sorbonne, 1108 p. en 3 vol. Voir le livre correspontant de 2001. [2243

1998, BIDEAUX, Michel, « le Discours expansioniste dans l'Histoire de la Nouvelle-France de Marc Lescarbot », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 167-191. [2244

1998, CARILE, Paolo, « Tradition classique et exotisme ethnographique dans la Défaite des sauvages armouchiquois de Marc Lescarbot : un poème entre deux mondes et deux cultures », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 393-408. [2245

1998, DOIRON, Normand, « Découvrir : la rhétorique robine de l'historia nuda et le récit de voyage », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 381-392. [2246

1998, GEBBA, Alessandro, « the Theatre of Neptune in New France e le origini del teatro canadense », Rivista di studi canadensi, no 11, p. 103-111. [2247

1998, PIOFFET, Marie-Christine, « les Méandres de Marc Lescarbot au nouveau monde : du voir-dire à la digression érudite », Miroirs de textes : récits de voyage et intertextualité, onzième colloque du Centre de recherche sur la littérature des voyages (Sorbonne) tenu à Nice, 5-7 septembre 1997, sous la responsabilité de François Moureau, édition de Sophie Linon-Chipon, Véronique Magri-Mourgues et Sarga Moussa, Nice, Publications de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines, p. 187-200. [2248

1999, ANDRÈS, Bernard, « le Théâtre de Neptune ou l'entrée royale en Nouvelle-France », l'Esprit créateur (Baton Rouge), no 3 (automne), p. 7-16. [2249

1999, LESTRINGANT, Frank, « Machines d'oubli (XVIe-XVIIe siècles) », Revue des sciences humaines (Lille), no 256 (octobre-décembre), p. 11-33. [2250

1999, THIERRY, Éric, « les Éditions de l'Histoire de la Nouvelle-France de Marc Lescarbot et la présence française en Amérique du Nord », Forum jeunes chercheurs, « la circulation des personnes, des idées et des biens de l'Antiquité à nos jours », édition de Maurice Vaïsse et de Laurent Guillaume, Presses universitaires de Reims, p. 129-140. [2251

2000, PIOFFET, Marie-Christine, « Marc Lescarbot sur les traces de Pline l'Ancien », Renaissance et Réforme / Renaissance and Reformation (Toronto), vol. 24, no 3 (été), p. 5-15. [2252

2000, DOIRON, Normand, « Apothéoses du voyageur : Ulysse, Noé, Alexandre, Apollonius de Tyane », Croire à l'écriture, études québécoises en hommage à Jean-Louis Major, éd. d'Yvan Lepage et de Robert Major, Orléans (Ontario), David, 431 p., p. 109-122. [2253

      Normand Doiron prend au premier degré des évocations anodines, leur donnant une portée qu'elles ne sauraient avoir. Il s'agit ici (mais fort peu) de Lescarbot (nommant Ulysse en personne) et de Sagard (évoquant l'art de voyager d'Apollonius de Tyane et le non-art de voyager qu'un sage des Garamantes aurait jeté à la figure d'Alexandre). Et voilà l'occasion de nous entretenir non seulement d'Homère, d'Apollonius de Tyane et d'Alexandre, mais également de Juste Lipse ! dont nous ne saurions trop louer le bon sens viatique. En plus, il suffit que Lescarbot s'amuse à ne point voir en Noé l'inventeur du navire pour qu'on ait droit à une belle page sur ce bon vieux voyageur.

2001, CARILE, Paolo, Huguenots sans frontières : voyages et écriture à la Renaissance et à l'âge classique, Paris, Champion (coll. « Les géographies du monde »), 319 p. [2254

      Recueil d'articles mis à jour : « Tradition classique et exotisme ethnographique dans la Défaite des Sauvages Armouchiquois de Marc Lescarbot : un poème entre deux mondes et deux cultures » (chap. 4, p. 137-154) et « Le transfert imaginaire dans l'Histoire de la Nouvelle-France de Marc Lescarbot » (chap. 5. p. 155-168).

2001, ELLINGSON, Ter, « Lescarbot's noble savage and anthropological science », the Myth of the noble savage, Berkeley et Los Angeles, University of California Press, xxii-445 p., p. 21-34. [2255

2001, FOURNIER, Hannah, « Une entrée vice-royale au Nouveau Monde : le Théâtre de Neptume de Lescarbot (1606) », les Arts du spectacle dans la ville (1404-1721), éd. Marie-France Wagner et Claire Le Brun-Gouanvic, Paris, Champion (coll. « Colloques, congrès et conférences sur la Renaissance », no 24), 288 p., p. 137-157. [2256

2001, GOSMANN, Martin, « Espace autre, espace français : le refus de la dissemblance dans l'Histoire de la Nouvelle-France », Frontières flottantes : lieu et espace dans les cultures francophones du Canada/ Shifting boundaries : place and space in the francophone cultures of Canada, édition de Jaap Lintvert et François Paré, Amsterdam et New York, Rodopi, 257 p., p. 33-47. [2257

2001, THIERRY, Éric, Marc Lescarbot (vers 1570-1641) : un homme de plume au service de la Nouvelle-France, Paris, Champion (coll. « Géographies du monde », no 4). [2258

      Édition révisée et abrégée de la thèse de 1997. Bibliographie des manuscrits et des imprimés de Lescarbot, p. 371-387.

2002, ÉMONT, Bernard, Marc Lescarbot : mythes et rêves fondateurs de la Nouvelle-France, avec une biographie nouvelle de l'auteur, Paris, L'Harmattan (coll. « Critiques littéraires »), 364 p. [2259

2002, FILEWOD, Alan D., « Introduction », Performing Canada : the nation enacted in the imagined theatre, Kamloop (BC), Textual Studies in Canada, no 15 (« Critical performance(s) in Canada »), xviii-119 p., p. x-xvii. [2260

      En introduction de son essai, l'auteur présente la réception du Théâtre de Neptune au Canada.

*2002, HIBBELER, Cornelie Gertrude, Deux regards sur l'Amérindien : Marc Lescarbot et Adriaen van der Donck, thèse de doctorat, University of Louisiana at Lafayette, 192 p. [2261

2002, LESTRINGANT, Frank, « l'Oisiveté du sauvage », l'Oisiveté au temps de la Renaissance, actes des colloques de 2000, édition de Marie-Thérèse Jones-Davies, Presses de l'Université Paris-Sorbonne (coll. « Société internationale de recherches interdisciplinaires sur la Renaissance », no 25), 252 p., p. 209-232. [2262

2003, BJAï, Denis, « "La défaite des sauvages armouchiquois", un poème héroïque de la Nouvelle-France », l'Exotisme dans la poésie épique française, in memoriam Klára Csürös, actes du colloque de Paris, 26-28 octobre 2000, édition Aniko Kalmár, Paris, L'Harmattan, 281 p., p. 185-198. [2263

      Étude littéraire, poétique et rhétorique; analyse du genre et des sources ou des influences; situation dans l'ensemble des Muses de la Nouvelle-France; évaluation de l'originalité et de la valeur artistique.

2003, LACHANCE, Isabelle, « "Monsieur Aubri tenu pour mort" : polysémie d'une anecdote de l'Histoire de la Nouvelle-France de Lescarbot », Écrire et conter, mélanges de rhétorique et d'histoire littéraire du XVIe siècle offerts à Jean-Claude Moisan, édition Marie-Claude Malenfant et Sabrina Vervachke, Québec, Presses de l'Université Laval (coll. « Les collections de la République des Lettres : symposiums »), xiii-235 p., p. 123-160. [2264

2004, ÉMONT, Bermard, les Muses de la Nouvelle-France : premier recueil de poèmes européens écrits en Amérique du Nord, Paris, L'Harmattan (coll. « Critiques littéraires »), 265 p., réimpression corrigée en 2006. [2265

      Les deux ouvrages de Bernard Émont, en 2002 et 2004, forment ensemble une biographie de Marc Lescarbot doublée d'une lecture biographique et littéraire de son oeuvre. Il était temps de lire mot à mot les Muses de la Nouvelle-France dans la perspective de l'histoire littéraire. C'est maintenant fort bien fait, dans le cadre d'une édition critique commentée. Voir au no 1257.

