Les interventions du redoutable polémiste (nous le sommes tous) restent généralement sans réplique, malheureusement, ses victimes n'éprouvant pas le besoin qu'on mesure davantage la justesse de la critique et c'est bien dommage, cela nous permettrait de rire encore un peu, car si le polémiste est intervenu, c'est évidemment parce que ce n'était pas drôle du tout. La formule : polémique = réplique (pamphlétaire (sans réplique)).
L'éléphant de porcelaine L'arpenteuse du racisme La brouillonnologue de la CGMM Notre critique et sa poésie
Les fulminations de Dominique Deslandres, de René Latourelle et de Robert Toupin contre le « Mythe contemporain Laflèche »

Polémiques II

Guy Laflèche,
Université de Montréal

La Liste de lectures

Actions menées à la Faculté

      Si les actions désespérées sont les plus belles, en voici quelques magnifiques menées à temps perdu, c'est bien le cas de le dire, auprès des instances de la Faculté des arts et des sciences, cet automne 2004. Il n'a jamais fait de doute dans mon esprit que le nouveau programme serait approuvé finalement par le Conseil de la Faculté. Mais il ne serait pas dit que cela aura été fait en ignorance de cause. Jusqu'à la fin, comme on va le voir ci-dessous, mes appels et mes écrits auront tout simplement été ignorés. I-g-n-o-r-é-s. Formulaires administratifs, interventions orales improvisées et propositions entérinées à la majorité des voix d'un côté, le leur, celui des administrateurs; consultation, textes et analyses de notre côté, le mien.

      Ce fichier n'ajoute absolument rien à ce qui est exposé dans ce répertoire internet depuis l'été 2004. Il montre seulement qu'il aura été très activement ignoré par les instances de la Faculté. Rien de plus, rien de moins.

      Les Réformistes ont gagné. Notre programme traditionnel, classique des études littéraires est maintenant saccagé. Cela s'est fait peu à peu, avec de plus en plus d'unanimité, alors que l'initiative n'est venue ni des professeurs et encore moins des étudiants, mais bien des administrateurs. Le Destin, c'est l'avenir, n'a qu'une façon de prouver que j'avais raison. Évidemment, si je crois que nos étudiants avaient une formation tout à fait exceptionnelle grâce à notre Programme individuel de lectures, comme aussi par le caractère systématique de notre programme où les étudiants devaient nécessairement fréquenter toutes les périodes et tous les genres des littératures française et québécoise, cela devrait aussi signifier qu'ils ne l'auront plus ! Je peux donc espérer, pourquoi pas ?, que mes protestations attireront l'attention sur ce programme qu'on avait mis un demi-siècle à édifier. En effet, toutes les universités du Québec ont maintenant le champ libre pour conquérir la « clientèle » de choix qui était précisément attirée par le programme classique des études françaises de l'Université de Montréal.

      Il n'y a donc aucune raison de désespérer. Il suffit d'un mouvement d'opinion pour déclencher une étude approfondie du programme que j'ai défendu de mon mieux, seul et sans aucun moyen. Une évaluation sereine ne manquera pas de montrer ses avantages sur tout autre. Et,après tout, cela pourrait même se passer à l'Université de Montréal...

      Pour l'instant, ne rêvons pas : j'ai perdu.

      Guy Laflèche,
      27 décembre 2004.


Mercredi, 1er décembre 2004,
adoption du nouveau programme au CONFAS

      L'ordre du jour annonçé est modifié pour permettre l'adoption du nouveau programme du département des études françaises, alors qu'il devait être soumis à sa prochaine assemblée en février. Malgré mon appel, tel qu'on le lira ci-dessous, le Conseil adopte à l'unanimité le nouveau programme, avec les félicitations du doyen et de la vice-doyenne.

      À l'unanimité. Le Conseil de la Faculté des arts et des sciences doit compter une bonne centaine de personnes, dont une minorité de professeurs élus, la majorité étant constituée par les membres nommés d'office, en particulier les directeurs des départements de la Faculté. Aucun vote dissident n'aura simplement représenté mon opposition active à ce programme depuis le début de l'année.

