El bozo

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Remerciements

Calendrier des débuts du travail


  1. Présentation du projet
  2. 4 avril 1996
  3. Comment participer
  4. 30 juin 1996
  5. 15 juillet 1996
  6. Septembre 1996
  7. 9 février 1997
  8. 14 mai 1997
  9. 2 janvier 1999
  10. 3 mai 1999
  11. 10 octobre 1999
  12. 19 février 2000
  13. 10 mars 2000
  14. 15 avril 2000
  15. 18 octobre 2000
  16. 15 janvier 2001
  17. 23 juillet 2003

  18. 1er juillet 2006

  19. Recherchés


1- Présentation du projet

Les Chants de Maldoror du comte de Lautréamont
première édition critique inédite mise en orbite
et réalisée en direct sur la Toile

      Travail de recherche et d'édition entrepris en janvier 1994. L'analyse recense à ce jour plus de 150 hispanismes dans l'oeuvre, dont plusieurs de haute fréquence, sans compter les expressions et tournures syntaxiques propres à l'espagnol, les particularités morphologiques, de même que les « incorrections » et « approximations » propres aux bilingues. Le travail présente également les gallicismes ou plus précisément les rêveries du locuteur espagnol sur la langue française.

      L'étude a pour premier objectif de faire comprendre qu'il est impossible d'apprécier parfaitement Ducasse sans connaître l'espagnol et de réaliser l'établissement du texte des « Chants de Maldoror » en conséquence.

      Ce travail, dédié aux Montréalais, qui sont en très grande majorité bilingues, connaîtra une publication originale. En effet, il sera lancé sur la Toile, en édition HTML. Les strophes des « Chants de Maldoror » y seront éditées une à une et les lecteurs seront invités à participer à l'analyse et à la recherche ou simplement à faire part de leurs commentaires et de leurs critiques. Ainsi, non seulement il s'agira de la première édition critique scientifique jamais publiée en cours d'élaboration sur la Toile, mais elle sera interactive.

2- État du travail au 4 avril 1996

      (150e anniversaire : Isidore Ducasse est né le 4 avril 1846)

      L'édition HTML actuellement en cours proposera l'établissement d'une première strophe. Laquelle ? La cinquième strophe du troisième chant (3.5). Pourquoi ? Parce qu'il faut bien commencer quelque part et qu'il n'y a aucune raison de commencer par le commencement. Or c'est dans cette strophe qu'il est question de notre sujet : « Le colimaçon monstrueux de l'idiotisme » !

3- Comment participer

      Pour commencer, il faut prendre connaissance du travail en cours, si ce n'est déjà fait. Ensuite, vous pourriez reprendre votre lecture des Chants, au fur et à mesure que vous en trouverez les strophes éditées et étudiées ici (on en trouve quatre éditions françaises en format de poche en librairie actuellement). Et m'adresser en conséquence vos critiques, vos suggestions et vos commentaires. On peut tout discuter, un point de grammaire ou une question de poétique, le sens d'une expression ou celui de l'oeuvre.

      PARTICIPEZ ! INTERVENEZ ! Toutes vos interventions me sont précieuses, à commencer par vos impressions de lecture.

La Confrérie du Bozo

      Il y a probablement autant de façons que d'internautes de contribuer à ce travail. À chacun d'y collaborer, d'y participer ou d'en profiter à sa manière. Il n'y a pas de limite, ni dans le nombre ou la personnalité des participants, encore moins dans les formes de participation, le nombre d'interventions ou les délais de réponse (moi, je réponds vite, mais prenez tout votre temps pour réagir).

      Je ne suis pas de ceux qui rabrouent les élèves qui rêvent de trouver leurs devoirs tout fait sur la Toile. On peut rêver : c'est comme ça qu'on réussit finalement à faire de bons devoirs. Vous préparez pour le collège un exposé ou un travail de recherche sur les Chants de Maldoror d'Isidore Ducasse ? Vous pouvez vous aider de ce travail pour en étudier une strophe. Écrivez-moi et on en parlera.

      Révélation ! Vous venez de découvrir « Lautréamont ». Vous êtes mort de rire, passionné, euphorique. Vous avez de la chance. Mais ça ne vous passera pas. En revanche, alors que vous tombez sur ce fichier où vous a conduit votre recherche frénétique sur la Toile, vous n'en revenez pas ! Tous ces fichiers et toutes ces petites notules, tout ce pinaillage, alors que l'essentiel, bien entendu, ce sont les Chants et ce qu'ils nous disent. Écrivez-moi et on en parlera.