2004, LACHANCE, Isabelle, la Rhétorique des origines dans l'« Histoire de la Nouvelle-France » de Marc Lescarbot, thèse de doctorat en lettres françaises, Montréal, Université McGill, vi-363 p. [2266

2004, PIOFFET, Marie-Christine, « Lescarbot et la littérature géographique de la Renaissance », XVIIe siècle, no 56, p. 91-103. [2267

2004, THIERRY, Éric, « Un pionnier de la Nouvelle-France devenu le premier écrivain acadien : Marc Lescarbot », Lettres et cultures de langue française (Paris), no 26, p. 13-23. [2268

2005, ÉMONT, Bernard, « Champlain, Lescarbot : projets d'Amérique au début du XVIIe siècle », Francophonie en Amérique : quatre siècles d'échanges Europe-Afrique-Amérique, actes du colloque de Québec, 26-29 mai 2003, édition de Justin K. Bisanswa et Michel Tétu, Québec, CIDEF-AFI (Centre international de documentation et d'échanges de la Francophonie et Agora francophone internationale), Faculté des Lettres de l'Université Laval (coll. « Voix de la francophonie »), p. 48-60. [2269

2005, BOUCHER, Sandrine, « Entre richesses et monstruosité : les premières représentations de la côte atlantique nord », Des cultures en contact : visions de l'Amérique du Nord francophone, édition de Jean Morency, Hélène Destrempes, Denise Merkle et Martin Pâquet, Montréal, Nota Bene, 554 p., p. 69-91. [2270

2005, LACHANCE, Isabelle, « Prolégomènes à la lecture de Marc Lescarbot ethnographe », Des cultures en contact : visions de l'Amérique du Nord francophone, édition de Jean Morency, Hélène Destrempes, Denise Merkle et Martin Pâquet, Montréal, Nota Bene, 554 p., p. 93-112. [2271

*2005, MAHLKE, Kirsten, Offenbarung im western : frühe berichte aus der neuen walt, Ffm, Fischer-Tachenbuch-Verl, 347 p. (sur l'Acadie de Marc Lescarbot, p. 199-228). [2272

2005, PIOFFET, Marie-Christine, « le Rêve colonial français de [Lancelot Voisin de] La Popelinière et [de] Marc Lescarbot », Francophonie en Amérique : quatre siècles d'échanges Europe-Afrique-Amérique, actes du colloque de Québec, 26-29 mai 2003, édition de Justin K. Bisanswa et Michel Tétu, Québec, CIDEF-AFI (Centre international de documentation et d'échanges de la Francophonie et Agora francophone internationale), Faculté des Lettres de l'Université Laval (coll. « Voix de la francophonie »), p. 71-79. [2273

2007, HAMEL, Amélie, Analyse lexicale de l'« Histoire de la Nouvelle-France » de Marc Lescarbot, mémoire de maîtrise, Université de Montréal (linguistique), iv-123 p. [2274

      Analyse d'un corpus de 300 vocables de six chapitres du Livre 6 de l'HNF. Ce lexique participe en fait du français pré-classique et peu de vocables sont mis en corrélation avec les langues amérindiennes. Il faut dire que Marc Lescarbot n'a pas passé beaucoup plus d'une année en Nouvelle-France, de sorte qu'il n'y a aucune raison que son vocabulaire en soit marqué.

2007, PIOFFET, Marie-Christine, « l'Apologie du voyage chez [Lancelot Voisin de] La Popelinière et Marc Lescarbot », Études françaises, vol. 43, no 1, p. 139-156. — Voir pour comparaison l'article de 2005. [2275

2007, PIOFFET, Marie-Christine, « Gaulois et Souriquois à travers les mailles de la généalogie lescarbotienne », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p., p. 23-42. [2276

      Étude thématique : la Gaule et les Gaulois dans l'HNF.

2007, THIERRY, Éric, « Témoignages spontanés ou instruments promotionnels ? les récits des pionniers Champlain et Lescarbot », Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 27-41. [2277

2008, LYNCH, Kathleen, « Staging New Worlds : place and "le Théâtre de Neptune" », Journal of medieval and early modern studies, vol 38, no 2, p. 315-344. [2278

      Cartes et croquis à l'appui, étudie l'implication spatiale (staging, place) des oeuvres de Lescarbot.

2008, THIERRY, Éric, « le Recours à la plume de Lescarbot », la France de Henri IV en Amérique du Nord : de la création de l'Acadie à la fondation de Québec, Paris, Champion, 2008, 502 p., p. 272-284. [2279

2008, ZECHER, Carla, « Marc Lescarbot reads Cartier : colonial history in the service of propaganda », l'Esprit créateur (Baton rouge, Los Angeles), vol. 48, no 1, p. 107-119. [2280

      La dédicace de Cartier à François I et les cinq épîtres de Lescarbot en 1609; la structure, le titre et les sources (et leurs traitement) de l'HNF; le portrait prestigieux de Cartier (notamment avec l'ignorance de son troisième voyage).

2009, ÉMONT, Bernard, « Pour une typologie des mythes fondateurs » et « "Fonder des républiques chrétiennes et françaises en un monde nouveau" : quelques utopies fondatrices d'après Marc Lescarbot », « Ils l'appelaient Nouvelle-France... » : mythes et rêves fondateurs de l'Amérique française, introduction à la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 21-24 mai 2008, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), p. 59-70 et 71-100. [2281

2010, THIERRY, Éric, « les Lettres acadiennes de Marc Lescarbot », Lettres d'outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la quatrième journée d'étude du GRECA, Paris, maison de la Sorbonne, 3 octobre 2009, « Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France », édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), s.d., 199 p., p. 23-32. [2282

2011, REQUEMORA-GROS, Sylvie, « la Circulation des genres dans l'écriture viatique : la "littérature" des voyages ou le nomadisme générique, le cas de Lescarbot », OEuvres et critiques (Tübingen), vol. 36, no 1, p. 67-73. [2283

2011, WELCH, Ellan R., « Performing a New France : making colonial history in Marc Lescarbot's Théâtre de Neptune (1606) », Modern Language Quarterly, vol. 72, p. 439-460. [2284

      Mise en contexte systématique des divers aspects de la pièce.

2012, HEBBINCKUYS, Nicolas, « Marc Lescarbot, premier commentateur d'un épisode clé de l'Histoire de la Nouvelle-France : la Relation de voyage du capitaine Verrazano en 1524 », Port Acadie (Université Sainte-Anne, Nouvelle-Écosse), actes du colloque « l'Édition critique et le développement du patrimoine littéraire en Acadie et dans les petites littératures » (27-28 août 2010), édition de Denis Bourque, nos 20-21 (automne 2011 - printemps 2012), 250 p., p. 53-79. [2285

      L'article présente et édite le chapitre 4 du premier livre de l'ouvrage de Marc Lescarbot (bg. 61), qui démarque la relation de Jean de Verrazano (bg. 33).

2012, LESTRINGANT, Frank, « Écrire la Nouvelle-France en 1609 : note sur Marc Lescarbot », Représentation, métissage et pouvoir : la dynamique coloniale des échanges entre Autochtones, Européens et Canadiens (XVIe-XXe siècles), édition d'Alain Beaulieu et Stéphanie Chaffray, Québec, Presses de l'Université Laval, xxii-488 p., p. 157-174. [2286

2012, PFEIFFER, Thomas, Marc Lescarbot, pionnier de la Nouvelle-France, Paris, L'Harmattan (coll. « Historiques », série « Travaux »), 217 p. [2287

      Il ne s'agit pas d'un ouvrage d'histoire, ni même d'histoire littéraire, mais plutôt de lectures littérales et empathiques des écrits de Lescarbot. La bibliographie des études sur Lescarbot complète celles des ouvrages de B. Émont en 2002 et 2004.

2012, USHER, Philip John, « Du viatique à l'épique : l'épyllion américain de Marc Lescarbot », Arborescences (Toronto), vol. 1, no 2, « la Littérature de voyage », édition de G. Holtz et V. Masse, publication électronique sur Érudit < erudit.org >, 13 p. [2288

      À partir de la Défaite des Sauvages armouchiquois par le sagamos Membertou (1607) et son insertion (et son annotation) dans les Muses de la Nouvelle-France, données en appendice à l'Histoire de la Nouvelle-France (1609, bg. 61), l'auteur entend montrer le croisement des deux genres chez Marc Lescarbot, l'épopée et l'histoire.

Longpré de Saint-Augustin, Marie-Catherine (5.2.37)

2004, MARTEL, Stéphan, Providence divine et diable trompeur : représentation des manifestations visionnaires chez les religieux et les religieuses en Nouvelle-France (1612-1724), mémoire de maîtrise en histoire, Université de Montréal, ix-198-xlviii p. [2289

Note critique

      Le sujet du mémoire est vaste, imposant et important, alors qu'il est remarquablement bien maîtrisé autour du corpus essentiel des mémoires de Marie-Catherine Longpré de Saint-Augustin dont Paul Ragueneau a tiré la « Vie » (bg. 213). Un chapitre préliminaire présente succinctement la pensée catholique sur les rêves, les visions et les apparitions, tandis que le chapitre suivant produit un panorama de ces manifestations (somme toute peu nombreuses) en Nouvelle-France. Le troisième et dernier chapitre, plus original et réussi encore, analyse la critique du rêve amérindien par les Européens pour en venir à l'impact du « songe européen » (ou pour mieux dire, s'agissant de textes religieux, du « songe chrétien ») chez les Amérindiens convertis.