      Il faut évidemment comprendre que le directeur des Études françaises était là pour « défendre » le nouveau programme, appuyé par le doyen et la vice-doyenne. En revanche, personne ne pouvait présenter ni même représenter ma position.

      Le nouveau programme sera en place en septembre 2005.


Lundi, 29 novembre 2004,
adresse aux membres du CONFAS

      C'est vendredi dernier que je me suis rendu compte que l'impossible se produirait peut-être encore ! Alors qu'on m'avait dit que le projet de nouveau programme serait soumis à l'approbation du Conseil de la Faculté en février prochain, voilà que la vice-doyenne se préparait à le soumettre à la séance du 1er décembre, soit mercredi prochain. J'ai pu faire confirmer cela par le bureau de la vice-doyenne ce lundi. Je ne suis pas membre de ce Conseil. Je n'avais pas trois jours pour tenter d'y intervenir. J'ai pu improviser la lettre suivante que j'ai acheminée aux membres élus du CONFAS.

      Le 29 novembre 2004

      Aux membres élus par les professeurs
au Conseil de la Faculté des arts et des sciences.

      Bonjour,

      Je m'adresse à vous dans l'urgence, car j'avais jusqu'à la fin de janvier 2005 pour présenter aux membres du Conseil de la Faculté des arts et des sciences ma position sur le nouveau programme de mon département des Études françaises qui devait être soumis au Conseil en février.

      Je sais bien qu'il est difficile de prendre partie dans les débats d'un département, même si l'on est de la même Faculté.

      En revanche, il ne fait pas de doute que les membres du Conseil peuvent légitimement s'assurer de la transparence des débats et des processus conduisant à l'approbation d'un programme d'études, surtout si un professeur (c'est moi !) explique des choses simples et claires qui devraient pouvoir être entendues.

1. Justement, je n'ai pas pu me faire entendre adéquatement dans le processus qui a conduit à la mise en place du projet de nouveau programme du Département des études françaises.

      La preuve en est (une parmi bien d'autres, comme vous le verrez) que j'ai dû mettre en place un site internet pour faire connaître les résultats d'une toute simple consultation de nos étudiants que non seulement on avait négligé de faire (parlant au nom des étudiants !), mais à laquelle la direction de mon département et les dirigeants de l'association étudiante se sont opposés. On ne peut imaginer rien de plus invraisemblable lorsqu'il s'agit d'évaluer et d'améliorer un programme d'études.

      Ce site internet qui doit être connu de tous les membres du CONFAS se trouve à l'adresse suivante :

      < http:_//_mapageweb.umontreal.ca/lafleche/po/li >.

      Les membres du CONFAS peuvent difficilement s'interroger sur la nature du programme qui leur est soumis sous forme de formulaire. Qu'ils sachent que je me fais fort de présenter une conférence ou même une journée d'étude publique à ce sujet, dont la matière se trouve actuellement sur mon fichier internet.

      Mais ce n'est pas tout. La majorité a évidemment raison du fait d'être la majorité, certes, mais jamais dans les décisions intellectuelles comme c'est le cas de l'abolition d'un programme et de l'adoption d'un nouveau programme. S'agissant d'intellectuels, la majorité des professeurs d'un département doit en plus avoir raison (si je puis dire, s'agissant de la moindre des choses) et pouvoir répondre explicitement aux objections de la minorité. Ce devrait même être plutôt facile ! — On ne doit donc jamais accepter qu'un professeur ne puisse être entendu de la manière la plus adéquate possible.

2. Je n'ai pas pu non plus me faire entendre adéquatement au Comité des études de la Faculté des arts et des sciences. Non seulement je n'ai pas pu rencontrer le Comité, mais apparemment il n'aurait pas été informé de l'existence de mon fichier internet que j'ai présenté à la vice-doyenne aux études.