      C'est dans une autre vie que vous avez découvert Lautréamont, comme les frénétiques dont il vient d'être question, ou au contraire vous n'aviez pas du tout apprécié les Chants de Maldoror et peut-être même pas lu plus de deux ou trois strophes. En tout cas, pour une raison ou une autre (ne me dites pas que vous entreprenez un mémoire de maîtrise ou un doctorat sur celui que vous appelez donc maintenant Isidore Ducasse ?), peut-être au hasard de la découverte du présent travail, vous pouvez vous offrir une lecture complète ou une relecture de l'oeuvre complète. C'est le bon temps de profiter du présent travail en y collaborant activement : il vous appartient, n'attendant que votre participation. C'est rare qu'on puisse participer aux ouvrages critiques. Ne laissez pas passer l'occasion.

      Je peux aussi imaginer que vous êtes à la retraite, de langue espagnole ou que vous connaissiez assez d'espagnol pour jouer à la découverte des hispanismes dans l'oeuvre d'Isidore Ducasse. Inutile de vous dire que vous êtes les bienvenus. Surtout, ne vous gênez pas, d'abord parce que vous m'aiderez à faire la preuve que tout le monde peut collaborer efficacement à un travail universitaire interactif et ensuite pour le plaisir de partager ses idées, ses intuitions ou ses conviction, en sachant que la plus petite opinion sera reçue favorablement, parce qu'elle peut être riche d'enseignement.

      Ou (mais je rêve !) vous êtes professeur de français langue seconde et n'ignorez rien des affres de l'hispanisme... Alors il serait peut-être temps que vous mettiez vos élèves à contribution, non ? Ce n'est pas parce qu'on s'amuse qu'on ne peut pas servir très sérieusement vos fins pédagogiques.

      Mais, ciel !, je n'y pensais pas : vous pouvez être rien de moins qu'un « ducassien ». On appelle sérieusement ainsi les spécialistes de l'oeuvre d'Isidore Ducasse, je vous jure. Comme j'ai eu l'occasion d'en rencontrer plusieurs d'un seul coup lors d'un congrès à Montréal, à l'automne 1998, je peux vous faire une confidence : j'ai rarement eu l'occasion de faire la connaissance d'autant de sympathiques fanatiques (voyez à la bibliothèque leur Bulletin de l'Association des amis passés, présents, futurs d'Isidore Ducasse).

      Alors vous en êtes ? Un vrai de vrai Ducassien ? Bienvenue à vous également. Et ne laissez pas toute la place aux autres. Autrement, sachez-le, nous de la confrérie de Bozo, on vous déducass(i)era, sans autre forme de procès.

      Bref, vous êtes tous invités à participer à ce travail. Dès qu'on sera trop nombreux, on se choisira un arbitre et on mettra même en place un « Comité éditorial ».

      Le jeu consiste, du moins au début, à pourchasser les hispanismes lexicaux et tout ce qui sonne espagnol dans le texte du Montévidéen. Et, puisqu'on y est, à s'assurer du sens littéral du texte partout où ses emplois ne sont pas propres à la langue française courante. Il ne s'agit pas de jouer à la police, mais de s'amuser.

      À vous de jouer ! Allons-y.

      On enregistre ses interventions en m'écrivant

ici !

Guy Laflèche
guy.lafleche@umontreal.ca

4- État du travail au 30 juin 1996

      Changement au calendrier du travail.

      J'ai changé d'avis. Au lieu de découper dans mes notes de travail ce qui se rapportait à la seule strophe 3.5, j'ai décidé de mettre en orbite l'état actuel de mon travail, à l'occasion de cette édition. Je me suis beaucoup amusé à en rédiger la présentation que j'ai maintenant fini de corriger. En revanche, je commence seulement à relire mes notes de travail qui ont la forme d'un glossaire d'une cinquantaine de pages. Ces notes resteront bien sûr ce qu'elles sont : un brouillon. Mais j'aimerais vous présenter un brouillon sans trop de fautes et de coquilles, tout de même. Je sais bien que vous allez tous m'aider à le corriger dès qu'il sera ici, mais je ne voudrais pas donner l'impression de vous laisser tout le travail.