      Malheureusement, comme cela est de tradition au département d'histoire de l'Université de Montréal depuis toujours (voyez les travaux des Dominique Deslandres, des Lucien Campeau et des dirigés de Guy Frégault qui publiaient sous nihil obstat, imprimi potest et imprimatur), l'historien ignore complètement la dimension religieuse de son sujet, comme s'il n'y avait pas de différence entre les songes dévots de Marie Guyart et d'Angéline Bruguière, les songes prophétiques (selon Jérôme Lalemant) ou mystiques d'Isaac Jogues et les manifestations de l'extraordinaire chez Catherine Longpré. Jamais d'aucune manière les spiritualités des auteurs et des personnages ne sont prises en compte dans l'étude de ces objets religieux et spirituels.

Marchand, Étienne (5.2.37 bis)

2004, MÉRON, Evelyne, « Influences de Boileau : la poésie classique en Nouvelle-France », Papers on french seventeenth-century literature (Tübingen), vol. 31, p. 427-445. [2290

      Si l'article présente un bref panorama de la poésie dans la colonie française, toute la fin est consacrée aux « Troubles de l'Église du Canada » d'Étienne Marchand (p. 440-444).

Marguerite d'Angoulème, reine de Navarre (5.2.37 tertio)

      Bien entendu, la nouvelle 67 de l'Heptaméron n'a rien à voir avec les écrits français sur l'Amérique, les oeuvres de/sur la Nouvelle-France, car il s'agit d'une oeuvre de la littérature française qui prend l'Amérique pour cadre, ce qui est peut-être complémentaire, mais différent. La présente bibliographie ne concerne pas, on le sait, l'importante littérature française qui, de Montaigne à Chateaubriand, met en scène l'Amérique. Cela dit, les études de la nouvelle 67 tiennent toujours compte des autres versions de l'histoire (dont celle de Belleforest, tout aussi et plus littéraire encore) et en particulier celles d'André Thevet sur la demoiselle de Roberval qui relèvent, elles, de la littérature de Nouvelle-France. Voilà pourquoi on trouvera dorénavant rassemblées ici les études sur l'histoire de la demoiselle de Roberval : il s'agit d'une sous-section de l'entrée « André Thevet » qui permettra de regrouper les études littéraires sur ce sujet.

      C'est l'histoire d'un couple abandonné par Roberval sur l'île aux Démons, en 1542, dont seule la femme survivra, ramenée en France par un navire de passage. Nous avons la nouvelle 67 de l'Heptaméron (1558) de Marguerite de Navarre d'un côté et de l'autre les récits de François de Belleforest dans ses Histoires tragiques de 1572 et le premier récit d'André Thevet dans sa Cosmographie universelle de 1575, ce premier récit (il en fera deux) permettant de comprendre celui de Belleforest, dont il tient pourtant l'histoire (parfaitement invraisemblable) à laquelle il ajoute manifestement foi. Contrairement à l'hypothèse de Michel Bideaux (2009), et jusqu'à preuve du contraire, ces deux auteurs ne connaissent pas la nouvelle de Marguerite de Navarre. Et la différence entre les deux trames narratives, la leur et celle de l'Heptaméron, est si grande qu'il s'agit manifestement d'une légende (comme la désignait avec raison S. P. Stabler en 1972) de matelots dont on peut supposer qu'il s'en est racontée de nombreuses versions. Deux nous sont parvenues.

1931, ROQUEBRUNE, Robert La Roque de, « Marguerite de la Roque et l'île de la Demoiselle au Canada », Nova Francia, vol. 6, no 3, p. 131-143. [2291

      L'auteur montre facilement qu'il pourrait bien avoir existé une demoiselle Marguerite de la Rocque (aveu et hommage au nom de la demoiselle, acte de 1536, en Périgord), parente de Jean-François de La Rocque de Roberval, comme il existe bien une île de la Demoiselle ou une île aux Démons. — Cela n'en ferait pas l'héroïne de l'histoire invraisemblable de nos auteurs.

1972, STABLER, Arthur Philipps, the Legend of Marguerite de Roberval, Pullman, Washington State University Press, x-178 p. [2292

      Enquête complète et probablement définitive sur la question du point de vue historique. Mais également littéraire. Son dernier chapitre est une remarquable étude de réception critique : « Marguerite de Roberval in history » (p. 64-78).

1974, BIDEAUX, Michel, « Marguerite de Roberval : une histoire canadienne du XVIe siècle », Annales de l'ACFAS, no 41, vol. 1, p. 139. Bg. 1191. [2293

1990, GOMEZ-GÉRAUD, Marie-Christine, « Fortunes de l'infortunée demoiselle de Roberval », la Nouvelle : définitions, transformations, édition de Bernard Alluin et François Suard, Presses Universitaires de Lille, p. 181-192. [2294

1992, WELLS ROMER, Jane, « Marguerite de Navarre's vision of the New World », la Scoperta dell'America e le lettere francesi e dei paesi francofoni, édition d'Enea Balmas, Università di Milano (coll. « Quaderni di acme », no 16), Cisalpino - Istituto editoriale universitario, 293 p., p. 49-56. [2295

2005, LESTRINGANT, Frank, « la Demoiselle dans l'île : prolégomènes à une lecture de la Nouvelle 67 », Lire l'« Heptaméron » de Marguerite de Navarre, édition de Dominique Bertrand, Clermont-Ferrand, Presses Universitaire Blaise Pascal (coll. « Centre d'études sur les réformes, l'humanisme et l'âge classique »), 222 p., p. 183-196. [2296

      L'auteur présente et caractérise les versions de l'histoire en regard de la réalisation de Marguerite de Navarre, tandis que M.-C. Gomez-Géraud proposait l'inverse (en 1990) pour caractériser la nouvelle de l'Heptaméron. Pour sa part, Jane Wells Romer (1992) s'en tient essentiellement à la nouvelle de l'Heptaméron, lui supposant un fond de vérité, un récit qui doit venir de Roberval ou de Cartier, par l'entremise de la cour de François Ier.

2009, BIDEAUX, Michel, Roberbal, la damoiselle et le gentilhomme : les Robinsons de Terre-Neuve, Paris, Classiques Garnier (coll. « Géographies du monde »), 256 p. [2297

      Étude et édition critique des versions de l'histoire. La conclusion de Michel Bideaux, qui dépense toutefois beaucoup d'énergie pour y parvenir, est parfaitement juste et je la formulerais ainsi : il fallait des historiens (cf. Marcel Trudel, bg. 268, HNF, 1 : 155) pour faire de cette petite fiction romanesque un épisode vraisemblable de l'histoire de la Nouvelle-France ! — voire pour tenter d'y trouver un fond de vérité.

Meulles, Jacques de (5.2.38 bis)

Jacques de Meulles a été le cinquième intendant de la Nouvelle-France, de 1682 à 1686 (Lejeune, 2: 269-271; DBC, 2 : 490-494). Outre les correspondances et les documents administratifs, on lui doit un Mémoire sur l'Acadie rédigé à Québec, à la suite d'une visite d'inspection.

— Jacques de Meulles, Relation de 1685-1686, Université d'Halifax, William Inglis Morse Collection, manuscrit de 32 fos (réf. à la n. 2 de l'article de Sandrine Boucher, 2007). [2298

2007, BOUCHER, Sandrine, « le Voyage de l'intendant Jacques de Meules en Acadie (1685-1686) dans la cartographie de J. B. L. Franquelin, maître d'hydrographie pour le roi à Québec », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p., p. 173-190. [2299

Morin, Marie (5.2.39)

1992, MICHAUD, Ginette, « De la primitive ville à la place Ville-Marie : lectures de quelques récits de fondation de Montréal », Montréal imaginaire : ville et littérature, édition de Gilles Marcotte et de Pierre Nepveu, Montréal, Fides, p. 13-95. [2300

1992, THÉRY, Chantal, « Histoire de (se) dire des femmes en Nouvelle-France », Entre l'histoire et le roman : la littérature personnelle, actes du séminaire de Bruxelles, 16-17 mai 1991, édition de Madeleine Frédéric, Université libre de Bruxelles (Centre d'études canadiennes), p. 157-176. [2301

1993, THÉRY, Chantal, « Marie Morin : vivante mémoire des amazones de Ville-Marie », les Bâtisseuses de la cité, actes du colloque de l'Acfas, édition d'Évelyne Tardy et autres, Montréal, Acfas (« Les cahiers scientifiques », no 79), p. 293-306. — Article de 1992, remanié. [2302

2006, RAPLEY, Elisabeth, « la Contribution des religieuses de la Nouvelle-France au concept de l'héroïsme au féminin, XVIIe siècle », Saintes ou sorcières ? l'héroïsme chrétien au féminin, édition de Véronique Alemuny, Monique et Bernard Cottret, Éditions de Paris, 269 p., p. 217-230. [2303

      Participe au « concept » l'ensemble des religieuses de la Nouvelle-France, auxquelles il fallait beaucoup de courage pour traverser l'Atlantique, mais en particulier Marie Morin (née dans la colonie) et Marie Guyart.