3. Vendredi dernier (26 novembre), les professeurs du département des Études françaises ont été convoqués [...] pour approuver des modifications [...] destinées à permettre que le nouveau programme soit soumis au Comité des études dès lundi, ce 29 novembre, pour que le nouveau programme puisse être adopté par le Conseil de la Faculté des arts et des sciences deux jours plus tard, le mercredi 1er décembre.

      Actuellement, le bureau du secrétariat de la Faculté est en train d'étudier la question, de sorte que l'ordre du jour du Conseil puisse être modifié et ce programme adopté dès maintenant. On se demande bien pourquoi : excellente question à poser.

      Je ne me fais aucune, absolument aucune illusion sur l'issue du vote du CONFAS, évidemment, mais je voudrais que les membres du Conseil votent en connaissance de cause, à tout le moins en connaissant l'existence de mon travail critique. Ce qui me paraît impossible de réaliser en quelques jours.

      La moindre des choses serait donc d'imposer un « dépôt » de la proposition du Comité des études jusqu'à la prochaine assemblée du Conseil en février, pour que tous ses membres puissent prendre connaissance de mon analyse critique à ce sujet. Pour ma part, je serais très heureux de pouvoir intervenir de manière plus efficace que je n'ai pu le faire jusqu'à maintenant.

      Acceptez l'expression de mes meilleurs sentiments,

      __gl>-

      P.S. Comme vous le voyez, j'adresse la présente aux professeurs élus au CONFAS dont j'ai pu obtenir la liste informatique. Je vous serais très reconnaissant d'adresser la présente à votre directeur de département, de sorte que l'un d'entre eux puisse la faire parvenir à tous les directeurs de la Faculté. En deux jours, je devrais pouvoir au moins faire comprendre que mon analyse critique mérite d'être prise en considération, ce qu'on ne saurait faire... en deux jours.


16 novembre,
Lettre aux membres du Comité des études

      Le 16 novembre 2004

      Mme Sylvie Normandeau, présidente,
      et membres désignés du Comité des études

      Mesdames, messieurs,

      Comme membres du Comité des études de notre Faculté des arts et des sciences, vous étudiez actuellement le projet de programme soumis par le Département des études françaises.

      Un compte rendu du directeur de notre département et d'un professeur de notre département qui est membre de votre comité nous a été présenté vendredi dernier à l'Assemblée de département. Comme ce long compte rendu n'a porté que sur des éléments du projet de programme (qui paraît clairement en cours d'approbation), mais nullement sur sa structure et ses orientations, j'en déduis, après réflexion, que vous n'avez pas été informés que j'ai demandé d'intervenir auprès de votre Comité ou du moins de vous faire connaître l'action que j'ai menée tout au long de l'été dernier à ce sujet.

      Vous trouverez ci-dessous la lettre que j'ai adressée aux autorités concernées de notre Faculté à ce propos. Au lendemain de cette lettre, la vice-doyenne et présidente de votre Comité a demandé à me rencontrer et elle devait vous faire part de mes propositions précises à ce sujet.

      S'agissant d'approuver un programme d'enseignement universitaire, il me semble que vous êtes en devoir de connaître ce qui peut valider ou invalider les formulaires présentés et défendus par la direction d'un département. Le site internet public que j'ai mis en place à ce sujet devrait compter, me semble-t-il, parmi les documents qui devaient être portés à votre connaissance, faute de quoi il me paraît que vos travaux en seraient invalidés.

      Évidemment, si ma lettre à la vice-doyenne vous a déjà été textuellement transmise et si vous connaissez déjà les documents de mon site internet, je vous prie de me le faire savoir pour que je puisse m'excuser d'avoir cru comprendre le contraire.

      Je vous prie d'accepter l'expression de mes meilleurs sentiments,

      __gl>-

      Guy Laflèche,
      Professeur titulaire,
      Études françaises.

      P.j. Lettre à la vice-doyenne du 3 novembre 2004.