5- Le 15 juillet 1996

      Le travail de recherche est vraiment lancé le 15 juillet 1996. Il est constitué de trois parties : (I) la présentation, (II) l'établissement de la strophe 3.5 et (III) l'étude lexicale sous la forme d'un glossaire. Mon retard s'explique bien facilement : j'ai dû trouver le temps de relire mon « brouillon » (puisqu'il doit s'agir d'une forme de publication d'un TRAVAIL EN COURS, voici qu'il nous faut maintenant mettre nos brouillons au propre ! ah, misère...). Mais il doit s'y trouver encore quelques fautes et plusieurs coquilles. La prochaine étape du travail consistera donc, pour moi, très modestement, à les trouver, tout en ajustant les corrections qui me seront proposées.

6- Septembre 1996

      Un sommaire du dossier (la présentation et la liste abrégée des hispanismes) a paru dans les Cahiers Lautréamont : « Quelques poils de la moustache de Lautréamont », nos 37-38, 1er trimestre 1996, p. 81-98).

      Sous-titre : « http://tornade.ere.umontreal.ca/~lafleche/ma.html&nbs p;».

      L'ouverture de l'article présente en deux pages l'impact de la communication par internet sur l'édition critique et notamment l'édition html (code hypertextuel). D'une part parce que la communication électronique permet un travail interactif; d'autre part parce que la « référence » (notes, variantes et renvois), qui est la clé de l'apparat critique scientifique, est également la fonction primordiale du langage html ou du code hypertextuel : c'est la commande « href » (référence hypertextuelle), celle qui gère tous les liens d'un document, comme tous les noyaux de communication hypertextuel à travers le vaste momde (le VRM, le vaste réseau mondial dit, en basic html, le WWW).

7- Le 9 février 1997

      Toutes les erreurs, les fautes et les coquilles qui m'ont été signalées à ce jour ont été corrigées.

      Au cours du mois d'octobre dernier, j'ai eu l'occasion de prendre la description matérielle des originaux des oeuvres d'Isidore Ducasse conservés à la Bibliothèque Nationale de France. Je peux vous apprendre que l'édition séparée du premier chant (P 1868) « manque en place » à la Grande Réserve de la bibliothèque où il y a peu de chance qu'on la retrouve jamais...

8- Le 14 mai 1997

      J'ajoute une quinzaine de fautes et coquilles de l'édition originale des Chants à mes listes, dans les règles d'établissement. Je serais bien sûr très heureux qu'on m'en signale d'autres, car il semble qu'on n'en finisse jamais avec elles... Quoi ! vous ne trouvez pas qu'infatigab!e valait le détour ?

9- Le 2 janvier 1999

      Depuis l'an passé, j'ai préparé une communication au colloque de Montréal sur les traductions espagnoles des Chants de Maldoror. La croix et la bannière. Je vous jure et ne vous en parle pas : vous lirez.       Graphiques et matémathiques, je crois bien que j'aurai été le premier à calculer les proportions des strophes et des chants. Fallait bien que cela se fasse un jour.

      En voici le titre et la référence : « Los Cantos de Maldoror de Julio et Ramón Gómez de la Serna : la réception des traductions en espagnol », dans les Lecteurs de Lautréamont, actes du quatrième colloque international sur Lautréamont, Montréal, 5-7 octobre 1998, éd. J.-J. Lefrère et M. Pierssens, Paris, Cahiers Lautréamont (livraisons 47- 48) et Du Lérot, 1998, p. 307-327.

      Depuis pas beaucoup plus de deux jours, le fichier que vous consultez actuellement a été sélectionné par Yahoo! France. C'est vraiment un honneur extraordinaire, dans la mesure où cela ne peut pas tenir aux prouesses technologiques, bien entendu. Peut-être au contenu ? Enfin, je vous laisse juger du choix de Sébastien Manaches (que je remercie sincèrement) :

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10- Le 3 mai 1999

      Vous ne me croirez sûrement pas, mais c'est la stricte vérité : en moins de six mois ce travail a pris pour le moins deux ans de retard. Qu'ai-je fait, ciel ! me demanderez-vous. Je me suis remis à la littérature et à l'histoire de l'Argentine et de l'Uruguay.