2006, THÉRY, Chantal, « Marie Morin : vivante mémoire de Ville-Marie », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p. 135-152. — Il devrait s'agir d'une nouvelle réédition de l'article de 1992, revu en 1993. [2304

Nicolas, Louis (5.2.40)

      « Or, on attribue maintenant ces dessins à Louis Nicolas, un jésuite défroqué, qui avait été missionnaire en Nouvelle-France de 1667 à 1675 » (André Vachon, DBC, 2: 56a). — À ce qu'on sache, Louis Nicolas, qui est resté prêtre, n'a pas quitté la Compagnie de Jésus sans y être forcé : il en a plutôt été expulsé, tout comme les supérieurs de la mission n'avaient pas manqué de raisons pour renvoyer en France ce bouillant et savant voyageur, aussi peu propre à exercer patiemment l'apostolat missionnaire qu'à pratiquer l'obéissance jésuite (cf. les références de G. Tremblay (1983) aux documents sur ce point, p. 36-37). Avec la note d'A. Vachon, il suit que le fabuleux ouvrage de piété nationale intitulé Dictionnaire biographique du Canada connaissait le « défroqué » mais ne lui a consacré aucune entrée, alors que le moindre jésuite y est répertorié.

1962, HOFFMAN, Bernard G., « the Codex canadiensis : an important document for Great Lakes ethnography », Ethnohistory, vol. 8, no 4, p. 387. [2305

1963, HOLLIER, Robert, « Où se trouve le Codex canadiensis ? », Vie des arts, vol. 8, no 32, p. 52-55. [2306

      L'auteur voudrait trouver l'original attribué alors à Charles Bécart de Granville.

1981, BLOUIN SIOUI, Anne-Marie, « les Onze portraits d'Indiens du Codex canadiensis », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 9, no 4, p. 281-296. [2307

1983, TREMBLAY, Guy, Louis Nicolas : sa vie et son oeuvre; les divers modes de transport des Indiens américains, mémoire de maîtrise en histoire, Université de Montréal, x-127 p. et annexes. [2308

      Biographie du missionnaire, suivie de l'étude des planches 16 à 19 du Codex (dans l'édition de F.-M. Gagnon, no 1328).

1985, GAGNON, François-Marc, « Écrire sous l'image ou sur l'image », Études françaises, vol. 21, no 1, p. 83-99. [2309

1987, GAGNON, François-Marc, « Figures hors-texte : note sur l'Histoire naturelle des Indes occidentales du père Louis Nicolas, jésuite », Annales d'histoire de l'art canadien / Journal of canadian art history, vol. 10, no 1, p. 1-15. [2310

1991, FARIBAULT, Marthe, « l'Apios tubéreux d'Amérique : histoires de mots », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 21, no 3, p. 65-75. [2311

1993, FARIBAULT, Marthe, « Phytonymes nord-américains : étude onomasiologique de la terminologie des racines alimentaires », Actes du XXe Congrès international de linguistique et philologie romanes, Université de Zurich, 6-11 avril 1992, édition de Gerard Hilty, Tübingen, Francke, vol. 4, sec. 6, p. 107-118. [2312

2004, GAGNON, François-Marc, Henry M. Reeves et C. Stuart Houston, « Codex canadiensis, and early illustrated manuscript of canadian natural history », Archives of natural history, vol. 31, no 1, p. 150-166. [2313

2010, WARKENTIN, Germaine, « Aristote in New France : Louis Nicolas and the making of the Codex canadensis », French Colonial History, vol. 11, p. 71-107. [2314

2011, GAGNON, François-Marc, « Éditer la Nouvelle-France en images : le cas de l'ornithologie du Codex canadensis », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 109-130. [2315

      L'ornithologie dans le Codex et l'Histoire naturelle. Voir plus haut l'article de John E. Bishop (no 1749) qui traite de l'ornithologie américaine dans le cadre plus général des écrits des jésuites, notamment de leurs dictionnaires.

2011, GAGNON, François-Marc, « Louis Nicolas's Depiction of the New World in figures and text », The Codex canadiensis, « Introduction », Tulsa, Gilcrease Museum, et Montréal et Kingston, McGill-Queen's University Press, 2011, xvi-555 p., p. 3-91. [2316

Perrot, Nicolas (5.2.40 bis)

      Nicolas Perrot, dans « le mémoire » qui nous est resté de lui, représente proprement « la mémoire » des Algonquins. J'ai pu déjà l'illustrer en confrontant quelques passages de sa chronique aux écrits journalistiques contemporains des jésuites, au moment des événements, que Perrot rapporte un demi-siècle plus tard, notamment les exploits et la mort de Pieskaret, l'affront subi par Ragueneau à l'île aux Allumettes et l'invraisemblable rapt des familles huronnes de Québec sous les yeux des « lâches » Français (SMC, 2 : 158-160; 4 : 265-268 et 5 : 139, 157-158). Rares sont les textes des Européens où la pensée des Amérindiens s'exprime aussi bien, alors même que Perrot les jugent sévèrement et sans pitié, comme on le fait d'égal à égal, à mille lieux des sympathiques vues d'un Lahontan. Les Algonquins et les Iroquois, pour Perrot, ce ne sont pas de bons ni de mauvais sauvages, ce sont des Algonquins et des Iroquois. Il faut espérer que la nouvelle édition récente de son mémoire par Pierre Berthiaume (cf. no 1327) soit l'occasion d'en lancer enfin l'analyse textuelle et littéraire propre à en tirer un nouveau matériau pour les historiens.

1952, MALCHELOSSE, Gérard, « Nicolas Perrot au fort Saint-Antoine », les Cahiers des dix, vol. 17, p. 111-136. [2317

1963, DOUVILLE, Raymond, « Quelques notes inédites sur Nicolas Perrot et sa famille », les Cahiers des dix, vol. 28, p. 43-62. [2318

Poutrincourt, Jean de Biencourt, sieur de (5.2.40 tertio)

*2015, LACHANCE, Isabelle, « Poutrincourt sur le théâtre de la Nouvelle-France », colloque Scénographies du voyage en Nouvelle-France et en Europe, Cercle interuniversitaire d'étude sur la république des lettres, édition de Thierry Belleguic et Isabelle Bour, Québec, Université Laval, 20-21 septembre 2012, actes à paraître : Paris, Herman (coll. « La république des lettres »). [2319

      Mais je m'avise que l'article pourrait porter plutôt sur le personnage de Poutrincourt dans l'oeuvre de Lescarbot. C'est à lui que s'adresse l'entrée triomphale du « Théâtre de Naptune », tandis que Lescarbot a consacré une ode au commandant de Port-Royal.

Radisson, Pierre-Esprit (5.2.43)

      Avec la traduction française de ses quatre premiers voyages (manuscrits d'Oxford) et l'édition des deux récits des Archives de la Baie d'Hudson, Berthe Fouchier-Axelsen rendait enfin accessibles à un large public ce qu'elle a nommé « les Aventures extraordinaires d'un coureur des bois » (1999, bg. 125). Pendant ce temps, Germaine Warkentin (1996-2002 ci-dessous) menait une analyse bibliographique des manuscrits d'Oxford (Boddleian Rawlinson A329) pour en arriver à des conclusions qui feront maintenant autoritées : d'abord le texte original anglais des quatre premiers récits devrait être de la main de Radisson; ensuite la copie (vers 1686-1687) qui nous en est restée est bien une copie et non un original, soit une copie de l'original de Radisson (vers 1668-1669). Enfin, car ce n'est pas tout, cette copie devrait être du notaire Nicholas Hayward, membre du Comité de Londres de la Compagnie de la Baie d'Hudson. D'après Germaine Warkentin, s'il existait et si l'on trouvait un jour une ou des versions françaises de ces quatre récits, on ne devrait pas prendre pour acquis qu'elles seraient nécessairement antérieures.

1986, VAILLANCOURT, Daniel, Des récits de voyages de Pierre-Esprit Radisson : une traduction, mémoire de maîtrise en études littéraires, Université du Québec à Montréal, 130 p. [2320

1996, FOURNIER, Martin, « Analyse pluridisciplinaire d'un phénomène complexe », Folklore canadien, vol. 18, no 2, p. 91-109. [2321

1996, FOURNIER, Martin, Pierre-Esprit Radisson : coureur de bois et homme du monde (1652-1685), Québec, Nuit Blanche (coll. « Terre américaine »), 125 p. [2322

      Les chapitre 1 et 5 de l'ouvrage proposent une analyse du manuscrit de Radisson. Par ailleurs, on trouvera dans la Revue d'histoire de l'Amérique française (vol. 52, no 2, automne 1998, p. 159-187) son analyse historique de l'expédition de 1659-1660.