12 novembre,
rapport d'Éric Méchoulan

      Au début de l'Assemblée des professeurs et des étudiants des études françaises, le directeur nous fait un compte rendu de l'état actuel du projet de nouveau programme au Comité des études. Je me rends compte alors qu'un des professeurs du département est membre de ce comité. Il est parfaitement clair que le Comité des études n'a pas été saisi du contenu du présent site internet, connu de tous les professeurs du département, d'une majorité de ses étudiants, comme de nombreuses personnalités du public.

      Le Comité des études de la Faculté étudie donc un projet de programme sans avoir toute l'information disponible.


4 novembre,
rencontre de la vice-doyenne

      La question est simple, comme on le verra à ma lettre à la vice-doyenne qui me vaut cette invitation à la rencontrer.

      Je veux savoir comment intervenir auprès du Comité des études de la Faculté, puisque c'est l'objet de ma lettre.

      La vice-doyenne me dit qu'elle présentera elle-même ma position au Comité. J'ai pour lui un message clair, mes propositions étant fort simples : (1) retarder d'une année si possible l'approbation du nouveau programme, du moins jusqu'à ce qu'on puisse envisager son intégration DANS le programme actuel; (2) en effet, je pense que le mieux que je puisse obtenir, mais c'est aussi le moins, est tout bonnement que le nouveau programme soit une orientation dans le programme actuel, l'« Orientation classique » des études françaises. Rien de plus simple, mais aussi de plus efficace. Je m'offre évidemment à réorganiser la structure du programme actuel avec la nouvelle banque de cours. Un jeu d'enfant, mais dont le résultat, lorsqu'on y réfléchit, est dévastateur, puisque les étudiants ne pourront plus choisir leur cours n'importe comment, c'est-à-dire selon la dynamique « littérature comparée », mais bien en fonction des axes historiques où tout étudiant est tenu de fréquenter TOUTES les périodes des littératures d'expressions françaises.

      Il est clair que la vice-doyenne s'engage à transmettre pour le moins ma lettre aux membres du Comité des études, puisque la question est finalement de savoir s'il sera permis aux membres du Comité de m'inviter à les rencontrer : ce sera à eux d'en décider.


3 novembre,
lettre à la vice-doyenne

      Le 3 novembre 2004

      Mme Sylvie Normandeau, vice-doyenne,
      Vice-décanat aux études,
      Faculté des arts et des sciences,
      3150, Jean-Brillant (bureau 9090),
      Montréal H3T 1N8

      COURRIER INTERNE

      Madame la Vice-doyenne,

      Permettez-moi d'abord de vous dire que je suis un propagandiste et défenseur du programme actuel de notre département des Études françaises. Non seulement il n'a rien à voir avec les « French studies » des universités britanniques ou états-uniennes, comme des autres programmes non francophones à travers le monde, mais il n'a absolument aucun équivalent hors de France. Plus encore, il fait l'envie des professeurs des universités françaises auxquels j'ai eu l'occasion de le présenter plusieurs fois.

      Aucune université francophone du Québec n'a un programme comparable, tandis que les universités Laval et McGill ont tenté récemment de nous imiter en adoptant des « Programmes de lectures individuels », sans s'aviser qu'il ne s'agit pas d'un cours isolé, mais bien d'un enseignement dans un vaste ensemble totalisant 24 crédits (quatre cours de six crédits) (1), doublé en deuxième année d'un Programme de lectures de critiques.

      Comme vous le verrez, le département ne propose nullement une « réforme » de ce programme, mais bien un nouveau programme qui l'abolit. Je pense que le directeur du département, son adjoint et le comité qu'il ont constitué n'ont pas procédé de manière idoine, mais je dirais de manière improvisée s'il m'était permis de le dire sans insulter des personnes de bonne foi. Je le dis toutefois, car je peux l'expliquer en long et en large, contrairement aux arguments intellectuels auxquels je m'en suis rigoureusement tenu dans le site internet que j'ai mis en place à ce sujet, après que la Direction de mon département et l'Association étudiante se soient formellement opposées à ce que je consulte les étudiants à ce sujet alors qu'ils prétendaient agir en leur nom ! Mon fichier internet se trouve à l'adresse suivante :

< http:_//_www.mapageweb.umontreal.ca/lafleche/po/li >.