      Vous vous souvenez de la strophe 6.9, celle où le pauvre Mervyn est donné à des bouchers pour chien galeux et se retrouve à l'abattoir ? Eh bien j'en connais depuis longtemps une source très importante qui n'a jamais été signalée : « El matadero » (l'Abattoir, 1839) d'Esteban Echeverría. Comme j'étudiais le vocabulaire de la strophe, je suis passé à sa source, de là aux autres oeuvres d'Echeverría, puis à tout ce qui a entouré la publication de « Martín Fierro » (1872) de José Hernández, et encore, entre les deux, à l'oeuvre et à la vie de Domingo Faustino Sarmiento. Résultat : me voilà avec toute la matière d'une petite étude complémentaire à ce sujet. Nous sommes toujours dans l'hispanisme, mais plus tout à fait dans la grammaire. Ce qui n'en est pas moins amusant...

      Mais pour cet été, je laisse tout cela de côté et je reviens à mes hispanismes. C'est la période des vacances, non ? Et je commence par vous mettre en orbite une toute nouvelle version de mes fichiers sur la moustache de Lautréamont, en regroupant tous les hispanismes que j'ai trouvés depuis trois ans.

11- Le 10 octobre 1999

      Je n'ose pas trop vous dire tout ce qui s'est vraiment passé dans le cadre de ce travail depuis le printemps dernier.

      C'est le 2 juillet dernier qu'est apparu sur mon écran un message du traducteur ...Manuel Serrat Crespo ! Vous pouvez imaginer le choc, peut- être ? Il y a plusieurs années maintenant que je travaille chaque matin avec son livre, que je le félicite d'une trouvaille de traduction, que je chicane telle autre, que je compare sa traduction à celle d'Álvarez ou d'un autre. Et puis un bon soir, pop ! le voilà virtuellement sur mon écran.

      Quelques semaines plus tard, c'est Norma Davies qui allait entrer en contact avec moi au sujet de ce fichier et répondre souvent quotidiennement à mes questions. Elle est mon dictionnaire vivant des emplois espagnols.       Or c'est d'autant plus approprié qu'elle vient, comme Isidore Ducasse, d'Uruguay. On verra sûrement avant longtemps quelle place importante elle occupe dans ce travail. Ensemble, nous comptons mettre en place une sorte de « comité éditorial » qui aurait pour fonction de revoir nos analyses. Il nous faut des personnes de tous les horizons, bien sûr, mais aussi des gens que le travail amuse. En tout cas, Norma Davies met déjà mis toute sa famille et tous ses amis à contribution !

      Et ce n'est pas tout, car j'ai encore pour vous un régal, si vous m'en croyez. Une citation littérale de l'Enfer (de Dante, forcément, que croyez-vous!), à la troisième ligne de la première strophe du premier Chant. Oui. Une extraordinaire découverte ? Bien entendu.

      Mais la recherche est toujours en cours. Vous en trouverez l'état actuel dans le fichier intitulé Le Dante de Ducasse.

12- Le 19 février 2000

      Le travail de recherche sur la citation littérale de l'Enfer de Dante est maintenant virtuellement achevé. Dès que j'aurai dix jours je le mettrai par écrit. Je me suis donc remis depuis quelques jours à l'étude des hispanismes. Je reprends le travail en confrontant systématiquement les diverses traductions des Chants en castillan et en catalan, ce que je n'ai encore jamais fait que très approximativement. Comment évaluer les interactions des traductions ? Car s'il est évident que les traducteurs s'influencent les uns les autres, il est extrêmement difficile de voir comment le texte de Ducasse impose lui-même telle traduction à des traducteurs différents, sur tel ou tel point du texte, sans que le premier traducteur influence le second.

      Pour essayer d'y voir clair, je cherche à obtenir au moins cinq ou dix traductions d'une des strophes, la première, par des hispanophones qui voudraient bien me proposer leur traduction spontanée sans prendre connaissance d'aucune manière des traductions parues à ce jour.

      Vous trouverez l'état de ce travail dans le fichier intitulé traduction.

13- 10 mars 2000

      Nouveau coup de théâtre ! Bien entendu, un travail interactif est actif, forcément, mais on ne peut manquer d'être surpris de l'extraordinaire impact de la publication sur la Toile d'un travail universitaire destiné au public tout autant qu'aux spécialistes et aux autres fanatiques du comte de Lautréamont d'Isidore Ducasse.

      Après Manuel Serrat Crespo, devenu depuis l'an passé un ami et un collaborateur de ce travail, voici qu'un second traducteur d'Isidore Ducasse entre en scène. Il s'agit d'Ángel Pariente, poète et traducteur de Madrid, qui a fait paraître l'an passé une nouvelle traduction espagnole des Poésies et dont la toute fraîche traduction des Chants de Maldoror devrait paraître avant la fin de l'année.