1996, WARKENTIN, Germaine, « Discovering Radisson : a renaissance aventurer between two worlds », Reading beyong words : contexte for narrative history, édition de Jennifer S. H. Brown et de Elizabath Vibert, Peterborough, p. 43-70. [2323

1998, FOURNIER, Martin, les Quatre couleurs de Radisson : explorer aujourd'hui le XVIIe siècle, thèse de doctorat en histoire, Québec, Université Laval, 357 p. [2324

1999, WARKENTIN, Germaine, « Study in documents : Radisson's Voyages and their manuscripts », Archivaria, no 48, p. 199-222. [2325

1999, WARKENTIN, Germaine, « Styles of Authorship in New France : Pierre Boucher, Settler and Pierre-Esprit Radisson, Explorer », Papers of the Bibliographical Society of Canada/Cahiers de la Société bibliographique du Canada, vol 37, no 2 (automne), p. 16-34. [2326

2002, WARKENTIN, Germaine, « Who was the scribe of the Radisson manuscript » ?, Archivaria, no 53, p. 47-63. [2327

2007, COMBET, Denis, « l'Apologie de soi dans les 5e et 6e Voyages de P.-E. Radisson », Écriture de soi, actes du colloque du Centre de recherches sur l'analyse du discours : « constructions et réalités », Université de Bretagne-Sud Lorient, 24-26 novembre 2004, édition de Norbert Col, Paris, L'Harmattan (coll. « Espaces littéraires »), p. 329-336. [2328

2011, WARKENTIN, Germaine, « Radisson édité par l'abbé Bernou : les prétendues "Pétitions" de 1677 et 1681 », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 151-175. [2329

      Avec la découverte de deux inédits autographes de Radisson (l'écriture concordant avec l'autographe de la Lettre de 1678 déjà connue), G. Warkentin peut montrer que les « pétitions » que Grace Lee Nute lui attribuait sont en réalité des textes (souvent amalgamés) de la main de Claude Bernou, rédigés avec des informations de Radisson.

Ragueneau, Paul (5.2.44)

2003, BOSS, Julia, « Writing a relic : the uses of hagiography in New France », Colonial saints : discovering the holy in the Americas (1500-1800), édition d'Allan Greer et de Jodi Bilinkoff, New York et Londres, Routledge, 317 p., p. 211-233. [2330

      Article savant entièrement construit sur les archives des jésuites de Saint-Jérôme (aujourd'hui à Montréal : archives des jésuites au Canada). C'est dire que les « reliques » en question sont celles de/sur les jésuites. La pièce maîtresse en est le « précieux manuscrit », c'est-à-dire le Manuscrit de 1652, dont Julia Boss présente probablement la première analyse bibliographique à ce jour. Malheureusement, elle ne connaît pas le Manuscrit de 1653, ni non plus la mise en situation du Manuscrit du 1652 : manifestement, les jésuites de Saint-Jérôme ne possèdent pas mes ouvrages ou ne se sont pas empressés d'en signaler l'existence à l'historienne de passage (SMC, 1 : 95-97 pour le Manuscrit de 1653, puis 92-95 pour le Manuscrit de 1652; 259-260 pour l'analyse critique).

2006, MAJOR, Rachel, « les Jésuites chez les Hurons en 1648-1649 », the Canadian Journal of native studies, vol. 26, no 1, p. 53-69. [2331

      L'article, construit sur la seule Relation de 1649 de Paul Ragueneau, voudrait répondre à une question formulée comme suit : « Pourquoi [les jésuites] vinrent-ils en Amérique du nord et furent-ils si égocentriques qu'ils apportèrent des changements au lieu de comprendre les Amérindiens ? ».

Raudot, Antoine-Denis (5.2.44 bis)

2011, BERTHIAUME, Pierre, « Enquête au Labrador », De l'Orient à la Huronie : du récit de pèlerinage au texte missionnaire, édition de Guy Poirier, Marie-Christine Gomez-Géraud et François Paré, Québec, Presses de l'Université Laval, xii-308 p., p. 199-211. [2332

      Les mémoires ou les quatre versions d'un mémoire d'Antoine-Denis Raudot chez les Inuits (qu'il finit par présenter de seconde main), notamment au sujet des affabulations de la captive Acoutsina qui a su se rendre intéressante en prétendant qu'on trouvait chez elle, au Grand Nord, des géants, des nains, des noirs (« dans un pays où les Ours mêmes sont blancs », p. 200), etc.

2011, BERTHIAUME, Pierre, « Relation par Lettres de l'Amérique septentrionale : chronique d'un échec annoncé », Éditer la Nouvelle-France, édition de G. Holtz et A. Motsch, Québec, Presses de l'Université Laval, 258 p., p. 177-197. [2333

      Présente près de six séries de lettres constituant autant de versions d'une « relation par lettres de l'Amérique septentrionale » (1705?, poursuivie après 1720; 1709-1710; et entre 1705 et 1725 pour les autres), relation dont la version de 1709-1710 sera approuvée pour publication en 1725 — mais ne paraîtra jamais —, les autres restant inachevées. Le manuscrit sera non seulement utilisé par Charlevoix, mais lui inspirera probablement le genre de sa propre relation par lettres, le troisième volume de son Histoire. — À remarquer toutefois que le premier volume des Voyages de Lahontan, également une relation par lettres, est de 1702.

2012, BERTHIAUME, Pierre, « le Casse-tête Raudot », Représentation, métissage et pouvoir : la dynamique coloniale des échanges entre Autochtones, Européens et Canadiens (XVIe-XXe siècles), édition d'Alain Beaulieu et Stéphanie Chaffray, Québec, Presses de l'Université Laval, xxii-488 p., p. 125-155 [2334

2012, BERTHIAUME, Pierre, « l'Impossible Altérité », Arborescences (Toronto), vol. 1, no 2, « la Littérature de voyage », édition de G. Holtz et V. Masse, publication électronique sur Érudit < erudit.org >, 18 p. [2335

      Comparaison du « mythe » huron de la rivalité des deux fils d'Aataentsic selon les récits de Jean de Brébeuf (dans sa Relation de 1636, JR, 10: 128-130) et d'Antoine-Denis Raudot, dans sa relation par lettres inédite (41e Lettre de la série C, publiée ici en appendice, en édition diplomatique). P. Berthiaume montre sans peine que les deux auteurs, pour des raisons différentes, sont insensibles au mythe huron précisément parce qu'ils ne sont pas conscients de leur propre mythologie.

Récollets, écrits des récollets de Nouvelle-France (5.2.44 tertio)

      Ce paragraphe, qui correspond à l'entrée « Jésuites, relations des jésuites de la Nouvelle-France » (5.2.24) est une évidente aberration, car contrairement aux jésuites, les récollets n'ont produit aucun corpus homogène se prêtant globalement à l'analyse littéraire. Non seulement chacune de leurs oeuvres (souvent collectives) présente-t-elle des traits littéraires qui lui sont propres, avec ses qualités et ses défauts stylistiques, comme ses perspectives culturelles, religieuses et spirituelles, incomparables, mais il faut même mener ces analyses littéraires (études de genèse et de source, notamment) avant de pouvoir les utiliser comme document historique, tant elles ne peuvent être juxtaposées, tout au contraire des RJNF. Par exemple, ces oeuvres ne partagent même pas un vcabulaire commun. Or, c'est l'amalgame de ces écrits dans les articles de Caroline Galland qui force l'ouverture de cette nouvelle entrée.

2006, GALLAND, Caroline, « "Prudents comme des serpents et simples comme des colombes" : les missionnaires récollets en Nouvelle-France au XVIIe siècle », Convertir / se convertir : regards croisés sur l'histoire des missions chrétiennes, édition de Jan Borm, Bernard Cottret et Jean-François Zorn, Paris, Nolin, 203 p., p. 157-175. [2336

Note critique

      L'auteure regroupe les oeuvres de Sagard (1632), du récollet anonyme qui reprend et développe sa relation (1636), du militaire qui compose le synopsis du premier volume de l'oeuvre de Leroux (1689), l'oeuvre encore de Leclercq (1691) et celle composite de Valentin Leroux (1691). Ensuite, elle en tire ce qu'elle présente comme l'apostolat des « missionnaires » récollets en Nouvelle-France, alors même qu'elle utilise l'ouvrage « polémique » (sic) de G. Laflèche et S. Trudel, dont l'étude de statistique lexicale montre que Leroux ne désigne plus les récollets comme des missionnaires, mais bien comme des ecclésiastiques, ce qui est rigoureusement exact. Heureusement, la réalité historique réussit à s'imposer dans la dernière partie de l'article, parce qu'elle est réservée à la relation de Leclercq. Mais G. Galland ne tient pas compte du fait que la Relation de la Gaspésie est développée sur la Relation de 1634 du jésuite Lejeune (cf. Laurence Viry, no 2083). Or, en 1691, lorsque paraît la relation de Leclercq (parachevée par le supérieur Valentin Leroux), sa rédaction montre que l'aumônier des Seigneurs d'Acadie ne connaît pas ses Micmacs autant que le jésuite connaissait ses Montagnais deux ans seulement après son arrivée dans la colonie. La cause en est que les stratégies de l'apostolat franciscain ne sont plus celles qu'ils avaient eux-mêmes mises au point en Huronie en 1615, puis en 1623-1629 (p. 164-166, notamment) et qui ont été le point de départ des jésuites et qui sont encore les leurs à ce moment, ce que l'article ne présente pas, parce que les récollets eux-mêmes n'en seront pas conscients à leur retour dans la colonie en 1670.