      J'estime que je n'ai pas pu me faire entendre dans mon département lors de la mise en place du nouveau programme. Je voudrais donc savoir s'il est possible que je puisse intervenir auprès du Comité des études qui doit approuver ce programme, comité que vous dirigez, avant que le projet ne soit acheminé au Conseil de la Faculté des arts et des sciences, l'instance démocratique où il me sera possible d'intervenir auprès de ses membres (et c'est la raison pour laquelle j'adresse copie de la présente à notre Doyen qui préside ce Conseil).

      Quelle que soit votre réponse, je vous prie d'accepter l'expression de mes meilleurs sentiments,

      __gl>-

      Guy Laflèche,
      professeur titulaire,
      Études françaises

      cc M. Éric Méchoulan, directeur du département des Études françaises
      cc M. Joseph Hubert, doyen de la faculté des Arts et des Sciences

      (1) Toutes mes excuses : il ne s'agit pas d'un ensemble de 24, mais bien de 18 crédits. Le lapsus vient de ce que des quatre cours d'une année, deux se donnent toutes les deux semaines et comptent donc ensemble pour 6 et non 12 crédits. Cela dit, l'image très juste doit rester : il s'agit bien d'un vaste ensemble de quatre cours totalisant pas moins de 18 crédits.


31 juillet 2004,
dernière lettre aux répondants de la consultation

      Bonjour,

      Voici l'état de la question sur l'abolition du Programme individuel de lectures au coeur de la prétendue Réforme du programme des cours du Département des études françaises de l'UdeM. « Prétendue » Réforme : la suppression de la Liste de lectures correspond évidemment à un changement de programme et non à une réforme, voilà au moins un point sur lequel tout le monde doit s'entendre. Je vous rappelle l'adresse de nos fichiers internets à ce sujet :

      < http:_//_www.mapageweb.umontreal.ca/lafleche/po/li >.

      C'est le second message que je vous adresse. Comme je n'abuse pas, vous accepterez qu'il soit un peu long. Car vous devez être conscient que mes envois collectifs vous sont envoyés un à un, individuellement, pour m'assurer que vous ne puissiez être nommément identifié. Je fais exception, évidemment, pour les professeurs et administrateurs auxquels j'adresse copie de ce message collectivement.

      Comme la dernière fois, je voudrais d'abord remercier les contestataires et les opposants à ma démarche, notamment l'étudiante qui a bien voulu accepter de les représenter au mieux (rp.111) et qui je crois devrait être lue avec beaucoup d'attention pour améliorer le programme de lectures et son évaluation. Merci aussi à tous de vos critiques et suggestions. Je cherche toujours un ou deux étudiants qui voudraient exposer un point de vue favorable à l'abolition du cours FRA 1004 intitulé Programmes individuel de lectures.

      En démocratie, nous avons tous le droit de nous exprimer. Il est clair que ce n'est pas possible au Département des études françaises, notre département. La preuve en est que nous perdons un temps précieux, en plein mois d'août, à réagir contre l'unanimité qui conduit actuellement le train de la Réforme vers l'abolition du Programme individuel de lectures qui, depuis un demi-siècle avait un peu fait ses preuves et dont nous sommes tous largement satisfaits et même très fiers. Alors ? Il faut faire dérailler ce train. L'objectif est simple et j'espère que vous voudrez tous y collaborer. Comment ?

      Ce n'est pas nécessaire d'exiger pour l'instant la démission du directeur actuel du département, l'abdication de l'adjoint au baccalauréat qu'il s'est nommé et la dissolution du Comité des études qu'ils se sont adjoint. Ce devrait être la prochaine étape de notre action que d'exiger leur démission, puisque ce sont eux qui nous ont placés dans cette situation loufoque où la majorité doit humblement demander de se faire entendre. On doit les forcer à rendre compte de leur action, à s'expliquer, à se justifier, ou a revenir sur leurs décisions. Pour cela, il faut les dénoncer, tout simplement.