      Et la première intervention d'Ángel Pariente est vraiment spectaculaire : la bibliographie de son livre à paraître ne compte pas moins de six traductions espagnoles d'oeuvres d'Isidore Ducasse qui étaient encore inconnues de toutes les bibliographies que j'avais consultées jusqu'à maintenant ! (en comptant les traductions d'Ana Alonso et d'Ángel Pariente lui-même parues récemment). Voilà donc un savant poète pour nous rappeler qu'il ne faut jamais faire confiance aux bibliographies que l'on trouve toutes faites. Grâce à lui, nous prenons tous connaissance ici des traductions suivantes, telles qu'on les trouve dans son premier message que voici :


Date: Vendredi, 10 mars 2000

MENSAJE PARA EL SR GUY LAFLECHE

He leído con atención sus interesantes páginas sobre Lautréamont. Acabo de terminar una traducción de Maldoror que espero esté en librerías a finales del presente año.

Tengo el placer de relacionarle seguidamente algunas de las traducciones al español de la obra de Ducasse/Lautréamont. Algunas de ellas no están en la información de su página. Quedaría muy contento si este información le es útil. Forman parte del apartado bibliográfico de mi edición.

Traducciones al español

- Los Cantos de Maldoror. (Canto I). Prometeo, Madrid, no 9, julio 1909 (pp. 69-78) (Traducción de Ricardo Baeza)

- Contra el arte malsano, por Isidore Duchase. Cervantes, Madrid, junio 1919 (pp. 105-123) (Traducción completa de Poésies I, por César A. Comet, con un breve texto de introducción)

- Poesías. Prefacio a un libro futuro. Traducción de José Ferrel. El hijo pródigo, Méjico, Septiembre 1943. A=F1o 1=BA, no 6.

- Poesías. Traducción de Braulio Arenas. Buenos Aires. Editorial Poseidón, 1945.

- Los Cantos de Maldoror. Prólogo y traducción de Ana Alonso. Madrid, Visor, 1997

- Poesías. Traducción, prólogo y notas de Ángel Pariente. Sevilla, Renacimiento, 1998. Edición bilingüe.

Reciba un cordial saludo de :

Ángel Pariente


14- Le 15 avril 2000

      Troisième réédition d'EL BOZO. Les fichiers sont mis à jour, pour y intégrer les résultats du travail quotidien fait depuis un an, interrompu il est vrai par la recherche qui a été elle aussi quotidienne sur les diverses occurrences d'alto chez Dante et d'altus chez Virgile. Les fichiers informatiques sont également fragmentés afin de pouvoir être consultés plus rapidement. Par la même occasion, j'invente une nouvelle forme de désignation des divers glossaires dans les textes édités (ce sont les exposant : « g » pour gallicismes, « h » pour hispanismes, « i » pour incorrection, etc.

      Il faut dire que je ne suis plus le même homme depuis quelques jours. Et là, vous allez m'envier, je le sais bien. Consolez-vous, le chance et le bonheur, ce n'est pas toujours pour les autres et votre tour viendra :

      L'Université de Montréal vient de m'accorder une année sabbatique pour que je puisse me consacrer à temps plein à ce travail de recherche en 2000-2001. Il est vrai que j'ai également quelques travaux à parachever sur les écrits de la Nouvelle-France, mon domaine de recherche principal. Mais à partir de septembre prochain, la publication de la présente édition des Chants de Maldoror devrait avoir atteint le rythme d'une strophe par semaine.

      C'est la perspective du bonheur total !

15- Le 18 octobre 2000

      Ah, c'est déjà l'automne ? À Montréal, c'est déjà bientôt l'hiver ? Et vous constatez qu'il n'y a pas encore beaucoup d'activités dans ce fichier télématique sur la Moustache de Lautréamont ?

      Vous avez tout à fait raison. Je n'y passe d'ailleurs qu'en coup de vent, pour faire quelques additions sur l'Appel de traductions spontanées. Mais je profite de l'occasion pour vous donner rendez-vous pour le premier décembre, environ. D'ici là, j'aurai terminé un livre en cours sur un certain Valentin Leroux, qui sera bientôt très célèbre (à cause de ce livre, bien entendu !).