Regnault, Christophe (5.2.44 quarto)

      Sur l'utilisation de son mémoire par Paul Ragueneau pour la description des « martyres » de Jean de Brébeuf et de Gabriel Lalemant, cf. SMC, 3: 106 et 173, 181 et suiv.

2002, VALLÉE, Andréanne, François Gendron et Christophe Regnault : deux voix données en Nouvelle-France, mémoire de maîtrise en Lettres, Université d'Ottawa, 254 p. [2337

2005, VALLÉE, Andréanne, « l'Émergence de deux voix laïques à Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons », Migrances, diasporas et transculturalités : littératures et cultures d'Afrique, des Caraïbes, d'Europe et du Québec (coll. « Études transnationales, francophones et comparées / Transnational, Francophones and Comparative Studies »), édition d'Hafid Gafaïti, Patricia M. E. Lorcin et David G. Troyansky, Paris, L'Harmattan, 306 p., p. 135-149. [2338

Ribault, Jean (5.2.44 quintum)

1992, PREDA, Alessandra, « Tra desiderio, nostalgia ed esperienza : la Terra di Florida atraverso la relazione del capitano Jean Ribault », la Scoperta dell'America e le lettere francesi e dei paesi francofoni, édition d'Enea Balmas, Università di Milano (coll. « Quaderni di acme », no 16), Cisalpino - Istituto editoriale universitario, 293 p., p. 87-107. [2339

Sagard, Gabriel Théodat (5.2.47)

1992, VAUCHER, Anne de, « Civilisation et langue de l'autre :  le Grand Voyage du pays des Hurons de Gabriel Sagard », la Scoperta dell'America e le lettere francesi e dei paesi francofoni, édition d'Enea Balmas, Università di Milano (coll. « Quaderni di acme », no 16), Cisalpino - Istituto editoriale universitario, 293 p. p. 235-250. [2340

      La présentation générale des oeuvres de Sagard se fait dans le prétendu contexte polémique qui sévirait dès 1632 vis-à-vis des jésuites (amalgame du Voyage et de l'Histoire). Si A. de Vaucher fait le portrait du frère récollet en linguiste, elle évalue en revanche très correctement le traitement de la langue dans le Voyage et l'Histoire. Il est toutefois piquant de la voir confondre les Hurons avec les Cheveux-Relevés et par conséquent la langue huronne (son sujet !) avec l'algonquin. Il est également piquant de lire dans un recueil publié en Italie que « d'éminents spécialistes comme l'Italien Ugo Piscopo et le Québécois Réal Ouellet ont mis en évidence les plagiats et autres formes de compilations de Sagard » (p. 237), alors que le second, par l'intermédiaire de ses assistants de recherche, a tout simplement plagié l'annotation du premier !

1995, WILKIN, Rebecca M., « les Mots et les choses aux Hurons : l'archéologie d'une rencontre », Religion and french literature, édition de Buford Norman, Amsterdam; Atlanta, GA : Rodopi, 1998, xi-219 p., p. 55-75. [2341

1998, WARWICK, Jack, « Amérindiens et sauvages : la découverte conjointe dans l'oeuvre de Gabriel Sagard (1632-1636) », la France-Amérique (XVIe-XVIIIe siècles), édition de Frank Lestringant, actes du 35e colloque des études humanistes, Paris, Champion (coll. « Travaux du Centre des études supérieures de la Renaissance de Tours : le savoir de Mantice », no 5), 613 p., p. 409-418. [2342

2000, DOIRON, Normand, « Apothéoses du voyageur : Ulysse, Noé, Alexandre, Apolonius de Tyane », Croire à l'écriture, études québécoises en hommage à Jean-Louis Major, éd. d'Yvan Lepage et de Robert Major, Orléans (Ontario), David, 431 p., p. 109-122. [2343

      L'article ne porte pas sur Lescarbot et Sagard, comme l'annonce l'introduction, mais seulement sur ce dernier et, en fait, pour l'essentiel sur l'évocation d'Apolonius de Tyane qui ouvre le Grand Voyage, figure de rhétorique prise ici très savamment au premier degré : notre bon frère mineur pourfendrait la pensée et la science du païen.

2000 PALARDY, Ronald, les Amérindiens en filigrane : sources et rédaction des hypertextes de Gabriel Sagard, mémoire de maîtrise, Université de Montréal, viii-122 p. [2344

      On trouve en appendice une édition synoptique du chapitre 7 (du livre 1) du Grand Voyage et des chapitres 12 et 13 (du livre II) de l'Histoire du Canada, p. 95-116.

*2004, ASCHBACHER, Kathrin, Berichte der Nouvelle-France : Gabriel Sagard und Paul Lejeune (1632-1634), thèse de doctorat, Université de Vienne. [2345

2006, THÉRY, Chantal, « Un jésuite et un récollet parmi les femmes : Paul Le Jeune et Gabriel Sagard chez les Sauvages du Canada », De plume et d'audace : femmes de la Nouvelle-France, Montréal et Paris, Triptyque et le Cerf, 264 p., p.  35-52. — Rééd. développée de l'article de 1987, bg. 506 [4] ou 1172. [2346

2007, ASCHBACHER, Kathrin, « le Grand Voyage du récollet Gabriel Sagard et les Relations de 1632-1634 de Paul Lejeune », Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 22 mai - 2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), 199 p., p. 51-72. [2347

2007, DEVAUX-RENIER, Marie, « le Missionnaire ensauvagé et le chamane sont-ils faits pour se comprendre ? », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p., p. 43-62. [2348

2009, ASHBACHER, Kathrin, « Mythologie et pragmatisme dans les écrits de Gabriel Sagard et de Paul Lejeune », « Ils l'appelaient Nouvelle-France... » : mythes et rêves fondateurs de l'Amérique française, introduction à la Nouvelle-France, actes des journées d'étude de Paris, 21-24 mai 2008, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, édition de Bernard Émont, Paris, Le Bretteur (coll. « Passage Nord-Ouest »), p. 113-129. [2349

2012, CÔTÉ, Sébastien, « Leiris, Léry et Sagard : la mémoire coloniale survit-elle au voyage ? », Arborescences (Toronto), vol. 1, no 2, « la Littérature de voyage », édition de G. Holtz et V. Masse, publication électronique sur Érudit < erudit.org >, 21 p. [2350

      Cf. no 2221.

2012, LACROIX, Laurier, « l'Art des Huronnes vu par le frère récollet Gabriel Sagard en 1623-1624 ». les Cahiers des dix, no 66, p. 323-338. [2351

2012, STECKLEY, Johm, « Trade Goods and nations in Sagard's Dictionary : a St-Lawrence iroquoians perspective », Ontario History, vol. 104, no 2, p. 139-154. [2352

      Au moins sept ou huit noms de tribus du dictionnaire de Sagard ne sont pas de langue huronne et il s'y trouve aussi un important vocabulaire relatif à la traite qui appartient à la même structure phonologique (différente du huron comme des dialectes iroquois des Cinq nations). Le linguiste du huron en tire la conclusion que ces éléments du lexique appartiennent au dialecte des Iroquois fréquentés par Jacques Cartier dans la vallée du Saint-Laurent, les Iroquois laurentiens disparus au moment des explorations de Champlain. Il suit qu'au moins un des informateurs de Sagard en Huronie est un Iroquois laurentien et, s'il n'y en a qu'un, ce sera un homme, un trafiquant.

Sagean, Mathieu (5.2.48)

2002, ANDRÈS, Bernard, « le Non-lieu de l'imaginaire : utopies et Nouvelle-France (le cas de Mathieu Sagean) », les Lieux de l'imaginaire, édition de Jean-François Chassay et de Bertrand Gervais, Montréal, Liber, 306 p., p. 161-169. [2353

2011, PIOFFET, Marie-Christine, « Pays des Acaaniba », Dictionnaire analytique des toponymes imaginaires dans la littérature narrative française (1605-1711), Québec, Presses de l'Université Laval, 626 p., p. 41-43. [2354

Saint-Vallier, Jean-Baptiste de La Croix de Chevrière de (5.2.48 bis)

      C'est du mémoire de Julie Trouboul que sont tirés les éléments bibliographiques de cette nouvelle entrée.