      D'abord à l'Université. Même si cela est sans espoir, je pense qu'il faut jouer le jeu jusqu'au bout. Au Département des études françaises, nous savons que nous ne pouvons pas être entendus, puisque j'ai été le seul et unique professeur opposant durant une année avant qu'on se retrouve tous ici, dans mes fichiers internets, ce qui n'est pas tout à fait normal, il faut en convenir. Cela ne changera vraisemblablement rien, mais adressons-nous tout de même à la Faculté des arts et des sciences qui doit approuver les programmes proposés par ses départements avant de les acheminer à la direction. Il faut écrire à la vice-doyenne aux études, Mme Sylvie Normandeau, responsable et probablement présidente du Comité des programmes de la Faculté :

      < sylvie.normandeau@umontreal.ca >

      La vice-doyenne et son personnel sont actuellement en vacances jusqu'au 16 août. Mais d'ici là, ce serait une bonne action de lui adresser un petit message (moins de dix lignes, universitaires !, soyez concis) pour lui dire votre préoccupation (avec tout le respect que vous devez à son travail en ce qui concerne l'élaboration et l'adoption des programmes d'études, car jusqu'à preuve du contraire elle n'est pour rien dans l'abolition de la Liste de lectures). Si vous êtes étudiant, pour lui dire que jamais vous n'avez été consulté; si vous avez été un étudiant, pour lui rappeler qu'il faut évaluer l'impact d'un cours comme le Programme individuel de lectures avant de le supprimer, ce qui manifestement n'a pas été fait : 70% des étudiants considèrent que ce programme a été pour eux essentiel et 70% des étudiants également, que le nombre d'oeuvres au programme n'est pas trop élevé. Même si vous comptez dans les 30% qui ne sont pas aussi favorables, il me semble que vous devez protester en notre nom à tous. Le principe est simple et assez percutant : la majorité doit être entendue ! Nous sommes forts de ce que nous sommes, le produit d'une consultation.

      Ensuite. Il faut dès maintenant, tout de suite, le plus vite possible, saisir le plus large public possible de la situation. Parenthèse. J'ai déjà pris plusieurs heures pour corriger au mieux l'ensemble des fichiers de notre répertoire avant de les rendre maintenant publics. À vous de voir si vous y trouvez encore d'autres fautes et coquilles, depuis les fautes d'humeur jusqu'au fautes d'accord. Il me reste deux fichiers à corriger, les vôtres ! Lorsque j'ai édité vos « Bonnes questions » et vos « Commentaires spontanés », j'ai revu vos textes, en bon éditeur. Mais il est bien possible que j'aie laissé passer quelques fautes ou coquilles, précisément parce que j'en ai trouvé très peu. En vous relisant, n'oubliez pas de me signaler votre numéro de répondant (rép.000) : vous ne pouvez pas changer votre texte, évidemment, mais vous pouvez en revoir la formulation grammaticale (qui est déjà d'un très haut niveau).

      Notre moyen d'action le plus simple est de faire connaître ces fichiers, le répertoire internet dédié à la défense du Programme individuel de lectures. Il faut en saisir le public et par conséquent les journalistes. Les lettres ouvertes aux journaux, notamment par quelques professeurs de collèges connaissant bien la situation, voilà un moyen d'action qui serait des plus efficaces. Alors prenez quelques minutes pour écrire à vos professeurs de Cégep qui auraient été étudiants chez nous : vous trouverez souvent des fanatiques de la Liste de lectures ! Si vous connaissez ou admirez des journalistes, décrivez-leur la situation.

      Mais le mieux et le plus simple, lorsqu'on n'a absolument aucun pouvoir, reste la publicité. Acheter un espace publicitaire dans la Presse et le Devoir est bien la façon la plus simple d'avoir un impact immédiat, précisément parce que c'est le dernier recours. Nous sommes actuellement plus de 125 répondants. À dix dollars chacun, nous avons un impact publicitaire raisonnable; pour que cette moyenne soit atteinte, il faut multiplier par deux ou par trois ce montant de votre contribution individuelle si vous le pouvez. Tous ceux qui contribueront participeront à la rédaction des publicités et nous verrons ensemble si les publicités seront signées des noms de tous ou de ceux seulement qui ne sont plus actuellement aux études à l'UdeM. Si vous voulez contribuer à cette action publicitaire, adressez-moi un message sous le titre « CONTRIBUTION » et je vous dirai quand et comment m'adresser un montant que vous établirez par la suite.