      Lors des années sabbatiques, il faut s'occuper des travaux sérieux avant de vraiment s'amuser. Mais ce ne sera pas long qu'on va s'y mettre tous ensemble... et très sérieusement !

16- Le 15 janvier 2001

      Avec les trois premières strophes (1.1, 1.2 et 1.3) des Chants de Maldoror, début de la mise en orbite régulière de l'édition critique interactive. Je ne sais si je pourrai tenir le pari d'achever une première version de l'édition des Chants au cours de cette année 2001. En tout cas, je compte m'y consacrer d'ici le printemps.

      On connaît la suite de l'histoire : ayant obtenu une importante subvention de recherche avec trois de mes collègues pour l'étude du récit de rêve, j'ai été victime de ma recherche même sur les Chants de Maldoror ! Comme on le sait, c'est l'oeuvre d'Isidore Ducasse qui m'a permi de trouver la structure narrative de l'histoire rêvée, le « récit de rêve » au sens strict. Bref, me voilà dans un tout nouveau travail, dont on trouvera l'état actuel dans le fichier suivant :

rrr

17- Le 23 juillet 2003

      Au cours de mon séminaire, consacré cette année encore au récit de rêve, nous sommes revenus aux sources. Aux Chants de Maldoror, évidemment. J'en édite maintenant ici la sixième strophe du quatrième chant (4.6) : la seule strophe constituant un récit de rêve déclarée. Quel plaisir de revenir ainsi à cet incomparable chef-d'oeuvre. Évident souhait d'un prompt retour définitif pour achever une première version de notre édition interactive.

18- Le 1er juillet 2006

      Mise en orbite de la strophe 1.9, à la gloire du Vieil Océan, puis les deux strophes suivantes, 1.10 et 1.11, sont éditées au cours de l'été.

      Les « éditoriaux », qu'on trouvera en en archives, ont pris peu à peu et naturellement la place et la suite de cette chronologie. L'objectif de ces notes factuelles, comme de la présentation périodique des états de la recherche et de l'édition, est de bien montrer qu'il s'agit d'un travail en cours, et par conséquent qu'il est facile d'y participer et d'y intervenir de manière efficace.


6. Courrier et remerciements

Félix Carrasco et Catherine Poupeney-Hart

      Félix Carrasco, professeur au département des études hispaniques de l'Université de Montréal, a souvent répondu à mes demandes d'informations ponctuelles. Mais le 22 mai 1998 il m'a donné une série de réponses à des questions précises que j'avais eu le temps de rédiger. J'ai réaménagé ou reformulé quelques entrées de mes glossaires à la lumière de ses réponses et j'ai indiqué nommément les précisions et les reformulations qui étaient les siennes dans les articles suivants : compliquer, reculer sur soi-même et vague. Voir également en 6.3 - p. 291. Je le remercie sincèrement et j'espère qu'il pourra bientôt corriger systématiquement mon travail comme il en a l'intention.

      Félix Carrasco est décédé l'année dernière, 2007, alors qu'il prenait sa retraite et s'apprêtait à vivre à nouveau à Madrid. Ce collègue d'Études hispaniques de l'Université de Montréal a été pour moi d'une grande et rare générosité. Ce grand professeur et chercheur prenait le temps de répondre mot-à-mot à mes longues listes de question, les évaluant une à une. On verra son nom, ici et là, tout au long des glossaires, mais ce n'est rien par rapport aux simples (mais très précieuses) confirmations de mes intuitions parfois peu assurées.

      Entretemps, une autre de mes collègues de son département à l'Université de Montréal, Catherine Poupeney-Hart, avait accepté de m'aider et m'avait déjà bien aidé sur des petits points particuliers, dont les épaves. Je compte bien lui soumettre maintenant mes listes de questions !

Elena CANO, Ramón BUENAVENTURA et Íñigo SÁNCHEZ PAÑOS

isanpa@acetraductores.org Wed Jan 14 15:04:14 1998

Cher collègue,

Nous avons trouvé par hasard votre "El bozo" et le sujet nous intéresse vivement. Nous sommes professeurs de traduction français-espagnol à l'université Alfonso X el Sabio, de Villanueva de la Cañada (Espagne) et avons traduit en espagnol il y a cinq ou six ans - par pur plaisir - l'oeuvre de Ducasse.