1954, RAMBAUD, Alfred, « la Vie orageuse et douloureuse de Mgr de Saint-Vallier, deuxième évêque de Québec », Revue de l'Université d'Ottawa, vol. 9, p. 90-108. [2355

1966, BIBEAU, Hector, la Pensée mariale de Mgr de Saint-Vallier, diplôme d'études supérieures, Québec, Université Laval, 250 p. [2356

1966, BOILY, Benoît, le Catéchisme du diocèse de Québec, 1702, son auteur, ses sources, son contenu, thèse de doctorat, Institut catholique de Paris, 295 p. [2357

1968, BIBEAU, Hector, « la Pensée mariale en Nouvelle-France à l'arrivée de Mgr de Saint-Vallier », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 22, p. 415-428. [2358

1971, PLANTE, Guy, le Rigorisme au XVIIe siècle : Mgr de Saint-Vallier et le sacrement de pénitence (1685-1727), Gembloux, J. Duculot, 185 p. [2359

1999, BLOUIN, Annie, les Exigences pastorales de Mgr de Saint-Vallier envers ses prêtres (1685-1727), mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, 138 p. [2360

2000, TROUBOUL, Julie, l'Idéal chrétien dans le discours de Saint-Vallier, « État present de l'Eglise et de la colonie dans la Nouvelle-France » (1685-1686), mémoire de maîtrise, Université Laval, 161 p. [2361

      Il s'agit d'une étude littéraire (c'est l'étude du « discours ») du sommaire pastoral de Saint-Vallier au moment de prendre en charge l'évêché de Québec. Je dirais même, si l'expression n'était pas péjorative, qu'il s'agit d'une explication de texte du petit ouvrage.

Thevet, André (5.2.50)

      Note : on trouve regroupées sous l'entrée Marguerite d'Angoulème, reine de Navarre les études littéraires de l'histoire de Marguerite de Roberval, abandonnée sur l'île de la Demoiselle, évoquée dans deux des oeuvres de Thevet.

      En tout et pour tout, André Thevet aura passé six semaines au Brésil (Rio de Janeiro), en 1555, dont il tirera les chapitres américains de ses Singularitez de la France Antarctique (1557). Devenu cosmographe du roi, Thevet entreprend sa Cosmographie universelle (1575) où seront amplement développés ses chapitres américains, du Brésil au Canada. C'est alors que paraît le journal de Jean de Léry (1578). Et c'est pour le contrer que le cosmographe s'invente un second voyage en Amérique, ce qui donne une troisième amplification développant et les Singularitez et la Cosmographie : l'Histoire des deux voyages aux Indes australes et occidentales (au moment de sa mort en 1592, l'oeuvre est inachevée). Cela dit, si l'ensemble des trois livres est sans commune mesure avec son mince fond autobiographique, celui-ci aura été assez important pour vivifier un ouvrage dont le fond documentaire, lui, est considérable. Il est donc heureux pour les travaux d'histoire et d'anthropologie que l'édition partielle de Suzanne Lussagnet en 1953 (bg. 49) ait été relancée par l'édition critique du manuscrit de l'Histoire par J.-C. Laborie et F. Lestringant en 2006 (no 1243). Et les études littéraires ne devraient pas manquer de poursuivre ce travail d'analyse minutieux d'un document important et significatif.

1905, LEFRANC, Abel, les Navigations de Pantagruel, Paris, Leclercq. [2362

      « L'Île des Démons d'après Thevet (Cosmographie, fo 1018), p. 123-126, la rencontre Rabelais-Thevet, p. 127 », note de Frank Lestringant, no 2391, p. 421.

1920, FOURNIER, Pierre-François, « Un collaborateur de Thevet pour la rédaction des Singularitez de la France antarctique », CTHS, Bulletin de la section de géographie, tome 35, p. 39-42. [2363

1932, FOURNIER, Pierre-François, les Voyageurs naturalistes du clergé français avant la Révolution, Paris, Lechevalier, 1932, p. 11-21. [2364

      « Sur Mathurin Héret et son action contre Thevet pour reconnaissance en paternité des SFA », note de Frank Lestringant, no 2391, p. 418.

1944, SILVEIRA CARDOZO, Manoel da, « Some remarks concerning André Thevet », the Americas, A quaterly review of inter-american cultural history, vol. 1, no 1 (juillet), p. 15-36. [2365

1967, ROY, Jean-Louis, « Un français au Brésil au XVIe siècle : André Thevet, cosmographe », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 21, p. 363-396. [2366

      « Lecture de Thevet à travers la Civilisation de l'Occident médiéval de Jacques Le Goff ! », note critique de Frank Lestringant, no 2391, p. 426.

1972, DESTOMBE, Marcel, « André Thevet (1504-1592) et sa contribution à la cartographie et à l'océanographie », Congress on the history of oceanography, Royal Society of Edinburgh, p. 123-131, repris dans Contributions sélectionnées à l'histoire de la cartographie et des instruments scientifiques, éd. de Günter Schilder, Peter van der Krogt et Steven de Clercq, Utrecht et Paris, Nizet, 1987, xxiv-568 p., p. 401-411. [2367

1985, SCHLESINGER, Roger, « André Thevet on the Amerindians of New France », Proceedings of the tenth meeting of the French Colonial Historical Society (12-14 avril 1984), éd. Philip Boucher, Lanham Maryland, p. 1-21. [2368

1986, GEWECKE, Frauke, Wie die neue welt in die alte kam, Stuttgart, Klett-Cotta, p. 165-172. [2369

1987, LESTRINGANT, Frank, « the Myth of the indian monarchy : an aspect of the controversy between Thevet and Léry (1575-1585) », Indians and Europe : an interdisciplinary collection of essays, édition de Christian F. Feest, Aachen, Edition Herodot/ Rader-Verlag, p. 37-60. [2370

1988, LESTRINGANT, Frank, « la France Antarctique et la cartographie prémonitoire d'André Thevet (1516-1592) », Mappemonde, no 4, p. 2-8. [2371

1993, LESTRINGANT, Frank, « les Cosmographes du Roi : André Thevet et Nicolas de Nicolay », la France et la mer au siècle des grandes découvertes, Paris, Tallandier, p. 217-227. [2372

1996, FUNKE, Hans-Günter, « Zur Reflexion der wahrnehmung und darstellung fremdkultureller wirklichkeit in Thevet's les Singularités de la France Antarctique (1558) », Romanistik als vergleichende literaturwissenschaft : festschrift für Jürgen von Stackelberg, éd. Wilhelm Graeber, Dieter Steland et Wilfried Floeck, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang, p. 49-69. [2373

1996, LESTRINGANT, Frank, « François Ier, André Thevet d'Angoulême et le rêve américain à la Renaissance », François Ier du château de Cognac au trône de France, actes du colloque de Cognac (décembre 1994), annales du GREH no 16, 1995 (Cognac, 1996), p. 143-160. [2374

1997, BOGLIOLO BRUNA, Giulia, introduction et notes de sa traduction des Singolarità della Francia Antarctica, Reggio Emilia, Diabasis, 247 p. [2375

1997, LESTRINGANT, Frank, « Rabelais, le vin et le voyage, du Quart Livre au Brésil de Thevet et Léry », Rabelais-Dionysos : vin, carnaval, ivresse, édition de Michel Bideaux, actes du colloque de Montpellier, 26-28 mai 1994, Marseille, J. Laffitte, 189 p., p. 51-61 et discussion, p. 166-169. [2376

1998, DUVIOLS, Jean-Paul, « les "Sauvages brésiliens" dans le miroir européen (XVIe siècle) », Naissance du Brésil moderne (1500-1808), Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, p. 33-36. [2377

1998, OBERMEIER, Franz, « Katechismen in der "língua geral" der brasilianischen Tupiindianer und ihre überlieferung in zeitgenössischen französischen und portugiesischen dokumenten des 16. und 17. jahrhunderts » [Catéchismes dans la « língua geral » des indiens tupi et leur transcription dans les documents français et portugais contemporains du XVIe et XVIIe siècles], Bibliotheksforum Bayern, p. 48-69. [2378

      L'analyse porte sur des prières et des parties d'un catéchisme rudimentaire dans les livres de Thevet (Cosmographie, 1575) et Yves d'Évreux (Suitte, 1615), comparées avec les documents portugais (Anchieta). Les transcriptions françaises de ces documents proviennent d'ailleurs toutes de sources orales portugaises (note de l'auteur, janvier 2003).

1998, WEHRHEIM-PEUKER, Monika, Die gescheiterte eroberung : eine diskursanalytische betrachtung früher französischer amerikatexte, Türbingen, Narr (coll. « Frankfurter beiträge zur lateinamerikanistik », no 7), iv-281 p. [2379

1999, JEANNERET, Michel, « Léry et Thevet : comment parler d'un monde nouveau ? », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 93-108. [2380

      Version mise à jour de l'article de 1983, bg. 1199.

1999, LESTRINGANT, Frank, « Documentation bibliographique : Jean de Léry, Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil », l'Information littéraire (Paris), vol. 51, no 3 (juillet-septembre), p. 37-42, notamment la section « Autres relations sur le Brésil », p. 38. [2381

1999, LESTRINGANT, Frank, « le Récit de voyage et la question des genres : l'exemple des Singularitez de la France antarctique d'André Thevet (1557) », D'encre de Brésil : Jean de Léry, écrivain, édition de Marie-Christine Gomez-Géraud et Frank Lestringant, Orléans, Paradigme (coll. « L'atelier de la Renaissance », no 9), 256 p., p. 93-108. [2382

      Version révisée de l'article de 1997, bg. 1232.