      Autre chose. J'ai commencé à mettre en place la documentation concernant les équivalents du cours qui nous occupe à McGill et Laval. Y aurait-il d'autres universités à travers le monde ayant des programmes de lectures équivalents ? À l'inverse, j'aimerais qu'on précise les forces des programmes de Lettres des universités de la région montréalaise. Si l'UQAM, en particulier, n'a pas notre Liste de lectures, elle n'en a pas moins d'autres attraits. Si notre Programme individuel de lectures est une de nos forces principales (avec notre enseignement organisé systématiquement par périodes, par genres et par méthodes critiques), nous avons avantage à connaître les forces des programmes de l'UQAM, plus populaires que les nôtres, précisément pour montrer à nos administrateurs que ce n'est pas en affaiblissant notre baccalauréat qu'on attirera chez nous des étudiants qui vont à l'UQAM (toujours par exemple) pour les forces de son programme.

      Le bon sens dit que vous ne devez plus laisser vos représentants étudiants faire le jeu des Réformistes. Vous devez donc prendre le contrôle de votre association étudiante de sorte que vous soyez adéquatement représentés. Des élections, cela se prépare. Une bonne idée serait donc de mettre en place une Liste électorale centrée exceptionnellement sur la Liste de lectures. Je me permets de signaler aux nouveaux venus en Études françaises que cette fameuse Liste de lectures ne contribue pas peu depuis de nombreuses décennies à représenter la valeur particulière du diplôme de baccalauréat chez nous : un baccalauréat classique, une valeur sûre. Cela n'enlève rien aux autres baccalauréats en Lettres de l'UdeM ou d'ailleurs dans la région de Montréal, mais je ne vois pas pourquoi on en priverait nos futurs étudiants... C'est tout de même le diplôme qu'ils présenteront au bout du compte à leurs éventuels employeurs et notamment aux comités de sélection des départements de français des Cégeps.

      Manifestations. À la rentrée, quelques semaines après la rentrée, ne serait-il pas opportun d'organiser un rassemblement significatif sur la Liste de lectures et la prétendue Réforme dont on ne veut pas au prix de l'abolition du Programme individuel de lectures ? Rien ne devrait être exclu : manifestation, séance d'étude et orgie pourraient d'ailleurs concorder, l'orgie en question correspondant à un « party » dans le style classique gréco-romain, comme dans les films de Fellini, une grande fête pour discuter tranquillement de Liste de lectures, Programme individuel de lectures, Réforme du programme et même un peu de lectures.

      Allez hop ! Quelques actions immédiates, rapides, efficaces.

1) Écrivez à la vice-doyenne : < sylvie.normandeau@umontreal.ca > pour dénoncer d'avance l'abolition de la Liste de lectures.

2) Contribuez à la publicité dans la presse pour dénoncer la suppression du Programme individuel de lectures en m'adressant un message sous le titre « CONTRIBUTION ».

3) Signalez-moi les fautes et coquilles des fichiers de notre répertoire et je les corrigerai aussitôt. Les vôtres en particulier.

4) Engagez-vous à mettre en place quelques équipes de travail : élections aux divers postes de l'AEDEF, manifestations publiques, lettres aux journaux, préparation de l'orgie...

5) Transmettez copie de ce message à vos amis du département, incitez tous ceux qui n'ont pas encore répondu à la consultation à le faire maintenant.

      Alors merci de vos quatre ou cinq actions, — Guy

      Guy Laflèche,
      514-343-xxxx
      guy.lafleche@umontreal.ca
      < http:_//_www.mapageweb.umontreal.ca/lafleche/po/li >


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