Nous pouvons vous dire tout de suite que, une fois mis en espagnol, le style de Lautréamont (ce qu'il en reste après traduction, évidemment) est presque plat. La plupart du temps, trop près d'une forme expressive assez banale. Cela nous a fait tout de suite penser à l'existence d'une pré-traduction intérieure espagnol-français dans la tête de notre auteur.

Si le contact vous paraît intéressant, n'hésitez pas à nous faire signe.

Bien cordialement.

Elena CANO, Ramón BUENAVENTURA et Íñigo SÁNCHEZ PAÑOS

isanpa@acetraductores.org Mon Jan 26 01:03:09 1998

Cher collègue,

[...]

La proposition de préparer ensemble une édition bilingue nous intéresse, mais encore faut-il que nous l'envisagions comme un travail de longue haleine... La première chose à faire de notre part est de mettre un peu d'ordre dans notre traduction, qui repose dans un tiroir depuis dix ans!

Dès que nous aurons quelques minutes, nous répondrons à vos premières questions...

[...]

Íñigo Sánchez-Paños

Marie-Jeanne Préfontaine

      Le 7 mai 1997 aura été pour le programmeur amateur html que je suis une date mémorable.

      Tout américain que je suis, je dois vous dire que je travaille sur un matériel informatique de l'époque dinosaurienne. Pas avec un Commodor ou un Aple, mais presque ! Mon gérant d'ordinateur est toujours le bon vieux DOS, mon navigateur est le très simple LYNX, je transporte mes fichiers hypertextuels (rédigés avec mon WORD PERFECT 5.1) sur UNIX, à l'Université de Montréal, avec KERMIT (je vous jure !) et mon moniteur est un petit TTX noir et blanc. Aucune image n'est jamais apparue à mon écran, bien entendu. Tout cela est plutôt du genre monacal et de dirais même bénédictin.

      Aussi fallait-il qu'on m'explique l'impact de ma programmation sur quelques ordinateurs modernes gérés par les Windows et NetScape. En fait, il fallait que je comprenne plus précisément la nature du langage html. Je dois donc beaucoup à la virulente analyse critique que Marie-Jeanne Préfontaine a eu l'extrême gentillesse de me servir.

      La couleur, même le blanc !, peut-être utile, il faut toute la simplicité du médium, avec des tables des matières qui se comprennent immédiatement, des marges (ha! les marges), des espaces, de l'aération, etc., etc. J'ai essayé de tenir compte de toutes ses critiques, même si je n'ai pas pu faire la moitié de ce qu'elle me proposait, mais je dois dire que je suis assez fier maintenant, lorsque je suis de sortie avec Madame NetScape sur Internet et que je passe avec elle par mes fichiers.

      Bon, d'accord, EL BOZO n'a pas tout le fla-fla de bien des sites insipides, où vous ne trouverez pas une seule idée, à peine deux phrases, ou l'allure de ceux que vous pouvez « regarder » avec plaisir pendant des heures et des heures (je parle de la bibliothèque du Vatican, que croyez-vous !, un classique). En revanche, EL BOZO n'est pas non plus dépourvu des qualités propres aux fichiers hypertextuels sur la Toile et, cela, je le dois en grande partie à Marie-Jeanne Préfontaine que je remercie sincèrement.

Valery Hugotte

      J'ai été durant plusieurs mois en correspondance avec le professeur Valery Hugotte, au moment où il préparaît son livre sur Lautréamont, paru depuis aux Presses Universitaires de France. On a un temps projeté, on a toujours le projet de faire des extraits de cette correspondance sur l'impact des hispanismes dans la création littéraire d'Isidore Ducasse. Si nos points de départ étaient opposés, nos compromis (surtout les siens, bien sûr !) étaient à ce point amicaux que chacun de nous pouvait exposer le point de vue de l'autre. En attendant qu'on puisse le lire ici (ou qu'on lise son livre), que Valery Hugotte soit remercié de ses interventions aussi critiques que sympathiques.

Norma Davies, Manuel Serrat Crespo

      Grâce à l'appel lancé ici, j'ai trouvé la traduction espagnole que je cherchais, celle de Julio Gómez de la Serna.

      De même, après plus d'un an de recherche, une Montréalaise uruguayenne, Norma Davies, vient d'avoir l'obligeance de me trouver un exemplaire de la traduction de Gabriel Saad.

      Le traducteur Manuel Serrat Crespo a tenté vainement de me trouver un exemplaire de la traduction catalane de Manuel de Pedrolo, se proposant de me prêter son propre exemplaire. Mais heureusement, j'ai réussi entre-temps à m'en procurer une photocopie.