1999, TINGUELY, Frédéric, « D'Hérodote à Thevet : modulations d'une technique descriptive » (p. 33-39), première section de « Jean de Léry et les métamorphoses du tapir », Littératures (Toulouse, Presses universitaires du Mirail), no 41 (automne), p. 33-45. [2383

2000, KUSHNER, Eva, « "Subjectivité" et "altérité" chez quelques voyageurs du XVIe siècle », proceeding of the XVth congress of the International Comparative Literature Association, « Literature as cultural memory », Leiden, 16-22 août 1997, éd. Theo D'haen,, vol. 9, Travel writing and cultural memory / Écriture du voyage et mémoire culturelle, éd. Maria Alziro Seixo, Amsterdam, Rodopi (coll. « Text : Studies in comparative literature, no 33 »), 293 p., p. 281-293. [2384

      Voir au no 2177.

2000, OBERMEIER, Franz, Brasilien in illustrationen des 16. Jahrhunderts, Frankfurt am Main, Vervuert (coll. « Americana Eystettensia »), 206 p., 44 planches [la réalité brésilienne du XVIe siècle dans les illustrations, en particulier chez Ramusio, Thevet, Léry et De Bry]. [2385

2001, LESTRINGANT, Frank, « Un souvenir d'enfance de René de Lucinge, ou Comment l'on naît à l'histoire », Histoire et littérature au siècle de Montaigne, mélanges offerts à Claude-Gilbert Dubois, Paris, Droz, p. 41-50. [2386

      René de Lucinge représente la « nouvelle histoire », contre la « cosmographie » de Thevet.

2001, OBERMEIER, Franz, « Bilder von kannibalen, kannibalismus im bild, Brasilianische Indios in bildern und texten des 16. jahrhunderts » [Images/imaginations de cannibales, le cannibalisme en images/imagination : les Indiens brésiliens dans les illustrations et textes du XVIe siècle], Jahrbuch für Geschichte Lateinamerikas, no 38, 2001 (publié en 2002), p. 49-72. [2387

      Il s'agit d'une comparaison des documents portugais (Cardim, Magalhães de Gândavo, Soares de Sousa) avec la tradition allemande (Hans Staden) et française (Léry, Thevet).

2002, FUNKE, Hans-Günter, « Spuren eines metadiskurses über die problematik der wahrnehmung und darstellung fremdkultureller wirklichkeit in den Brasilien-Reiseberichten Thevets und Léry's », Romanistische Zeitschrift für Literaturgeschichte (Heidelberg), no 26, p. 395-426. [2388

      Comprend un résumé en français.

2002, JURT, Joseph, « Die kannibalen : Erste europäische bilder der Indianer, von Kolumbus bis Montaigne », Der Alteritätsdiskurs des elden wilden, éd. Monika Fludernik, Würzburg, Ergon (coll. « Identitäten und alteritäten », no 10), p. 45-63. [2389

2002, LESTRINGANT, Frank, « l'Archipel des Terres neuves », le Livre des îles : atlas et récits insulaires de la Genèse à Jules Verne, Paris, Droz, 431 p., p. 151-177. [2390

2003, LESTRINGANT, Frank, « Sous la leçon des vents » : le monde d'André Thevet, cosmographe de la Renaissance, Presses de l'Université Paris-Sorbonne (coll. « Imago mundi », no 6), 472 p. [2391

      Voir les « Orientations critiques (1901-2002) », p. 413-428, qui proposent une bibliographie critique sur André Thevet.

      L'ouvrage forme une trilogie avec le Huguenot et le sauvage (bg. 1214) et André Thevet, cosmographe des derniers Valois (bg. 1216), parus en 1990 et 1991. La présente publication reprend et développe plusieurs chapitres de la thèse de Lestringant en 1988 (bg. 1211), dont la réception critique de l'oeuvre du cosmographe de 1557 à 1900. L'ouvrage reprend également dix-huit articles déjà parus (« certains d'entre eux ont été substantiellement augmentés »), mais sans les identifier. Sur la Nouvelle-France de Cartier et de Roberval, on ne manquera pas de lire le chapitre 15, « Nouvelle-France et fiction cosmographique » (p. 295-335). Évidemment, c'est la Nouvelle-France du Brésil qui occupe la première place, Thevet s'opposant au pauvre protestant Jean de Léry; d'ailleurs, Thévet n'a jamais mis les pieds au Canada.

      De façon plus générale, les trois livres de Frank Lestringant sur Thevet sont l'occasion d'un beau voyage au coeur du siècle de Montaigne qui, incidemment, accablerait cet auteur de beaux livres à travers les « cosmographes » visés dans son essai « Des cannibales » en 1580 (p. 37).

2006, BEUCHAT, Robin, « Voyage, récit et connaissance : le cas Léry », Poétique, vol. 37 (no 145, février), p. 43-57. [2392

      Description et narration dans les Singularitez et l'Histoire.

2006, LESTRINGANT, Frank, « Paysages anthropomorphes à la Renaissance », Nature et paysage : l'émergence d'une nouvelle subjectivité à la Renaissance, actes des journées d'études organisées par l'École nationale des Chartes (24 mars et 15 avril 2005), édition de Dominique de Courcelles, Paris, École nationale des Chartes (coll. « Études et rencontres de l'ENC », no 24), 296 p., p. 261-279. [2393

2006, REISS, Timothy, « Topographes et voyageurs : savoir, histoires, violence et altérité, de Léry [et Thevet] à Cyrano », Autour de Cyrano de Bergerac : dissidents, excentriques et marginaux de l'âge classique, offert à Madeleine Alcover, édition de Patricia Hurry, Alain Mothu et Philippe Sellier, Paris, Champion (coll. « Congrès et conférences sur le classicisme », no 10), 624 p., p. 31-55. [2394

2008, JOURDE, Michel, « Yves d'Évreux et les oiseaux de Giropary [oiseaux du diable] : le voyage, la description, la nomenclature », Voyager avec le diable : voyages réels, voyages imaginaires et discours démonologiques (XVe-XVIIe siècles), édition de Grégoire Holtz et Thibaut Maus de Rolley, Presses de l'Université de Paris IV-Sorbonne (coll. « Imago Mundi », no 14), 321 p., p. 253-269. [2395

2008, LESTRINGANT, Frank, « l'Île des démons dans la cosmographie de la Renaissance », Voyager avec le diable : voyages réels, voyages imaginaires et discours démonologiques (XVe-XVIIe siècles), édition de Grégoire Holtz et Thibaut Maus de Rolley, Presses de l'Université de Paris IV-Sorbonne (coll. « Imago Mundi », no 14), 321 p., p. 99-125. [2396

2008, LESTRINGANT, Frank, « Trois biographies sur cinq siècles (Thevet, Musset et Gide) », Cahiers parisiens / Parisian Notebooks, The University of Chicago center in Paris, vol. 4, 640-iv p., p. 633-640. [2397

      Ses travaux sur les biographies de ces trois auteurs lui suggèrent cette note opposant la Vie (la Vita, hagiographie ancienne) et la difficile synthèse de la biographie moderne, où les sources sont souvent inépuisables.

2010, LESTRINGANT, Frank, « Rire en Sardaigne et ailleurs : le rire du voyageur à la Renaissance », Rire à la Renaissance, colloque de Lille, Université Charles-de-Gaulle / Lille III, 6-8 novembre 2003, édition de Marie Madeleine Fontaine, Genève, Droz (coll. « Travaux d'Humanisme et Renaissance », no 469), 542 p., p. 195-217, sur André Thevet, p. 195-204. [2398

*2015, MARCONDES, Danilo, « André Thevet et Jean de Léry : une diaphonie sur le nouveau monde », actes du colloque Découverte de l'autre, redécouverte de soi : l'impact de la Nouvelle-France et de la France antarctique sur la pensée française de Montaigne à Diderot, édition de Thierry Belleguic, Sébastien Charles et D. Marcondes (Université Laval, CIERL, 11-12 octobre 2012), à paraître : Paris, Herman (coll. « La république des lettres »). [2399

Tonti, Henri de (5.2.51)

2007, BERTHIAUME, Pierre, « Utopie et schizophrénie en Amérique du Nord », Regards croisés sur le Canada et la France : voyages et relations du XVIe au XXe siècle, actes des congrès de La Rochelle du 18 au 23 avril 2005, édition de Pierre Guillaume et Laurier Turgeon, Québec et Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques et Presses de l'Université Laval, 400 p., p. 191-211. [2400

      L'article porte sur les Dernières Découvertes de La Salle par le chevalier de Tonti (1697), ouvrage désavoué par Henri de Tonti, mais probablement rédigé à partir d'un mémoire de lui.

 

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