      On comprend facilement l'importance de ces ouvrages pour mon travail. Que ces amis soient sincèrement remerciés de leur aide :

Norma Davies, Montréalaise d'origine uruguayenne, a répondu très souvent à mes questions sur les emplois particuliers de l'espagnol dans des contextes difficiles. Mieux : elle a trouvé ses premiers hispanismes originaux dans l'oeuvre du Montévidéen, ce qui est comme on sait extrêmement difficile pour un hispanophone de langue maternelle. Je remercie sincèrement Norma de son aide précieuse et de ses encouragements.

Manuel Serrat Crespo a bien voulu me faire l'histoire de ses traductions des Chants de Maldoror (1970 et 1988). Sa participation à la réédition de l'édition des frères Gómez, en particulier, est vraiment passionnante puisqu'elle finit par expliquer le caractère quasi autobiographique du prologue de son édition de 1988 (« El hermano de la sanguijuela - a guisa de contribución al asesinato de la palabra - » (« Le frère de la sangsue - en guise de contribution à l'assassinat de la parole - »). Je remercie très sincèrement Manuel, ce grand écrivain de Barcelone, cet immense traducteur littéraire, de tout ce qu'il m'a si généreusement donné depuis que nous nous sommes rencontrés ici.

Ángel Pariente

      Un mois après avoir fait la connaissance du poète Ángel Pariente, traducteur passionné et passionnant des Chants et des Poésies, je lui devais déjà une aide aussi efficace que précieuse. Références bibliographiques, adresses électroniques de spécialistes amis, photocopies de documents rares et précieux par FAX et traductions par courrier électronique : Ángel Pariente m'a littéralement submergé dans une mer d'informations nouvelles. Ô délices ! Je suis encore sous le choc, me renversant de ventre, pareil à un requin. Sans compter que je connais deux éditions de son « Ode à Isidore Ducasse » que je peux situer en fonction de deux de ses livres de poésies, Oscuro Corazón de la llama et l'anthologie Albergue a cualquier hora.

Gabriel Saad

      On l'a lu plus haut, c'est à Norma Davies que je dois mon premier exemplaire de la traduction des Chants par Gabriel Saad. Ensemble, nous nous étions mis à sa recherche dans l'univers virtuel d'internet. Comme les autres, il a fait son apparition sur mon écran alors que je ne m'y attendais plus. Or, c'est par une double passion que nous avons fait connaissance en 2005 : nos Chants de Maldoror, évidemment, mais également le récit de rêve. Je lui dois en particulier le fabuleux recueil de Fabio Rodríguez Amaya qui m'est venu d'Italie, Il genere dei sogni où Gabriel Saad signe un article aussi conforme à la matière du rêve que le tableau anonyme qui illustre la couverture ou le dernier article du recueil que je ne cesse de méditer (il serait d'Amaya...).

Ana Alonso

      Depuis longtemps maintenant, je tentais d'entrer en contact avec la traductrice des Chants de Maldoror. Sa traduction avait bien entendu sa place avec les autres depuis longtemps dans la chorégraphie de ma confrontation des traductions sur chacune des strophes. Pour la strophe 1.12 que je viens d'éditer, j'avais sept traductions espagnoles à comparer sur plusieurs points du texte tout au long de l'analyse. Je décrirai un jour comment cela se passe manuellement, physiquement. Toute une affaire. Quoi qu'il en soit, il n'y avait jusqu'ici qu'une seule femme, Henriette Viguié, qui avait contribué à la traduction des Chants, mais peu, puisqu'elle avait collaboré avec Manuel Serrat Crespo à la traduction des dix-sept strophes que les frère Gómez n'avaient pas retenues.

      Comme Ana Alonso était souvent ma seule traductrice, féminin, je trouvais dommage de ne pouvoir l'interroger quelquefois. Maintenant, c'est fait. C'est elle qui m'a écrit cet automne 2007, alors même que je me remettais enfin au travail. J'en suis vraiment ravi.


Recherchés

Un livre

Lautréamont, Cantos de Maldoror (Satánica Trinidad), traducción Aurora Venturini, Buenos Aires, Quinqué Ediciones, 2007.

      Je ne suis pas parvenu, malgré bien des efforts, à me procurer cette nouvelle traduction espagnole des Chants de Maldoror.


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